‹ Biographie portative universelleChapitre 435 sur 702 · ORLEY. —ORNANO · texte numérisé non relu

ORLEY. —ORNANO

tection q*t';î accorda aux sciences et aux lettres. = L.-Ph. -Joseph, 5e duc d'Orléans, fils du précédent; Saint-Cloud 1747-1793. 11 épousa (1769) Louise- Marie-Adélaïde de Bourbon, fille du duc de Penlliièvre, et fut exilé dans ses terres ( 1771 ) pour avoir refusé de siéger au parlement-Maupeou. Rappelé à l'avènement de Louis XVI, et chargé d'un commandement dans l'armée navale, il commanda une escadre de la flotte au combat d'Ouessant, et y montra du courage et de la présence d'esprit. Néanmoins le parti qui, à l'aide de la reine, était parvenu à dominer hi roi, ne craignit point de l'accuser de lâcheté, et lui lit retirer son commandement. Irrité de cet affront, il en conçut contre ceux qui le lui avaient infligé une haine mortelle, et se fit dès-lors le chef des mécontents et des novateurs. Il présida un bureau dans la première assemblée des notables, et y fit au pouvoir une vive opposition. Il osa (1787) interpeller le roi en plein parlement et lui demander s'il tenait un lit de justice; puis, sur la réponse affirmative du roi, il fit rendre par l'assemblée un arrêt où elle déclarait qu elle ne prenait aucune part à l'enregistrement des décrets qui lui étaient présentés. La reine obtint aussitôt contre lui un ordre d'exil ; mais cette mesure ne fit qu'augmenter «a popularité, et le parlement adressaau roi de solennelles remontrances pour demander son rappel. Une l'obtint pas, et l'exil du duc dura jusqu'en 1788. Il présida le 3e bureau dans la seconde assemblée des notables, y combattit avec la même véhémence les projets ministériels, et, quelque temps après, il fut élu par les bailliages de Villers-Cotterets et de Crespy député de la noblesse aux Etats-Généraux. Il se réunit (25 juillet 1789) avec la minorité de son ordre aux députés du tiers-état, et fut élu à june grande majorité président de l'Assemblée, honneur qu'il refusa, du reste. Après les journées des 5 et G octobre, on l'accusa d'avoir excité l'insurrection, et le Chàtelet, chargé d'informer sur ces événements, demanda à l'Assemblée l'autorisation de le poursuivre. Sur ces entrefaites, il s'était rendu à Londres ; lorsqu'il revint, l'Assemblée repoussa, par uu ordre du jour, la demande des officiers du Chàtelet. Pendant la session de l'Assemblée législative il essaya d'obtenir un commandement dans l'armée ; mais toutes ses démarches furent obstinément repoussées par la cour. Enfin eut lieu le 10 août, bientôt suivi de la convocation de la Convention nationale. Ce fut alors qu'il prit le nom d'Egulité. Nommé député de Paris à cette Assemblée, il y siégea parmi les membres du parti démocratique ; lors du piocès de Louis XVI, il eut le tort de ne pas se récuser et de voter la mort de son plus proche parent. Du reste, accusé tour à tour par les girondins et les montagnards d'aspirer lui-même au trône, il fut décrété d'arrestation (7 avril 1793), transféré alors à Marseille, puis ramené à Paris, traduit au tribunal révolutionnaire, condamné à mort et exécuté le 6 octobre de la même année. Il mourut avec courage. Il eut pour fils Louis-Philippe Ier. — Son petit-fils, Ferd.-Ph.-L.-C. -Henri, fils de Louis-Philippe, duc de Chartres, puis duc d'Orléans et prince royal (1830) ; n. Palerme 1810, m. 1842 d'une chute de voiture. — Il avait assisté en qualité de lieutenant-général aux sièges d'Anvers et de Constantine et à plusieurs expéditions en Afrique, dans l'une d'elles il avait été blessé.— Sa sœur Marie, habile sculpteur; Palerme 1813, Pise 1839. — Elle s'était mariée (1837) au prince de Wurtemberg. — Statue de Jeanne d'Arc (Mus. de Versailles).

ORLEY (Bern. van) , peintre flamand , élève de Raphaël; Bruxelles 1490-1560. — Mariage de la Vierge (Mus. roy.J.

