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NABONASSAR. — NAPIER

NABONASSAR, roi de Babylone. 7 18 av. J.-C. Il doit sa célébrité à l'ère qui porte son nom, et qui commence le 26 février 747 av. J.-G. Il m. 734 av. J.-C.

' NABOPOLASSAR ou NAROLASSAR, roi de Babylone 626 av. J.G.; m. 605 av. J.-C. Il s'empara de Ninive, et fonda ainsi le second empire assyrio-babylonien.

NARUCHODOXOSOR Ier ou SAOSDUCI1EE, nommé Arphaxad par la Bible, roi de Ninive 667 av. J.-C. Il battit et tua de sa main le roi des Mèdes à la bataille de Ragau, et m. 647 av. J.-C.

AABUCHOD01VOSOR II, dit le Grand, nommé aussi Nabopolassar II, fils de Nabopolassar, roi de Babylone et de Ninive 605 av. J.-C. Il battit Néchao à Circésium, prit Jérusalem et emmena captif le roi Joachim. Plus tard la ville s'étant révoltée, il la saccagea, détruisit le temple et emmena les habitants en captivité. Il s'empara ensuite de Tyr et porta ses armes jusqu'en Égypte. Il m. 562 av. J.-C.

NACHTGALL. V. LcsciNics.

NADAB, fils de Jéroboam, roi d'Israël 343 av. J.-C. Il se livra à tous les excès et fut tué après un règne de deux ans par Baasa, l'un de ses généraux.

NADAL (l'abbé Augustin) ; littérateur et poète .médiocre; Poitiers 1659-1741. Il fut secrétaire d'ambassade au congrès d'Utrecht. — OEuvres mêlées, 3 vol. in- 12, L738.

NADASI (J.), jésuite hongrois, historien; Tyrnau 1614, Vienne 1679. — Reges Hungarice, 1637, in-fol.

NADASTI ou de NADAZD ( Th. ), noble hongrois du 16e siècle. Il se distingua (1529) dans les guerres de Ferdinand d'Autriche contre Soliman, et clans celles de Charles V. = Son petit-fils François, comte de Forgatsch, historien, entra dans une ligue des nobles hongrois (1666) contre l'empereur Léopold Ier; mais la conjuration ayant été découverte, il fut exécuté 1671. — Mausoleum reyni apostolici hungarici regium et ducum, 1664, in-f°; Cynosura juristarum, 1668.

IV AD AU D (Jo.), savant ecclésiastique; n. Limoges, m. 1792.

NADAULT (J.), naturaliste; Montbar (Bourgogne) 1701-1782.

NADIR-CHAH, ou autrement THAMASP-KOULI- KHAIV , roi de Perse et conquérant célèbre; n. Mesched ( Kboraçan ) 1688. Conducteur de chameaux, puis brigand, il se mit avec sa bande au service de Thamasp (1730) ; rétablit les affaires de celui-ci, prit le titre de Thamasp-Kouli-Khan , ou chef des serviteurs de Thamasp, mais en gardant pour lui-même toute la réalité du pouvoir. Plus tard il fit déposer celui-ci , le remplaça par Abbas III, encore enfant, et termina heureusement (1736) une longue guerre contre les Turcs. A la mort d'Abbas (1736), s'étant fait proclamer chah de Perse, il soumit le Kandahar, attaqua le grandmogol et s'empara de Delhi. Détesté de la Perse, qu'il opprimait , il fut tué par ses généraux 1747.

1VADJAII , fondateur de la dynastie des Nadjahides, dans l'Yémen (1021). Il avait été esclave; m. 1060.

IV^EVIUS ( Cnéius ) , poète latin; n. dans la Campanic, m. en Afrique v. 202 av. J.-C. — Ses oeuvres, qui sont perdues, comprenaient des imitations de tragédies grecques, des drames nationaux, et un poème sur la première guerre punique.

1V/EV1US (J.), médecin saxon; Chemnitz 1499-

NAGOD (F.-G.), abbé, écrivain ascétique; Tours 1734 , Baltimore 1816.

NAHL (J."-Au{justin), statuaire ; Berlin 1710-1705.

1VAHUM , le septième des petits prophètes. L'époque de sa vie est incertaine.

