MILLEVOYE.— MINA
JHÏIXEVOYE (C.-IIub.), poète distingué ; Abbeville 1782-1816. — On remarque dans ses œuvres l' Indépendance de l'homme de lettres, le Voyageur, In Mort de Rotrou , Beliunce , le Poète mourant, la Chute des feuilles, P>ie% pour moi.
MILI.IÉ f J.-B.-Jo ), littérateur; Beaunc 1772- 1°,2G. — Traluction des Lusiades de Camoens , 1825, 2 vol. in-8°.
MILL1FX (Ant.\ jésuite, poète latin; Lyon 1575-164 ». — M >yses viator, in-8°.
Mll.I.lîV1 (Aubin. -L.), archéologue, naturaliste; Paris 1759-1818. Il fut l'un des fondateurs de lu Société linnéenne, succéda (1794) à ^ Barthélémy dans la place de conservateur du cabinet des médailles, et visita plus tard l'Italie et la Suisse (181 1), d'où il rapporta de riches matériaux. — Antiquités natinalcs, G vol. in-4"; Monuments antiques inédits, 2 vol. in-4°; Voyage dans le midi de la France, 5 vol. ia-fi0} Description des vases étrusques, in-f° ; Minéralogie homérique ; Introduction à l'étude fies monuments t antiques ; Galerie mythologique , 2 vol. in 8° ; Eléments d'histotrt naturelle. 11 a rédigé le Magasin encyclopédique de 1792 à 1816.
M3LLOA (C), historien, poète; Liège 1754-
MîLLOT (l'abbé Cl.-F.-X .), historien , littérateur; Ornans (Franche-Comté) 1726-1785. fi quitta, à la suite de tracasseries, la Compagnie de Jésus, d ;ns laquelle il était entré dans >a jeunesse; se livra q elque temps à la prédication, et fut nommé membre de l'Acad. (177J) tt précepteur du duc d'EnghicD ( 1785 — Éléments de l'histoire de France, G vol. in-12 ; — de l'histoire d'Angleterre, 3 Vol. in-12; — d'histoire générale, 9 vol. in-12 ; Histoire littéraire des troubadours, 3 vol. in-12; Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XI V et de Louis XV, 6 vol. in-12.
ÏC1LLOT (Ja.-Antl.), chirurgien ; Dijon 1738-
MILLOTEL (Marc-Ant.), procireur-général au parlement de Dijon, poète latin et français; m. 1^36. Il défendu activement la cause royale pendant l.i Ligue
MILLS (G.), historien, littérateur; Greenwich 1788-1826. — Histoire du mahométisme ; Voyage de Théodore Ducas, 2 vol., ouvrage imité d'AnacLarsis.
ïlilLLY (N.-Chr. de Thy, comte de\ chimiste, membre de 1 AcaJ. des sciences; Beaujolais 1728- 178 i. — Art de lu porcelaine, in-f°.
BULKER (ls.), énidit anglais , Leeds 1751-1820.
BULAER (J.), évèque de Castabula in partibus, théologien, controversiste ; Londres 1752- l82j.
BilLOA de Crolune, célèbre athlète grec du G6 siècle av. J.-C. Il fut sept fois vainqueur aux jeux olympiques. On raconte que pcnJunt sa vieillesse, ayant voulu achever de fendre un arbre déjà entr'ouvert, ses deux mains restèrent prises, dans la tissure et qu'il fat dévoré par ua lion.
BilLOA Milo Ticus Annius, Romain, gendre de Sylla. Il fut nommé tribun 57 av. J.-C, contribua au rappel de Cicéron , que Clodius avaiL fait exiler, et fit assassiner par ses esclaves ce dernier, qui lui disputait le consulat. Défendu vainement par Cicéron, il s'exila à Marseille, ut, lors de l'avéuement de J. -César a la dictature, rentra eu Italie à main armée; il fut tué au siège de Compsa 48 av. J.-C.
MILOiV (P.), premier médecin de Henri IV et de Louis XIII ; n. blanc 1553.
MILOAOF ( M.-Wassiliewitoh ) , poète russe; 1792-1821.
BI1LOHADO WiTf.H (le comte M.), général rasoe ; Péter^bouig 1770-1820. 11 prit une grande part aux guerres de la Russie contre l'Empire, se distingua à la bataille de la Moskowa (I8i2j, contribua aux succès de l'invasion eu France (1814), «t devint gouverneur deKiew cl de St-i'étcisbuurg
(1820). Il fut tué dans une conspiration qui éclata dans cette dernière ville.
