‹ Biographie portative universelleChapitre 408 sur 702 · MIRABEAU. — MIRO · texte numérisé non relu

MIRABEAU. — MIRO

tira (1793) le jour même où il y déposait ceux de Warat — Ses OEuvres, 1825-27, forment 9 vol. in-8°. On y remarque , outre ses discours, un Essai sur le despotisme, des Considérations sur les lettres de cachet, un Traité de la monarchie prussienne, l'un de ses plus beaux ouvrages ; ses Lettres à ses commettants, et son Courrier de province , ouvrages périodiques rendant compte des séances de l'Assemblée nationale; enfin , des Lettres à Sophie, écrites par lui pendant sa captivité au donjon de Vincennes , et publiées après sa mort par Manuel , et quelques ouvrages éroiiques, tels que la traduction des Baisers de Jean Second, etc.

MIRABEAU (Bonifaee Riquetti , vicomte Dr), connu sous le nom de Mirait eau- Tonne au, frère du précédent; Bignon 1754, Fribourg (Brisgau) 1792. Il fit avec le grade de colonel la guerre d'Amérique, fut élu (1789) député aux Etats-Géaéraux, y embrassa le parii de la cour, et fut un des plus ardents adversaires de son frère. 11 émi,;ra (179>), et alla former à l'étranger une légion d émigrés qui se réunit ensuite à l'armée de Condé.

BIIRAREILA (Vinc.j, savant antiquaire ; Syracuse 1570-1G24.

MIKAMION (M. Bonne au, dame de), seconde fondatrice des filles de Sainte Geneviève, di^es miramiones; Paris 1629-10 >6. Elle fonda la maison de refuge pour les femmes débauchées qu'on enfermait, et la maison de Sainte-Pélagie pour celles qui s'y retireraient de leur plein gré, et établit ( 1 60 1 ) la communauté de la Sainte-Famille pour soigner les malades.

M1RAA-CHAH (Mirza) , 3e fils de Tamerlan ; 1 3t5<>- 1 '<08. 11 fut nommé par son père gouverneur du Khoraçan (1380), soumit cette province, défit le sultan Djélaïr, pénéira jusqu'à Bassora, et reçut de son père tout le pays qu'il venait de conquérir. Il fut détrôné (1406) par son fils Aboubekr et périt dans un combat contre lui ( 1408) à Kara-Yousouf.

MIRA1VDA (Rodrigue de) , peintre espagnol du 18e siècle (école de Castille). — Le Sauveur (Mus. royal).

MIRAADV (F.) , général ; Pérou 1750-1816. Il quitta sa patrie à la suite d'un complot qu'il tramait contre le ice-roi; vint à Paris (1791), où il se lia avec Dumouriez, et prit du service dans son armée. Apr s la défection de ce général, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire et acquitté ; mais , accusé de nouveau pour ses liaisons avec les girondins , il fut condamné à la déportation. Il retourna dans l'Amérique espagnole, lit insurger la capitainerie espagnole de Venezuela ( 181 L) , et organisa un gouvernement républicain à Caracas. Fait prisonnier par les Espagnols et jeté dans les prisons de Cadix, il y mourut.

MIRAXDOLE, (F. Pic de La), gentilhomme, feudataire de l'État de Modène, chef du parti gibelin, fut podestat de Mod ne (1312), d'où les guelfes le chassèrent ; il y rentra après la mort d'Henri VII, et fut tué par Bonacossi (1321 ), auquel il avait vendu sa principauté. z= Jean, enfant célèbre et savant universel, l'un des descendants du précédent ; n. La Mirandole 1433.11 passait à dix ans pour le poète et l'orateur le plus distingué de l'Italie. A 14 ans il alla étudier le droit canon à Bologne, puis passa sept, ans à parcourir les plus célèbres universités de la Péninsule et de la France. Revenu à Rome (i486), il publia une liste de 900 propositions sur tout ce qu'on peut savoir (de omni re sùibilij , et il s'engageait à les soutenir publiquement contre quiconque voudrait les attaquer; mais quelques graves personnages, jaloux de la réputation que celte publication lui avait faite, lui firent défendre toute discussion publique, et déférèrent au pape plusieurs de ses propositions , qui furent condamnées. Il retourna alors en France, puis se relira à Florence, où il m. 149't, le jour même de l'entrée de Charles VIII dans cette ville.— Ses OEuvres ont été imprimées un grand nombre de fois; la dernière

édit. et la plus complète est celle de Bàîe, 16 vol. in-f°. — J.-François, son neveu, cultiva aussi les lettres, prit parti pour le pape Jules II dans les guerres que ce pape soutint contre Louis XII et François Ier, et fut massacré avec son tils, 1533 , par son neveu Galeotto II .—Celui-ci, devenu maître de la principauté de La Mirandole, se mit sous la protection de la France, et livra (1548) à Henri II sa forteresse, qui servit long-temps de place d'armes aux Français; il m. 1551. rr Son fils Louis lui succéda et m. 1574. ~ Frédéric , fils de celui-ci , étant m. sans postérité, eut pour successeur Alexandre, que Henri IV s'était vainement efforcé de faire nommer cardinal, et qui cependant abandonna le parti de la France pour embrasser celui de l'Espagne, rr Marie, le dernier des ducs de La Mirandole, n. 1688, se déclara pour la maison de Bourbon, dans la guerre de la succession d'Espagne, et fut dépouillé de ses Etats par l'empereur Joseph Ier. Il se retira en France, où sa famille existe peut-être encore.

M1RYULMOAT (P. de), historien, prévôt de l'hôtel et grand'prévôté de France; Amiens 1550- I6ll. — Mémoires sur l'origine et institution des cours souveraines ; le Prévôt de l'hôtel et grand'prévôté de Paris; Traité de la chancellerie.

MIREPOIX, nom d'une ancienne famille de France, dont les principaux membres furent : Mirepoix (Guy de Lévis, seigneur de) : m. 123 ï. Il accompagna Simon de Montfort dans la croisade contre les Albigeois, fut nommé maréchal de l'armée et reçut la terre de Mirepoix et d'autres seigneuries en Lan ;uedoc. Le titre de Maréchal de la foi, qu'il avait pris, passa à ses descendants. = Son petit fils Guy III, suivit Charles d'Anjou dans son expédition de Naples, et se distingua à la bataille de Bénévent (l206). De retour en France, il obtint, par arrêt du parlement de Toulouse, le maintien de la prérogative de juger les délits d'hérésie dans l'étendue de ses fiefs. — C. -P. -Gaston-!François , duc de Mirepoix, maréchal de France; m. 1757. Il fut nommé ambassadeur à la cour d'Autriche (1737) et lieutenant-général (1741), après s'être distingué en Italie. Le roi lui confia l'ambassade de Londres (1749), et le créa maréchal (175L). Il remplaça (1756) le maréchal de Richelieu dans le gouvernement du Languedoc.

