MERMET
— MERZ.
^décembre 1793) commissaire de l'assemblée auprès de l'armée qui occupait Alayence , il resta dans celte place lorsqu'elle fut assiégée, et prit une grande part à sa défense. Il contribua au 9 thermidor, devint ensuite membre du comité de sûreté générale et président de la Convention, et fut adjoint à Picliegl'U , commandant de la force armée, nu 12 germinal. Nommé (1800) commissaire-ordonnateur à l'aimée d'Italie, il perdit cette place pour avoir refusé de voter le consulat à vie. A partir de celle époque, il ne prit plus aucune part uuvaffaires publiques.
A1EKA1ET (Cl.), poète; Sl-Bambert ( Bugey ) 1550-1002. — Pratique de l'orthographe française, en vers ; la Tragédie de Sophonisbe , trad. de Trissin ; le Temps passé, œuvre poétique ; la Boutique des usuriers.
AIE MAI ET (L.-F.-Emm.) , littérateur ; Bouchoux (St-Çlaude) 17(33-1825.
AlÉ5<OBALDES , commandant de la garde de Valentinien, lit associer Valentinien jeune à Gratien ; perdit par ses intrigues le général Théodose; (fut nommé consul ( 377 et 383 ) , et mis à m. par ordre de Maxime lors de la défaite de Gratien. On a confondu à tort ce personnage avec Mellobaudes, roi des Francs. — Un autre Mékobaudes, guerrier, savant et poète, gendre du patiice Asterius, et son successeur dans le commandement de l'Espagne, vivait v. 440. Une statue qui lui fut érigée à Home (435) a été découverte ( 1813).
AiÉIUJLLA (Jér.), capucin de Sorrente, missionnaire au Congo (l683-lb89). — Il rédigea en italien la Relation de son voyage, traduite en anglais dans le t. ie' de la Collection cie Churchill.
AlEKOLJAiV, prince arménien de la race des Ardzrouuiens, refusa avec Vahan de se soumettre à Arsace II; offrit ses services à Schahpour II, roi de Perse, abandonna le christianisme pour la doctrine de Zoroastre, ravagea son pays ( 370 ) après la mort d'Arsace, et s'empara du trône; fut vaincu par l'armée de Valens, et tué sous le règne d'Arsace III, dans une nouvelle incursion en Arménie.
A1EKOYÉE , chef franc, 2e fils de Clodion ; 411- 457. Il vint à Uome dans sa jeunesse pour faire confirmer par Valentinien III la paix conclue par Aélius avec les Francs; fut associé au commandement par son père, auquel il succéda (451), et aida Aétius à remporter cette même année une victoire sanglante sur Attila. Quelques historiens regardent Mérovée comme le troisième roi de Fiance, prétention qui n'e t pas soutenable. C'est de lui qu'on n donné le nom de Mérovingiens aux rois de la prend ère race.
BïÉltQYÉE, fils de Chilpéric Ier, épousa Brunehaut à Rouen (576 malgré son pure, qui le fit poursuivre jusqu'à Térouane, où il s'était î éfugié et où il fut forcé de .se tuer.
AIERRET (Chr.), médecin et naturaliste anglais; Winchcombe 1014-1695. — Le Caractère du parfait médecin, in-4°; Pinax rerum naturalium Brilannicarum, in-8° ; traduction anglaise de l'Art de la verrerie de Kéri, avec de bonnes notes.
A1EUUICK (Ja.), poète anglais ; 1720-1769.
ME Y (saint), Mcdericus, religieux de Saint- Benoît; n. Autun 7e siècle, m. en allant visiter le tombeau de saint Denis.
M EH H Y (II.), poète, auteur dramatique; Londres 1775-1798.
MES.SE.WE (le P. Marin) , célèbre religieux minime, géomètre, physicien, philosophe; Gizé (Maine) 1588-16 .0. 11 fut au collège de La Flèche le condisciple de Descartes, dont il propagea la docti ine toute sa vie, et s'est rendu célèbre plutôt par tes rapports ;.vec d'illustres savants , que par ses découverte^ scientifiques. — Traduction lies Mécaniques de Galilée ; Harmonie universelle , contenant la théorie et lu pratique de la musique; ta Vérité des sciences, contre les sceptiques et les cyrrhonicus ; Cuyitulu physico-muthemuiicu ; L'ai-
versœ geometricœ mixttvqnc mathematicœ *gnopti<i Rouet: obtenalioncs phytico mailiematicœ, qitibus accessit Aristachus Samus,
RfERTENS (C. DE), médecin; Bruxelles 1737- 1788. — Traité de la peste.
