‹ Biographie portative universelleChapitre 560 sur 702 · SUARÈS · texte numérisé non relu

SUARÈS

invasions des Anglais ne laissèrent pas un moment de tranquillité au malheureux prince, qui confia le soin de l'administration au duc d'Albany. Celui-ci ne se signala guère que par son ambition, et fit périr David , fils aîné de Robert. Le roi, retiré dans l'île de Bute, voulut arracher son second fils, Jacques, aux pièges du régent en le faisant embarquer pour la France, et m. de chagrin 1406 en apprenant que ce dernier avait été pris par les Anglais. Ce fils lui succéda plus tard sous le nom de Jacques Ier. Voy. Jacques, Charles, Marie, Anne.

STUART (Arabella), fille de Charles Smart, frère de Darnley, descendait de Henri VII , et servit d'instrument à quelques nobles qui s'efforcèremt de la placer sur le trône à la mort d'Elisabeth. Jacques VI la fit jeter en prison. Elle mourut 1615.

STUART (Ja.-Ed. F.), dit le Cheualier de Saint- Georges, fils de Jacques II ; IG88-17G6. Reconnu -oi par la France (1701) à la mort de sou père, il attendit vainement que la reine Anne le nommât son successeur. Une tentative faite en Ecosse (17 15) pour le rétablir sur le trône qu'il n'avait jamais possédé de fait, échoua par la délaite du comte de Mar, et l'expédition du Cheualier de Saint-Georges en Écosse (1716) n'eut pas plus de succès. Un troisième essai fut tenté par Charles-Edouard ( 17 45 ) pendant la guerre de Sept-Ans; mais l'esprit national , décidément hostile à la race des Stuart , ne laissa plus aucun espoir à ce prince, qui mourut à Rome. Il avait épousé la petite-fille du grand Sobieski et en eut deux fils : z=? L'aîné fut Charles- Édocard, dit & Prétendant, et comte d'Albany ; Rome 1720, Florence 1788. II vint en France (1740), et, après y avoir vainement, demandé des secours pour son père . se rendit en Écosse (1745), où il sut attacher à son parti les principaux chefs des Uighlands. Il remporta la victoire de Falkirk ( 1746) et s'avança jusqu'à trente lieues de Londres ; mais la division s 'étant mise dans son armée, il dut regagner l'Ecosse. Défait à Culloden (1746) par le duc de Cumberland , il se trouva sans ressources, erra dans les montagnes de l'Ecosse pendant quelques mois, et parvint enfin à gagner la France, puis l'Italie ( 1748). Il reparut mystérieusement à Londres (1753 et 1761), mais sans aucun résultat. Sa femme, la comtesse de Stolberg, épousa dans la suite Alfiéri, puis, en troisièmes noces, le peintre Fabre. Voyez Albany. ~ H. -Benoit, second fils du chevalier de Saint-Georges ; 1723-1807. Il se fit appeler d'abord duc d'York, entra dans les ordres, devint cardinal, et , à la m. de son frère (1788), prit le nom de Henri IX. Avec lui finit lu race des Stuarts.

STUART, comte de Bute. Voyez Bute.

STUART (Ja.), architecte, antiquaire, voyageur en Italie et en Grèce; Londres 1713-1788. — Antiquités a" Athènes, avec N. Revett, 4 vol. in-f°, dont on a une traduction française par Feuillet , 1808- 15, 3 vol. in-f°.

STUART (Gi'b.), littérateur, écrivain satirique; Edimbourg 17 42-1786. — Histoire de f établissement de la ré/orme en Ecosse, in-4°.

STUART (C), général anglais, homme d'Etat; 1753-1801. Il s'empara de la Corse; préserva le Portugal de l'invasion projutée par la France ( 1797) ; enleva Minorque aux Espagnols, et prit Malte aux Fiançais (1798). De retour en Angleterre, il siégea à la Chambre des communes dans les rangs de l'opposition.

STURRE ( H. ), médecin, érudit ; Partney ( Lin- Côlnshire) 1631-1676.

STURBS ou STUBRE (J.), savant légiste anglais ; n. 1541. Il fut condamné à avoir la main droite coupée, comme auteur d'un écrit satirique contre Elisabeth. Il fut dans la suite employé par le lordtrésorier Burleigh.

