MAL AL A. — MALEBRANCHE
MALEBRANCQUE. — MALLEROT.
dèleen leur genre ; peu d'ouvrages offrent autant de charme que la lecture de ses Entretiens métaphysiques. Malebranclie s'occupa aussi d'études scientifiq ues qui lui méritèrent le titre de membre associé de l'Académie des sciences ; on a de lui quelques écrits de physique. Son principal titre de gloire, nal gré le vers plaisant de Faydit :
Lui qui voit tout en Dieu, n'y voit pas qu'il est fou,
est la Recherche de la vérité, 1674 ; il faut joindre à cet ouvrage les Conversations chrétiennes, 1677 ; les Méditations chrétiennes et métaphysiques, 1G79; un Traité de morale, 1G80 ; De la nature et de la f/râ ce, 1680, et quelques autres écrits, parmi lesqu els figurent des ouvrages de polémique. Un choix de ses œuvres a été imprimé dans la Bibliothèque- Ch arpentier, 1842.
MALEBRATMCQUE (Ja.), jésuite, érudit ; n. St-
Omer, ni. 1653. — De Morinis et Morinorum relus,
3 vol. in-4°.
MALEC-BEN-AIVAS , chef de l'une des quatre sectes orthodoxes des Musulmans; Médine 713-795. I MALÉE, général carthaginois. Il s'empara d'une partie de la Sicile 536 av. J.-C, fut exilé pour [avoir échoué devant la Sardaigne, vint assiéger [Car thage, s'en empara (530) et fut, peu de temps après, tué dans une émeute.
MALEGUZZI-VALERI (la comtesse Veronica) , littérateur, philosophe, auteur dramatique; Reggio (Lombardie) 1630-1690.
MALEK (Djemal-Eddin-Mohammed, fils d'Abd- Allah, cité sous le nom d'Ia.v-), grammairien arabe d'Espagne, originaire de Jaën ; 1203-1274. — Alfyya ou le Millénaire, traité de grammaire en vers édité en arabe avec un commentaire (1833), par Sylvestre de Sacy qui en a publié un extrait dans son Anthologie.
MAtEPEYRE (Gab. Vendange de), poète, conseiller au présidial de Toulouse; n. dans cette ville, m. 1702. Il contribua au rétablissement des Jeux- Floraux et fonda un prix (un lis d'argent) pour l'auteur du meilleur^sonnet à la Vierge.
MALERMI (N.), le plus ancien traducteur de la Bible en italien, abbé de St-Michel de Lemos ; n. Venise 1430. — Version italienne de la Bible, Venise,
MALESHERBES (Chr.-Gu. de Lamoignon .de), l'un des défenseurs de Louis XVI , homme d'État, agronome, littérateur, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie française; n. Paris 1721. Il succéda ( 1750) à son père (voy. Lamoignon) dans la présidence de la cour des aides, et fut en même temps chargé de la direction de la librairie. II montra une grande tolérance dans l'exercice de ces dernières fonctions; mais il fit plus d'une fois preuve de fermeté comme président de la cour des aides. Il adressa à Louis XV (1770-1771) de courageuses remontrances; aussi fut-il compris dons la disgrâce des parlements, et exilé lors des entreprises du chancelier 3Iaupeou. Louis XVI, à son avènement, la rétablit dans ses fonctions, et l'appela (1775) au conseil en lui confiant le département de Paris et de la maison du roi. Entré au ministère avec Turgot, il donna sa démission lorsque celui-ci fut renvoyé; parcourut ensuite, à pied, sous le nom de M. Guillaume, la France, la Hollande et la Suisse, et fut, à son retour, appelé de nouveau au minist ère, qu'il quitta encore bientôt. Après eut lieu le procès de Louis XVI ; Malesherbes fit, pour la défendre, des efiorts inutiles , et ne le quitta ■mu* au dernier moment. Arrêté lui-même et traduit au tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et exécuté, le 22 avril 1794. Orateur éloquent, h omme d'Etat éclairé, magistrat intègre, Malesherbes montra cependant, comme ministre, une grande faiblesse de caractère, et il contribua peutêtre, plus que personne, à la chute de Turgot, dont il approuva les réformes sans avoir le courage de les faire exécuter. — Remontrances, mémoires
sur les mariarjes des protestants, 1785-87 ; Obser- Valions sur le Mélèze ; Mémoire sur les moyens d' accélérer les progrès du l'économie rurale en France, 17i)0, in-S° ; Idée d'un agriculteur patriote, 1791, in -8° ; Mémoire pour Louis XVI, 1792; Observations sur l'Histoire naturelle de DiiJJun, 1798, 2 vol. in-8° ; Mémoire sur la librairie et la liberté de la presse, IK09, in-8°.
