ROI DE BAVIÈRE
MAXJM1MEN-.T0SEP1I, successeur de son oncle Cliarles-Tli'ocloie ; 1756-1825. 11 fut couronné (1799), se montra d'abord fidèle allié de Napoléon, donna sa fille à Eugène Beauharnais ( 1 800 et vit ériger son duché en royaume la même anm'e. 11 entra ( 1 8 1 3 ) dans la li,u,ue formée contre la France. Son fils Louis lui succéda.
MAXIM1N, Caius Julius Vous Maximinus, empereur romain ; n. Tliraee de parents goths. Il s'éleva du rang de simple pâtre aux plus hauts grades militaires, et se fit proclamer empereur après la mort d'Alexandre-Sévère (235). Il vainquit les Germains, les Sarmates et les Daces, se rendit odieux par sa férocité, et persécuta les chrétiens. Le sénat lui opposa (236,) les deux Gordien, qui fuient bientôt battus par ses généraux, puis Maxime Pupien et Balbin. Maximin marcha alors contre l'Italie et mit le siège devant Aquilée, mais il y fut assassiné 238 par ses soldats.
MAXIVHN-ttAIA, Galerius Valcrius Maximinus, neveu de Gah'rius, qui le fit nommer césar par Dioctétien ; n. Thrace. Il fut fait auguste (307), partagea l'empire (311) avec Constantin et Licinius. A la mort de Galérius, qui eut lieu la même année, il leur déclara la guerre, mais il fut défait par Licinius à Andrinople, et m. à Tarse peu de temps après.
MAXWELL (sir Murray) , navigateur anglais ;
m. 1830. — Voyage sur la mer Jaune, rédigé
par Mac-Leod, traduit en français par Defauconpret,
MAY ( C. ) , historien et littérateur anglais, favori de Charles Ier, p lis secrétaire et historiographe du parlement; Maxfield (Sussex) 1594-1650. — Histoire du parlement d'Angleterre.
MAY DE ROMA1NMOT1ER (Emm.), bistorien ; Berne 1734-1799. — Histoire militaire des Suisses, 8 vol. in-b°.
MAYANS Y SïSCAR (Grég.) , écrivain, érudit espagnol ; Oliva 1607-1781.
MAYENNE (G. de Lorraine, duc de), deuxième fils du duc F. de Guise, dit le Balafré (voy. Glise); n. 1554. Il fit ses premières armes contre les Turcs au service de la république de Venise ; se distingua dans les guerres de religion, à la défense de Poitiers, au siège de La Bochelle (1573), à la bataille de Moncontour, et surtout à la prise de Brouage. Sa campagne dans le Dauphiné le fit surnommer le preneur de villes. Il était à Lyon lorsqu'il apprit l'assassinat de ses deux frères , le duc et le cardinal de Guise ; il se rendit aussitôt dans son gouvernement de Bourgogne, y leva une armée et marcha sur Paris, où le peuple le reçut avec enthousiasme (12 février 1589). Dès cet instant il fut le chef de la Ligue, dont le Conseil lui décerna le titre de lieutenant- général de l Etat et couronne de France, avec une autorité presque souveraine, dont Mayenne usa en proclamant des édits et en nommant aux plus hautes dignités de l'État. Il marcha ensuite contre Henri IV, et fut battu à Arques et à Ivry. Les Seize ayant, pendant son absence, excité un mouvement contre lui, et fait pendre quelquesuns de ses partisans (le président Brisson et deux conseillers), il revint à Paris, les fit arrêter, et en livra quatre au même supplice. A la mort du cardinal de Bourbon , qu'il avait fait proclamer roi sous le titre de tdiarlesX, il convoqua les États- Généraux à Paris (1593) pour procéder à l'élection d'un souverain. Il comptait que le choix de cette assemblée tomberait sur lui ; quand il se vit déçu dans cette espérance, et voulant emp cher le succès des intrigues de la cour d'Espagne , qui cherchait à faire décerner la couronne à l'infante , fille de Henri II, il fit rendre au parlement le fameux arrêt d.i 28 juin 1593, pour le maintien de la loi sa-
lique. Le même arrêt le confirmait dans le litre de lieuicnani-général , et excluait du trône Henri IV comme hérétique. Mais la conversion de celui-ci vint bientôt renverser toute celte intrigue. Après la soumission de Paris, le duc de Mayenne continua à faire la guerre en Bourgogne, puis il lit lui-même sa paix (1596) atec Henri IV, qui le maintint dans ses titres et dignités, et lui donna le gouvernement de l'Ile-de-France. II se distingua encore au siège d'Amiens (1597) , et m. Soissons 1611. = Henri , son fils, n. 1578, fut grand-chambellan de France et gouverneur de Guienne , et fut tué au siège de Montauban 1621. Il ne laissa pas de postérité.