BS1LTIALF. , célèbre général athénien du 5» siècle av. J.-C. Lors de l'invasion de Darius en Grèce, il ranima le courage de ses concitoyens, assembla une arin 'e, et défit à Marathon (490 , avec 12,000 hommes, l'armée persane, qui se montait à 390,000. Chargé ensuite de reprendre les îles de la mer Egée, il échoua devant Paros, fut accusé de trahison et jeté en prison, où il ni. au bout de peu de temps, 489 av. J.-C. Il eut pour fils Cimon.
MiLTIADE ou MELCIUADIÎ (saint), pape (311- 314), successeur de saint Eusèbe, présida le concile contre les donalistes à Rome (313). Sylvestre Ie» lui succéda.
BJILTOX (J.), célèbre poète anglais ; Londres 1G08-1G74. 11 était fils d'un notaire, et jusqu'à la révolution de 1640 ne se fit connaître que par des poésies gracieuses, telles que le Cornus, espèce de comédie-féerie; mais à partir de ce moment, il se jeta avec ardeur dans le parti républicain, publia des écrits sur la réforination ecclésiastique, sur la liberté de la presse, et fut nommé par Cromwell secrétaire-interprète du conseil d'État pour la langue latine ; le protecteur le choisit plus tard pour sou propre secrétaire. Il continua vigoureusement sa polémique contre les champions des vieilles doctrines, et composa l'Iconoclaste en réponse à l'Eikon Basiliké, et les deux Défenses du peuple anglais contre Saumaise. Sorti de la carrière politique après la mort de Cromwell , il fut, au retour des Stuarts, arrêté comme régicide, et dut la vie au poète Davenant. ïl se retira ensuite dans la solitude et y vécut pauvre et oublié, mais non inactif, quoique à cette époque il fût devenu aveugle. 11 composa alors son Paradis perdu, qu'il dictait à sa femme et à ses deux filles. Ce poème, vendu par lui à un libraire pour trente livres sterling, eut peu de succès : ce ne fut qu'après la mort du grand poète qu'Addison dévoila à l'Angleterre le clief-d œuvre qu'elle avait dédaigné. Milton a publié encoie divers ouvrages : un Abrégé de l'histoire d'Angleterre, un Dictionnaire latin, le poème du Paradis reconquis, un Traité de logique, et un Traité de la vraie religion. • — Les œuvres complètes do Milton ont été publiées par Todd, 1801, 6 vol. in 8°. Le Paradis perdu a été traduit en français par L. Racine, Pougerville et Chateaubriand, ut en vers par Delille.
MIMAIT (J. F.), diplomate, littérateur ; Méru (Oise) 1775-1837. — Histoire de Surdaigne, 2 vol. in-8°.
MIMEFRE (Ja.-L. Valon, marquis de), menin du dauphin fils de Luuis XIV, membre de l'Acad. f.ançaise ; Dijon 1659-1719. — Il fut l'auteur du discours de réception à l'Académie française du cardinal Dubois, qu'il n'était pas facile, dit d'Alembert, de faire parler d'une manièie également décente pour lui et pour le corps littéraire dont ce trop fameux piéiut devenait luembie.
M1MAERML, poète et musicien grec deColophon du 6e siècle av. J.-C. Ou lui attribue l'invention du vers pentamètre et celle de l'élégie. Il était contemporain de Solon. — On a de lui quelques fragments.
Ml A A (F. Espoz y), célèbre général et homme d'Etat espagn I ; Navarre 1781-1826. 11 se lit ciief de guérillas au moment de l'invasion frauçab.e (1809), vainquit plusieurs fois nos généraux, et fut promu au grade de maréchal-de-camp ; mais Ferdinand ayant violé la constitution (1814), Mina quitta l'Espagne, où il revint ( 1820) à la proclamation des Certes. Nommé capitaine-général de la Galice, il s'empara de la Catalogne, résista longtemps à Monoey, et, vaincu enfin par le nombre, signa une capitulation (1823) et se retira en Angleterre,11 rentra une troisième fois eu Espagne (183 i) pour combattre dou Cutlcs, cl m. de ses blo^uics à Barcelone.
MINADOUS. — MTRABEAU.
HTNADOTJJ5 (J.-Tli.), médecin de Gu. de Gonzagoe, lit tt'r.-'ten r ; Ro^ igo 1540-1615.
