MOREAU. — MORGHEN
MOREAU - SAINT -MÉRY ( Médéric- L.-Elie ) , homme d'Etat ; Fort-Royal (Martinique) 1750-1819. lléputé à l'Assemblée constituante, il émigra aux Eiats-Unis (1793), et, rappelé à Paris par Brueix (1798), devint conseiller d'Etat et ambassadeur à Florence. A la mort du grand-duc Ferdinand (1802), il prit possession des Etats de ce prince au nom de la France, et les gouverna avec le titre d'administrateur-général. Son opposition aux mesures sévères de Junot le fit disgracier. — Lois des colonies françaises de l' Amérique, 6 vol. in-4° ; Colonie de Saint-Dom'ngue, 2 vol. in-4°.
"MOREAU (J.-L.), médecin plus connu sous le nom de Moreau de la Sarthe ; Montfort (Sarthe) 1771-1826. — Histoire naturelle de la femme, 3 vol. in-8°.
MOREAU DE COMMAGNY (C.-F.-J.-B.), vaudevilliste, littérateur; Paris 1783-1832.
MOREAU DE RIOIL (J.-M.-Rui. Ghislain de), nomme d'Etat, écrivain; Namur 1765-1835.
MOREAU (Hégêsippe), poète; n. Paris 1810, m. a l'hôpital 1838. — Myosotis.
MOREELSE (N.), peintre ; Utrecht 1571-1638.— Bergère , portraits (Mus. d'Amsterdam); portraits (Mus. de La Haye).
MOREL (Just), dit Deschamps, poète français du 15e siècle ; n. Flandre. 11 fut châtelain de Fisme% bailli de Senlis, écuyer-huissier-d'armes de Charles VI.
MOREL (Gu.), imprimeur; Tilleul (Normandie) 1505-1564. Il fut nommé directeur de l'imprimerie royale (1555).
MOREL (Fréd.), dit l'Ancien, imprimeur du roi, littérateur ; Champagne 1523-1583. =r Son fils aîné Frédéric, imprimeur, érudit, helléniste, poète latin ; Paris 1558-1630. II fut nommé doyen des imprimeurs et des professeurs du roi. — Notes sur Strabon, Catulle, Tibulle, Properce, les Sylues de Stace, Dion Chrysostome , etc.; Alexarder Severus, tragedia toqata.— Son frère Claude, imprimeur du roi ; 1574-1626. — Editions de saint Basile, «aint Cyrille, saint Grégoire de IYazianze, Archiinède, Philostrate, etc. =: Son fils Charles, imprimeur du roi ;; 1602-lGiO. Il devint secrétaire du roi (1639). — Édition des Pères grecs. = Son frère Gilles lui succéda dans la charge d'imprimeur du roi, qu'il remplit jusqu'en 1646. — Édition de la grande bibliothèque des Pères, 17 vol. in-f°.
MOREL (J.), poète latin ; n. Avesgre (Ardennes) 1529. — Justifia gergoviana.
MOREL (dom R. ), bénédictin de Saint-Maur, écrivain ascétique ; Chaise-Dieu (Auvergne) 1653-1731.
MOREL (P.), grammairien ; Lyon 1723-1812. — Son frère J. -Marie, architecte; Lyon 1728-1810. Il s'est particulièrement distingué dans l'architecture des jardins. — Théorie des jardins, 2 vol. in-8°.
MOREL (J.-E.), peintre; 1777-1808. — Vase de
fleurs (Mus. d'Amsterdam).
MOREL (J.-AI.), écrivain, musicien; Loisey (Meuse) 1775-1825. — Principe acoustique nouveau et universel de la théorie musicale ; Système acoustique nouveau et universel.
MOREL (Hyac), littérat., poète patois; Avignon 1759-1829. — Lou Galoubé, charmant recueil de poésies provençales (dialecte du Comtat-Yenaissin), publié par les amis de l'auteur.
MOREL de Vindé (C.-Gilbert) , agronome et littérateur, membre de l'Acad. des sciences, pair de France; Paris 1759 1842.
MORELL (And.), numismate; Berne 1646-1703. Spécimen uniuersœ rei nummarice antiq.\ Thésaurus MoreUianus , 2 vol. in-f°.