MA.YER (J.-Fréd.), théologien luthérien, surintendant des églises dePoméranie; Leipzig 1650- 1712. -- Bibliotheca biblica, in-4°.
MAYER (Tobie) , célèbre astronome ; Marbach (Wurtemberg) 1723-1762. — Traité des courbes pour la constrw lion des problèmes de géométrie ; Atlas mathématique; Tables du mouvement du soleil et de la lune.
MAYER (And.), géographe, astronome; Augsbonrg 1716-1782. I
MAYER (Christ.) , jésuite , astronome; Moravie 1719-1783.
MAYER (J.-Christ-And.)t anatomiste; Greifswalde (Prusse) 1747-1801. — Traité analomico-physiologique du cerveau, in-4° ; Description analomique du corps humain, 8 vol. in-8".
MAYERNE-TURQUET (L. de) , historien, écrivain politique ; Lyon 1550, Genève 1630. — Histoire générale d'Espagne , 2 vol. in-f°; la Monarchie aristo-démocratique, in-4°. — Son fils, Théodore, médecin de Henri IV, puis de Jacques Ier d'Angleterre; Genève 1573, Chelsea 1655. Ses OEuvresont été publiées Londres 1700, in-f \
MAYET (Et.) , littérateur, directeur des fabriques de soie établies à Berlin par ordre de Frédéric II (1777) ; Lyon 1751-1825. — Mémoires sur la culture du mûrier, in-8° ; Traité sur la cu/twe et les fabriques de soie, 2 vol. in-8°.
MAYEUL ou MAYOL (Saiut) , abbé de Cluny ; Riez 906-99i. Il établit la réforme dans l'abbaye de Saint-Denis.
MAYEUR (N.) , voyageur et interprète du gouvernement français à Madagascar ; 1748-1813.
MAYEUR DE SAINT-PAUL (F.-Ma.), comédien, auteur dramatique ; Paris 1758-1818.
MAYNARÏ» (F.), poète, membre de l'Académie; Toulouse 1582-1643. — Sonnets; epigrammes; odes; chansons.
MAY.VE (Jasper), poète et théologien anglais , chapelain de Charles II ; Haterlagh (Devonshire) 1604-1672.
MAYiVO (le frère J.-B,), peintre espagnol du 17» siècle, élève du Greco, professeur de dessin du prince des Asturies (Philippe IV). — Allégorie (Mus. del Rey, Madrid).
MAYOR (Th.), dominicain espagnol, missionnaire aux Philippines; n. Xativa. — Il a publié en chinois : Simbolo de la fé, 1667, in-8°, et un Traité sur l'excellence du rosaire.
MAYR (G.), jésuite hébraïsant ; Bain (Bavière) 1565, Borne 1623. — Institutiones linguœ hebraicœ, 1622; Traduction grecque de l'Imitation de J.-C,
MAYR (J. de) , aventurier , chef d'un corps de partisans au service de la Prusse dans la guerre de Sept-Aus; Vienne 1716-1759.
MAYRE ( Ja. ), jésuite, poète latin, auteur dramatique ; Salins 1028-1694.
MAZARIN ou MAZARIXI (Ju.) , cardinal el premier ministre de Louis XIII, d'Anne d'Autriche et de Louis XIV; n. Borne 16J2, m. Vincennes 16(îl . Envoyé en Espagne à l'âge de 17 ans pour y suivre les cours des universités d'Alcula et de Salamanque, il embrassii, à son retour à Borne, i'état militaire, fut envoyé clans la Valteline avec le gradin de capitaine, el remplit avec talent plusieurs missions
MAZARIN. — MAZZUOLI.
