STROZZI. — STUART
nuscrits de la Grèce. Placé à la tète de l'université de Florence (1428), il l'éleva à un haut degré de splendeur; mais son attachement aux doctrines républicaines le força de s'enfiir à Padoue, où il mourut. — C'est à lui que l'on doit l'Almageste de Ptolémée, les Vies de Plutarque , les OEuvres de Platon , la Politique d'Aristote.
STROZZI (Titus-Vespasieni, poète latin, négociateur, président du Conseil des douze ; Ferrare 1422-1501. — Ses poésies ont été publiées, avec celles de son fils , par Aide Manuce, Venise , 1513. z= Hercule, fils du précédent, poète latin ; n. 1471, assassiné 1508. Il partagea avec son père la présidence du Conseil des douze de Ferrare.
STROZZI (Ph.), sénateur florentin ; 1488-1538. Allié aux Médicis par son mariage avec Clarisse, fille de Pierre, il n'en détendit |>as moins les libertés publiques, et eut une grande part à la révolution de 1527, qui rétablit l'ancien gouverne ment. Las cependant des troubles populaires, il amena le rétablissement du duc Alexandre (1530), qui le força bientôt de chercher un refuge à Venise. Ayant tenté de rentrer dans sa patrie à la téte des émigrés, il fut vaincu et enfermé à Pistoie, où il se suicida. = Son fils Pierre, général des galères de France, conduisit l'expédition de Sienne (1554 et 1555), et commanda, deux ans après, l'armée de Paul IV. Il fut tué au siège de Thionville 1558. = Léon, frère du précédent, de l'ordre de Malte, chef d'escadre au service de la France, conduisit en Ecosse une expédition destinée à secourir Marie Siuart. Il fut tué 1554 devant le fort de Scarliuo, lors de la reprise des hostilités en Italie. Sa vie a été écrite par Brantôme. = Philippe, fils de Pierre; Venise 1541-1582. Colonel des gardes françaises (1563), il se distingua aux batailles de La Roche-Abeille, de Monconlour, et au siège de La Rochelle ; commanda une armée envoyée au prieur de Crato par Catherine de Médicis, et, vaincu dans la bataille navale des Açores, fut jeté à la mer par ordre de l'amiral Santa- Cruz.
STROZZI (Cyriaque), érudit, philosophe ; Capalle (près Florencei 1504-1565. — De republica libri II, scilicet IX et X reliquis octo additi, quos scriptos non rcliquil Aristoteles. ~ Sa sœur Laurence , religieuse; Capalle 1514- 159 1 . — In singula totius anni sotemnia hymni.
STROZZI (P.), secrétaire des brefs sous Paul V ; Florence 1575-1640. Il amena les nestoriens modernes à reconnaître l'autorité du saint-siège, et n'en fut pas moins victime des intrigues de ses ennemis et forcé de se retirer à Pise , où il professa la philosophie.
STROZZI ( Bern. ) , peintre , élève de P. Sorri ; Gènes 1581-1644. Il entra dans l'ordre des Capucins, ce qui l'a fa t surnommer il Capucinb et il Prête gcnovese ; puis se sauva de son couvent et se réfugia à Venise, où il décora de fresques et de tableaux la bibliothèque de Saint-Marc, la Procurattorie, l'église de Saint-Benoît et l'hôtel des Incurables. — Saint Antoine de Padoue caressant l'Enfant Jésus, la Vierge et l'Enfant Jésus ( Mus. roy.).
STROZZI (Ja.), poète, auteur dramatique; Venise 1583-1661).
STRUDEL (P.), peintre tyrolien, élève de Carlo- Lotti; Clez 1660-1717. Il fut protégé par l'empereur Léopold, et se distingua par une grande originalité de faire et de composition.
