ORLÉANS
Occultations (/et étoiles , 1782 ; Précessions des cquinoxes , 1783; Tables cl Uranus , 1783 ; Théoria planetœ Urani, 178;) , in-4°; Theoria planetœ Mercurii, I7!)7; Eléments de trigonométrie sphéroitlique, 180<;, in-8\
OKIRASE, de Pergame , célèbre médecin grec de la fin du 4e siècle. Attaclié à Julien-l'Apostat, il devint sous lui préteur du palais. Mais il tomba ensuite dans la disgrâce de Valentinien et de Valons, et fut exilé , puis rappelé. ■ — Collectant arlis medicœ, 1556, in-8° ; Synopseos lib. IX, Paris, 1555, in-8°.
ORIENT (saint), ou ORENTIUS, évêque d'Auch, poète latin ; m. v. 450. — On lui attribue un poème médiocre, intitulé Communitorium , Wittenberg , 1706, in-4°.
ORIENT (Jo.), peintre de paysages distingué; n. Buebach (Basse-Hongrie), m. Vienne 1747.
ORlGr\lY(P. d'), sieur de Sainte-Marte, poète du 10e siècle; n. Reims. — Adam, de la même famille, érudit; Reims 1637-1774. — L' Égypie ancienne , 1762, 2 vol. in-12 ; Chronologie des rois du l'empire égyptien , 1765, 2 vol. in-12. =3 Ant. -J.-R. -Abraham , de la même famille, conseiller a la cour des monnaies et littérateur; Reims 1734-1798. — Dictionnaire des origines , 1776-78, 6 vol. in-8.
ORIOL (P.), Aureolus, surnommé Dottor facundits , théologien du 13e siècle; n. Verberie (Picardie) , m. 1322 ou 1345. Disciple de Jean Scott , il lui succéda dans une chaire à l'Université de Paris. — Breviarum bibliurum, 1507 ; Commentarius in Magistrum sentenliarum, 1505-1605, 2 vol. in-f°.
ORIOLLE (P. d'), homme d'État, chancelier de France ( 1472-1483) ; m. 1485.
ORISSON, prince des Celtibériens. Il défit et tua Amilcar Barca ; mais vaincu lui-même par Asdrubal, il fut mis à mort 220 av. J.-C.
ORKHAN, surnommé al Ghazy, ou le Victorieux, 2e sultan ottoman; n. v. 1281 m. 1361. Il succéda, (1326) à son père Olhman Ier. Il prit Nicomédie (1328), Nicée (1333), et pilla les faubourgs de Constantinople (1337). Il fit pour son empire de sages règlements civils et politiques, établit la milice des janissaires, et fonda au-delà du Bosphore un premier établissement.
ORLANbl (Pellegrino-Ant.), carme, érudit ; Bologn - 1660-1727. — Notizie ciegli scrittori bolognesi. 1714, in-4° ; Origine e progressi délia stampa , 1722, in-4° ; Abeceduria pitlorica (Dictionnaire des peintres, sculpteurs et architectes), Florence 1776- 78, in-4°.
ORLAADI (Clé.), habile architecte; Rome 1694-
ORLA1VDIIVI (N.), jésuite, premier historien de sa compagnie ; Florence 1554-1606. — Historia societatis Jesu, 1615, in-f°.
ORLÉANS (Louis, duc d'), régent de France, tige de la lre maison d'Orléans, 2e fils de Charles V. Après s'être signalé dès sa jeunesse par sa vie dissipée, et avoir préparé la disgrâce de Craon, son ancien favori, dont il partagea les dépouilles ( 1392) avec quelques seigneurs de la cour, il s'efforça de parvenir au pouvoir lors de la folie de Charles VI , son frère cadet. Il avait alors 24 ans, et fut écarté par les ducs de Berri et de Bourgogne; mais malheureusement Charles VI crut, dans un intervalle lucide, pouvoir confier à ses soins l'administration du royaume, et le nomma régent (13'J3). Loin de s'entendre avec le conseil nommé par le roi pour faiie tourner au profit de la France les événements qui se préparaient en Angleterre, de montrer de la fermeté et de la noblesse dans les circonstances lâcheuses où se trouvait le royaume, il apporta dans le poste élevé que lui avait valu la faveur du roi la morne facilité de mœurs qui l'avait fait décrier auparavant. Ruiné par son goût pour les plaisirs et ses folles dépenses, il chercha à se procurer de l'argent en écrasant le peuple d'impôts et en «'emparant du trésor royal (1404). L'entrée au con-
seil du nouveau duc de Bourgogne, Jean-Sans-Peur, vint donner (I405J au régent un ennemi terrible. Aussi persévérant, aussi ambitieux (lue le duc d Orléans était changeant et vain, Jean prépara la perte de son rival, l'accusa publiquement des désordres de l'Etat; et, après l'avoir ainsi perdu complètement dans l'opinion, feignit de se réconcilier avec lui. Bientôt Louis s'étant vanté, dit-on, d'avoir obtenu les faveurs de la duchesse de Bourgogne, fournit ainsi un prétexte à l'inimitié de Jean-Sans- Peur, qui le fit assassinera Paris, rue Barbette 1407. Il avait épousé Valentine de Milan, qui lui apporta le comté d'Asti avec l'expectative du duché de Milan. Cette princesse, célèbre par ses vertus, lui donna trois enfants : Charles , duc d'Orléans , père de Louis XII ; Philippe, comte de Vertus, et Jean, comte d'Angoulême, aïeul de FrançoisIer.— Louis II. Voy. Louis XII.