AIEKLLV, surnom d'une branche de la famille romaine Cor\ etia, dont les membres les plus connus sont : — L. Cornélius, consul (193 av. J.-C). Il battit les l'oiens près de Modcne. Un autre L. Coknklius, consul (S7 av. J.-C), en remplacement de Sylla , fut obligé de se démettre de sa charge en faveur de son adversaire et de se donner la mort.
A1ÉKLLA (G.) , érudit et philologue italien ; Alexandrie 1424- 149 't. Il vint se fixer à Milan f 1 i-82) auprès de Ludovic Sforze, qui le chargea d'écrire l'histoire de celte ville, et fut l'un des restaurateurs des études en Italie. — On lui doit la édition des Epigramnies de Martial, 1470-72, in 4°; de Rei rusticœ Scriptores , 1472; xles ( omédies de Piaule, 1482; Bellum scodrense , in-4°, relation du siège de Seutari par les Turcs ; Antiquitatis vice-comitum libri X; In Philelphum epistolce II.
AÏERLLA (l'a-)' historien hollandais; Dordrecht 1558-1607. — Cosmographite gênerait*; libri III; Tyrfltresor, c'est-à-dire Histoire ecclésiastique et politique depuis J.-C. jusqu'en 1200, continuée par son fils jusqu'en 1614, in-f° ; Urbis Romce delineatio.
AïERVEILLE, voyageur français du 18e siècle. Il fut chargé par les négociants de Saint -Malo de se rendre à Moka (1708), d'où il revint (1713) , et fournit à La Roque les matériaux de son Voyage en Arabie par i Océan oriental , Paris 1716, in-12, première relation écrite en français sur ces contrées.
AIERYILLE (M. Goyot de), auteur dramatique, littérateur; Versailles 1696-1755. — On distingue dans son Théâtre (4 vol. in- 12) : le Con entement forcé: Histoire littéraire de l' Europe en 1726, 6 vol. in-12.
MERWA1X Ier, 9e successeur de Mahomet, 4e calife ommiade. Il se fit élire à La Mecque (684); battit Abdallah, son rival; soumit l'Egypte et la Syrie, et désigna pour lui succéder son fils Abdel-Melek ; mais la mère de Khaled, fils du dernier calife, auquel il devait remettre le pouvoir, se vengea en faisant étouffer Merwan 685.
A1EKWAN II, dernier calife ommiade, petitfils du précédent, fut d'abord gouverneur de l'Arménie ; battit Ibrahim, frère de Yézid III, et se fit proclamer calife à Harrau en Mésopotamie (74i). Après plusieurs combats en Palestine, il fut vaincu et renversé par Aboul-Abbas (750), chef de la dynastie des Abassides.
Al EllYV AK1DY ( Abdallah-Boyani , surnommé Al-), poète et historien persan, chancelier d'ilouceiu-Mirza, précepteur de San-Mirza, fils de Chah- Ismaël-Sofy; m. 1516.
AîÉftY (J.), anatomiste; Vatan (Berri) 1645- 17-2. Il fut nommé chirurgien de la reine (1681), chirurgien des Invalides (1083), membre de l'Aead. des sciences et médecin du duc de Bourgogne. — Nouveau système de fa Circulation du sang par le trou ovale, 1700, in-12; il prouva (1707), à l'aide de l'expérience de Houke, ce qu'il avance ici, que l'air se mêle réellement au sang dans le poumon. Problèmes de physique, in-4° ; Description exacte de l'oreille de l'homme.
A1ÉRY (F.), bénédictin de Saint-Maur , bibliographe; n.Vierzon (Borri), m. 1723. — Bibliotheca Prousteliiana, hi-4°.
A1ÉRY (L.), jésuite, conlroversiste ; Donzdorf (Wurtemberg) 1727-1792. Il montra la plus grande intolérance, se signala par ses invectives coatro les luthériens, et finit par se l'aire interdire.
MEKZ (Ml. -Pu.), théologien d'Augsbourg; n. 175 i. — Thésaurus biblicus, 2 vol. iu-i°.
