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MERC Y. — MERLIN

fut nommé feld-maréchal (1704), força les lignes de IMaffiinhofen (1705), fut vaincu on Alsace par le comte du Bourg (170.!), se distingua ensuite aux batailles de Peterwaradin (1716) et de Belgrade (1717), et fut nommé commandant général de la Sicile (171!)), qu'il soumit à l'empereur. Nommé général en chef des troupes impériales en Italie à la reprise des hostilités, il fut tué à la bataille de Parme (1734). — Antoine, comte d'Argenteau, fils adoptif du précédent, prit son nom et ses armes, se distingua au service de l'Autriche , en Hongrie, en Bavière, en Alsace, dans les Pays-Bas, et m. à Eszek (1767), commandant général de l'Esclavonie.

MERCY-ARGENTEAU (F. de), diplomate autrichien , de la famille des précédents, ambassadeur de la cour de Vienne à Paris (1791) , m. 1794. = Son fr. re, Flommjnd-Claude , général, perdit les batailles de Loano (1795) et de JN'ovi (1796) ; cette dernière affaire le fit suspendre de son commandement pour quelques années.

S! EUE (G. Brossin, chevalier de), littérateur, n. Poil ou, m. 1685. Il fut lié avec Ménage et Balzac, servit de précepteur à madame de Maintenon , et affecta dans ses ouvrages un style prétentieux que madame de Sévigné appelait un chien de style. — Conversation de M. de Clérembault et du j:hevalier de Mère, IC69 ; Lettres, 1689 ; Maximes et sentences; Traité de la vraie honnêteté.

M ERE AUX (J.-N. Lefboid de) , compositeur ; 1745-1797. — Musique du Samson de Voltaire; OEUipe et Jocuste (opéra); Ressource comique; Laurette (pour le Théâtre-Italien).

MERGEY (J. de), capitaine protestant; Sauvage-Mesnil (Champagne) 1536-1615. Il s'attacha au comte de La Rochefoucauld, assista à la bataille de Saint-Quentin , où il fut fait prisonnier, puis h celle de Dreux; il servit ensuite le comte de Marsi I lac . — Mémoires dans les Collections Petitot et fil ichaud- Pou joui a t .

MEStlADEC (saint), Mercadocus , évêqne de Vannes ; m. v. 66;).

MÉRIAN (Mat.), graveur ; Baie 1593-1651. — Obsèques du duc Henri II de Lorraine, d'après Cl. de la Buelle ; Parties de chasse, d'après Tempesta; Topographie de Zéiler, 27 vol. in-t'°; TheatrUm curopœum ; Archontolocjia cosmica, de Gottfried ; ltinerarium Italiœ; Floritegium piantarum; les Quatre monarchies , de Gottfried ; la Danse des morts , d'après celle de Bàle. — Son fils Matthieu , peintre, élève de Sandrart ; Bàle 1621-1687. — Artemisia ; portrait de Pierre Lerini. — Marie-Sibylle, soeur du précédent, dessinateur et naturaliste; Francfort 1647-1717. Elle se fit un nom par ses miniatures et ses dessins de Heurs et d'insectes, et passa à Surinam (1699) pour y recueillir des collections.— Erucarum ortus, ali mentum et paradoxa metamorphosis ; Metamorphos'/s iusectorum Surinamensium, 60 pl. in-f° ; Histoire des insectes d Europe et de Surinam, 2 vol. publiés par sa fille cadette. — Son neveu J. -Matthieu, peintre au pastel ; m. Francfort 1716.

MÉR1AN (J.-Bern.), célèbre philosophe; Liechstall (canton de Bàle) 1723:1807. 11 alla à Berlin (1751), ofi Maupertuis le lit nommer membre de l'Académie, et y devint (1779) directeur de la classe des bel les- lettres. — Il a publié d'excellents mémoires sur la philosophie spéculative; il combat, en général, Leibnitz et Wolf, et se montre favorable à l'empirisme et à la méthode analytique. Traduction des Essais de Hume, 2 vol.; Système du monde, d'après Lambert.

MÉR1AN (le baron And. -Ado.), philologue; Bàle 177 2-1 828 . — De analogia linguarum libellus, in-f° ; Synglosse, suivi d'Observations sur les rac:nes des langues sémitiques, par Klaprolb, Paris 1828.