JVAIGEOA (Ja.-And.), littérateur; Paris 1738-

1810. Il fut le disciple et l'ami de Diderot. Lin athéisme fanatique fait le fond de ses livres, qt.i n'ont d'ailleurs rien de recommaudable, — Le Militaire philosophe , 1768; Dictionnaire de philosophie ancienne et moderne dans Y Encyclopédie méthodique.

NAlGEOiV (J.), peintre,- conservateur du musée du Luxembourg; Beaune 1757-1832. — Plafond (galerie du Luxembourg).

NAILLAC (Philibert de), 33« grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (1396), issu d'une famille du Berry ; m. 1421.

NAIROM ( Ant.-Fauste ) , savant maronite du 17e siècle. Il fut professeur de syriaque au collège de la Sapience, à Rome ; n. Ban dans le mont Liban, m. Rome 1711. — De saluberrima potione cahuè seu café nuncupata , Rome, 1671 ; De origine, no mine ac religione Maronitarum, 1679.

NAIVEN (M.), peintre hollandais ; 1570-1051.-^ Saint Jérôme en prières (Mus. d'Amsterdam).

JVALDI ( Naldo ), littérateur distingué; n. Florence, m. v. 1470. — La Vie de Giannoizo Manctli, dans le recueil de Muratori.

NALDIIVI (Battista) , peintre; Florence 1537-

IWALDINI , stucateur et statuaire romain ; m. Rome 1660.

NALDIUS ou NALDI (Math.), médecin distingué; n. Sienne, m. Rome 1682.

NALIAN (Ja.), patriarche arménien de Constantinople et littérateur ; n. Zimara (Petite-Arménie), m. Constanlinople 1764. — Kandsaran ou Trésor, Constantinople, 1758, in-4°.

3VA1VCEL ( N. de), littérateur et médecin ; Nancel (Noyonnais) 1539-1610.— Son fils Pierre, poète; n. Tours 1570. — Théâtre sacré, 1606, in-12.

NAïMEK. , prophète des Seikhs ; n. Talwendy (Lahore) v. 1469, m. 1539. La religion qu'il institua , le nanékisme , est une fusion du brahmanisme et de l'islamisme ; elle admet en même temps les Védas et le Coran. Le code religieux de Nanek est VAdi-Grantk, qui est resté la règle de la doctrine jusqu'au pontificat de Gourou-Govind.

NAAGIS. V. Guillaume.

IVAAI (J.-B.-Fél.-Gasp.), diplomate, historien; n. Venise 1616. Il fut 25 ans (1643-68) ambassadeur de Venise en France, remplit en Allemagne diverses missions, et devint procurateur de Saint-Marc, titre auquel il joignait celui d'historiographe de la république. — Histoire de la république de Venise, traduite en français par l'abbé Tallemant, 1679, 4 vol. in-12.

NANNI D'AJYTOXIO DI RAMO, sculpteur, élève de Donatello; n. Florence 1585.

NANNIUS ou NANNING (P.)» savant hollandais; AIcmaer 1500-1557. Il se distingua par des travaux de philologie grecque et latine.

NANXONI (Ange), célèbre chirurgien; Florence 1715-1790. U perfectionna l'opération de la taille. — Délia simplicilà del medicare, 176l-(i7, 3 vol.

NANQUIER (Sim.), poète latin ; n. France, m. au commencement du 16e siècle.

NANSOUTY (Ét.-Ant.-Ma. Champion, comte de), général français ; Bordeaux 1768-1815. Il servit en Allemagne, en Portugal, en Hanovre ; assista aux batailles d'Austerlitz, de Friedland, de Wagrain, et se distingua pendant la campagne de France.

NANTEUIL (R.), célèbre graveur de portraits, peintre au pastel; Reims 1630-1078. — Daus sou OEuvre, qui est très-considérable, ou compte 8 portraits de Louis XIV.

NANTEUIL (P.), comédien et auteur dramatique ; m. 1681.

NANTILBE, reine de France, époise de Dagobert Ier ; m. 642.

NAPIER (J.), NEPER ou NEPAIR, baron de Markinston, mathématicien écossais ; 1550-1617. Il doit surtout sa célébrité à l'invention des logarithmes. — Loçjaritlimoruin cunonis description

NAPrONE. - NAPOLÉON.

«un ie de Mirijîca logarithmorum descrtptio, Lyon, 1620 ; très-rare.