SI IRE V EL T (M.-Janson), peintre hollandais, élève de Wiérix et de Blockland ; Delft 1568-1641. On évalue à plus de 10,090 le nombre des portraits qu'il a peints : ceux de Guillaume Maurice 1er, de Philippe et Frédéric-Henri de Nassau, sur cuivre, sont regardés comme ses ehefs-d œavre. — 3 poitrails d'homme et 1 de femme (Mus. roy.) ; 2 portraits ( ib., Collection Standish ) ; 9 portraits (Mus. d'Amsterdam). =z Son fils Michel suivit la même carrière.

MlKKIIO\D (Mohammed), célèbre historien persan; 1433-1498. 11 se retira dans un monastère de Hérat pour y écrire son Routât al sa/a (Jardin de la pureté), vaste encyclopédie de l'histoire orientale, dont Ehondemir, son fils, a donné un abrégé. — On a exirait et traduit de cet ouvrage : Histoire des rois.de Perse satsanides, traduite par Sylvestre de Sacy, dans ses Mémoires sur l'antiquité de la Perse ; Hislorla priorum regum Persarum, trad. par Jenisch ; Histoire des Samanides, trad iile par Wilken ; Histoire des Ghaznévides , traduite par le même; Histoire des Ismaéliens de Perse, traduite par Jourdain.

MIR MAIÎMODD ou MUÏMOUD CHAH, souverain persan , de la dynastie des Afghans, fils de Mir-Weiss, inLendaut du Candahar. Il poignarda son oncle, Abd-el-Aziz, dont il prit la place (1716); détrôna ensuite le sophi Hocein (1722), et prit le titre de chah. Etant tombé en démence, les Afghans le déposèrent et couronnèrent Aschraf, qui lui fit trancher la tête.

MIRO ou MlROAT (Gab.), médec. deC'.iarlcs VIII ;

MIROMÊNIL. — MOAWIAH.

O. Perpignan, m. 1490=Son frère François fut conseiller et médecin de Charles VIII, et l'accompagna à Naples. ~ Gabriel II, tîls du précédent, médec. ordinaire du roi, chancelier d'Anne de Bretagne.

— De regimine infantum tractaïus III, 1544, in-f°. z= Marc, médecin de Charles IX et de Henri III, .fils de Gabriel 3Iiro ; m. 1608. — Relation de (a mort du duc de Guise (Journal de Henri III, t. III).

— Son fils François, prévôt des marchands de Taris ; m. 1609. U fit construire la façade de l'Hôtel-de-Ville en y consacrant les émoluments de sa place. — Robert, frère du précédent, prévôt des marchands de Paris; m. 1641. Il présida le Tiers- Etat aux Etats-Généraux de 1614, et s'y fit remarquer par son patriotisme. Il fut ensuite ambassadeur en Suisse et intendant en Languedoc.

MIROMÊNIL (Hcg. de), garde des sceaux; Orléanais 1723-1796. Il se lia avec Maurepas, qui lui fit confier les sceaux (1774), travailla à la réintégration des parlements, et fut renversé (1787) par la cabale de Brienne. Lamoignon lui succéda. — Il rédigea la déclaration (1788) portant abolition de la question préparatoire.

31 ttt Kl (L.), riche marchand de tableaux à Rome, auquel on doit : le Antiche camere délie terme di Tito, 1776, 2 vol. in-f».

MIR-WE1SS, chef de la tribu afghane de Khaldjeh, intendant du Candahar pour les sofis de Perse, se rendit indépendant (1709). Son frère Abd-el-Aziz, lui succéda.

MISHA-PALEOLOGLE ou MESIH-PACIIA, Grec renégat, de la maison des Paléologues. Il embrassa l'islamisme (1453) et devint le favori de Mahomet II, qui lui confia le commandement de l'expédition contre Rhodes (1480); mais ayant échoué, il fut exilé à Gallipoli. Il recouvra ses emplois sous Bajazet II, et causa la perte du grand-vizir Achmet (1483).

MISSIESSY (Ed.-Th. B'jrgcesde), amiral; Toulon 1756-1837.— Traité du gréement des vaisseaux, in-i°.

MISSON (Maxim.) , littérateur français réfugié en Angleterre à la révocation de l'édit de Nantes (1631) ; m. 1721. — Nouveau* voyage d'Italie, 3 vol. in-12; Théâtre sacré des Cévennes.

MITCHELL (And.), diplomate anglais, ambassadeur en Prusse; m. Berlin 1771.

MITCHELL (And.), amiral; Ecosse 1757-1818.

MITCIIILL (Sam.-L. ), médecin américain; Long-Island 1763-1831. Il fut sénateur au congrès des Etats-Unis, et contribua puissamment à l'expédition de Lewis et Glarke, dont le but était d'établir la communication de l'Hudson avec les grands lacs.

MITELLI (Augustin), peintre, élève du Dentone; Bologne 1597, Madrid 1660- — On a, d'après ses dessins, un reçu il de 48 frises et de 24 cartouches, gravés par son fils, dont l'article suit, et par Curti. = Jo. -Marie, graveur; Bologne 1634-1718. — Nuit ( Corrige ) ; Fondation de Rome ( 17 pièces ) ; Cris de Bologne, d'après Ann. Carrache.

MITFORD (Gu.), homme d'Etat, historien; Londres 1744-1827. — Histoire de la Grèce, 4 vol. in-4°, = Sou frère J.-Fueeman, orateur, homme d'Etat; 1748- 1830. Il fut chancelier de Hrlande (1802), président de la chambre des communes, et repoussa avec acharnement les doctrines libérales.

M1THRIDATE.

ROIS DE PONT

MITHRIDATE I", fils d'Ariobarzane Ier, lui succéda 402 av. J.-G. Il s'efforça vainement de «'affranchir du joug des Perses, dont il était tributaire. Ariobarzane lui succéda (363).