dont le chargèrent les généraux du pape. Il suivit ensuite à Turin le cardinal Sacehelti.et déploya une grande habileté dans les négociations relatives à la succession des duchés de Mantoue et de Montferrat. Il se lit alors connaître d« Richelieu, qui parvint à l'attacher aux intérêts de la France. Il négocia peu de temps après (1031) le trailé de Cherasco , et, par une ruse habile, lit avoir au roi la place de Pignerol. Il prit, l'année suivante, l'habit ecclésiastique, fut pourvu d'une charge de référendaire dans la chancellerie pontificale , et nommé (I03i) vicelégat d'Avignon. Il se rendit la même année à Paris en qualité de nonce extraordinaire, ne tarda pas à gagner complètement la faveur du premier ministre; mais, par les intrigues de l'Espagne, il fut rappelé à Avignon (1636). Richelieu le fit entrer au service de la France (1039) , et le nomma (1040) ambassadeur extraordinaire à Turin. Le succès de sa mission lui valut, deux ans après , le chapeau de cardinal. Recommandé à Louis XIII par Richelieu mourant, il lui succéda dans le titre de Ier ministre ; mais , à la mort du roi , se voyant en butte à l'animadversion de la reine, il se démit du pouvoir, manifesta l'intention de retourner à Rome, et parut , en restant, céder seulement aux prières de la reine, dont il gagna toute la confiance, et que même, dit-on, il épousa secrètement. Bientôt éclatèrent les troubles de la Fronde. Forcé de quitter la France à dtux reprises différentes (1651 et 1052), Mazarin y rentra définitivement (1653) , et reprit l'autorité avec le titre de premier ministre. Il avait signé le trailé de Westphalie (1648) , préparé par Richelieu, et, après de longues négociations, il parvint à conclure avec l'Espagne (1659) le traité des Pyrénées, son principal titre de gloire: il in. deux ans après. Mazarin a été fort diversement jugé ; les uns ont vu en lui presque l'égal de Richelieu, les autres, ne lui accordant que de la finesse et un grand esprit d'intrigue, l'ont regardé comme un ministre médiocre et inhabile; enfin, ils lui out reproché ù juste titre une honteuse avidité. Quoi qu'il en soit, Mazarin sut protéger les lettres et les arts: il fonda le collège des Quatre-Nations et la première bibliothèque publique que l'on ait eue en France {Bibliothèque MuXarme). — Les lettres écrites par lui pendant la négociation du traité des Pyrénées ont été imprimées en 1093. Sa correspondance avec Anne d'Autriche a été publiée en 1 vol. in-8° par la Société de l'Histoire de France, et, il faut le dire, ou ne trouve dans ces deux publications rien qui réponde à l'idée que l'on se fait du successeur de Richelieu.
MAZARIN. Voy. Mancini.
MAZARRKI»0 Y SALAZAR (Jo-M.), amiral , ambassadeur d'Espagne auprès de Napoléon ; Bilbao 1744-1812. Il commanda l'escadre qui protégea Cadix (1797), et fut ministre de la marine sous Joseph Bonaparte (1808-1812).
MAZDAK, célèbre sectaire persan, grand -pontife de Persépolis au 6e siècle. Il prêcha (501) la communauté des biens et des femmes, et fit adopter sa doctrine au roi de Perse Khobad, mais fut mis à mort par le fils de ce prince.
MAZÉAS (J.-Mathurin), mathématicien, chanoine de Notre-Dame de Paris ; Lanclernau (Bretagne) 1710-1801.
M AZELUYE (P.), sculpteur français, membre de l'Académie ; 1632-1708. — Europe, Apollon pythien (Versailles).
MAZEPPA (J.), helman ou prince des Cosaques; n. Podolie 17e siècle. II fut d'abord page du roi de Pologne, Jean Casimir, et, après avoir miraculeusement échappé à la vengeance d'un noble polonais dont il avait séduit la femme, il devint helman des Cosaques de l'Ukraine (1687). Il tenta de secouer le joug de la Russie, et s'allia avec Charles XII , qui livra, par ses conseils, la bataille de Pultava ; fut obligé de s'enfuir, et m. Bender 1709.
MAZET (And.), médecin , chirurgien ; Grenoble
1793-1821. Il fut envoyé avec Parizet pour observer l'épidémie qui régnait à Cadix (1819).
MAZO MAKT1NEZ (J. Bautista del), peintre de Philippe IV, élève de Vélasquez (école de Lastille) . n. Madrid , m. 1087. On cite, parmi ses ouvrages, ceux qui décorent la salle des Gardes à Aranjuez, et ceux qui sont à Pampelune. — Portrait de Charles Il (Mus. roy.); Vues de l'Escurial, du Cumj.illo, de Saragosse (Mus. del Rey, Madrid).