ORLEY (Rich. van), peintre en miniature, dessinateur et graveur ; Bruxelles 1652-1732. Son frère Jean se distingua aussi comme peintre et grateur,

ORLOFF (Grég.-Vladimir), célèbre favori deCa*

herine II ; n. 1740. Secondé pai ses frères, il trama et exécuta la révolution de palais qui fit périr Pierre III et mit sur le trône Catherine ( 1762). Celleci le combla d'honneurs et lui offrit de l'épouser secrètement. Orloff, visant plus haut, refusa. Mais ce refus joint à ses indiscrétions et à ses caprices, blessa l'impératrice, qu' l'envoya voyager hors de la Russie avec le titre de prince et d'immenses revenus. Il m. Moscou 1783, dans la démence. =: Alexis, son frère ; m. St-Pétersbourg 1808. 11 contribua puissamment au coup d'État de 1762, et passa pour l'un des assassins de Pierre III. Nommé amiral , il remporta sur les Turcs , avec le secours de l'Anglais Elphinstone, la victoire de Tchesmé, d'où il prit le surnom de Tchesminski. A l'avènement de Paul Ier, il fut exilé et ne rentra en Russie qu'à sa mort. — Grégoire-Vladimir, de la même famille, sénateur et littérateur russe ; m. St-Pétersbourg 1826. — Mémoires historiques , politiques et littéraires sur la révolution de Naples, publiés par Amaury Duval, Paris, 1819-21, 5 vol. in-8° ; Essai sur l'état actuel Je la Peinture en Italie, 1823, in-8°.

ORME (R.), historien anglais ; Andjinga (Hindoustan) 1723, m. près de Londres 1781. Il rendit de grands services dans l'Inde à la Compagnie, qui le nomma son historiographe. — Histoire de la guerre -des Anglais dans l'inloustan (1745 à 1763), 2 vol. in-4°; Fragments historiques sur l'empire mogol, 1805, in-4°.

ORMÉA ( C.-F.-Vincent Ferrero, marquis d' j, homme d'Etat piémontais; n. Mondovi, m. 1745. Il fut en grand crédit sous Charles-Emmanuel , travailla à la réforme des lois, et s'occupa de mettre fin aux différends qui existaient entre les ducs de Savoie et le s;iint-siége.

OKMESSO.Y (Olivier Lefèvre d') , intendant et contrôleur général des finances, puis président de la chambre des comptes; 1525-1600. Il fut un des premiers à reconnaître Henri IV. — Son fiîsANonÉ, conseiller au parlement , puis conseiller d'Etat ; m. 1665. — Olivier II, fils du précédent, conseiller d'Etat , m. 1686. Il fut un des auteurs des ordonnances de Louis XIV. ~ André II, fils du précédent, intendant de Lyon ; I04t-I08i. zzz François db Palle, fils d'André II, intendant des finances ; 1681- 17.)G. — L.-F.-de-Paule, fils du précédent, premier président du parlement ( 1788 ), et membre honoraire de l'Acad. des inscriptions; 1718- 178!). z= Bb Noysead (Anne-Louis-Franç. de Paule Lefèvre d'), fils du précédent; n. 1753. Il fut successivement conseiller au parlement de Paris (1776) , président à mortier (1788) , député de la noblesse aux Etats- Généraux ( 1789 j, et m. sur l'échafaud I79Î. = OruiEssoN d'Amboile ( F.-de-Paule Lefèvre d' ), cousin-germain du précédent; 1751-1807. Il fut successivement conseiller au parlement, intendant des finances, contrôleur-général et conseiller d'État.

OKiMOJVD (Ja. Butler, duc d'), général et homme d'Etat anglais, vice-roi d'Irlande; 1610-KJS8. 11 fut le dernier appui de la cause de Charles Ier, et l'un des principaux auteurs de la restauration de Charles II. Son petit-fils, Ja. Butler, 2« duc d'Oumond; Bublin 1665, Avignon 1747. Il embrassa le parti du prince d'Orange et commanda (1712) les troupes anglaises dans les Pays-Bas. Sous Georges Ier, son attachement aux Stuarts l ayant fait accuser de haute trahison, il se réfugia en France, où il se dévoua à la cause du prétendant.

ORNAXO (Alphonse d' ) , fils du fameux Corse San-Piétro, maréchal de France; m. 1610. Elu général des Corses dans la guerre contre les Génois, et obligé d'entrer en accommodement, il sortit de l'île avec 800 hommes et entra au service de Charles IX. Après la mort de Henri III il fut un des premiers à se ranger sous les drapeaux de Henri IV, et devint lieutenant-général de Bauphiné , puis de Guienne. = Son fils J.-Baptiste, colonel - généra 1 des Corses et maréchal de France; Sisieron 1581» 1620, Attaché à Gaston duc d'Orléans, il prit part

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