‹ Biographie portative universelleChapitre 394 sur 702 · MEAD · texte numérisé non relu

MEAD

termina les ouvrages dans l'église de Jésus; m. 1589. — Circoncision (Capucins, Ferrare) , Sainte Barbe (Filles de Sainte-Barbe, ib.).

MEAD (R.) , médecin de George If; Stepney JG73-1754. — Il a laissé un ouvrage sur les poisons, traduit en latin par J. Nelson, Mcchanica exjiusitio venenorum, 1744, in-4°.

MEARES (Jo.), navigateur anglais du 18e siècle. Il fit une expédition (1788-1789) à la côte nordouest de l'Amérique, dont il a laissé une curieuse relation, Londres, 1790, in-4°.

MÉCEïVE, Caius Cilnius Mecœnas , descendant des anciens rois d'Étrurie, célèbre favori d'Auguste; m. 8 av. J.-G. Il suivit ce prince aux batailles de Modène, de Philippes, de Pérouse, de Pélore et d'Actium, conseilla à celui-ci de garder le pouvoir qu'il voulait abdiquer, fut chargé pendant trois ans (18-15 av. J.-G.) du gouvernement provisoire de l'Italie, et ne cessa d'exercer sur Auguste une salutaire influence. Il s'est en outre acquis une gloire impérissable, grâce aux bienfaits dont il combla, ou fit combler par son maître, Horace, Virgile, Properce, etc. — Il reste de lui quelques fragments de ses poésies, insérées dans le Corpus poetarum de Maittaire.

MÉCHAUV (P. -F. -And.), astronome, membre de l'Acad. des sciences ; Laon 1744-18D5. Il découvrit plusieurs comètes , calcula leurs orbites , et fut chargé de mesurer l'espace entre Barcelone et Rhodez ; il commit une erreur dans ce calcul. — La Connaissance des temps, 1785-92.

MÉCHEL (Gbr. de), graveur; n. Bàle 1737. — Galerie électorale de Dusseldorf, 2 vol. in-f°.

MECKEL (J.-Fréd.), célèbre anatomiste; Wetzlar (Prusse) 171 i-1774. — Traité sur la dilatation extraordinaire du cœur et la névrologie de la face ; Noua experientia et observationes de sinibus venarum. — Son fil*, Pu. -Frédéric, médecin ; Berlin 1756, Moscou 1803. Paul Ier l'appela en Russie et le nomma médecin de l'impératrice et inspecteur des hôpitaux. — Nouvelles archives de médecine pratique. — J. -Frédéric, dit le Jeune, fils du précédent, anatomiste; Halle 1781-1833. — Système d'anatomie comparée, 2 vol. in-8° ; Manuel de l'anatomie de l'homme, 4 vol. in-8° ; Tabules anatomico-pw tholog'tcœ, in-4°.

MECKLEMBOURG ( Ado.-Fréd. de ), fils aîné, de Jean duc de Meeklembourg ; fi68-l658. Il reçut en partage le duché de Sehwérin, et son frère J.- Albert, le cornt^ de Gustrow. Tous deux s'étant déclarés pour Frédéric, électeur palatin et proclamé roi de Bohème, ils furent mis au ban de l'empire, chassés par Wallenstein , et rétablis par Gustave- Adolphe. J. -Albert étant mort, son frère, auquel on avait refusé la tutelle de son neveu, fit enlever le jeune prince et lui rendit le comté de Guctrow à sa majorité.

MÉDARD (saint), évêque de Vermand (St-Quentin) , puis de Noyon ; Salency (Picardie) 457-5t5. Il fut chargé d'administrer l'évêché de Tournay. On croit que ce fut lui qui institua la fête des rosiàres de Salency.

MEDER (P.-J. 1, minéralogiste russe; 1763- 18-26.

MÉDICIS , illustre famille florentine dont l'origine remonte au 14e siècle. Salvestro, son premier membre connu, fut. goufalonier de la république de Florence (1378). Il eut de violentes querelles avec la famille des Albizzi, qui parvint à le faire exiler à Modène ( 1381 ). — Son fils Jean, gonfalonier; 1360-1428. H s'occupa activement du haut commerce, et contribua à la prospérité de sa patrie. Il laissa deux fils, Cosme et Laurent. ~ Gcsme, dit l'Ancien et le Père de la patrie, célèbre commerçant, gonfalonier ; 1389-1404. Il jeta les fondements de sa réputation par la libéralité avec laquelle il distribua aux savants et aux hommes de lettres les immenses richesses que lui procuraient ter, relations ccm;nciT.i;.leii avec l'Europe et l'Asie.

