‹ Biographie portative universelleChapitre 395 sur 702 · MÉHÉE · texte numérisé non relu

MÉHÉE

enleva plusieurs places en Toscane, sans que ces occupations guerrières L'empêchassent de protéger les leiires et les arts, et de taire élever de nombreux édifices dans les principales villes de ses Etats. 11 abdiqua (150i) en laveur de son fils François-Marie, garda toutefois pour lui le titre ducal, et fut (1509) déclaré grand-duc de Toscane par Pie V, qui le couronna solennellement à Rome malgré l'opposition des autres puissances. — François- Marie, fils et successeur du précédent ; 1541-1587. Nommé duc (1574), il surpassa sou père en tyrannie. 11 épousa en secondes noces la célèbre Bianca Capello. — On lui doit la fondation de la Galerie de Florence, 1580. — Son frère et son successeur, Ferdinand 1er, cardinal, grand-duc de Toscane ; 1551-1GU9. Il servit Rodolphe II contre les Turcs, et envoya des subsides à Henri IV, mais il s'allia ensuite contre Lui avec l'Espagne. Une flotte équipée par son ordre arrêta les ravages des corsaires africains. = Co>me II, fils et successeur du précédent ; 151)0-1021. Il aida l'empereur Ferdinand II contre les Bohémiens révoltés, et combattit avec succès les Turcs sur la Méditerranée.— Ferdinand II, sou fils et son successeur ; lGlU-1070. Ce prince, d'un caractère faible, abandonna le duché d'Urbin au pape, et bien qu'il ait presque toujours accordé une protection efficace aux gens de lettres et aux savants, il laissa pourtant persécuter Galilée. r= Cosme III, son fils et son successeur ; 1642-1723. Il ne se montra pas, suivant quelques historiens, digne de la réputation de libéralité éclairée que ses prédécesseurs s'étaieut acquise, et persécuta les savants. Il essaya inutilement d'assurer ses Etats à Anne, sa tille, femme de l'électeur Jean-Guillaume. — Jean- Gaston, son fils et son successeur; 1071-1737. Les puissances européennes forcèrent ce prince, qui n'avait pas d'enfants, à reconnaître pour héritier François II , duc de Lorraine. Ce prince fut le dernier grand-duc de Toscane de la maison de Médicis. — Sa tille Anne, femme de Jean-Guillaume, électeur palatin, fut la dernière des Médicis. Elle m. 1743.

MÉDICIS ou MÉDICI fie chevalier don L. de), homme d'Etat napolitain ;Naples 1759-1830. Nommé directeur de la police (1791), il faillit périr par suite des intrigues d'Acton ; rentra en laveur après la retraite de Zurlo, et fut appelé à la vice-présidence du conseil des finances , puis au ministère (1810), fonctions dans lesquelles il déploya une grande capacité. L'arrestation de Murât, l'établissement d'un nouveau système financier, la liquidation partielle de Là dette publique, furent les principaux faits de l'administration de Médicis, qui , liai par les carbonari, s'enfuit lors de la révolution napolitaine (1818). Il reprit ses charges (1824) et contribua à délivrer le royaume de l'occupation autrichienne.

MED1CCS (Fréd. -Casimir), médecin, botaniste; Grûnbach (Bavière) 1730-1808.

MEDINA DE MEDEMLLA (P.), poète espagnol, ami de Lope de Vega , n. Madrid 10e siècle.

MEDINA (Salvador-Jacinlo-Polo de), poète lyrique et littérateur espagnol; n. Murcie 17e siècle. — OEuures, Madrid, 1715, in-i°.

MEDIIVA-S1DONIA. Voy. Guzsian.

MED1NA-S1DONIA ( Ga^p. - Alonzo - Perez de Guzman, duc de), gouverneur de l'Andalousie sous Philippe IV. Il tenta de se rendre indépendant (1040), à l'exemple de sou beau-frère le duc de Bragance, qui venait de secouer le joug de l'Espagne (I040);mais sa conspiration fut découverte et il obtint son pardon.

HJEDLMLLA (Balt.-Elisio) , poète, disciple de Lope de Vega ; Tolède 1585-1017. — Cuncepcion de la Virgen, poème.

MEDOWS (Gu.), général anglais; n. 1738. Il fut gouverneur de Madras (17S1) , vice-roi d'Irlande (1801).

MEDYN (Abou) , docteur arabe , originaire de

Fez; m. 1193. — Picsint fait à l'homme d'esprit et amusement du, sage, tradi.it en latin par F. Oombay, Vienne, 180j, iu-8°.

MEEL (J.), peintre, graveur à l'eau-forte, élève de Guérard Seghers et d'André Sacchi ; Flandre 151-9, Turin 10ii. — Le Mendiant, le Barbier napolitain, paysage, Huile mil: taire, la Diuée des voyageurs, Entrée d'auberge (Mus. roy.).

MEEL F CHUE H ( Rod.-Maït.) , érud.t et philologue allemand; n. An. pach v. 1070, m. v. 172J.