STUBRS (G-), anatomiste, peintre d'animaux | Liverpool 1736-1806. Il a surtout excellé à peinire les chevaux.

STUCK (J.-Gu.), antiquaire, érudit; n. Zurich, m. 1607.— Traité des festins des anciens , 2 vol. info.

STUCK (Théoph.-H.), bibliographe -, Halle 1716- 1787. — Catalogue de relations de voyages.

STUCK LAM* (And. de), maître provincial de l'ordre Teutonique en Livonie (1250). Il battit les Lithuaniens et les Samogitiens et soumit la Semigalle, qu'il fit ériger en royaume par Innocent IV ( 1251) en faveur de Mendog. Ce fut lui qui bâtit la forteresse de Memel (12;>2).

STUKELEY (Gu.), médecin , antiquaire, numismate; Holbech (Lincolnshire) IG87-1765. — Itinerarium curiosum; Palœographia sacra; Histoire de Carausius par les médailles.

S I L Iti: ( Slénon ) , dit l'Ancien , administrateur du royaume de Suède. Porté à la tête du gouvernement (1471) à la mort de Charles VIII , il soutint une guerre heureuse contre le Danemark, et chassa les Russes de la Finlande. Déposé (1497) par suite des intrigues de ses ennemis, il ressaisit le pouvoir (1501) et chassa les Danois de la Suède. Il m. 1503. On lui doit la fondation de l'université d'Upsal. *

STURE (Svante), d'une autre famille que le précédent, administrateur du royaume de Suède (1503-1513). Il laissa le pouvoir à son fils qui suit : = Slénon Sture le jeune , fils du précédent, lui succéda comme administrateur de Suède (1513); chassa de Suède l'archevêque d'Upsal , qu'on lui opposait ; puis , engagé dans une guerre contre Christiern II, périt en combattant, 1520, après quelques succès. Christiern II se fit alors couronner roi.

STURM ( Ja. ), célèbre magistrat, négociateur, l'un des propagateurs du luthéranisme; Strasbourg 1489-1553. 11 fut député 91 fois, tant aux diètes de l'Empire qu'à la cour de Charles-Quint et em Angleterre.

STURM (J.), humaniste, recteur du gymnase de Strasbourg; Sleida 1507-1589. — De institutions scholastica, in-8°.

STURM (J. -Christ.), ministre évangélique, professeur de physique et de mathématiques à l'Acad. d'Altdorfr Hilpolstein { principauté de Neubourg ) 1635-1703. On le regarde comme le restaurateur des sciences physiques en Allemagne, -— Collegium. expérimentale , 2 vol. in-4° ; Physica eclectica , 2 vol. in-4°. = Son fils Léo.-Christophe , architecte, intendant des bâtiments du duc de Mecklembourg; 1669-1719. — Parallèle des systèmes de fortifications de Vauban, Cohorn et Rimpler, in-f°, Abrégé de l'architecture civile et militaire, in-f°.= Christ. -Chrétien, prédicateur, écrivain ecclésiastique , littérateur, de la famille des précédents ; Augsbourg 1740-1786. — Méditations sur les œuvres de Dieu, ouvrage traduit en français par Elisabeth- Christine, reine de Prusse.

STURME, premier abbé de Fulde. Il fonda ce monastère avec St Boniface (744), et fut l'un des prêtres choisis par Charlemagne pour prêcher l'évangile aux Saxons. Il m. 779, et fut canonisé par Innocent II (1139).

STURZ ( Helfrich-P. ) , littérateur, diplomate; Davmstadt 1736-1776. — OEuvres, 2 vol. in-8°.

SUARD ( J.-B.-Ant.), littérateur, secrétaire perpétuel de l'Acad. française; Besançon 1734-1817.— Traductions de l'Histoire d'Amérique de Robertson, de l'Histoire de Charles-Quint du même, des Voyage» de Cook ; Lettres sur Gluck et Piccini ; Mélanges de littérature , 5 vol. in-8° ; Variétés littéraires , 4 vol. in-8°. Garât a publié des Mémoires historiques sur Suard , 2 vol. iu-8°.