! STRUEIYSÉE (Ad.), théologien, écrivain ascé- | tique; Neu-Ruppiu (Marche de Brandebourg) j 1708-1791. r= Son fils aîné. Ch. -Auguste , éconoi miste , tacticien , mathématicien , homme d'État ; n. Halle, m. 1804. Il professa la philosophie et les mathématiques à Liegnilz fut appelé à Copenhague par son frère, qui le nomma intendant des finances; puis, échappé à la disgrâce de celui-ci, retourna eu Prusse, où il devint ( 1791 ) ministre des finances et chef du département des accises,
des douanes et du commerce. — Éléments d'artillerie; Eléments d'architecture militaire, 3 vol. in-8°; Écrits sur l'économie politique, 2 vol. in-8°; mémoires sur la même science, 3 vol. in-8°. = Sqn frère J. -Frédéric , médecin , célèbre homme d'État ; Halle 1737, décapité 1772. Après avoir mené dans sa première jeunesse la vie d'un homme de plaisir, il parvint à s'introduire à la cour de Danemark , y fut nommé médecin de Christian VII, et acquit un grand pouvoir sur l'esprit du roi et de la jeune reine Caroline-Mathilde, qui lui confia l'éducation de son fils. Sa faveur grandissant toujours, il renversa (1770) le ministère Bernstorf, saisit pour lui-même la place de premier ministre (1771), et comniença à détruire l'ancienne administration de l'État, écrasant l'aristocratie au profit de la couronne, abolissant le conseil privé, et faisant d'utiles réformes dans les finances , dans l'industrie et. dans les lois pénales. Mais il ne garda pas assez de ménagements , et ses ennemis, sous la conduite de la reine douairière Julie et du comte Rantzau-Aschberg , répandirent contre lui des calomnies que le roi écouta. Accusé de conspiration contre l'État et d'adultère avec la reine, Slruensée fut mis en jugement, condamué à mort et décapité. Son ami Brandt , qui lui avait dû sa faveur, périt avec lui.
STRUTT (Jo.) , antiquaire anglais, dessinateur et gra\eur; 1749-1802. — Essai sur les mœurs, les usages des Anglais, depuis l'invasion des Saxons jusqu'à Henri VIII; Tableau des habillements du peuple anglais , depuis l'invasion saxonne jusqu'à nos jours, 2 vol. in-4°.
STRLVE (G.-Ad.), Struvius, jurisconsulte, président du sénat et du consistoire à Iéna ; Magdebourg 1619-1692. — Juris ftuilulis syntagma; Juris prudentiœ civilis syntagma. ~ Son fils BuRCKhard Gotthklf , professeur d'histoire à Iéna, savant bibliographe; 1672-1738. — Bibliotheca juris selecta; Introductio in notitiam rei litterariœ; Bibliotheca philosophica ; Bibliotheca historica.
STRUYS (J.), voyageur en Orient ( IG47-1G72) ; n. Hollande, m. 1694. — Voyagea en Moscovie, en Tartarie , en Perse et aux Indes, in-4°.
STRY ( A. van), peintre; Dordrecht 1755-1824.
— La Leçon de dessin, la Servante (Mus. d'Amsterdam).
STRYK (Sam. de), jurisconsulte, premier directeur de l'université de Halle; Priegnitz 1640-1710.
— On a un choix de ses ouvrages sous le titre d' Opéra prœstantiora , 4 vol. in-f-".
STRYKOWSKI (Mat.), historien polonais du 16e siècle, conservateur des archives de la couronne sous le roi Sigismond-Augubte. — Chronique, 1582, in-f°.
STRYPEfJ.), biographe anglais; Shepney 1043-
STUART, cé.lèbre famille écossaise qui régna d'abord sur l'Écosse, puis sur toute la Grande- Bretagne ,- et , suivant la tradition, descendait du thane Banquo , assassiné par Macbeth. Son premier membre connu est Walter, qui vivait vers 1060, et fut sénéchal ( stttart , en écossais ) du roi Malcolm III. Walter IV épousa la fille de Ro- •bert Ier, et en eut un fils qui succéda à ce prince sous le nom de Robert II. = Robert II, neveu de David II, gouverna l'Etat pendant la captivité de ce prince; puis, reconnu roi (1370), eut à lutter contre le comte de Douglas, qui fut débouté de ses prétentions à la couronne par acte du parlement. Robert, affermi sur le trône, fit alliance avec la France et mit fin aux prétentions d'Édouard III par la sanglante victoire d'Otlerburn ( 1388 ) , qui fut suivie d'un traité entre l'Angleterre et l'Écosse (1389). Il m. 1390, laissant un fils, Jean, qui lui succéda sous le nom de Robert III. = Robert III, fils et successeur du précédent, eut un règne orageux. Les dissensions des nobles et les