R.OIS DE MACÉDOINE
PHILIPPE. On compte cinq rois de ce nom. Les seuls importants sont le second et le dernier.
PHILIPPE II, troisième fils d'Amyntas; 383-336 av. J.-C. Envoyé à Thèbes comme otage, il s'évada à la mort de son frère Perdiccas (369), saisit le pouvoir au préjudice de son neveu, et, après avoir, levé une armée qui dut sa plus grande force au perfectionnement de la phalange, il pacifia les troubles de l'intérieur et fit d'importantes conquêtes en Illyrie, en Péonie et enThrace. Il retourna ensuite vers la Grèce, dont la conquête fut le but constant de ses efforts; et, malgré Démosthène, son terrible adversaire, il parvint à s'emparer de plusieurs villes, termina la première guerre sacrée et se fit admettre au conseil amphictyonique. Une seconde tentative de conquête, lors de la seconde guerre sacrée, fut d'abord défavorable à Philippe, qui dut se retirer de Byzanoe devant les armes de Phocion; mais, ayant pénétré en Grèce, il remporta \338), sur les Athéniens et les Thébains, la célèbre bataille de Chéronée, qui anéantit l'indépendance hellénique. Revenu ensuite en Macédoine, il allait diriger une expédition contre les Persans lorsqu'il périt 336 assassiné par Pausanias, seigneur macédonien. Philippe est l'un des plus profonds politiques de l'antiquité. Il joignait l'astuce au courage, déploya une habileté merveilleuse en s'immisçant dans les querelles particulières des villes grecques, qui s'habituaient ainsi peu à peu à le voir au milieu d'elles, et prépara le glorieux règne de son fils Alexandre-le-Grand , qui lui succéda.
PHILIPPE III. Voy. Aridée.
PHILIPPE IV ou V, roi de Macédoine, fils de Démétrius, succéda (221) à son oncle Antigone-Doson; prit parti pour les Achéens dans la lutte des Deuxm Ligues, et, après avoir fait conclure la paix (217). il chercha à consommer l'asservissement entier du la Grèce. Il se défit d'Aratus, qui contrariait ses vues (213) ; mais Rome avait déjà pris l'éveil, et, après une suite de revers (214-205) terminés par une paix honteuse, Philippe dut recommencer la guerre (200), qui se termina par la bataille de Cynocéphale ( 197 ), où Flamiuius fut vainqueur. Effrayé de lu puissance romaine, Philippe se refusa depuis à toutes les sollicitations d'Annîbal et d'Antiochus; et m. 179. Sou fils naturel, Persée, lui succéda. On reproche à Philippe d'avoir fait mourir son fils Déniéirius sur de faux rapports.
PRINCES DIVERS
PHILIPPE, prince du sang des Séle.icides, fi!i d'Antiochus VIII; occupa quelque temps le trôui fie Syrie, dont il fut dépouillé par Tigrane, roi d'Arménie S0 av. J.-C, et m. l'an 57.
PHILIPPE, fils d'IIérode-le-Grand, obtint d'Auguste le titre de télrarque de Judée v. l'an 4 av. J.-C., et m. l'an 33.
EMPEREUR ROMAIN, PHILIPPE, Marcus Judus Philippin, n. dans la Tracbonite (province d'Arabie) v. 204. Préfet du prétoire, puis tuteur de Gordien (2t3), il se fit d'abord associer à l'empire; puis, ayant l'ait déposer et mettre à mort ce prince, il resta seul maître