NAP10NE (C.-Ant. Galeani), officier et minéralogiste distingué; n. Turin, m. Rio-Janeiro 1814. — Son t'rt re, J.-Galeani, comte de Napione , littérateur, auteur dramatique. — OEuvres, Florence, 16 vol. in-8°.

NAPOLÉON BONAPARTE, empereur des Français, roi d'Italie; n.Ajaccio 15 août 1769, de Charles Bonaparte et de Letizia Ramolino. Admis (1777) à l'école militaire de Brienne, il passa (1784) à l'école militaire de Paris, puis devint (1785) lieutenant en second au régiment d'artillerie de La Fère. Au commencement de 1792, pendant un séjour momentané en Corse, il fut promu au commandement provisoire d'un bataillon de gardes nationaux ; nommé ensuite lieutenant en premier au quatrième régiment d'artillerie à pied , il commanda , comme chef de bataillon , l'artillerie au siège de Toulon (179 i). Après la prise de cette ville, à laquelle il avait puissamment contribué , on le nomma général de brigade, commandant l'artillerie de l'armée d'Italie ; ses liaisons avec les Robespierre le firent arrêter comme terroriste après le 9 thermidor, et il fut à grand'peine rendu à son poste, où il se signala par d'importants services. 11 resta ensuite quelque temps sans emploi, conçut pendant son inaction le projet de se rendre à Constantinople, commanda les troupes de la Convention dans les journées de vendémiaire an iv (1793), épousa alors la veuve du général Beauharnais, et obtint peu de jours après le commandement de l'armée d'Italie. Il ouvrit alors cette première campagne qui reste peut-être son plus beau titre de gloire. Ses ▼ ictoires de Montenotle, de Millésimo, de Mondovi, de Castiglione, d'Arcole (1796), de Rivoli, la prise de Mantoue (1797) , amenèrent l'Autriche à signer les préliminaires de Léoben et plusieurs mois après le célèbre traité de Campo-Formio , traité qui excita, et avec raison , le mécontentement du Directoire, car le général vainqueur avait plus consulté sa gloire personnelle que les intérêts de la République. A son retour à Paris il fut présenté solennellement au Directoire (10 décembre), et s'embarqua l'année suivante (19 mai) pour l'Egypte, prit Malte (juin), Alexandrie (juillet), gagna la bataille des Pyramides, fit (1799) une expédition en Syrie, marquée par la prise de Jafla, de Sour, les victoires de Nazareth et du mont Thabor.et la levée du siège d'Acre. Revenu en Egypte, il battit les Turcs à Aboukir (25 juillet) et s'embarqua (22 août) pour la France, où il aborda le 9 octobre. Le 9 novembre il opéra la révolution dite du 18 brumaire, abolit le Directoire, expulsa soixante membres du conseil des Anciens, créa le consulat, et se fit nommer premier consul le 24 décembre. L'année suivante (1800), il se mit à la tête de l'armée de réserve qu'il avait organisée secrètement à Dijon , franchit les Alpes (16-20 mai), gagna (juin) les victoires de Montebello et de Marengo; revint à Paris où il manqua de périr par l'explosion d'une machine infernale (24 décembre), et signa successivement ( 1801 ) la paix avec l'Autriche à Lunéville, avec Naples , avec le Portugal , avec la Russie , un traité secret à St- Ildefonse avec l'Espagne , et un concordat avec Pie VII, puis enfin (1802) le traité d'Amiens avec l'Angleterre. Cette dernii re année (2 août) un sénatus-consulte lui conféra le titre de premier consul à •vie. Le traité de Paris avec les États-Unis , la reprise des hostilités avec l'Angleterre, l'évacuation de St-Domingne (1803) , le supplice du duc d'Enghien (1804), furent les derniers actes du consulat, et un sénatus-consulte organique ( 18 mai ) conféra à Bonaparte le titre d'empereur, sous le nom de Napoléon Ier. Le nouveau souverain se fit sacrer à Paris ( 2 décembre ) et couronner à Milan comme roi d'Italie l'année suivante (26 mai ). Une troisième coalition continentale ne tarda pas à se former (8 septembre), mais l'empereur ayant levé le camp

