SS
successeur de Constantin III (943), fut assassiné 958. Inrlalph lui succéda.
MALCOLM II, fils de Kennelh III, monta sur le trône (993), qu'il fit déclarer héréditaire, et divisa le royaume en baronnies ; il m. 1027. Duncan Ier, son petit-fils, lui succéda.
MALCOLM III, fils de Duncan Ier, fit mettre à mort Macbeth, meurtrier de son père; monta sur le trône (1057). Il fit la guerre à Guillaume-le-Conquérant, et fut tué dans une bataille contre Guillaume-le-Roux (1093).
MALCOLM IV, petit-fils de David Ie', lui succé. da (1153). Il se laissa enlever le Northumberland par les Anglais et m. 1165. Guillaume lui succéda.
MALCOLM (Ja.-Peller), grav., antiquaire; n. Philadelphie, m. 1815. — Londinum redivivum, 4 vol. in-4° ; Mœurs et coutumes de Londres.
MALCOLM (J.) , officier-général des armées de la Compagnie des Indes, gouverneur de Bombay, Langholm (Ecosse) 1769-1833. Il passa dans l'Inde (1782), et fut envoyé à la cour de Perse (1808) pour y balancer l'influence française. — Histoire de la Perse; Mémoire sur l'Inde centrale.
MALDEGHEM (Ph. de), poète; Leyschot (Flandre) 1540-1611.
MALDONAT (J.), jésuite, théologien, commentateur ; Las-Casas-de-la-Reiua (Eslramadure1) 1534-
MALDONATO ( Lau. Ferrer), navigateur esgnol du 16e siècle. — lia laissé la relation d'un voyage (Plaisance, 1812) qu'il prétendit avoir fait (1588) de l'Océan Atlantique à l'Océan Pacifique , par le N. O.
MALDRAS, roi des Suèves, successeur de Rechiaire conjointement avec son frère Frontan (457), fit périr celui-ci et fut lui-même assassiné 460. Frumarius lui succéda.
MALI)M\ , roi d'Ecosse, fils de Donald III, succéda à Ferchard II (668) et m. 684. Eugène IV lui succéda.
MALEBRA1XCIIE (N.), célèbre philosophe, théol., physicien; Paris 1638-1715. Un vice de conformation et plus encore la disposition naturelle de sou esprit l'ayant déterminé à entrer à l'Oratoire (1660), il s'y absorba dans une vie toute spéculative que des controverses avec les théologiens de l'époque vinrent seules troubler. Il s'appliqua d'abord aux études historiques ; mais la science des faits convenait peu à cet esprit méditatif et essentiellement spiritualiste. Sa vocation se révéla à lui à la lecture du Traité de l'homme de Descartes ; il devint bientôt le plus fervent des disciples de ce philosophe, dont il se faisait fort, disait-il, de rétablir les ouvrages s'ils venaient à être perdus. Conservant les doctrines de son maître sur la méthode, sur la nature de l'àme.sur l'automatisme des animaux, il rejeta l'inuéité des idées, prétendant que nous voyons tout en Dieu, et que ce n'est qu'au moyen de celte union que nous pouvons connaître quoique ce soit; il prouvait l'existence des corps par la révélation, et expliquait l'union de l'esprit et de la matière par l'intervention divine , l'àme et le corps étant comme deux horloges, ainsi que dans l'harmonie préétablie de Leibnitz ; seulement dans le système de Malebranche, une seule a des rouages et règle la marche de l'autre, que le doigt de Dieu conduit. Enfin il professait l'optimisme et fondait la morale sur l'idée d'ordre. Ces doctrines, en parties discréditées aujourd'hui, suscitèrent de longues luttes à l'illustre métaphysicien. Lami, Ré;;is et le célèbre Amauld lurent les principaux adversaires de laj vision en Dieu ; Bossuet écrivit sur la marge do( livre de Malebranche pulchru, noua, falsa, et le. P. Hardouin alla jusqu'à accuser le philosophe d'à- \ théisme. Le temps a fait justice de quelques-unes de ces accusations tout en en confirma ni d'aulres ; et les œuvres de Malebranche sont restées comme un mo-