MITHRIDATE II, fils d'Ariobarzane II, lui succéda 336 av. J.-G. Il fut dépouillé de ses Etats par Alexandre-le-Grand, et les reprit à Antigone ; ce qui le fait regarder comme le fondateur de la

monarchie, qu'en effet il rendit le premier indépendante. Son fils 31 it h r i date III lui succéd a ( 30 1 ) •

MITHRIDATE III, fils du précédent, lui succéda 301 av. J.-C. C'est de son règne que date 1ère pontique, portée dans le Bosphore par Mithridate Eopator. M.thridale IV lui succéda (365).

MITHRIDATE IV, fils d'Ariobarzane II, succéda à Mithridate III 206 av. J.-C. U fit la guerre aux Valaques et vainquit Séîeucus Callinicus, roi de Syrie. Mithridate V lui succéda (222).

MITHRIDATE V, Eoerqète, fils et successeur du précédent 222 av. J.-C. Il fut le premier roi do Pont qui fit alliance avec les Romains et reçut d'eux en récompense la Phrygie. II m. 121 av. J.-C. et laissa la couronne à son fils aîné, Mithri Jate-le- Grand.

MITHRIDATE VI, le Grand, fils et successeur du précédent; n. 135 av. J.-C. Il perdit son père à l'âge de 12 uns (123), passa plusieurs années dans la solitude, et, de retour dans ses Etats, soumit le Bosphore, la Scythie et la Cappadoce, que les Romains lui enlevèrent; il leur jura alors une haine éternelle (99), s'allia à Tigrane, et conquit l'Asie- Mineure où il fit périr, dit-on, 100 000 Romains (88). Il envoya ensuite en Grèce son lieutena»t Archélaûs, qui fut défait par Sylla à Cheronée et à Orchomène ; dépouillé de l'Asie-Mineure et privé de sa flotte il accepta une paix onéreuse qu'il rompit à l'occasion de la réduction du royaume de Bithynie en province romaine (75), tailla en pièces à Chalcédoine l'armée de Cotta, et mit le siège de\ anl Gyzique. Vaincu par Lucullus, il s'enfuit en Arménie, et revint à la léte d'une armée qui fut encore défaite. Le rappel de Lucullus lui permit de reconquérir son royaume (67); mais deux ans après, défait par Pompée près de l'Euphrate, il s'enfuit dans le Bosphore, où Pharnace son fils se révolta contre lui ; il se fit alors tuer par un soldat gaulois (65). Cet homme extraordinaire s'était exercé à ne ressentir aucune atteinte des poisons et parlait 22 langues.

ROIS DES PARTIIES.

MITHRIDATE Ier, dit le Grand et le Dieu, succéda, 164 av. J.-G., à son frère aîné Phraarte. Il conquit la Médie, la Perse, la Babylonie, la Mésopotamie, et fit prisonnier Déméirius II (143), qu'il traita en souverain et auquel il donna en mariage sa fille Rodogune. Il eut pour successeur Phraarte II (139).

MITHRIDATE II , fils et successeur d'Artaban III, 126 av. J.-C. Il fit la guerre aux Arméniens et aux Scythes, et rétablit Antiochus Eusèbe dans ses États. Son fils Mnaskires lui succéda (86).

MITHRIDATE III, fils de Phrahates III, 61 av. J.-G. Il fit assassiner son père pour lui succéder, et fut détrôné de ses Etats par son frère Orode qui le fit égorger 53 av. J.-C.

MITTARELL1 ( J. Ben. ) , camaldule , érudit ; Venise 1708- 1777. — Annales Camaldulenses ordinis S. Bcnedicti, 9 vol. in-f° ; ce grand ouvrage est exécuté sur le même plan que les Annales de Mabillon. Bibliotheca codicum Mss S. Michaetis Venetiorum , in-f°; De litteratura Favcntinorum, in-f».

MITTIE (J.-Stan.), médecin de Stanblas. roi de Pologne ; Paris 1727-1795.

MIZAULD (Ant.), médec. et astrologue ; Montluçon (Bourbonnais) 1520-1578. — Mcmorabilium... centuriœlX arcanorum, in-8° ; Historia Horteusium quatuor opusculis methodicis confentum.

MXÉSICLÈS, architecte grec du 5e siècle av. J.-C. Il construisit à Athènes, sous Périclès ( 437J. les Propylées, qui formaient l'entrée de V Acropolts. Il employa cinq ans à cette construction, qui coûta plus de 20 000 talents.

MOAWIAH, premier calife ommlâdè (GGl-OSO).

MOAWIAH. — MOHAMMED*

Il refusa, à la mort d'Othman, de reconnaître Ali pour son successeur, et se fit proclamer calife. Il soumit l'Egypte, Médine, La Mecque, l'Yémen ; envahit la Sogdiane, Samarcan.de et une partie de la Tartarie, mais fut moins heureux contre les Grecs qui le forcèrent à la paix. Son fils Yézid lui succéda.

MOAWIAH II, 3e calife ommiade (683-704), succéda à Yézid Ier et abdiqua au bout de quelques mois de règne. Sa retraite lui fit donner par les Musulmans le nom de Père de la Nuit.

MOBAREZ EDDYN MOHAMMED CHAH, fondateur de la dynastie des Modhaférides en Perse ; m. 1364. Il s'empara du Farsistan et de plusieurs autres provinces, et s'abandonna à la débauche. Ses fils lui firent crever les yeux. Son fils Djelal- Eddyn-Cliah lui succéda.

MOCENIGO, famille patricienne qui a fourni à Venise plusieurs hommes illustres. =: Thomas, doge ( 1414-20 ) ; les Vénitiens s'emparèrent sous lui du t< rritoire d'Aquilée. =z Pierre , doge (1474-76) , s'était signalé comme général de la république contre les Cypriotes et les Turcs. = Jean, frère du précédent, doge (1475-85); ce fut sous son dogat que la république entreprit la guerre contre Hercule III, duc de Ferrare. = Louis, doge (1570-77), fit la paix avec les Turcs. André, historien, de la même famille, fut chargé de plusieurs négociations au 16e siècle. — Belli memorabilis cameracensis advenus Venetos historia libri VI, 1525.

AIOCHI (F.), sculpteur toscan . élève de Santidi-Tito et de Camille Mariant; Mont-Varichi 1580- 1646. — Statues des ducs Alexandre et Ranuccio Farnèse (Plaisance) ; Ste Véronique (au jubé du Vatican ; St Pierre et St Paul (à la Porte del Popolo, Rome).