de Boulogne commença rapidement une célèbre campagne. La capitulation de l'armée autrichienne à Ulm (20 octobre), l'occupation de Vienne (13 novembre) , et enfin la victoire d'Austerlitz sur les Autrichiens et les Russes ( 2 décembre), forcèrent l'Autriche de signer le traité de Presbourg ( 26 décembre). Mais pendant ce temps notre flotte unie à celle de l'Espagne, avait été détruite par Nelson à Trafalgar (21 octobre). L'année suivante (1806), Napoléon plaça son frère Louis sur le trône de Hollande ( 5 juin ), et il venait de traiter avec le cabinet de Saint-Pétersbourg, quand la Prusse lui déclara la guerre et entraîna la Russie. Les victoires d'Iéna et d'Auerstœdt ( 14 octobre) furent suivies de la conquête de la Prusse et de la défaite des Russes à Eylau (8 février 1807) et à Friedland (15 juin). Les traités de Tilsitt avec ces deux puissances (7 et 9 juillet) terminèrent la guerre. Libre de ce côté, Napoléon qui avait l'année précédente, par un décret daté de Berlin (21 novembre), établi le système continental, tourna ses vues vers le Portugal et l'Espagne : Lisbonne fut occupée par une armée française (30 novembre), et après le traité de Bayonne (5 mai 1808) Joseph Bonaparte, proclamé roi d'Espagne, fit son entrée dans .Madrid (20 juillet). Alors commença cette insurrection qui fut l'une des causes les plus puissantes de la chute de l'empire. Une nouvelle guerre avec l'Autriche ( 1809), qui, vaincue à Wagram (5 et 6 juillet), signa le traité de Vienne (14 octobre) ; le divorce de Napoléon (16 décembre) , qui épousa le 1er avril suivant l'archiduchesse Marie-Louise ; la perte de nos dernières colonies (1810), la réunion de la Hollande à l'Empire, qui atteignit alors son plus haut point d'extension (13 décembre); l'évacuation du Portugal ( mai 18U), l'ouverture d'un concile à Paris (Il juin); le renouvellement des hostilités avec la Russie (22 juin

1812) , les victoires de Smolensk ( 17 août) , de la Moskowa (7 septembre), l'occupation puis l'évacuation de Moscou, la conspiration Mallet à Paris (23 octobre) , la retraite et enfin la déroute complète de l'armée, la 6* coalition continentale (1er mars

1813) , les victoires de Lutzen (Ier mai), de Dresde (26-27 août), la défaite de Leipzig (18-19 septembre), l'invasion de la France, l'admirable campagne de 1814, où Napoléon retrouva les plus belles inspirations de sa jeunesse, remplirent les cinq dernières années de l'Empire. Trahi par les royalistes ralliés, dans les bras desquels il s'était imprudemment jeté ; trahi par les nobles qu'il avait créés et par ses généraux qu'il avait gorgés d'honneurs et de richess s , n'osant se fier aux républicains qu'il avait toujours persécutés, et que pourtant alors il se repentit d'avoir connus trop tard, il paya la peine de sa réaction insensée contre les idées révolutionnaires, et sévit forcé d'abdiquer (Il avril). Il reçut en pleine souveraineté Pile d'Elbe^ d'où, rappelé par les fautes des Bourbons , il débarqua en France (1er mars 1815), entra à Paris (20 mars) ; mais, vaincu à Waterloo (18 juin), il abdiqua de nouveau (22 juin), fut déporté à Sainte-Hélène et y m. le 5 mai 1821. Ses restes ont été transférés aux Invalides, le 15 décembre 1840. — On a de Napoléon : Lettre de M. Buonnparle à M. Matteo Buttafuvco , député de Corse à l'Assemblée nationale , 1790, in-8°; le Souper de Beaucairc, Avignon, 1795, in-8°; Collection générale et complète de ses lettres, proclamations , discours, messages, etc., 1808 et 1813, 2 vol. in-8° ; Correspondance inédite, officielle et confidentielle, 1818-1820, 7 vol. in-8°, recueil qui mérite toute confiance ; OEuvres de Napoléon Bonaparte, 182J-22, 5 vol. in-8°i une Histoire de la Corse et des lettres inédites sur cette contrée ont été publiées dans Y Illustration (1843), d'après des manuscrits possédés par M. Libri. On peut considérer comme appartenant en grande partie à Napoléon les ouvrages suivants : Mémoires pour setvir à l'histoire de France en 1815, 1820, in-8°; Manuscrit de l'île d'Elbe, 1813, in-8° ; Mémoire.