MAZolS (F.|, architecte , élève de Percier, inspecteur général des bâtiments civils ; Lorient 1783- 1827. — Ruines de Pompéi , 4 vol. in-f°, terminées par Gan, Chirac et Letronne; le Palais de Scaurus, OU Description d'une maison romaine.
MAZOLIAI (Silv.), dit Silvestre Prierias, dominicain, controversiste ; n. Prii.rio (Montferrat) 16 siècle.
MAZURE (F.-A.-J.), écrivain , Paris 1776-1828. — Histoire de la révolution de 1688 en Angleterre,
MAZZA (le P. And.), philosophe, antiquaire; Parme 1724-1797.
MAZZA (Angelo), célèbre poète lyrique ; Parmi 1741-1817. — Ses œuvres forment 6 vol. in-8°, 1721.
MAZZAiVTI (le chevalier L.), peintre romain, élevé de Baccici ; 1074-1706.
MAZZOCCHI (Alexis- Symmaque ), antiquaire, philologue; Sainte-Marie près (.apoue 1084, m. fou 1771. — In regii Herculantnsis Musei ceneas tabulas heracleenses commentarii, 2 vol. in-f°j Spicilcgium biblicum, 3 vol. in-4°.
MAZZOLA ( lo.), peintre, directeur de la galerie impériale de Milan ; Valduggia ( Piémont ) 1748-
MAZZOLARI (Jo.-Ma.) , dit Mariano Parthcnio, jésuite, poète latin; Pesaro 1712-1786.
MAZZOLEX1 (Angelo), littérateur; Bergame 1719-1708. — Rime onesle de' migliori poeli antichi e modemi, 2 vol. in-8°.
MAZZOLIAI L.), peintre, élève de Costa; Ferrare 1487-1530. — Sainte-Famiile (Mus. roy.); Jésus-Christ enfant, Nativité (galerie Aldobrandini, Romej ; Vierge et Jésus (galerie de Florence).
MAZZOAl (Ja.) , célèbre philosophe, ami du Tasse; Césène 1548-1598. — De triplici hominum vila , in-4° ; DiJ'csa dalla Commediu dl Dante; In un/versam Plalonis et Aristotelis philosophiain prveludia.
MAZZUCHELLI (le chevalier P. -F.), peintre, dit il Morazzone ; Morazzone 1571-1020. — Epiphanie (église de Saint-Antoine , Milan) ; Saint Michel vainqueur (Saint-Jean de Conio).
MAZZLCCHELLI (J.-M., comte de), biographe; Brescia 1707-1705. — Gli Scrittori d'Italia, 6 vol. in-f°, ouvrage non terminé.
MAZZUCCHELLI (l'abbé P.), philologue et antiquaire; Milan 1762-1829. L'illustre cardinal Mai fut son élève.
MAZZUOLA (F.), dit le Parmesan, célèbre peintre, graveur; Parme 1503-ir>40. — Il fut élève de ses oncles Michel et Ilario Mazzuola, étudia les ouvrages du Correge et peignit, à 14 ans , le Baptême de J.-C. ( Parme). Saint Bernardin, Moïse, Sainte- Famille; la Vierge et l'enfant Jésus , Entrée du Christ dans Jérusalem (Mus. de Parme) ; Vierge au long col (palais Pitti , Florence); Annonciation, suinte Claire , Suinte-Fumille, Allégorie, Lucrèce se poignardant , Portrait de sa maîtresse , d'Americ Vespucci (Mus. degli Studi, Naples); Portrait ( Mus. del Rey, Madrid) ; Vision de saint Jérôme (National. Gallery, Londres) ; Sainte-Famille , Sainte Marguerite caressant l'enfant Jésus (Mus. roy.). Son cousin et son élève, Jérôme, imitateur du Corrège, vivait à Panne 1580. — Mariage de sainte Catherine (Carmes , Parme); Multiplication des paim (Saint-Renoît de Mantoue); la Crèche (Mus. roy.); fresques à Parme et à Mantoue.
MAZZUOLI (Jo.) , dit Bastaruolo , peintre de Ferrure, qa'on croit élève d'André Sacchi, dout il