MOCLAH Mohammed Irn), poète arabe, inventeur des caractères arabes modernes; Ragdad 886- 910. Il fut vizir de Moctadher, et mourut disgracié; mais il est surtout célèbre pour avoir remplacé les caractères coufiques par l'écriture nommée neskhi. On attribue aussi cette invention à son frère Abou- Abdallah-el-iîaçan.

MOCLAH (Seïd), auteur persan, supérieur d'un monastère de derviches à Ispahan (1075). — Il a composé, d'après des comédies indiennes, des contes intitulés : Mille et un jours, qui ont été traduits en français par Petit de la Croix.

MOCQliET (J.), apothicaire de Henri IV, voyageur; n. Vienne (Dauphiné) 1575. Il fit plusieurs voyages en Afrique et en Orient par ordre du roi, et obtint le titre de garde du cabinet des singularités. — Voyages en Afrique, Asieet Indes orientales, Paris. 1617, in-12.

MOCTADER-BILLAH (Al.), dix-huitième calife abasside de Ragdad, succéda à son frère Moctafy (908), se laissa gouverner par ses eunuques, et fut massacré 932 par ses soldats révoltés. Son frère Cader-Rillah lui succéda.

MODEER (Ado.), naturaliste, économiste; Stockholm 1738-1799. — Histoire du commerce de la Suède, in-8°; Bibliotheca helminthologica, in-8°.

MODÈNE (Esprit de Ravmoisd de Mormoiron, comte de), historien; Sarrians (Provence) 1608- 1672. Il suivit le duc de Guise dans son expédition de Naples (1647), fut nommé mestie-de-camp général de l'armée du peuple ; fait prisonnier par les Espagnols, il subit deux ans de captivité. — Histoire des révolutions de la ville et du royaume de Nafles, in-4°.— Cette famille a produit plusieurs autres personnages distingués.

MODESTI1VUS (Herennius), jurisconsulte romain, disciple d'Ulpien, consul avec Probus (228). — H les te de lui des fragments publiés par Rrenkman, àeyde, 1706.

MODESTES (P.-F.), poète latin du 15e siècle; ù. Rimini (Romagne). — Venetiados libri XII. »101>G1R-EDDL\, sultan de Damas, fils et suc-

cesseur (1142) de Djemal-Eddin, fut dépouillé de ses Étals par Nbureddin ; m. 1168.

MODHAFFER-CIIAH, dernier souverain musulman du Guzaratc , fut dépouillé de ses États par Akbar (1573), et, chargé par ce prince de conquérir le Rengale, ressaisit son trône. Attaqué par lestroupes mongoles et vaincu, il se tua 1592. Après sa mort, le Guzarate fut réuni à l empire mongol.

MOEHSEN (J.-C.-Gu.), érudit, médecin ; Rerlitt 1722-1795. — Des mss. medicis quoi inter codices bibliothecœ regice Berolinensis servantur ; Descriptionde médailles frappées en* l'honneur des médecins, 2 vol.

MOELLENDORF (H., comte de), feld- maréchal prussien ; 1724-1816. Il se forma sous le grand Frédéric, fut chargé (1793) d'effectuer le démembrement de la Pologne, remplaça Rrunswick (1794). Il gagna la bataille de Kaiserslautern sur les Français, et fut blessé à Iéna (1806).

MOEONICS, cousin et meurtrier d'Odenat , se fit proclamer empereur (267); mais il fut tué au bout de quelques jours par ses soldats.

MOERIKHOFER (J.-Melchior) , graveur en médailles ; Frauenfeld (Thurgovie) 1706-1761. = Son neveu J. -Gaspard; n. 1733, se fit un nom dans la même carrière.

MOERIS-ATTICISTA, lexicographe grec du 2* siècle. — Lexicum atticum, Leyde, 1759, in-8°.

MOERK (Ja.-II. 1 , littérateur suédois ; 1714-1763. « — Adalricct Gothilde, 2 vol. C'est le premier roman original qui ait paru en langue suédoise.

MOESER (Juste), littérateur, érudit; Osnabrùck (Hanovre) 1720-1794. — Il est principalement connu pour son recueil intitulé : Idées patriotiques, qui lui fit donner le surnom de Franklin allemand; Histoire d' Osnabrùck, 2 vol.

MOET (J.-P.), littérateur; Paris 1721-1806.— Lucina sine concubitu , ouvrage condamné au feu par le parlement.

MOEZZ-ED-DAELAH (Ahmed), premier prince bowaïde qui ait régné à Ragdad; m. 967. Il soumit le Kerman et le Kurdistan, déposa le calife Moctafy (946), et lui donna pour successeur Mothi.

MOEZZ-ED-DYN DJJHWDAH CHAH, fils aîné de Rehader Chah, lui succéda sur le trône de Plncloustan (1712), et fut déposé par son neveu Mo-hamtnecl Ferakh-Syr, qui lui fit trancher la tète

MOEZZ-LEDI1VILLA1I, quatrième calife fatimite d'Afrique, succéda à son père Mansour-Rillah (952), conquit la Sicile (963), l'Egypte (969); fonda le Caire et y établit la dynastie des Fatimites, qui y régna plus de 200 ans; m. 976. Son fils Azyz-Rillah lui succéda.

MOFFAIV (N. de), historien ; n. Poligny (Fran» che-Comté) 16e siècle. Il prit du service dans l'armée que Charles-Quint leva (1550) contre les Turcs» et resta trois ans prisonnier à Constantinople. — Soltani Solymani... horrendum facinus in proprium filium, Râle, 1555, in-8°.

MOGALLI (Côme), graveur, élève de Fogginî; Florence 1667-1730. — Musœum florentinum, avec Lorenzini et d'autres graveurs. = Son fils Nicolas, élçve de F. Conti et de Picchienti, ami de Winckelmann ; n. 1723. — Planches des Monumenti antichi inediti de Winckelmann. Sa sœur Thérèse l'aida dans ses travaux.

MOHAMMED Ier. Voy. Masoud et Maodoud.

MOHAMMED II, al Ghaury, cinquième sultan de la dynastie des Ghaurides de Perse, dix-septième souverain musulman de l'Hindoustan ; m. 1206. Il fut associé au trône (1171) par son frère Gaïrath- Eddyn, qui lui donna le royaume de Gharnaz, et. régna trois ans après lui. Il renversa les idoles dans l'Inde et y établit partout l'islamisme.

MOHAMMED III, onzième empereur de l'Hindoustan, succéda à son père Touglouk-Chah (1325)v et périt dans une révolte 1352.

MOHAMMED-CHAH IV, empereur de Flnde*.

