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MUSTAPHA

EMPEREURS TURCS

MUSTAPHA I"r succéda à son frère Achmet (1617). 11 fut. détrôné par les janissaires, qui élurent Osman 1er. Rappelé (1622), il fit périr ce dernier, fut déposé de nouveau et étranglé 1623.

MUSTAPHA II, fils de Mahomet III , succéda à Achmet II , son oncle (1695), après de nombreux succès sur Léopold 1er , les Vénitiens, les Polonais et les Moscovites. Il fut battu à son tour et forcé de signer la paix de Carlowitz : il se retira à Andrinople. Une révolte éclata, et il fut déposé. Il ni. 1705. Achmet III lui succéda.

MUSTAPHA III, fils d'Achmet III , succéda à Osman III ( 1757). Il perdit la Moldavie et la Valachie ; m. 1774. La mollesse de son gouvernement et les intrigues de la Russie préparèrent sous son règne l'indépendance de la Grèce. Abdoul-llamid lui succéda.

MUSTAPHA IV, cousin de Sélim III, lui succéda (1807). Il introduisit plusieurs réformes dans le gouvernement, repoussa les Anglais qui méditaient la conquête de l'Egypte , et tenta d'abaisser le pouvoir des janissaires. 11 fut étranglé dans une révolte 1808. Son frère Mahmoud II lui succéda.

MUSTAPHA, aventurier turc. Il se prétendait fils de Bajazet Ier, et tenta de disputer le pouvoir à Mahomet Ier (1421) ; mais il fut trahi et livré à son rival, qui le fit étrangler.

MUSTAPHA, fils aîné de Mahomet II, souverain de la Caramanie. Il vainquit les Persans (1469) , et fut étranglé 1470 par ordre de son père, auquel il avait enlevé une de ses femmes.

MUSTAPHA, fils aîné de Soliman Ier, fut étranglé 1553 par ordre de son père, qui le soupçonnait d'aspirer à la royauté. = Un faux Mustapha, suscité par Roxelane , femme de Soliman, qui voulait détrôner son mari , parut l'année suivante ; après avoir fait quelques conquêtes, il fut étranglé par ordre d'Achmet.

MUSTAPHA-D ALTABAN , açha des janissaires et pacha de Silistrie. Il vivait en exil dans la Bosnie (1697) lorsque les Ottomans le mirent à leur tête, après la bataille de Zenta. Il vainquit les Impériaux, fut nommé gouverneur de Bagdad (I 700), puis grand-vizir, et s'efforça de renverser le mufti et de provoquer la violation du traité de Carlowitz. Cette tentative lui coûta la vie 1703.

MUSTAPHA-PACHA, favori de Sélim II, conquit l'île de Chypre (1570) , et , vaincu par les Persans sous Amurath III, s'empoisonna 1581.

MUSTAPHA— BÉIRAKDAR , grand-vizir. Il se distingua à Musahib-Kiou contre les Russes ( 1807). Il fit périr les meurtriers de Sélim III , déposer

Mustapha IV, élire Mahmoud II. Nommé grandvizir (1808) , il tenta d'introduire plusieurs réformes dans l'État. Assiégé dans le sérail de Constantinople par le peuple révolté , il fit étrangler Mustapha IV, et se fit sauter avec un magasin à poudre, pour ne pas tomber vivant entre les mains de ses ennemis.

MUSURUS (Marc) , poète grec , érudit , philologue ; Retimo (Candie) 1470-1517. Il vint jeune en Italie , professa le grec à Padoue , et fut nommé par Léon X archevêque de Malvoisie. — Première édition d'Aristophane, Aide, 1984; de VEiymologicum magnum, 1499; de Platon, Aide, 1513; épigrammes; un poème de deux cents vers hexamètres et pentamètres à la louange de Platon, Amsterdam, 1676, in-4°.

MUTAHER, prince de l'Yémen et iman de la secte des zéidis, fut chassé de ses États par Sinan-Pacha (1569); m. 1572.

MUT1S (Jo-.Célestin) , botaniste; Cadix 1733- 1808. Il passa en Amérique et y devint médecin du vice-roi et chef de l'expédition botanique de la Nouvelle-Grenade. On lui doit de savantes recherches sur les richesses végétales de ce pays.

MUY (N.-Vict. de Félix, comte du), maréchal de France; Marseille 1711-1775. Il fut menin du dauphin (1735), lieutenant-général (1748), gouverneur de la Flandre (1762), et ministre de la guerre (1774).

MUYARD DE VOUGLANS (P.-F.), criminalisle; Morancé (Franche-Comté) 1713-1791. — Jnstitutes du droit criminel; Lois criminelles de la France.

MUZIANO (Jér.), peintre italien, dit le Mu tien, élève de Girolamo Romanino ; Aqnafredda (Bressan) 1528-1590. — Lazare ressuscité, Incrédulité de saint Thomas (Mus. roy.) ; Anachorètes (église des Chartreux, Rome).

MUZZAREILI (Alph.) , théologien romain , jésuite ; Ferrare 1749-1813. — Emile détrompé ; Du bon usage de la logique en matière de religion , 3 vol.

MYDORGE (Cl.), géomètre , physicien , ami de Descartes; Paris 1585-1646. Il dépensa une grande partie de son bien à faire des expériences scientifiques et à fabriquer des instruments. — Prodromi catoptricorum et diopti icorum, in-f°.

MYLE (Abr. Van der), philologue; Saint-IIérenberg (Zélande) 1558-1637.

MYLIUS (J.-Christ.) , bibliographe; Bnttsta;dt (duché de Weimar) 1710- 1757. — Bihliothecu anomjmorum et pseudonymorum.

MYRO ou MOERO, femme poète du 3e siècle av. J.-C; n. Byzance. Elle épousa le grammairien Andromachus et eut pour fils Homère le jeune, contemporain de Ptolémée-Philadelphe. — Fragment; dans Athénée et dans l'Anthologie.

MYROIV , sculpteur grec du 58 siècle av. J.-C; n. Eleuthère. Il fut l'émule de Polyclète, et excella à représenter les animaux.

MYROATDE, général athénien du 5e siècle av. J.-C. Il s'empara (458) de la Béotie, de la Phocée et de la Tbessalie.

MYRTIS , femme poète du 5e siècle av. J.-C. ; n.. Anlhedon (Béotie). Ses chants lyriques subsistaient encore en partie au temps de Pindare.

MYTZÈS, roi des Bulgares, successeur de Caloman II (1258). Il fut déposé par ses sujets. Constantin Tech lui succéda.

NAAMAY, lieutenant de Benadad, roi de Syrie, ▼ iv. v. 884 «iv. J.-C.

1XABEGA (ZlAD-BEN-MoAYIA AL DOBIANl), Célèbre poète arabe de la fin du 6e siècle. Le recueil mss de ses poésies se trouve à la Bibliothèque du roi. La Chiestomathio de Silveslre de Sacy

contient un de ses poèmes, texte et traduction.

ÎVAB1S, tyran de Sparte, 205 av. J.-C. Il se signala par d'affreuses cruautés. Après la guerre de Macédoine, Flaminius lui imposa un traité ouéreux. Battu ensuite par Philopœmen, il appela à son secours les Étoliens et périt assassiné 192 av. J.-C-

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