NAPPER.— NASSER.

pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, par Gourgaud et Momholon, 1822-25, 8 roi. in-3° ; Napoléon en exil , par O'Meara, trad. da l'anglais, 1825, 2 vol. in-8°; Mémorial de Sainte-Hélène, par le comte de Las-Cases, 1823, 8 vol. in-8°. On doit encore consulter les Mémoires du docteur Antommarehi , 1825, 2 vol. in-8°. — On se fera une idée des pamphlets dont Napoléon fut l'objet sou» les deux restaurations par les lignes suivantes , extraites de la Biographie des hommes viuants, 1816, t. 1, pag. 539 : « Cruel comme Gengis-Khan, superstitieux comme Attila, il joignit dans toute sa vie militaire la popularité de Matins à la fastueuse prodigalité de Sy lia, et souvent l'impassible férocité de l'un et de l'autre à la prodigieuse activité de César, » etc. Le ramassis de calomnies qui a pour titre : Vie de Napoléon , est une tache ineffaçable à la mémoire de son auteur, le célébra romancier Walter Scott.

NAPPER-TANDY (Ja.). négociant, Van des chefs de l'Union irlandaise de 1706-98. Ayant échoué dans sa tentative révolutionnaire, il se réfugia en France, et m. Bordeaux 1803.

NARBONAE (vicomtes de). Les seuls seigneurs de cetie maison qui méritent d'être mentionnés sont les sui ants : Aymeri Ie', succéda à son père, Bernard (1080), fut (UOi) amiral en Terre-Sainte, où il m. — Son fils Aymeri II lui succéda. Il eut, comme son père, de grands démêlés avec l'archevêque de Narbonne, et périt 1 134 en Aragon où il était allé secourir le roi Alphonse contre les Maures. A sa mort, Alphonse Jourdain se saisit de Narbonne, mais il la rendit bientôt à Ermengarde, fille aînée d'Aymeri.= Ermengarde , épousa Bernard d'Anduze. Elle sut administrer ses États avec sagesse, prit part aux guerres qui troublèrent le Midi à celte époque, et obtint de Louis VII l'autorisation de rendre la justice eiie-mrme, quoique la coutume du pays s'opposât à ce qu'une femme pût gouverner. Elle m. 1197 après avoir abdiqué en faveur de son neveu. r= Pierre de Lara, neveu de la piécédente, lui succéda (1192), et abdiqua en faveur de son fils Aymeri (1194); m. 1202. = Aymeri III, fils et successeur du précédent, se soumit à Simon de Montfort, auquel il rendit hommage quand celui-ci prit le titre de duc de Narbonne ; m. 1239. ~ Son fils et son successeur, Aymeri IV ou Amalric Ier, embrassa le parti du comte de Toulouse contre saint Louis , et eut de fréquents démêlés avec les archevêques de Narbonne ; m. 1270. =: Aymeri V, fils du précédent et son successeur (1270) ; m. 1298. — Aymeri VI ou Amalric II, fils du précédent, commanda les Florentins pour Charles II roi de Sicile ; Charles-le-Bel le nomma ( 1323 ) amiral d'une flotte destinée contre les Turcs, mais cette expédition n'eut pas lieu. Il m. 1328. = Aymeri VII, son fils, lui succéda ; m. 1336. — Amalric III, fils et successeur du précédent; m. 1341. — Aymeri VIII, frère du précédent, lui succéda ; il fut nommé amiral de France par Charles V (1369) ; m. 1388. Guillaume 1er lui succéda. Les autres vicomtes de Narbonne ont et des articles spéciaux. (Voy. Guillaume Ier, II e> III, Gaston à l'article Foix , et Jean.)

NARBOYNE-PELET-FRITZLAR ( J.-F., comte de), lieutenant-général français ; m. 1784.

NARBOÎXÎXE-LARA (L., comte de), ministre de la guerre sous Louis XVI, lieutenant-général , ambassadeur à Vienne sous l'empire; Colorno (duché de Parme) 1755, Torgau 1813.

NARBOBOUGH (J.), voyageur anglais du 17e siècle. Il fit (1669) une expédition sur les côtes méridionales de l'Amérique , et dressa une carte du détroit de Magellan.

NARCISSE, Narcissus , affranchi de Claude et son favori. Il contribua à la chute de Messaline. Exiié par l'influence d'Agrippine , il se donna la mort 51 de J.-C.