MORELL (Th.), philologue anglais; Eton 1703-
MORELLET (l'abbé And.), littérateur, critique, publiciste, membre de l'Académie française; Lyon 1727-18 1 9. Il prit part au mouvement philosophique ^ui précéda lu révolution, dont il se sépara cepen-
dant plus tard, et sauva (1792) les archives de l'Académie, ainsi que les Mss du Dictionnaire. — Mélanges de littérature et de philosophie , 1818, 4 vol. in-8°.
MORELLI ( Ma. «Madeleine ) , improvisatrice ; Pistoie 1728-1800.
MORELLI (l'abbé Ja.), célèbre philologue et bibliographe, bibliothécaire de St-Marc; Venise 1745-1819. — Il a découvert le discours d'Aristide contre Depline, une déclamation de Libanius pour Socrate, et des fragments des Eléments harmoniques d'Aristoxène.
MORELOS (Jo.-Ma.), prêtre, général des insurgés mexicains, tîls d'un menuisier. Il vainquit plusieurs fois les Espagnols ; mais, surpris par eux près d'Atocama, il fut condamné à mort comme traître et fusillé 1815.
MORELOT (Sim.), pharmacien-chimiste; Beaune 1751-1809.
MOREiXAS (F.), compositenr; Avignon 1702-
t MORE1YO (José), peintre; Burgos 1642-1663. Il était élève de Francisco de Solis. — Sainte-Famille (Mus. royal).
MORÉRI (l'abbé L.), compilateur; Bargemont (Provence) 1643-1680. Il entra dans les ordres à Lyon, et publia (1673) un Dictionnaire historique et géographique, l vol. in-f°. — Cet ouvrage, successivement augmenté et refondu, a été porté parGoujet et Drouet à 10 vol. in-f°, 1759.
MORET (Ant. de Bourbon, comte de), fils naturel de Henri IV et de Jacqueline de Beuil; n. 1607, légitimé ( 1698). H embrassa le parti de Gaston, duc d'Orléans, contre Louis XIII (1631), et fut blessé h Castelnaudary ; les uns prétendent qu'il y périt, d'autres qu'il se fit capucin sous le nom de Jean- Baptiste, et qu'il mourut en odeur de sainteté en
MORET (le P. Jo.), jésuite, historien; Pampelune 1615-1705. — Historiœ obsidionis Fontarabiœ ; Investir/aciones hisloricas de las antiguedades del reyno de Navarra , in-f°; Anales del regno de Navarra „ 3 vol. in-f°.
MORETO Y CABANA (Augustin), poète comique espagnol du 17e siècle, était coutemporain de Calderon, et composa un grand nombre de pièces dont plusieurs ont été imitées par Molière. — Obras, Valence, 3 vol. in-i°.
MORGAGNI (J.-B.), l'un des plus célèbres médecins du 18e siècle; Forli 1682-1771. Il forma une école à Padoue. — De sedibus et causîs morborum, 2 vol. in-f°, traduit en français par Desormeaux; Adversaria anatomicœ; Miscellanea opuscula, in-f°.
MORGAN (H.), aventurier du 17e siècle; n. clans le pays de Galles. Il devint chef de flibustiers (1668) à la mort de Mansfield , qui l'avait nommé son vice-amiral. Il rançonna l'île de Cuba, prit Porto-Bello, brûla le fort de Maracaïbo (1669); s'empara de Panama (1671), qu'il réduisit en cendres, fit subir le même sort à Porto-Bello, et ne cessa ses ravages qu'à la paix avec l'Espagne.
MORGAIV (Gu.), économiste; n. pays de Galles, m. 1833. — Doctrine des annuités et des assurances sur la vie, 1799.
■ MORGENSTERN (J.-Salom .), géographe et bouffon de la cour de Prusse; Pegau (Saxe) 1706-1785. — Nouvelle géographie potitique, 1735; Jus publicum imperii Russorum.
MORGHEN (Raphaël), célèbre graveur au burin et à l'eau-forte, élève de Volpato, associé de l'Institut; Naple> 1758-1833. Né d'une famille allemande qui a produit plusieurs graveurs assez distingués, ii entra à douze ans chez le célèbre Volpato, qui devina son génie, le forma par ses conseils, et lui donna sa tille en mariage..— Le Miracle de Bolsena, le Parnasse, le Saint Jean-Baptiste (Guid ) Reni); le Prix de Diane ( Dominiquin) , la Sainte-Famille ( Rubens ) ; la Madonna col Bambino (André del Sarto), le Char du Soleil (Guide) , Loth et ses files
MORGUES.— MORMANDO.