ORLÉANS (Gaston-J.-B. de France, duc d'Oitléans), fils puîné de Henri IV et frère de Louis XI 11, passa sa vie dans les intrigues, et fut toujours l'objet de la défiance de son frère. Il conspira plusieurs fois contre Richelieu, abandonna à la vengeance du ministre ses complices Montmorency (1632), et Cinq-Mars (1642). Nommé lieutenantgénéral après la mort du roi, il acquit quelque gloire dans les campagnes de 1644 à 1646; mais la Fronde le fit reparaître d'une manière peu brillante sur la scène politique. Uni. 1660 , laissant une fille, la duchesse de Montpensier. Il avait épousé successivement l'héritière de Montpensier, puis Marguerite de Lorraine (1632).
ORLÉAXS (Philippe Ier, duc d ), tige de la 2« maison d'Orléans, aujourd'hui régnante, frère de Louis XIV ; 1640-1701. Il fit les campagnes des Pays- Bas (1667) et de Hollande ( 1672), et battit le prince d'Orange ( l677).,Époux de Henriette d'Angleterre (1661), il se remaria (1671) à Charlotte- Elisabeth de Bavière.zrSon fils Philippe II, 2e duc d'Orléans, dit le Régent; 1674-1723. Elevé par l'abbé Dubois, dont la corruption laissa de profondes traces dans l'esprit de son élève, ce prince donna de bonne heure des marques d'un heureux naturel, qu'une éducation généreuse eût pu développer avantageusement. Il se distingua dans les armées dès l'âge de 20 ans ; épousa mademoiselle de lilois, fille légitimée de Louis XIV et de madame de Montespan ; de\int duc d'Orléans (1701), et se livra alors à ces honteuses débauches qui ne finirent qu'avec sa vie ; commanda en Italie (1706) et en Espagne (1707 et 1708), et eut un moment la pensée de remplacer Philippe V. Ce projet, qui n'eut pas de suite, lui attira la haine de Louis XIV, et le duc d'Orléans dut vivre dant une sorte de retraite jusqu'à la mort du roi. A cette époque, il fit casser par le parlement le testament de Louis XIV et se fil reconnaître régent du royaume (L715). Le départ des Stuarts, l'annihilation de la puissance jésuitique, le renvoi de 25 000 soldats et l'extinction d'une partie de la dette signalèrent les premiers temps de l'administration du régent, qui se laissa malheureusement séduire par le charlatanisme de Law, et amena ainsi une banqueroute publique. La conspiration de Cellamare, où étaient entrés le duc et la duchesse du Maine et quelques nobles Bretons (1718), le détermina à s'allier à l'Autriche et à l'Angleterre contre l'Espagne, et à suivre en politique une conduite désastreuse. La peste de Marseille, l'exil du parlement, la réhabilitation des jésuites signalèrent les dernières années de la régence du duc d'Orléans, qui résigna ses fonctions entre les mains de Louis XV (1723), et resta à la tête des affaires jusqu'à sa mort, arrivée subitement la même année. = Louis, 3e duc d'Orléans, fils du précédent; 1723-1752. Sa vie est fort obscure; on le loue cependant d'avoir protégé les savants et d'avoir été lui-même assez fort en hébreu.— Son fils L. -Philippe, 4e duc d'Orléans; 1752-1785.11 fut lieutenant-général, gouverneur du Dauphiné, et se distingua par la pro-