MÉDICIS. n42

La jalousie de plusiems familles nobles de Florence l'ayant fait bannir pour 5 ans, le peuple demanda son rappel. Cosme, remis à la tète des affaires, fut pendant 3i ans l'unique arbitre de la république, et le conseil de la plupart des villes et des souverains d'Italie. — On lui doit la fondation d'une Académie pour l'enseignement de la philosopliie platonicienne et la bibliothèque dite plus tard Laurenlienne, — Pierre Ier, fils et successeur du précédent ; 1414-1469. Il eut des différends avec les Florentins et faillit être victime d'une révolte qu'il parvint cependant à étouffer (1466). Il laissa deux fils, Laurent et Julien, qui lui succédèrent. Ce fut sous ses auspices que fut exécutée la célèbre méridienne de la cathédrale de Florence. = Laurent, dit le Magnifique, fils et successeur du précédent ; 1418-1492. II gouverna d'abord avec son frère Julien, qui fut assassiné par les Pazzi (1478). Echappé à ce massacre, il eut à soutenir de longues guerres contre Ferdinand, roi de Naples, soutenu par le pape, Louis XI et quelques familles puissantes de Florence. Défait à Poggibonzi, il se rendit auprès de Ferdinand, et parvint à lui faire signer une paix définitive (I48u).0n lui doit la fondation de l'université de Pise. Son amour pour les arts et la protection qu'il leur accorda lui méritèrent le nom de Père des muses. U laissa trois fils, Pierre, qui suit ; Jean, pape sous le nom de Léon X, et Julien. — Ses poésies ont été publiées par Serassi, Bergame, 1763, in-8°. = Pierre II, fils et successeur du précédent; 1469-1503. L'invasion des Français en Italie (1494) le priva de ses Etals, et, après la retraite de Charles VIII, les Floreutins établirent parmi eux le gouvernement aristocratique. Pierre tenta vainement de rentrer dans ses Etats, finit par s'engager au service de la France (1504), et se noya dans la rivière de Gavillan. Il laissa deux fils, Laurent et Cosme. =z Son frère Julien II lui succéda avec le cardinal Jean (Léon X), resté seul au pouvoir ; abdiqua en faveur de Laurent (1513), et devint duc de Nemours par suite de son mariage avec la tante de François 1er,. Il m. 1516. = Laurent II, fils ainé de Pierre II, parvenu au pouvoir par l'abdication de son oncle, gouverna sous l'influence de Léon X, qui l'investit du duché d'Urbin. Il m. 1519, laissant une fille, Marie de Médicis. = Après sa mort Jdles de Médicis, cardinal, fils naturel de Laurent Ier, prit le gouvernement de la république comme légat de Léon X (1519). Parvenu au trône pontifical sous le nom de Clément VII, il nomma pour ses lieutenants à Florence le cardinal Hippolyte de Médicis et Alexandre (voyez plus bas), qui furent chassés par les Florentins (1527). Charles-Quint les rétablit (1531). = Jean de Médicis, dit l'Invincible et le Grand Diable, descendant de Laurent, père de Cosme-l'Ancien ; 1498-1536. Il fut l'un des chefs de la ligue contre Charles V, se dislin .ua contre les Allemands dans ld Mantouan (1526) avant l'avéne- I ment d'Alexandre, et m. I52ii d'une blessure reçue devant Borgo-Forte. Il laissa un fils nommé Cosme, qui fut grand-duc de Toscane.

MÉDICIS (Alexandre), Vr duc de Florence, fil» naturel de Laurent II, reconnu chef de l'Etat par l'influence de Charles-Quint 11531), ne fut proclamé duc que l'année suivante. 11 se montra dissolu et cruel, fit empoisonner son cousin Hippolyte (1535), et périt lui-même poignardé par son parent Lorenzino 153". Il ne laissa pas d'enfant.— Lorexzino, son meurtrier, fut assassiné à Venise par ordre de Cosme Ier 1548. z=. Cosme Ier, dit le Grand, duc de Florence, grand-duc de Toscane, fils de Jean l'Invincible; 1519-1574. Elevé au pouvoir par l'influence de Charles-Quint, il eut à lutter contre les patriotes florentins qui avaient quitté leur patrie après l assassinat d'Alexandre, et y rentrèrent à main armée sous les ordres de Strozzi. Cosme les défit, se débarrassa des principaux chefs, et tourna euoiiiie ses armes contre les Français, auxquels il

Page 1