NARCISSE (saint), patriarche de Jérusalem; m v. 216.

NVRDI (Ja.), diplomate et littérateur florentin ; 1476 1540.

INIARD1 (J.), médecin et littérateur toscan du 17e siècle.

NARDIN ( Th. ), négociateur et littérateur; Besançon 1540-1616.

1VAREG (Grég. de), célèbre écrivain ascétique de l'Arménie; n. 951, m. dans le monastère de Nareg (province de Reclnlouni) 1003.

NARES (Ja.), habile organiste anglais; Stanwell 1715-1785.

NARSÈS ou NARSI, 7« roi sassanide de Perse, second fils et successeur de Varananes II, régna de 296 à 303. Il battit Maximien (301) ; mais, vaincu à son tour, il perdit les provinces au-dela du Tigre. Son fils, Hormisdas II, lui succéda.

NARSÈS , célèbre eunuque , chambellan , trésorier, ambassadeur et général de Justinien Ier, au 6e siècle. Après avoir secondé, ou plutôt surveillé Bélisaire (5iOJ clans la guerre contre les Goths , renvoyé en Italie comme généralissime (552) , il battit les Goths, qu'il chassa de l'Italie. Il la réorganisa (554). Insulté par l'impératrice Sophie, il se vengea en appelant les Lombards en Italie (568).

NARUSZEWICZ (Ad.-Stan.), historien et poète polonais; n. 1733 dans le district de Pinsk , m.

1796. Il fut d'abord jésuite ; puis, après la destruction de cet ordre, il devint grand-notaire de Lithuanie, coadjuteur de Smolensk , et enfin évêque de Luck. — ■ Histoire de la nation polonaise, 17 vol.: elle s'arrête à l'an 1386 ; Histoire de la Crimée,

1797, in-8°.

NARVAEZ ( Pamphile de), l'un des conquérants espagnols de l'Amérique; n. Valladolid. Il fut massacré 1526 par les Floridiens dans la baie de Pensacola.

NASELLï (F.), peintre; n. Ferrare, m. 1630.

NASER ( Abou'l IIaçan ), de la dynastie des Samanides, roi de la Perse orientale et de la Transoxiane; m. 993. Agé seulement de huit ans, lors du meurtre de son père Ahmed (914), il triompha de tous ses ennemis, grâce au zèle de son vizir Ahou-Abdallali-Mohammed et de Hamouyah , son général. Il illustra son règne par son équité, sa libéralité et la faveur qu'il accorda aux lettres.

NASER-ED-DAULAH ( Abou-Mohammed-al-Hassan ) , fondateur de la dynastie des llamilanides (935). Il fut détrôné par son fils Abou-Taglab , et

NASH ( Th. ) , poète satirique du 16e siècle ; n. Leortoff (comté de Suffolk).

NASIIVI ( Jo.-N. ) , peintre et graveur; Sienne 1650-1736.

N A SMITH (Ja.), philologue anglais; 1740-1808. NASMYTH ( P.) , paysagiste écossais ; m. Londres 1833.

NASREDDYN - IIABJA , fabuliste, surnommé V Esope turc, florissait dans la Natolie à l'époque de Tamerlan.

NASSER ( Abou'l-Djoiousch), 4e roi de Grenade de la dynastie des Nassérides (1308). Il fut détrôné par Abou'l-Walid-Ismaël (1314), et ni. 1322.

NASSER -LEDIN1LLAH ( Abou'l - Abbas - Ah met VI ), calife abasside, fils et successeur de Mostadi (1180). Il agrandit ses États par des conquêtes, fonda des mosquées et des collèges, améliora la police de Bagdad. 11 laissa d'immenses richesses, fruit , dit-on, de son avarice ; m. 1225. Son fils, Daher lui succéda.

NASSER— MOHAMMED ( Melik-al- ) , 9e sultan mamelouk d'Egypte et de Syrie, de la dynastie des Baharites , fils du sultan Rélaoun , succéda à sou frère Kalil (1293). Il eut à comprimer de nombreuses révoltes, entre autres celle» de Ketbogha et de Larljyn (1295-1209). Il étendit sa domination jusqu'à l'Euphrate , et signala son règne par d'utiles travaux et par les encouragements qu'il domu

NASSIR. — NÉARQUE.

l l'agriculture et aux arts. Il m. 1341. Abou-Bekr- Mansour-Seif-Eddyn lui succéda.