BIE-'-Z (Ja.) , peintre de puriiaits , graveur, élcv«
MÉSA. — METAPHRASTE.
rfe Lips ; Besch (canton de Zurich) 1783, Vienne
MES A (Julia) , femme de Julien Avitus, consul (20J), eut de lui Julie Socemis, mère <J'HéIioj;abale, et Julie Mammée, mère d'Alexandre-Sévère ; elle était soeur de Julie Domna, femme de Septime- Sévère, et fit proclamer empereur Héliogabale, avec lequel elle lut massacrée.
MESA (Christ, de), poète espagnol; n. Zafra 1540. Il alla à Borne, où il vécut ciii(] ans dans la plus grande intimité avec le Tasse. — Las Navas de Tolosa, la Restauration de l'Espagne, le Patron de l Espagne , poèmes épiques; Pompée, tragédie.
MESANGE (Mat.), écrivain; n. Vernon, m. 1758. — ■ Traité de la charpenterie en bois , 2 vol. in-8°.
MESCHI1VOT (J.), poète, écuyer, maître d'hôtel de François II , duc de Bretagne, de Charles VIII et de Louis XII ; 1430-1509. — Lunettes des princes, poésies, 1493, in-4°.
MÉSEiVGUY (F.-Ph.), écrivain ecclésiastique; Beauvais 1677-1763. 11 prit une part active aux querelles du jansénisme. ■ — Abrégé de l'histoire et de la morale de l'ancien Testament ; Vies des saints ; Exposition de la doctrine chrétienne,
MESHil, poète turc du commencement du 15e siècle, contemporain de Soliman Ier. On le complaît parmi les sept poètes dont on voyait Tes noms écrits en caractères d'or dans le temple de la Mecque. *— W. Jones a donné une de ses idylles dans ses Commentaires sur la poésie asiatique.
MES1.É (J.), avocat au parlement de Paris; 1681-1756. — Traité des minorités, tutelles et curatelles, in-4°.
MESLIER (J.), curé d'Estrepigny (Champagne), écrivain ; 1678-1733. Il s'est rendu fameux, par un testament dans lequel il déclara n'avoir jamais cru aux dogmes du christianisme qu'il avait enseigués toute sa vie ; il laissa aux pauvres le peu qu'il possédait.— Testament de J. Meslier , 1768 , attribué à Voltaire, qui l'a extrait de l'original.
MESMER (F. -A.), célèbre médecin et charlatan allemand, auteur de la doctrine du magnétisme mimai , Mersebourg 1734-J-815. N'ayant pu réussir 1 propager sa doctrine en Allemagne, il vint à Paris (1778), et opéra plusieurs cures merveilleuses qui excitèrent vivement la curiosité publique. Le gouvernement nomma une commission desavants (1784) pour examiner les moyens qu'employait Mesmer et les résultats obtenus; mais le jugement ne fut pas favorable. Mesmer quitta la France, passa ensuite en Angleterre, et retourna mourir dans sa patrie.
— Mémoire sur la découverte du magnétisme animal ; Précis historique des faits relatifs au magnétisme ; Mesmerismus (en allemand), 2 vol. in-8°.
MES M ES (J.-J. de), seigneur de Boissy , d'une ancienne famille du Béarn , homme d'État; 141,0- 1559. Il fui envoyé par Catherine de Foix, reine de Navarre, à l'assemblée de Noyon , pour réclamer la portion de la Navarre, dont Ferdinand-le-Catholique s'était emparé, et devint premier président du parlement de Normandie sous François 1er, et membre du conseil d'État sous Henri II. Le fui lui qui négocia le mariage de Jeanne d'Albret avec Antoine de Bourbon. — Son fils Henri , général et homme d'État; 1532-1596. Il fut chargé d'administrer la république de Sienne, qui s'était mise sous la protection de la France (1557), et battit les Espagnols dans ce pays. A son retour en^ France , il devint successivement conseiller d'État sous Henri II et chancelier de Jeanne d'Albret ; négocia avec les protestants (1570) la paix dite boiteuse et mal assise, et se retira de la cour sous Henri III.
— lia laissé des Mémoires adressés à son fils. = J. -Jacques, comte d'Avaux , neveu de l'habile négociateur de ce nom (Voy. Avaux) , membre de l'Acad.; Paris 1640-1688. Il fut président à mortier au parlement. — J.-Antoii\e de Mesmes , premier président au parlement de Paris; Paris I GG1 - 1723, Nommé prévôt et grand-muitre des céiémo*
nies (1703), membre de l'Acad. française (1710), puis premier président (1712), il défendit faiblement les droits du duc du Jlaine à la régence, et les abandonna bientôt. On l'accusa d'avoir été gagné par Philippe d'Orléans. Il s'opposa ensuite à 1 établissement du système de Law , ce qui le fit exiler à Pontoise. Il protesta aussi vainement contre la nomination de Dubois à l'archevêché de Cambrai.