MALET (Cl.-F. de), général ; Dôle 1754-1812. II fit avec distinction les campagnes de la révolution, et devint gouverneur de Paris | 180."i) ; mais rendu suspect à Napoléon à cause de son républicanisme, il fut jeté en prison. Lors de la campagne de Bussie, il organisa, du fond même de son lieu de détention, une conspiration, et tenta, avec Guidai et Lahorie, de soulever Paris en répandant le bruit de la mort de l'empereur. Son plan était déjà à demi exécuté , lorsque la résistance de Hullin le fit échouer et amena la condamnation de Malet, qui fut fusillé le 29 octobre 1812.
MALEZ1EU (N. de), précepteur du duc du Maine, membre de l'Acad. française et de l'Acad. des sciences; Paris 1650-1727. — Eléments de géométrie.
MALFILATRE (J.-C.-L. de Clinchamp de ) , poète; Caen 1733-1767. — Narcisse dans l'île de Vénus, poème ; o'Ies.
MALHERBE (P. de), célèbre poète; Caen 1555- 16-28. Il fut protégé par Henri IV et forma Racan. « Son nom, dit La Harpe, marque la seconde époque de notre langue Malherbe fut le premier
modèle du style noble et le créateur de la poésie lyrique. » — Les meilleures éditions de ses poésies sont celles de Chevreau, 1723, 3 vol. in-12; de Lefèvre de Saint-Marc, 1757, in-8° ; de Meusnier de Querlon , 1764, in-12. Elles contiennent des odes, des stances, des épigrammes, etc.
MALHERBE (dom Jo.-F.-M.) , érudit, bibliothécaire de la Cour de cassation, censeur de la librairie ; Rennes 1733-1827. «—Il revit Védiliuti de saint Ambroise donnée par les bénédictins, et continua l' Histoire du Languedoc.
MALIBRAjX (Maria-Felicita) , célèbre cantatrice, fille de Manuel Garcia, ténor espagnol; Séville 1809, Manchester 1836. Elle débuta à l'Opéra-Italien de Londres (1825), et épousa successivement le banquier Malibran et le noloniste Bériot.
MALINGRE Cl.) , historiographe de France, écrivain fécond ; Sens 1580-1653. — Histoire de la rébellion excitée en France par les prétendus réformés, 6 vol. in-8° ; Histoire des dignités honoraires de France.
MALIPIERI (Pascal), doge de Venise, successeur de F. Foscari (1457), ni. 1462. Christophe Moro lui succéda.
MALLARMÉ (F.-Re.-A.), députéà l'Assemblée législative et à la Convention nationale ; n. en Lorraine 1756, m. 1835. Envoyé (1791) en qualité de commissaire de la Convention dans les départements formés de la Lorraine, puis à l'armée de Rhin-et- Moselle, il s'y signala par sa cruauté et ses concussions; Put rappelé par suite d'un rapport de Sainl- Just et Le Bas, contribua ensuite au 9 thermidor, et fut bientôt atteint lui-même par la réaction. Sauvé de l'échafaud par l'amnistie du 4 brumaire, il exerça différentes fonctions administratives sous le Directoire , le Consulat et l'Empire; fut exilé comme votant (|8I6) , et rentra en France (1830).
MALLÉOLUS (Fél. H.emmerlin dit) , prévôt de Soleure, écrivain politique, l'un des précurseurs de la réformation; Zurich 1389-1457. Ayant écrit un livre intitulé : Contre les Suisses, dans lequel il attaquait le vicaire épiscopal de Constance , celui-ci le fit jeter dans une prison , où il m. — Ses écrits ont été publiés par Sébastien Brand, 1497.
MALLEROT (P.), dit La Pierre, sculpteur français du 17e siècle. — Colonnade du parc de Versailles ; Péristyle et Galerie de Trianon ; tombeau du cardinal Richelieu (Sorbonoe.)
MALLERY. —