(Guerchin) , le Temps faisant danser les Heures (Poussin), portrait de Moncade (Van-Dyck), Angélique et Mêdor( M atleoni) furent les fruits du séjour à Naples de Morghen, qui se rendit ensuite à Florence, où il ouvrit, sous la protection de Ferdinand 111, une écolede gravure. — 1 1 puUlia successivement dans cette ville la Madonna dalla Seggiola Raphaël), Madeleine pénitente (Murillo), Charité Corrège), la Madonna dal Sacco (André del Sarto), a Vierge et Jésus dormant (Titien), la Cène (Léonard de Vinci), son chef-d'œuvre, et enfin la Trans- 5 figuration ( Raphaël ). A partir de cette époque 1(1810), Morghen commença à fabriquer de la gravure, au moyen de nombreux élèves qu'il rassemblait dans son école. Les gravures qui marquent cette période décroissante de son talent sont les suivantes, où se trouvent encore quelques morceaux remarquables : la Sainte-Famille à l éèuelte , Berger d'Arcadie (Poussin), Madonna del Cardellino, la Fornarina, la Vierge ù la chaise (Raphaël), portrait de Napoléon à cheval (Ua\i<l), Ls Trois Ages (Gérard).
MORGUES (Mat. de), jésuite, prédicateur, écrivain politique; Vêlai 1582-1670. Il fut successivement prédicateur de Marguerite de Valois et de Louis XIII, puis aumônier de Marie de Médicis , qu'il suivit à Bruxelles.
MORHOF ( Dan.-G. ) , savant et laborieux philologue ; Weimar 1639-1691. — Polyhistor , sive notifia auctorum et rcrum , 2 vol. in-4° ; Princeps medicus.
MORI da Cemo (Ascanio), littérateur; n. Mantoue v. 1503. — Novelle.
MORICE DE BE/VUBOIS ( dom P.-Hyac. ) , bénédictin de St-Maur; Quimperlé ( Basse-Brelagne ) 1693-1750. — Édition de l'Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne de Dah. Lobineau ; Pièces justificatives et dissertations sur l'origine et les mœurs des Bretons, 3 vol. in-f°.
MORI EN , solitaire, n. Rome; vivait en Egypte vers le 12e siècle. — On lui attribue divers ouvrages hermétiques, aujourd'hui complètement oubliés.
MOR1GIA ( Buonincontro ) , chroniqueur du 14* siècle; n. Monza (Milanais). Il était (1320j membre du conseil des Douze qui administraient Monza pour Louis de Bavière. — Chronique de Monza t publiée dans le recueil de Mura t or i. = Jacq. -Antoine, parent du précédent; Milan 1393-1445. Il fut l'un des fondateurs de la congrégation des Barnabites. = Ja. -Antoine, de la famille des précédents, cardinal, évèque de San-Miniato, de Florence et de Pavie; Milan 1632-1708. — Oraisons funèbres; Lettres pastorales. z= Paul, jésuate, érudit; Milan 1525-1604. Il fut nommé quatre fois supérieur de son ordre. — Origine de toutes les religions; Sioria delT antichitù di Milano.
MORILLO ( Grég. ), poète satirique ; n. Grenade 16e siècle.
i MORILLO (don Pablo ), comte de Carthagène, général espagnol; Fuentes de Malsa 1777-1837. Il prit part à la guerre de l'indépendance ; fut envoyé (1814) contre les insurgés de Venezuela et de la Nouvelle-Grenade ; s'empara de Carthagène et de Santa-Fé ; fut battu par Bolivar, et forcé de quitter la Nouvelle-Grenade après la bataille de Boyaea (1819). Investi du commandement de la Galice (1822) par les constitutionnels, il fut destitué après la pacification de l'Espagne, et se retira en France. — Il a laissé des Mémoires sur ses campagnes d'Amérique.
MORILLON (dom Ju.-Gatien de), bénédictin de St-Maur, littérateur; Tours 1633-1694.
MORIN ( P.), critique, philologue; Paris 1531-
MORITV ( J.-B. ), astrologue; Villefranche (Beaujolais;, 1583-1656. Il fut l'un des contradicteurs les plus acharnés de Copernic et de Galilée. — Famosi problematis de telluris motu vel quiete hactenu* optala solutio ; Astrologia gallica.