MESNAGER (N.) , diplomate; Bouen 1688-1714. Il signa à Londres (1711) les articles qui servirent de base à la paix d'Utrecht , et fut ensuite nommé plénipotentiaire au congrès tenu dans cette dernière ville avec le maréchal d'Uxelles et l'abbé de Poli,gnac.
MESAARDIERE ou MÉlVARDIERE (Hippolyte- Ju. Pi l et de La), poète, membre de l'Acad. française ; Loudun 1010-1663.
MESiMIL (J.-B. du), magistrat; Paris 1517-1569. Il prit part à la délimitation des frontières du Luxembourg et du Pays-Messin (1557), et à la rédaction des édits de Boussilion et de Moulins.
MESROB-MASC1IDOTS , savant Arménien ; n. Hatsegats-Avan, m. 441. Après avoir été secrétaire du patriarche Narsés Ier et du roi Varaztad, il embrassa l'état ecclésiastique, et devint coadjuteur du patriarche Sahag. — Il donna une version complète de la Bible, et régla le premier la liturgie de l'Eglise arménienne.
MESROB-EREZ, historien arménien du 10e siècle. — Vie de saint Narsès Ier.
MESSALA (Marcus-Valerius Corvinus) , orateur romain : m. 9 de J.-C. D'abord partisan de Brut us, il s'altcchu à Octave, qui l'éleva au consulat 31 av. J.-C. Il fut ami de Tibulle, et protégea les lettres.
MESSALIÎVE, Messalina Valeria, impératrice romaine, femme de Claude, se rendit célèbre par ses débauches et sa cruauté ; l'empereur la fit mettre à mort 48 de J.-C. = Une autre Messaline, célèbre aussi par sa vie débauchée, devint la femme de Néron (65).
MESSEj\1LS (J.), juriscons., historien suédois; Vadstena 1584-1637. — Scondia illustruta, 14 vol. iu-f°. =— Son fils Arnold, historiographe de Suède, fut chargé par Christine de plusieurs négociations importantes, et décapité 1651, en même temps que son fils Jean, pour avoir composé un libelle contre la reine et le sénat.
MESSEilSCHMJDT ( Dan.-Théoph. ) , médecin , naturaliste, vovageur ; Danzig 1085-1735. Il voyagea pendant 6 ans dans l'empire ru.-se.
MESSIER (Ç.), astronome; Badonviller ( Lorraine ) 1730-1817. Il fut nommé membre de l'Acad. des sciences (1770), et obtint une grande réputation par ses découvertes et ses observations sur les comètes. Lalande a donné le nom de Mcssur ou garde-moisson à une constellation.
MESSIS (Quentin), peintre, dit le Maréchal d' Anvers ; Anvers l 450-15Î9. Il exerça dans sa jeunesse la profession de serrurier, et embrassa, dit-on, la carrière des arts pour obtenir la main d'une jeune fille qu'il aimait. — Mise au tombeau (triptyque) ; Ecce liomo , Jeune fille priant avec un vienlurd, Caluaire, Descente de croix, Madone, Un unqc, .Christ, Vierge, Christ aux épines (Mus. d'Anvers) ; Joaillier pesant des pièces d or (Mus. roy.).
MESÏOIV (Gu.), poète écossais ; Midnar 1688-
MESTREZAT (J.), théolog. protestant; Genève 1592-1657.
MESLÉ (Jahia), célèbre médec. arabe ; n. Khouz, m. 855. Il fut médecin d'IIaroun-al-Bachyd et d'Al- Mamoun. — La première édit. latine de ses Oeuvres est celle de Venise, 1471, in-f°.
METAPHRASTE (Siméou Le), hagiographe grec ; n Constanlinople au 10e siècle. Il fut proto-seciétaire de l'empereur Léon, puis grand-logothète et maître du palais. — Vies des saints, compilation médiocre, abrégée par Agnpius sous ce titre ; Liber dictas parailisusj Venise, 1541 , in-4°.
MÉTASTASE. — MEUSCIIEN.