MOHAMMED. — MOKTAFY.

succéda à son père Firouz-Chah (1388), et mourut 13<Ji.

MOHAMMED IX, X, XI et XII. Voy. Akbar, Djihan-Guyr, Chah-Djihan et Beh'ader-Chah.

MOHAMMED XIII (Ferakh-Syh), empereur mogol de rilindousian, succéda à sou père Azem-al- Kban(l7l3),et fut détrôné par ses deux frères, qui le tirent empoisonner 1718.

MOHAMMED XIV (Nasser-Eddyn), empereur de TIndoustan (1717); il perdit l'empire mogol dans l'Inde ,et céda à Nadir-Chah toutes les provinces à l'ouest de l'Indus. Son fils Ahmed-Chah lui succéda (1747).

MOHAMMED (Gaïath-Eddyn Ier) , cinquième sultan seldjoucide de Perse, deuxième fils de Mélik- Chah, disputa le trône à son frère Barkyarok, fut proclamé roi (1105), et mourut 1118.

MOHAMMED (Gaïath-EddyK II), dixième sultan seldjoucide de Perse, petit-fils du précédent; soutint une longue guerre contre son frère Mélik-Chah II (1151-1159).

MOIIAMMED-BEN-TIIAIIER, cinquième et dernier prince de la dynastie des Thahérides (8G2), fut chassé du trône (872) après un règne orageux.

MOH\MMED-HAÇ\IV-KIIAN, fondateur de la dynastie des Khadjars , aujourd'hui régnante en Perse; fut d'abord gouverneur d'Astérabad, et se déclara indépendant à la mort d'Adel-Chah (1748). Aprè» s'être emparé de presque toute la Perse, il tomba au pouvoir de Kérim-Khan, qui lui fit trancher la tête 1758.= Son fils Mohammed-Aga échappa à Kérim ( 1779), reprit les provinces conquises par son père, et fit avec succès la guerre aux Russes. Il fut assassiné 17i>7,et eut pour successeur son neveu, Felhaly-Chah.

MOHAMMED-DEY , souverain de l'Egypte, succéda à Aly-Bey, qu'il chassa de l'Egypte (1773), et se fit nommer par le sultan de Conslautinople pacha du Caire ; il mourut de la peste 1776.

MOHAMMED- ALY-HAZL\, liltérat., poète persan ; Ispa'ban 1691-1779. — Onseley a inséré des fragments de ses voyages dans ses Oriental collections (tome II).

MOHAMMED-BEN-ABD EL-WAHAB(le cheikh), fondateur de la secte des wahabites au 18e siècle. 11 était de la" race des seïds ou descendants de Mahomet, et s'érigea en réformateur de l'islamisme. Il parcourut toute l'Arabie, la Syrie, etc. Son fils Houceïn lui succéda dans les fonctions de pontife suprême de la secte.

MOHAMMED-SULTHAN , orrière-petit-fils de Timour ; n. Hérat 1421. Il se fit reconnaître sultan dans l'Irak-Adjemi, le Farsistan et le Kerwan, et fut vaincu et tué par Babour, son frère (1452). Son beau-père Djihan-Chah lui succéda.

MOHEDANO (Ant.), peintre et poète espagnol, élève de Cespedes ; Antequera 1561-1625. On a de lui des fresques dans l'église et le couvent de Saint- François de Séville, ainsi que dans la cathédrale de Cordoue.

MOHEDANO (Raphaël et P.-Rodriguez), frères espagnols, sav.ints religieux du 18e siècle. — Historia liceraria de Espana, 9 vol. in-4°.

MOULER fJ.-Ad.), théologien ; Igersheim ( Wurtemberg) 1796-1838.— La Symbolique.

MOHNIKE (Théoph.-Chi.-Fréd.), érudit, philologue prussien; Grimmen HSl-iSil.— Édition des Chroniqueurs de Stralsund, 4 vol. in-8°; Saga des (les Féroé, in-8°.

MOHSIN-FANI, poète persan ; m. 1670. On lui a attribué à tort le Dabistan, traité des sectes religieuses anciennes et modernes de l'Asie.

MOHTADY-BILLAH ( Mohammed), quatorzième calife abasside, fils de Wathek, succéda à Motaz (869). Il voulut faire de nombreuses réformes clans l'État, et fut massacré 870 par le peuple révolté. JMotamed lui succéda.

MOI.YE ( P. -CamiUe Lç), savant .paléographe^éru-

dit; Paris 1723-1780. — Diplomatique pratique MOIXE. Voy. Lemoine.

MOIRA (F. Rawdo.v, comte de), homme de guerre et célèbre administrateur; Irlande 1754-1829. 11 prit part à la guerre d'Amérique dans laquelle il déploya de grands talents militaires, ternis parla cruauté dont il usa envers les insurgés, et commanda ensuite deux corps d'émigrés destinés à secourir les Vendéens (1793 et 1795). Élevé aux plus hautes dignités sous les ministères de Pitl et Fox, il arriva (1814) par la protection du Régent au poste de gouverneur-général des possessions anglaises dans les Indes orientales, et contribua puissamment à la conquête du Népaul et du pays des Mahrattcs. Il mourut gouverneur-général à Malte. r MOÏSE , chef et législateur du peuple hébreu ; Egypte 1725 av. J.-C, m. Nébo 1605. Abandonné sur le Nil par sa mère, il fut sauvé par la tille de Pharaon ; il quitta l'Egypte à l'âge de quarante ang à la suite d'un meurtre, et se réfugia dans le désert de Madian, où il épousa Séphora, fille de Jéthro. Là, selon la Bible, il reçut de Dieu l'ordre de ramener les Israélites dans leur patrie; et, après avoir effrayé Pharaon par divers prodiges, il sortit d'Egypte à la tête des Juifs (1645), leur fit traverser la mer Bouge, le désert de Sin, et arriva jusque sur les confins de la terre promise; il mourut avant d'y entrer. — On attribue à Moïse, dans le canon, le Pentateuque, qui renferme l'histoire de la création du monde jusqu'à l'entrée des Hébreux dans la terre de Chanaan , et un code de lois politiques et religieuses.

MOISE-ALSCnECn, savant rabbin du 16e siècle; n. Saphet (Palestine). — Commentaires sut tous le» livres de l'Ancien Testament.

MOÏSE DE KHOREN. Voy. Khorem.

MOÏSE BEN NOCHMANN, célèbre rabbin espagnol ; Girone 1 194- 1300.— Lettres de sainteté, in-8»; Guerres du Seigneur; Loi de l'homme, in-8°.