MÉRIC (J. de), officier ; Metz 1717-1747. 11 entra dans le régiment de Piémont à l'âge de I i ans, se distingua par de nombreuses actions d'éclat, •'empara de Gand ( 1 745 J à la tète d'un corps de

volontaires, prit part à l'expédition d'Amérique ( 1746) , et revint ensuite en Flandre, où il fut tué.

MERTGIH (Bom.), camaldule, littérateur, poète; Imola (États de l'Eglise) 1658- 17 3.'. Il fut l'un des fondateurs de l'Acad. des Arcades.

MÉRSI.I.E (Edm.), jurisconsulte; Troycs 1579- 1 G 47 . Il essaya de diminuer la réputation de Cujas en attaquant les corrections du texte des Pandectes florentines, mais il ne parvint qu'à se compromettre lui-même et à faire ressortir son infériorité. • — Notw philologicce in Passiunem Christi, in-'t0; Ex Cujacio libri très...., in-4°; Commentant In Institutionum IV libros, in-i°, ouvrage composé pour le duc d'Enghien (le grand Coudé), auquel l'auteur avait été chargé d'enseigner le droit.

MÉRIMÉE (J.-F.-L.), peintre, chimiste, membre de l'Académie des beaux-arts; Paris 1775- 1836. — De la peinture à l'huile depuis Van Eyck jusqu'à nos jours, 1830, in-8".

MÉRINDOL (Mitre), oratorien, philologue; n. Aix, in. 1666. — Dilucida grœcorum accentuum praxis, 1651, in-24: la dernière partie contient un recueil de mots provençaux tirés du grec.

MERLE (Mat. de), célèbre capitaine protestant; Uzès 1548-1589. Il entra au service à l'âge de 20 ans, et se signala dans les guerres de religion par ses cruautés contre les catholiques et surtout contre le clergé. — Mémoires (Collection Michaud- Poujoulat).

MERLIN, surnommé Ambrosino , personnage fameux dans les romans de chevalerie, où il joue tonjours le rôle d'enchanteur. Il naquit, à ce qu'on pense, dans les mont a ;nes de l'Ecosse au 5e siècle, et vécut à !a cour du roi Arthur. — Sa vie a été .'urchargée d'une foule d'incidents fabuleux, et on lui attribue un livre de Prophéties, traduit en français par Robert de Borron, 1498, 3

MERLIN (Ja.), théologien ; n. St-Victurnien (Limousin), m. 1541. Il fut l'un des trois députés nommés à l'Hôtel-de-Ville (1525) pour délibérer avec la reine régente sur les moyens de délivrer François Ier, prisonnier à Madrid. — On lui doit la première Collée ion des conciles, 1523-2'*, in-f°.

MERLIN de Douai (Ph.-Ant.), jurisconsulte, membre de l'Assemblée constituante et de la Convention ; Àrleux (Cambrésis) 1754-1838. Il parla peu à la tribune de l'Assemblée constituante, mai» travailla beaucoup dans les comités et eut une grande part à la rédaction des lois et décrets que fit cette assemblée. A la Convention, il se prononça d'abord pour la Montagne, fut un des principaux réactionnaires après le 9 thermidor, et devint ministre de la justice dans les derniers jours de la session. Il eut une grande part au coup d'État du 18 fructidor, entra alors au Directoire en remplacement de Carnot, et fut pendant quatre ans le collègue de Barras. Forcé de donner sa démission avec La Réveillère-Lepeaiïx (1799), il resta éloigné dea affaires jusqu'au 18 brumaire, époque où il devint procureur-général àr la cour de cassation. Il occupa cette place pendant toute la durée du régime impérial, la perdit à la première restauration, la recouvra pendant les Cent-Jours ; fut porté sur la liste de proscription du 2i juillet 1815, et se retira en Belgique, d'où il ne revint en France qu'en 1830. Merlin, dont la conduite politique fut peu honorable, jouit, comme jurisconsulte, de la plu* grande réputation, et ses ouvrages font encore autorité. — Les principaux sont : Répertoire universel de jurisprudence, 4" édition. 17 vol. iu-4° ; Re* cueil alphabétique de questions de droite 13e édit., G vol. in-8°.

MERLIN de Thionuille (Ant. -Christ.), membre de l'Assemblée législative et de la Convention ; ïhion- -ville 1762-1833. Il se rangea, à l'Assemblée législative, parmi les membres du côté gauche, et à la Convention parmi ceux de la Montagne. Nommé

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