MÉTASTASE (P.-Bnnav. Trapassi, dit), célèbre poèlo lyrique, auteur dramatique; Rome 1698, Vienne 1782. Protégé par le célèbre Gravina, qui lui l'u donner une excellente éducation, il débuta à INaplos ( 1 7 -2 i-) |>ar la Didunc abandonnât a, puis se rendu a Vienne (1730), où Charles VI lui donna le titre de puda cesareo. 11 publia successivement dans celle ville Gîuseppe ricoimsciulo, Demofonte , Clemenzia Ai Tito et l'Olympiade, etc. On a en outre de lui îles oratorios, des cantates, des élégies et quelques ouvrages en prose. La dernière édil. complète de ses GEuvres a é,é donnée à Florence, 1810-2.}.
M ET KL ou MEIELLUS (Hug.), poète latin, littéral.; Tout 108U-1157. — Dom calmetlui a attribué la Chronique en vers de Gurin-lc-Loherans .
DiilTELLLS (Caius Cœoilius) , dit le Macédonique , prêteur romain 148 av. J.-C Nommé consul (lii), il délit Andriseus et Alexandre, réduisit la Macédoine, battit les Acbéens à Scarpliée, s'empara de plusieurs villes de Grèce, et tut ensuite envoyé en Espagne avec le titre de proconsul, Son fils , QuiiNTUà C-ecilius, dit le Numidique , consul 109 av. J.-C. Il battit Jugurtha, tut exilé par l'influence de Marius et de Satumiuus , et rappelé au bout de quelques années. ~ Quintus-C<ecilius , dit Plus , fils du précédent ; n. 128 av. J.-C. Après avoir contribué puissamment au rappel de son père, il f t nommé que.steur (97), tribun (92); se distingua dans la guerre sociale comme proconsul (90) , tut, lors de la guerre enile de Marius et de Sy lia , opposé au premier, puis abandonné par ses troupes et obligé de se reiirer en Afrique avec Crassus. Revenu en Italie avec Sylla, il remporta des avantages importants sur le parti de Marins, fut nommé consul (Si ) avec Sylla et envoyé en Espagne contre Sertorius ; après la mort de celui-ci il parvint à soumettre l'Espagne, et à son retour (70) obtint les houneuis du triomphe. Il m. 03 av. J.-C. — Son fils , Quimus C.EciLius, dit Plus Scipio, petit-fils de Scipion IX.;sica ; consul 52 av. J.-C. Il suivit le parti de Pompée, et, après la bataille de Pharsale, s'unit à Caton et Juba en Afrique pour résister à César qui le défit près de Thapsus 46 av. J.-C. Il se tua après sa défaite.
METEREN (Emm. van), historien ; Anvers 1535- 161-2. — Histoire des Pays-Bas (1516-1612), in-f°.
METEZEAU (Cl.), ingénieur français, architecte des bâtiments du roi. — Il construisit la fameuse digue de La Rochelle (16-27-1628) ; on lui doit encore la galerie du vieux Louvre jusqu'au troisième guichet, et le plan de l'église de Pise, de l'Oratoire, ainsi que celui de l'hôtel du duc de Longueville. — Son frère, Paul, théologien, fondateur de l'Oratoire avec Bérulle ; n. Paris 1632.
MÉTtlERIE. Voy. La Métheri e.
MÉl 1IOD1US (saint), dit Eubulius , poète grec, écrivain ecclésiastique, évéque de Patare et de Tyr, martyr 312. — Il avait composé un poème contre Porphyre , un Traité du libre arbitre, et d'autres ouvrages théologiques dont il ne reste que quelques fragments, et le Festin des vierges, 11, 55, in-8°.
ME TilODlUS , moine et peintre du 9" siècle ; n. Thessalonique. Il opéra, dit-on, la convoi sion de Bo,;oris (853), et prêcha l'Evangiie aux Moraves.
METILS SUFFETIL1S, dictateur d'Albe , sous Tullus llostilius. Ayant trahi les Romains, avec lesquels il avait fait alliance, il fut écartclé ou3 uv. J.-C.
METIUS (Adr.) , géomètre et alchimiste hollandais ; Alkmaer 1571-1635. rz: Son frère, Jacques, passe pour être l'inventeur du télescope par réfraction (looy).
METRERKE (Ado.), antiquaire, philologue, diplomate; Bruges 1528-1591. — On lui doit la première édition complète de Bion et Moschus, Bruges, 1565, in-4° ; Actes du congrès de Cologne.