ME EU (J. Van der] le Jeune, peintre, graveur, élève de J. Broers et de Berghem ; Schonhooveu 1G27-1G91. — Paysage (Mus. d'Amsterdam); Calvaire (Mus. d'Anvers). = Un autre peintre du mémo nom, n. Delft 1005, f.t aussi élève de Berghem, et épousa la sœur de Bu Sai t. — Vue du cloître de Sainte-Agathe (Mas. d'Ani»tei'dam; ; Vue de DJjt (Mus. de La Haye).

MEERBEECIi (Ad. van), chroniqueur flamand ; Anvers 1503-1027. ■ — Chronique universelle (en flamand), 1020, in-l°.

MEEÏ'.MANÏÏ (Gér.). jurisconsulte, bibliographe ; Leyde 1722-1771. — Novus thésaurus juris eiodis et Canonici , 7 vol. in-t° ; Origines typographie , in-4°. — Son fils Jean, littérateur; 1703-1815.

MEERTELDA (Maximilieu, comte or), général autrichien; Weslphalie 1700-1814. 11 se distingua à Neervviude (1793), à Welzlar (1790), et à la bataille de Leipzig (i813) , et s'acqu.tta avec succès de plusieurs miosions diplomatiques.

MÉGAltVSE , seigneur persan, fils de Zopyre, l'un de ceux qui î enversèrenl le faux Simrdis da trône de Perse (521 av. J.-C.j. Il conquit pour :. arius la Thrace et la Macédoine. — Sou petit-fils , Mégabyse, chef des armées perses, alla combaitro Inarus en Egypte (459), et fut défait par Cimon eu Cilicie (450). 4

M É G A S T H È A' E S , historien et géographe grec du 3e siècle av. J.-C 11 fut envoyé eu ambassade par Séleucus Nicutor auprès de Sandrocottus , roi de l'Inde. — Il écrivit une IJLtoire de l'Inde, souvent citée par les anciens, mais qui ne nous est point parvenue.

MEGERDITSCH, célèbre peintie et poète arménien; m. 1470. 11 décora les églises d'Arménie et de Lrimée.

MEGERL1X (Dav.-Fréd.) , thé-dogien . philologue; n. Wurtemberg, m. 17 78. — La Bible turque, première traduction allemande du Coran sur le lexie arabe.

31! GGEMIOFFEN (Ferd. , baron de) , L'un des chefs de L'illumiuisme eu Bavière; Burghausen 1701- 1790. — Histoire et apologie du Laruti de Meggcnkojjcn , pour sauir a l histoire dos illuminés, in-8°.

MFGïSEIl (Jér.) , philologue, historiographe de l'aidriduc Charles; Slullgard 1555-ioiO. — Dictionnaire ullemand-laUn-lll j i icil-itulien , l5'J6, in-o° ; Spécimen XL diversurum algue inler se dif- J'ereniium. UnjUurum et diaLcterum ; l'hesuuius pulyglotlus ; luitaultonum linguai turCicte tib. IV; Annales de Cuiiniiue, en allemand, 2 vol. in-t°.

MÉGi.ilM (J.-A.j, médecin; Suliz (AUuce) 1750- 182 i.

MÉHÉE DE LATOCCUE (J.-Cl.-Uip.), journaliste ; Meaux 17oO-i82tj. Employé avant la révolu lion comme espion du gouvei nemeiit français ta Pologne et eu Russie, il revint a Paris (I7ij2), lit partie de la commune du IJ-aoul, et eut une granue part aux massacres de septembre. Enveloppé ensuite dans les pourvu. les auxquelles furent exposés les daiitouistes et les ultra-révolutionnaires, il prit part à la réuetiou qui suivit le 9 thermidor, puis se rendit eu Angleterre, revint en France avec des instructions de Louis XVIII, les livra à Fouché, et dè.^-lors ne cessa d'eue attaché à la police. — Oa a de lui uu grand nombre de brochureo de circonstance : il collabora au Journal des patriotes de 178J, et au Journal d<.s ho aunes libres (1799).

MÉHÉGAN. — MElNIPvS.

MÉllÉC. AN (Gu.-Al. de), d'une famille irlandaise venue en France avec Jacques II, littérateur ; La Salle (Languedoc) 1721-17GG. — Zuruusirc; Origine des Guèbres ; Origine, progrès et décadence de l'idolâtrie ; Tableau de l'histoire moderne.

MÉHEMED-EL-NASSER ( Abou-Abdallali) , roi d'Afrique et d'Espagne, delà dynastie des A'mohades, lilset successeur d Yacoub-al-Mansour (1 199). Il lut battu par les Castillans à la célèbre bataille de Tolosa (1212) , et se laissa enlever ses possessions d'Espagne par les autres princes musulmans ; m. 1 2 i 3 . Ljs Etals d'Espagne lurent démembrés, et son lils Abou-Ya''0i!b lui succéda en Afrique.

MÉllÉMED-MOÎIAMMED ou MOHAMED 1er, roi de Cordoue, de lu dynastie des Onnniades , lils d'Abder-Rahman II, lui succéda (852). Il fut battu par ALpbonse-le-Grand , ne |>ut chasser Omar-Ibn- Afsnun , (} u i fonda une principauté dans l'Aragon, et m. 885. Son lils Al-fllouiular lui succéda.

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