NASSIR-EWD1N , dit al-Thoussi, ou Khodjah (docteur), astronome persan ; Thons ( Khoraçan ) 1201-1274. Il embrassa toutes les sciences, mais c'est surtout dans les mathématiques et l'astronomie qu'il s'est illustré. Les Arabes le comparent à Ptolémée. Il perfectionna plusieurs instruments de mathématiques et composa, entre autres ouvrages, les Tables Ilkhaniennes , où sont consignées ses observations astronomiques.

NAT DE MONS, troubadour du 13e siècle. — Raynouard a donné quelques fragments de ses poésies,

NATALE ( J. ) , jésuite espagnol; m. 1580. Il coopéra avec saint Ignace à la fondation de l'Insti» tut de Jésus, dont il devint vicaire-général.

NATALI (P.), hagiographe vénitien du 14e siècle, évèque d'Isrolo.— Vite di santi, 1493, traduites en français, 1523-24, 2 vol. in-f°.

NATHAN, prophète juif, florissait du temps de David, au 10e siècle av. J.-G.

NATHAN-BEA-JËCHIEL , savant rabbin juif, président de la synagogue de Rome; m. 1106.— Aruch (dictionnaire talmudique), Paris 1629, in-f°, édition estimée.

NATHAN ou RABBI-ISAAC-NATHAN, écrivain juif du 15e siècle. — Sous le titre de Meir Netib ( lumière des sentiers), il composa une concordance hébraïque de la Bible, la première qu'aient eue les Juifs, Bàle, 1632.

NATIVELLE (P.) , écrivain français du 18e siècle. — Traité d'architecture, 1729, 2 vol. in-f°.

NATIVITÉ (Jeanne Le Roger, sœur de la), visionnaire ; Fougères 1732-1708. Domestique, puis sœur converse au couvent des Dames-Urbanistes de Fougères, elle y eut de nombreuses visions qui ont été recueillies et publiées sous ce titre : Vie et révélations de la sœur de la Nativité, 1818, 3 vol. in-l2.

NATOIRE (Û.), peintre ; i\îmes 1700, Castel- Gondolfe 1777. Elève de Lemoine et maître de Vien, il fut directeur de l'école de France à Rome. Les peintures de la chapelle des Enfants-Trouvés sont comptées parmi ses compositions les plus estimées.

NATTA (G.), jurisconsulte italien, professeur de droit civil et de droit canon aux universités de Pavie et de Pise ; n. Gasal, m. v. 1500.

NATT-DAG [Arelson), publiciste suédois du 17* siècle. — Dissertatio juridico-poli ttca ; De regia. successione, Tubingue, 1614, in-i°.

NATTIER (Laurence), graveur en médailles ; n. Biberach (Souabe), m. Russie 1763. Il eut le titre de 1er graveur de Catherine II. — Traité sur iiS anciennes pierres gravées.

NATTIER (J.-Mare), peintre: Paris 1685-1766.

NAU (M.), jésuite, missionnaire; Paris 1631- 1683. — Voyuye nouveau de la Terre sainte, 1679, in-12.

NAUBERT (Bénédicte), romancière allemande ; Leipzig 1755-1819.

NAUCLERUS ( J. Vetigen ) , chroniqueur; n. Souabe v. 1430, m. v. 1510.— Chronique (en lat.), Cologne, 156 i, 2 vol. in-f°.

NALCYDÈS, sculpteur grec ; n. Argos, florissait de 480 à 400 av. J.-C.

NAUDE (Gab.), célèbre bibliographe, écrivain politique; Paris 1600-1653. Il fut d'abord médecin de Louis XIII, puis bibliothécaire de Mazarin. — Avis pour dresser une bibliothèque, 1627, in-8°; Addition à l'histoire de Louis XI , 1630, in-8° ; Bibho g raphia politica , Venise, 1633,, in-12; Considérations politiques sur les coups d'État, 1650, in-4°.

NAUl)É( Ph.), géomètre ; Metz 1654, Berlin 1701. — Traité de géométrie (en allemand).

NAl'DET (Th.-C), peintre de paysages; Paris 1774-181!).