MOISSY (Al.-Gu. Mocstier de), auteur dramatique ; Paris 1712-1777.

MOITHEY (Maurille-Ant.), ingénieur-géographe du roi, littérateur; Paris 1732-1810. — Recherches sur la ville d'Angers; Dictionnaire hydrographique de la France.

MOITTE (P. -Et.) , graveur du roi, élève de Beaumont, membre de l'Académie de peinture; Paris 1722- L780. — Il a gravé six tableaux d'après Greuze, et des portraits. — Son fils F. -Auguste, graveur; n. 1748. — Costumes d'Italie, 24 feuilles (Greuze); Récréation de table (Jordaens).— J. -Guillaume, frère du précédent, sculpteur, élève de Pigalle et de Lemoine, membre de l'Acad. de peinture; 1747-1810. « — Statues des provinces de Bretagne et de Normandie (barrière de Passy); statue de Cassini ; ancien fronton du Panthéon ; mausolée de Desaix (mont St-Bernard); statue équestre de Napoléon , en bronze; Muse de l'histoire, bas-relief (cour du Louvre).

MOIVRE ( Abraham ) , mathématicien ; Vilry (Champagne) 1667, Londres 1754. Il se réfugia en. Angleterre à la révocation de l'édit de Nantes, se lia avec Halley et Newton, et fut reçu membre de la Société royale de Londres et de l'Académie de* sciences de Paris. — The Doctrine oj chances ; Annuities on life ; Miscellanea analtjtica.

MOJON (Jo.) , chimiste ; Gênes 1776-1837. On lui doit plusieurs découvertes importantes, et entre autres la propriété qu'a un courant électrique d'aimanter les aiguilles d'acier. — Corso analilico dl ■chimica, 2 vol. in-8°.

MOKTADY— BIAMRILLAH , 27e calife abasside ( 1075 ). Il succéda à Galm Biamrillah ( 1075 ), favorisa les sciences , et eut pour successeur Mostadher (1094).

MOK.TAF Y-BILL AH, 17« calife abasside. Il succéda à son père Motadhed (902) , reprit l'Egypte et la Syrie aux Thoulounides (905), et délit les I««

MOKTAFY. — MOLITERNO.

maéliens. Il eut pour successeur Moctader-Billah (908).

MOKTAFY-LEAMR-ALLAH, 31» calife abasside, succéda à Rasched (1136), releva le califat asservi par les émirs Al-Omrah, et eut pour successeur son fils Mostandjed (1160).

MORTHAR, capitaine arabe; 622-687. Il défendit vaillamment la famille des Alides, battit le calife Obéid-Allah , conquit la Mésopotamie, et fut tué par ordre de Mosab, général du calife Abdallah.

MOLAC (Séb. de Rosmadec. baron de), d'une famille noble de Bretagne, servit vaillamment Henri IV pendant la Ligue. Il m. 1629.

MOLAI (Ja. de) , dernier grand-maître des Templiers, de la famille des sires de Lonywic et de Raon, fut arrêté par ordre de Philippe-le-Bel ( L307) et livré à d'horribles tortures. Il fit quelques aveux qu'il rétracta ensuite, et fut brûlé à Paris 1314.

MOL ANS (Ph. de) , noble franc-comtois, maître visiteur des arsenaux des rois de Fiance et d'Angleterre. Il institua (1390) une confrérie de Saint- Georges dans l'église de Rougemont.

MOLAXUS (J. Ver-Meulek, dit),, théologien catholique: Lille 1533-1585.

MOLAIVUS (Gér.-Walt. Van der Meclen, dit), abbé de Lokkum, théologien luthérien ; Hamel (Hanovre) 1633-1722. Il eut (1692) une correspondance arec Bossuet pour travailler à la réunion des "églises catholique et protestante. Ce projet n'eut pas de suite.

MOLARD (F.-Emm.), ingénieur; Cemoises (Franche-Comté) 1774-1829. Il dirigea les écoles des Arts-et-Métiers de Compiègne (1895) et d'Angers (1815), et introduisit de nombreux perfectionnements dans les machines de transport. — Son frère Cl.-Pierre, ingénieur-mécanicien, membre de l'Acad. des sciences: Cernoises 1758-1837. On lui confia la garde du cabi'iet des machines légué par Vaucanson au gouvernement, et il fut l'un des commissaires chargés d'établir les bases du maximum (1793). Il présenta le plan du Conservatoire des Arts-et-Métiers. On lui doit un grand nombre d'inventions et de perfectionnements relatifs aux arts mécaniques.

MOL DO V AiVDGI-PACHA , grand- vizir de Mustapha III, se distingua contre les Russes (1767). Il m. disgracié 1780.

MOLE (Ed.) , magistrat ; Paris 1558 161 4. Il fut emprisonné à la Bastille par les Seize (1589), prêta serment à la Ligue et accepta les fonctions de procureur général ; mais il négocia en secret l'abjuration de Henri IV, qui lui donna en récompense une place de président à mortier (1602).— Son fils Matthieu, garde des sceaux ; 1584-1656. Nommé premier président (1641), il alla, au risque de sa vie, pendant les troubles de la Fronde, réclamer deux conseillers arrêtés arbitrairement (1648); négocia à Ruel un accommodement entre la cour et les frondeurs (1649) , et voulut, à cause de ses nombreux ennemis, se démettre des sceaux qu'il avait reçus (1650) , mais il ne tarda pas à les r prendre.

MOLÉ ( F.-Re. ) , acteur de la Comédie-Française, membre de l'Institut ; Paris 1734-1802.

MOLEXAER (Corn.) , dit Corneille le Louche , peintre; n. Anvers 1540.

MOLES WORTH (R.), diplomate; Dublin 1656- 1725. Il fut successivement ambassadeur en Danemark , conseiller privé de la reine Anne et de Georges Ier, et pair d'Irlande. — Relation du Danemark.

MOLIERE (F. de), romancier; n. Autun , m. 1623. —KPolixène, 2 vol. in-8°.