MiXAï'B* (Ant.), célèbre magistrat, curateur et conseiller de Mai ie Stuart ; n. Bourbonnais, m. 1559. 11 montra i no grande animosité contre les protestants, et fut chargé de faire le procès d'Anne Ihi Bourg; mais il fut assassiné un soir en sortant du palais 1559. (Test à cette occasion que le parlement rendit l'ordonnance dite là Minarde, portant que les audiences se termineraient avant la nuit.
31IND (God.j, peintre, élève de Frei denberger , Renie I70S-ISI'*. Son goût particulier pour (teindre des animaux: et spécialement des chats l'a fait surnommer le Raphaël des chais.
JHIXDERER (Rat.), premier médecin do l'empereur et de l'électeur de Bavière; n. Augsbourg v. 1700. — On a donné son nom à l'acétate d'ammoniaque, qui s'appelle encore aujourd'hui esprit de Mi >i de re rus.
MiXC» ARELLï (Ferd.), religieux camaldule, savant théologien; Bologne 172i-l777. — Vêlera monument a ad classent Ravevnalem nuper eruta, îfi-4*; Veterum testimonia de Didijmo Alexdndrino cœco, in-4°. — Son frère J. -Louis, bibliographe ; 1722-1703. — Veterum patrum latinorum opùscula; Anecdotorun J'usciculus, in-i°; Grœci codires mss apud Nanios asseruati, in-4° ; xEgyptioruni codieum reliquice in Bihl. Naniana asservutie, in-i°.
MIA'IAiVA ( .'o.-Em.) religieux, historien; Valence 1 67 1 - i 7 40 - H a continué l'histoire de Mariana jusqu'en 1000. — De bello rustico ValeMino
uu. m.
ÎHINO I>ï FÏESOLE, sculpteur du 1 48 siècle, élève de Desiderio da Seltignano ; n. Fiesole.
MIXOT (G.-Rich.), historien américain ; Boston 1 75S-1802. — ■ Histoire de l'insurrection de la province de Massachusetts, in-8°.
MINTO (Cilb. Elliot , comte), homme d'Etat anglais; 1751-1814. Il fut membre de la Chambre des communes (1794), vice roi de Corse (1794) et gouverneur-général du Bengale (1807-1812).
jJÏIiMLCClO (MinucciJ , savant prélat italien ; Serravalle 155 1- IG0 — Sloria deg/i Uscocvhi , in-4°. Il fut employé dans toutes les négociations relatives aux Uscoques, troupe de pirates qui s'étaient emparés, vers 1540, de Segua (Croatie).
M1AAJT (Gab. de), savant littérateur; Toulouse 1524-1587.
MIAUTIAAUS (Al.), littérateur et imprimeur milanais; San-Severo 1450-1521. — Il a donné plusieurs éditions, dont la plus importante est celle de Cicéron , et la plus rare celle des Lettres patentes de Louis XII données à Vigevano, 1499, in-4°. Il n'existe de cette dernière qu'un seul exemplaire conservé aux archives de Milan.
MINUTIUS-FELIX (Marcus), orateur latin du 3e siècle ; n. Afrique. Il vint à Rome et y embrassa le christianisme. ■ — Octavius, dialogue dans lequel un chrétien de ce nom et un païen disputent ensemble. Cet écrit, regardé long-temps, mais à tort, comme le 8e livre du traité Adversus gentes d'Arnobe, a été publié pour là première fois sous le nom du véritable auteur (1560), et traduit par réricaud ,
MIXZOCCHI di San-Bernardo , dit le Vieux, peintre italien , élève de Genga et du Pordenone ; Forli 15F5-1574. — Crucifix (Observantins, Forlij-, Sacrifice de Mclchisedech , Miracle de la manne (basilique de Loretta). — Ses (ils P. -Paul et Sébastien cultivèrent aussi la peinture.
MiOLLIS (Al.-F.) , général; Aix 1759- 1828. Il combattit sous Rochambeau en Amérique, commanda les volontaires des Bouches-du-Rhùne (1792), fut chargé d'occuper la Toscane après le traité de Campo-Formio, et, nommé gouverneur de Mantoue (1806), fit élever un monument à Virgile. Il occupa ensuite Rome et l'Etat ecclésiastique (1807) et le gouverna jusqu'en 1814.