MORIN (J.), orientaliste, hébralsant, oratorien ; Blois 1591-1659. H fut converti au catholicisme par le cardinal Duperron , et appelé à Rome par Urbain VIII, pour travaillera la réunion de l'église grecque. — Exercitaliones ecclesiasticœ ; Exarcitationes biblicœ de germana LXX interpretum translatione dignoscenda.
MORIN (Sim.), visionnaire; n.Richemonl (Normandie) 1623, brûlé vif 1663.
MORIN (J.), peintre, graveur, élève de Philippe de Champagne, n. Paris 1639.
MORIN (Et.), orientaliste; Caen 1625-1700.— Forcé de quitter la France lors de la révocation de l'édit de Nantes, il se réfugia en Hollande et devint professeur de langues orientales à Amsterdam. — Exeraitationes de lingua primteva; Explanationes sacrœ et philologicœ. — Son fils Henri, érudit, membre de l'Académie des inscriptions ; Saint- Pierre-sur-Dive 1655-1728.
MORIN (L.), médecin; Le Mans 1635-1715.
MORIN, de Toulorj , naturaliste, membre de l'Acad. des sciences (1693) ; m. 1707.
MORIN (J.) , physicien et mathématicien, membre de l'Àcad. des sciences; Meung - sur-Loire (Orléanais) 1705-1764. — Abrégé de mécanisme universel.
MORIN (Ben.), libraire, écrivain; Paris 1746- 1817. — Dictionnaire universel des synonymes de la langue française, 3 vol. in-12.
MORISON (R.), botaniste; Aberdeen (Ecosse) 1620-1683. Après avoir été grièvement blessé en combattant pour Charles Ier, il vint en France, obtint la direction des jardins de Blois, du duc d'Orléans, puis retourna en Angleterre à l'avènement de Charles H, qui le nomma son médecin, surintendant de ses jardins et professeur royal de botanique. — Hortus blesensis; Plantarum umbelUferarum distributio nova, iu-f°, fig. ; Histoire universelle des plantes.
MORISOT (Cl.-Bart.) , écrivain, poète lati» ; Dijon 1592-1661.
MORISOT ( Jo.-Maileleine-Rose ) , architecte; Champeaux (Seine-et-Marne) 1767-1821.
MORITZ (Ch.-Ph.j, littérateur, grammairien ; Hameln 1757-1793.
MORLA (Th.), général espagnol, capitaine général de l'Andalousie , inspecteur-général de l'artillerie ; m. 1820. Il contraignit la flotte française qui se trouvait dans le fort de Cadix à se rendre aux Espagnols (1808), traita pourtant peu après avec Napoléon de la capitulation de Madrid ; il prit du service sous Joseph et fut disgracié par Ferdinand VII.
MORLACCHI (F.), célèbre compositeur; Pérouse 1784, Inspruçk 1841. — La Danarde (1810) , il Renegato, Colombo, opéras ; oratorios, hymnes, messes.
MORLAND (sir Sam.), diplomate et mécanicien anglais; 1625-1697. Il fit partie de l'ambassade envoyée à la reine de Suède (l653) pour lui proposer une alliance avec l'Angleterre, et reçut la mission d'aller intercéder pour les Vaudois auprès du duc de Savoie; il abandonna ensuite le parti de Cromwell , contribua à faire remonter Charles sur le trône , et fut nommé maître des mécaniques du rpi. — Description et emploi de deux machines d'arithmétique, 1662 , rare ; Description du porte- Vo x, 1671; Elévation des eaux par toutes sortes de machines , 1685; Hydrostatique.
MORLAND (G.), peintre anglais ; 1764-1804. — Marine, Suites d'un naufrage (Collection Standish, Mus. roy.).
MORL1ÈRE ( Adr. de la), antiquaire du 17» siècle, chanoine d'Amiens; n. Chauny (Ile-de- France). — Recueil des plus nobles et illustres maisons du diocèse d'Amiens et des environs , 1630} Antiquités et choses les plus remarquables d'Amiens, in f°, 1642.
MORMANDO (J.-F.), architecte, élève de Léon- Baptiste Albcrti ; Florence 1455-1522, — Église de