MOLIÈRE (J.-B. PoQUEMJt, dit), le plus célèbre auteur comique des temps modernes ; Paris 1622- 1673. Il était fils d'un tapissier valet de chambre du roi. Entraîné par sa -vocation pour le théâtre, il se fit comédien et parcourut la province (de 1646 à 1658) en jouant des pièces de sa composition, telles que V Etourdi (1653) et le Dépit amou-

reux (1651). Il vint à Paris ( 1638), ouvrit au Palais-Royal un théâtre qui attira la foule , et donna successivement : — les Précieuses ridicules ( 1659), le Cocu imaginaire (1660), l'Ecole des maris, Don Garde de Navarre, les Fâcheux (1661), l'Ecole des femmes et sa critiqne ( 1662), V Impromptu de Ver. sailles (1663) ; le Mariage forcé, la Princesse d'Élide

Î1664) , le Festin de Pierre (1665), l'Amour médecin 1665), le Misanthrope, son chef-d'œuvre (I666J ; le Médecin malgré lui, Mélicerte (1666), le Sicilien, le Tartuffe ( 1667 ) , Amphitryon , l'Avare ( 1668 ) , George Dandin ( 1668 ) , Pourceaugnac ( 1669 ) ; le Bourgeois gentilhomme (1670) , les Fourberies de Scapin , Psyché, la Comtesse d' Escar baguas (1671), les Femmes savantes (1672;, le Malade imag inaire (1673). A la 4e représentation de cette dernière pièce , où Molière jouait le principal rôle, il fut emporté mourant de la scène et expira le 17 février, à l'âge de 51 ans. Ses OEuvres complètes ont été éditées par Bret , 1773 , 6 vol. in-8° ; par Auger, 1819-27, 9 vol. in-8° ; par Aimé Martin, 18-23-26. Il avait composé en vers une traduction de Lucrèce qui n'a jamais été publiée.

MOLlÈRES (Jo. Privât de), physicien, membre de l'Académie des sciences ; Tarascon 1677-1742. Il entra chez les oratoriens, se lia avec Malebranche et défendit la doctrine de Descartes dans ses discours au collège de France, où il professait la philosophie (1725). — Leçons de mathématiques, — de physique.

MOLIX ou DUMOULIN (Ja.), médecin ; Marvège (Languedoc) 1666-1755. Il fut successivement professeur d'auatomie au Jardin du Roi , médecin en chef des armées, médecin de Louis XIV et de Louis XV. On croit que Le Sage l'a dépeint, dans Gil Blas, sous le nom de Sangrado,

MOLIXA (Alph. de), cordelier, missionnaire au Mexique, philologue; Escalona (Castille) 1496 , Mexico 1584. — Vocabulario in lengua castillana y mexicana, in-f° , Mexico, 1571 ; c'est le plus ancien livre connu imprimé en Amérique. Arte de la lingua mexicana y castillana, in-8°.

MOLIXA (L.) , jésuite espagnol; Cuenca 1535- 1601. — De libei i arbitrii cum graliœ donis concordia, 1588 ; De jusiitia et jure. Le traité du libre arbitre de Molina , qui émet, une doctrine contraire à celle de Jansénius , divisa les théologiens en deux sectes, les molinistes et les jansénistes, et occasionna de graves troubles dans l'Eglise. Les molinistes finirent par triompher.

MOLINA (J.-Ign.), jésuite, naturaliste , philologue, littérateur; Talca (Chili) 1740, Bologne 1829. — Saggio délia florin del Chili, in-8°.

MOLIXE (P.-L.), littérateur, auteur dramatique; Montpellier 1740-1820.

MOLIXERI (J.-Aut.), dit le Carracino , peintre et architecte, élève de Carrache ; Savigliano (Piémont) 1577-1640. — Déposition de croix (rglise de Saint-Dalmace, Turin).

MOL1XET (J.), poète, litlérateur et chroniqueur du 15e siècle; n. Boulonnais, m. 1507.— Traduction du roman de la Rose, Lyon 1503 ; Faits et dits, oraisons et chants royaux, 1531, in-f° ; le Temple de Mars, in-8e ; Chronique (1474-1504),

MOLIXIER (Gu.) , troubadour toulousain, chancelier du collège du Gai-Savoir , prit part à la rédaction des Leys d'amor ( 1356). — Poétique , dont Raynouarda publié le commencement dans sa Grammaire romane.

MOLIXIER (J.-B.), prédicateur, oratorien ; Arles 1678-1745.

MOLIXOS (M.), théologien espagnol ; Saragosse 1627-1696. Il se fixa à Rome et y publia (1675) un Guide de piété où il enseignait un quiétisme condamné par Innocent XI, qui fit jeter Molinos dans les prisons de l'inquisiliou ( 1685) , où celui-ci mourut.

MOLITERXO (le prince de), fils du prince de

MOLLER. — MONARDÈS.

Marsico-Nuovo. Il fit la campagne de Piémont contre les Français (1794), et, lors de leur invasion dans le royaume de Naples, parvint à se faire nommer général des troupes napolitaines, puis général du peuple. Après une conduite, assez équivoque qui le porta à servir successivement différents partis, il finit par se rallier a Çhampionnet, auquel il ouvrit les portes de Naples, et qui se débarrassa de lui en l'envoyant en ambassade auprès du Directoire. Il fomenta ensuite (1808) l'insurrection de la Calabre contre Murât, et chercha à soulever les troupes napolitaines qui occupaient les États romains ; mais le pape l'exila. 11 m. v. 1840.

MOLLER (Dan.-Gu.), savant philologue, érudit ; Presbourg 1642-1712.

MOLLER (J.), philologue; Flensbourg (Schleswig) 1601-17-25. — Clmbria libcrata, 1744, 3 vol. in-f°.

MOLLERUS (J.-H.) , homme d'Etat ; •Utrecht 1753-1830. Il fut successivement secrétaire des Etats-Provinci aux de la \\ illande ( 1802), ministre de l'intérieur et des cultei, ministre de la guerre (1814), et vie ;-préfet du conseil d'Etat.

MOLLET (Cl.), jardinier de Henri IV et de Louis XIII. Il traça les jardins de Saint-Germain (1595). — Théâtre des plans et jardinages publié par ses fils 1652. On trouve dans cet ouvrage la météorologie appliquée pour la première fois aux travaux du iardinage.

MOLLOX-ADLL WALT, roi de Northumberland, successeur d'Osulphe (758). 11 fut assassiné par Alered, qui lui succéda 765.

MOLXAR (Alb. ), philologue; n. Szentz f Hongrie ) 1574. — G» ammaticœ ungaricœ libri II; Dictionarium unqarico-latinum , 2 vol. in-8° , édition de la bible en hongrois, Hanau, 1608, in-4°.