MIOJXAET (Théod.-Edme) , numismate, membre
de l'Académie des inscriptions et belles-lettres; Paris 17~0- 1X42. — ■ Catulofjtte d'une collection itefnpreiites m soufre; Description des médailles antiques, 18 v< I. :n-S° ; Du ]rix des médailles romaines, 2 vol. in 8°.
HIOT OE MELITÔ ( \nt.-F.), homme politique, helléniste, membre de l'Académ e des inscriptions; Versailles 1762-1841. Après le 9 thermidor il fut nommé commissaire des relations extérieures, puis ministre plénipotentiaire près le grand-duc de Toscane et ambassadeur en Serdaigne. Au 18 brumaire il devint comn issaire-ordonnateur des guerres et administrateur général de la Corse, et suivit (I81.6) Joseph à Naples, puis en Espagne (1809). — Traduction d'Hérodote, 3 vol. in-8°, — de Diodore do Sicile, 7 vol. in 8°.
MIQI EL-FERIET (L.-C.) , co'onel d'artillerie; Auxonntf 1763-1806. !1 servit dans .a jeunesse di.ns l'armée prussienne, et revint en France (1792) pour ne point porter lis armes contre son pays; ce fut d'après ses plans que l'artillerie légère fut organisée sur le même pied qu'en Prusse.
Mir?, roi des Suèves , fils et successeur (569) de Théodomir, protégea les catholiqi es et m. 572. Eboric, son fils, lui succéda.
MIRABAUD (F.-B. de) , littérateur, précepteur des filles de la duchesse d Orlé. ns , membre do l'Acad. française; Paris 1675-1760. — Traductions de la Jérusalem délivrée, du Roland furieux; le Monde, son origine et ton antiquité. Le Système de la nature fut publié sous son nom, mais on sait que cet ouvrage est du baron d'IIoibach.
MIRABEAU (Vict. Riquetti , marquis df) , économiste; Perlhuis (Provence) 1715 1789. Il se lia à Paris avec le docteur Quesnay, chef de la secte des économistes, et devint zélé propagateur de cette doctrine. — L' Ami des hommes ; Théorie de l'im. pot (cet ouviage le fit enfermer à la Bat tille et lui procura une certaine popularité ; Philosophie rurale; Economiques ; Lettres économiques ; Droits et devoirs de l'homme.
MIRABEAU (II. -Gab. Riquetti, comte de), fils aîné du piécédent, et l'un des plus grands orateurs qu'ait produits la France; n. Bignon (Câlinais) 1 7 40. Sa jeunesse fut orageuse; sans cesse sous le coup de lettres de cachet obtenues par son père contre lui , et, après avoir été enfermé dans le donjon de Vincennes pour avoir enlevé Sophie de Ruffey, marquise de Pionnier, il commença (1784) à s'occuper principalement de politique; fut chargé (1787) par le ministre Calonne d'une mission secrèteen Prusse, et, à son retour, fut élu (1789) député du Tiers-Etat de la sénéchaussée d'Aix aux Etats-Généraux. Ce fut lui qui, apn's la séance royale du 22 juin, adressa au marquis de Dreux-Brézé, qui venait ordonner aux députés des communes de se séparer, une célèbre et foudroyante apostrophe. Bientôt après eurent lieu, autour de la capitale, les rassemblements de troupes ordonnés par la cour, et Mirabeau rédigea cette admirable adresse ait roi , qui força Louis XVI à révoquer l'ordre qu'il a' ait donné. — Parmi ses discours on remarque surtout ceux qu'il prononça sur la Banqueroute, sur la Constitution civile du clergé, sur la Sanction royale , sur le Droit de paix et de guerre; enfin, sa réponse à l'abbé Maury sur les Biens ecclésiastiques. Mirabeau contribua puissamment à toutes les conquêtes de l'Assemblée constituante sur les privilégiés et l'ancien régime. Mais, monarchiste de conviction, quand il crut s'apercevoir que la révolution allait mettre la royauté en péril, il re rapprocha de la cour dont il avait été jusque-là le plus violent adversaire. Malheureusement il crut pouvoir lui vendre l'appui que ses opinions lui faisaient un devoii de lui donner, et ternijt ainsi sa gloire par i ne tache ineffaçable. Il succomba .1791 à une maladia causée par l'excès des fatigues et de débauches. On lui fit de magnifiques funérailles, et ses restes furent déposés au Panthéon ; tua. s le pe»nle ies en re»