MÉTOCHITE (Théod.), historien grec, mathématicien, érudit, grand-logoihrted'Andronic l'Ancien ;
m. 1332. — Historiée romance liber ttngularh} Parùphrasis in Aristotelis lib. VIII phijs corum.
ME TON , astronome athénien du 5" siècle axant notre ère. — Il forma (432 , un cycle de 19 ans destiné à faire concorder l'année lunaire avec l'année so- ! laiie et nommé aujourd'hui nombre d'or.
91ETRA.Ii (Anl.-Ma. Thérèse) , littérateur; Lamotte (Chanibéry) 1778-1839. — On lui deit la première édition du Testament de J.-J. Rous eau,
MÉTROVH ANE-CRITOPULE , théologien de la communion grecque ; n. Lerrhœa 1590. Il fut envoyé en Angleterre (1622) par Cyrille Lucar , pour y prendre des renseignements sur l église proiestante.
METTRIE. Voy. Lahettrie.
METZ (C. Herbier ou), lieutenant-général des armées du roi; n. Rosnay (Champagne) 1638, tué à Fteurus 1690.
METZGER (J.-Dan .) , médecin ; Strasbourg 1739-
METZU ( Gab. ) , célèbre peintre ; Leyde 1615- 165S. — La Femme adultère, le Marché aux herbes, le Galant militaire , une Femme à Sun clavecin , le Chimiste, une Femme buvant , une Cuisinière , portrait de Troinp ( Mus. roy. ) , Vieillard buvant , un Homme et une femme mangeant i Mus. d'Amsterdam ; une Famille , la Justice , Chasseur buuunt (Mus. de La Haye).
MEULEN (Ant.-F. van der) , célèbre peintre de batailles, élève de P. Snayers ; Bruxelles lu3i, Faris 1690. Colbert l'appela en France sur la recommandation de Lebrun qui lui fit épouser sa nièce. — Entrée de Louis XIV dans une ville conquise , Vue de Luxembourg , Entrée de Louis XIV à Arras, Siège d Oudenurde , Siège de Douai, Défaite de Bruges , Siège de Maestricht, Entrée du roi à Dinan, Vue de Fontainebleau, Louis XIV et ses généraux, Marclie d'armée, Halte, Bataille au passage d'un pont , Bataille, Siège de Vulenciennes, Vue de Dole, Passage du Rhin, Bataille à l'entrée d' une foret (Mus. roy.) ; Paysage ( ib. Collect. Standish) ; Siège de Tournai (Mus. de Bruxelles); Batailles (Mus. 'del Rey, 31adridj.
MEUNG (J. de) , dit Ciopinel., poète français; Meung (Orléanais) 126J-1320. — Il continua le roman de la Rose de G. de Lorris.
MEUNIER ( l'abbé J.-Ant. ), littérateur; Chalonsur-Saône 1707-1780. Il lut lié étroitement avec Voltaire et J.-J. Housseau.
MEUNIER (Hug.-Al.-Jo.), général; Mont-Louis (Pyrénées-Orientales) 1753-1832. Ce fut sur sa proposition que Berlhier organisa le dépôt général de la guerre et forma le corps des ingénieurs géographes. 11 fut directeur de l'Ecole de 3t-Cyr (1812- 1814).
MELR ( Vinc. de ) , l'un des fondateurs du séminaire des Missions Etrangères, directeur (I6b4) du même établissement; Tonjuedec (Bretagne) lo28-
MELR1ER ou MURIER (Gab.), philologue, grammarieu; n. Avesnes (Uainaut) v. 1530, m. Anvers. 1601. — Trésor des sentences dorées.
MEUUISSE (Mart.), théologien . érudit , évéque in partibus de Madame ; Roye (Picardie), m. 164 i.
MEUKSiUS (J-) , célèbre philologue, antiquaire et historien hollandais; Losdun 1579, Sora ( Danemarck ) 1639. 11 professa le grec à Leyde. Persécuté après le supplice de Barneveldt, qui l'avait pi f»<? tégé, il se retira en Danemarck et y occupa la chaire d'histoire de Sora. — Éditions de Lycophrou, d'Hésychius , d-î Philostrate, etc.; Glossarium grœcobarbarum: Histoire de Belgique ; Histoire de Danemurtk; OEuares Complètes, 12 vol. in-f°, collection rare et recherchée. — Son fils, Jean, archéologue; 1 613-1653.
MEUSCIIEN (J.-Gér.), théologien, philologue Osnabrfick (Hanovre) 1680-1743. = Son fils Fiitw