MOLYiV (P. de), dit le Vieux, peintre, graveur à Peau-forte ; n. Huarlem v. 1600. — Il a gravé dans la manière de Van den Yelde 4 paysages. = Son fils Pierre, dit Tempesta, peintre; Huarlem 1637- 1701. Après s'être établi à Rome, où la protection du pape et du duc de Bracciano lui assura une fortune considérable, il se rendit à Gènes. Ayant fait assassiner sa femme pour épouser une clame génoise, il fut condamné à être pendu, et n'échappa au supplice que par la protection du comte de Melia, qui fit commuer sa peine en une prison perpétuelle. Le bombardement de Gênes par Louis XIV (1684) lui fournit l'occasion de recouvrer sa liberté, après une captivité de seize ans. Cette affaire lui valut le surnom de Pierre de Mulieriùus. Il s'est particulièrement adonné à peindre des tempêtes, des orages et des paysages éclairés d'une manière bizarre.

MOLYXEUX (Gu.), mathématicien, physicien; Dublin 1656-1698. — Sciothcricum lelescopium, ouvrage contenant la description d'un cadran solaire à lunettes de son invention ; Dioptrîca noua. Molynenx, lié avec Locke, lui demanda un jour si un aveugle auquel on rendrait la vue pourrait aussitôt reconnaître la forme des corps ; Locke lui fit une réponse négative, confirmée depuis par les expériences de Clieselden. Ce problème est connu sous le nom de problème de Molgneux.

MOLZA (F. -Ma.), poète latin et italien^ Modène 1489-1544. — On a de lui des capitoli, des rime, des nouvelles et des élégies latines fort belles. Une médaille fut frappée en l'honneur de ce poète par les soins de Léonard Arétin. Ses ouvrages ont été publiés par Serassi, 1747-54, 3 vol. in-8°. = Sa petite-fille Tarqcinia, poète, littérateur; Modène 1542-1617.

MOMBRITIUS (Bonino), poète latin, bagiographe, philologue ; n. Milan 1424, m. v. 1482. — Traduction en vers latins de la Théogonie d'Hésiode; Dedom nica passione libr. V; Vitce sanctorum, 2 vol. in-f°.

MOMPER (Josse de), dit Cervrugt, peintre, graveur à F eau-forte; n. Anvers 1580. Ses premiers

tableaux sont ornés de figures de J. Breughel et de Téniers le père.

MOVYCI ( Lau. de), chroniqueur de Venise, chancelier du royaume de Candie ; m. 1429. — De rebus Vcnetorum ad annum 15 j4, in-4°.

MOXACO. Le premier prince connu de cettemaison est GnuiALDi IV, amiral de la flotte des croisés qui s'emparèrent du ponde Damiette (l2l8>; m. 1244. = François Grimaldi, sou fils et successeur, combattit les gibelins, et fut gouverneur de Provence pour Charles d'Anjou (I2ù5); m. 1275. = IU i mer 1er, fils et successeur du précédent, servit Charles II , roi de Naples contre les Siciliens ; m. 1300.= Raimer II, son fils et successeur (1300),. amiral de France, combattit les gibelins ; m. 1330* — Charles Ier, fils et successeur du précédent (1330), amiral de Fiance et de Gênes, se distingua contre les Anglais et contre les Catalans. = Rainier III, son fils, lui succéda (1363), et fut amiral de France sous Charles V, et lieutenant-général en Provence pour la reine Jeanne Ire. Il reprit Monaco (14(J2), dont les barons de Bueil s'étaient emparés. = Je*n, son fi's et successeur (li07), combattit les Vénitiens pour Ph.-Ma. Visconti, et les défit (L427) ; m. 1454. = Catalan, son fils et successeur ; m. 14>7. = Claude, fille du précédent, épousa Lambert Grimaldi (1457), qui fut gouverneur de la côte de Gênes pour Charles VIII. Il m. 1493. = Lucien, fils du précédent et son successeur, fut grand-chambellan de France, et combattit les Génois et les Pisans ; m. 1525.= Honoré 1er, son fils et successeur, servit Charles-Quint et se distingua à la bataille de Lépante ( 1571 ) ; m. la même année. =r Charles II, prince de Monaco ( 15SI ), pensionnaire de Philippe II; m. 1589.=Hercule, 3e fils d'Honoré Grimaldi et successeur de Charles, son frère (1589) ; m. 16l)4, assassiné par ses sujets. = Honoré II, fils et successeur du précédent , mît ses États sous la protection de Louis XIII (1641), pour échapper à la domination des Espagnols, qui occupaient la ville de Monaco ; il força ceux-ci d'évacuer la place; m. 1662.= L. Grimaldi, petit-fils et successeur du précédent (1662) ; m. 1701. = Antoine, son fils et successeur, époux de Marie de Lorraine* m. 1731.= L juise-Hii'polyte, sa fille, lui succéda dans son duché; m. 1731. = Honoré-Camille- Léonin, fils de la précédente, lui succéda sous la tutelle de son père, duc de Valentinois; m. 1819. = Honoré-Gab. Grimaldi - Matignon , prince d» Monaco, duc de Valentinois, pair de France; Paris 1778-1841. Dépossédé lors de la Révolution et réintégré dans ses Etats (1814), il s'y livra à toutes sortes de spéculations peu dignes d'un prince, et fonda néanmoins en Normandie un établissement pour l'extirpation de la mendicité. Son frère Florestan Ier lui a succédé.

MOXACO dell' Isole d'Oro (il), de la famille des Cibi, religieux du monastère de Saint-Honoré dans les îles d'Hyères, habile calligraphe et peintre de miniatures; Gênes 1326-1408.

MOXACO (M.), histor., littérat. du 17» siècle; n. Capoue — Sanctuarium capuanum, iu-4°.

MOXACO (P.), graveur, inspecteur des mosaïques de Saint-Marc de Venise; Bellino 1720-1804.— Raccolta di slampe, in-f°.

MOXALDESCHI (L. Boxcontede), chroniqueur; Orviète 1327-1442. — Chronique en dialecte romain.

MOXALDESCHI (J. marquis de), grand-écuyer et favori de Christine, reine de Suède, fut assassiné 1657 , par ordre de cette princesse , dans la galerie du château de Fontainebleau. On ne connaît pas bien la cause de ce meurtre.

MOXAXTHEUIL (H. de), mathématicien ; Reims 1536-1606. — Traduction latine du livre des Mécaniques d'Aristote ; De puncto primo geometnee principio, in-4°.

MOXARDJÈS (N.), médecin ; n. Séville, m. 1578. — Libvo que trata de la nieve, in-8°; De las cosat

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