NAUMAN3V (J.-AmJ , compositeur allemand ; Dla.«witz (près DresdeJ 1745-1801. — Opéras ita-

liens et allemands; la Passion; Giuseppe riconosciuto.

NAUSÉA (Fréd.), littérateur, théologien allemand, évèque de Vienne; n. Wurtzbourg v. 1480, m. Trente 1550. %

NALSIPHANÈS de Téos, philosophe grec de l'école de Démociite, florissait au commencement du 3e siècle av. J.-C. 11 fut le maître d'Épicure.

NAUZE (L. Jouard de La), érudit, membre de l'Académie des inscriptions; Villeneuve - d'Agen 1696-1773. — Il s'occupa surtout de chronologie.

NAVAGERO (And.), littérat.; n. Venise 1483, Blois 1529. Il fut chargé d'une mission importante auprès de François Ier.

NAVAGERO (Bern.), évèque de Vérone, l'un des Pères du concile de Trente ; m. 1565. — Vie du pape Paul IV.

NAVAILLES (Ph. DE MoNTAULT DE BÉNAC , duc

de), maréchal de France; 1619-1684. Il se signala en Italie, combattit la Fronde, et alla sans succès secourir Candie (1669). Il prit une part glorieuse à la conquête de la Franche-Comté (1674), commanda l'aile gauche à la journée de Senef, et obtint divers avantages en Catalogne (1676). Après la paix de Nimègue il devint gouverneur du duc de Chartres, depuis régent. — Mémoires, 1701, in-12. = Sa femme Suzanne de Baudean de JYecii.lant ; m. 1700. Confidente de Mazarin , elle joua un rôle important à la cour d'Anne d'Autriche.

NAVARETTE (Ferd.), missionnaire espagnol de l'ordre de Saint-Dominique, archevêque de Saint- Domingue ; n. v. 1620 en Castille, m. 1689. Il séjourna en Chine de 1659 à 1672. — Tratados his'm toricos, politicos, ethicos y rcligiosos de la monar» quia de China, Madrid, 1676, in-fu.

NAVARRE (P.), célèbre officier de fortune, ingénieur; n. en Biscaye, m. Naples 1528. Il suivit Gonzalve à la conquête du royaume de Naples, et contribua puissamment à l'expulsion des Français. Il commanda ensuite l'expédition envoyée par Ximénès contre les Maures. Passé plus tard au service de François Ier, il se distingua à Marignan (1515). Étant tombé aux mains des Espagnols, il mourut prisonnier. Il passait pour le premier ingénieur de son siècle.

NAVARRE (Martin Azpilcueta, ou le docteur), théologien espagnol; n. près Pampelune 1493, m. Rome 1586. Il professa successivement en France, puis à Salamanque et à Coïmbre. — OEuvres, 1616, 5 vol. in-f°.

NAVARRETTE. Voy. Fernandez.

NAVIER (P.-Toussaint), médecin ; Saiut-Dizier 1712-1779.

NAVILLE (E.-And.), magistrat genevois; Genève 1752-1794. Ad\ersaire de la révolution, il fut exécuté à la suite d'un mouvement insurrectionnel. — État ciuil de Genève, 1790, in-8°.

NAWAWI (Mohieddin-Abou-Zacharie-Yahia) , savant docteur mahométan de la secte shaféitique ; Damas 1203-1 277. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages sur la jurisprudence et les traditions.

NAZALXI (Ign.), cardinal; Parme 1750, Rome 1831. Il fut chargé (1816) d'une mission extraordinaire près la cour des Pays-Bas.

NAZOIH ouiMASSOUH-PACHA, fils d'un prêtre grec de Serrés près Salonique. Il devint grandvizir sous Achmet Ier, par l'ordre duquel il fut étranglé 1614.

NAZZARI (F.), littérateur italien ; n. v. 163i dansée Bergamasque, m. Rome 1714.

NÉALCÈS, peintre grec, florissait à Sicyone 248 av. J.-C.

NÉANDER ( M. ) , savant philologue ; Sorau (Prusse) 1525-1595. — Erotemata grœcte linguœ, in-8°; Gnomologia grœco-latina, in-8°.

NÉARQUE, célèbre navigateur crélois , chef de la flotte d'Alexandre-le-Grand; 350 av. J.-C. Il est surtout connu par le voyage qu'il fit de l'embouchure de l'Hydaspe dansl'Indus jusqu'à Babylone ,

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