SUARES (F.), jésuite, théologien; Grenade 1548-1617. Il prit parti pour les molinisles, et imagina le congruisme , qui n'est qu'une modification de leur système. — Ses œuvres forment 23 vol in-f°.

SUARÈS ( Jo.-Ma. ), antiquaire, évèque de Vai- «ou , puis garde de la bibliothèque du Vatican ; n. Avignon, m. Rome 1677. — Prœnestes anticiua, in-

SUATOPLUC. — SUIDAS.

4° ; Arcus Sept. Severi eete incisus, in-f#; Vind'tciœ Syhestri II, in-4°.

SUATOPLUC , duc de Bohême, frère et successeur de Borzivoï II (U07). Il fut jeté en prison par l'empereur Henri V, qu'il servit cependant ensuite contre les Polonais. 11 m. 1109. Wladislas III lui succéda.

SU BLET DES NOYERS ( F. ), intendant des Snances et secrétaire d'Etat sous Louis XIII ; 1578- 3645. Il fonda l'Imprimerie royale et protégea les 3rts ; mnis on lui reproche d'avoir fait brûler un "ableau de Michel-Ange placé par François 1er à Fontainebleau.

SURLEYRAS ( P. ) , peintre, élève de sou père, Math. Subleyras, et d'Ant. Rivalz ; Uzès 1699, Rome 1749. — 2 Madeleine aux pieds du Christ, le Serpent d'airain, Martyre de St Pierre, Martyre de St Hippolyte, St Basile-le-Grand, Théodose Uni far St Ambroise , St Bruno guérissant un enfant (Mus. roy.).

SUCIIET f L.-Gab. ), duc d'Albuféra , maréchal de France; Lyon 1772-1826. Il s'engagea comme volontaire (1792), se cou\rit de gloire en Italie; remplit diverses missions diplomatiques ; contribua puissamment aux succès des campagnes d'Allemagne (1805 et 1807), et fut envoyé en Espagne, où il fut nommé (1809) général en chef de l'armée d'Aragon. Il remporta la victoire de Margalef , prit Lérida et Tarragone, ce qui lui valut le bâton de maréchal, et s'empara d'Oropeza, de Murviedro, de Valence. Il ne se retira vers les Pyrénées qu'après la défense la pins habile contre les insurgés espagnols. Suchet fut nommé pair à la Restauration (1814). 11 a laissé, en outre, une réputation d'habile administrateur. Napoléon professait pour ses talents et son caractère la plus haute estime.

SUCKL1NG (J.), poète licencieux, auteur dramatique, littérateur; Wilton ( Middlesex ) 1609-1641. Lors de la guerre civile, il prit parti pour Charles I".

SUDAN (J.-N.), érudit, archiviste de la ville de Lyon ; Lyon 1761-1827.

SUE (J.-Jo.), chirurgien; 1710-1792. = Son fils J. -Joseph, chirurgien , anatomiste. = Pierre, neveu du précédent, chirùrgieu ; Paris 1739-1816. — Histoire du galvanisme , 4 vol. in-8°.

SI ÉIVOIV 1er, dit Tyfve-Skcg ( barbe fourchue), roi de Danemark. Il détrôna et fit périr son père, Ha raid (985) ; rétablit le culte des idoles, et conquit une partie de la Saxe et de la Norwège, ainsi que de l'Angleterre, dont il fut, dit-on, couronné roi (1013). Il m. 1014. Son fils Canut lui succéda.

SI É.\OX II , petit-fils du précédent, vice-roi de Danemark pour Magnus I»r, reçut de lui la couronne de ce pays au détriment d'Harald, roi de Norwège (1047), qui ne put le déposséder. Il s'efforça en vain, par la suite , de s'opposer à Guillaume-Ie- Conquérant, et m. 1074. Harald IX lui succéda.

SUENON 111, fils d'Eric Emund. Après l'abdication d'Eric 111 , il usurpa le trône de Danemark sur Canut V, qu'il lit assassiner (1147), et périt 1157 en combattant Waldemar, qui lui succéda.

SUERCHER ou SVERKER III, le seul des rois de Suède de ce nom dont la vie soit connue. Il succéda à Canut Ericson (1192), et périt 1210 dans une bataille contre Eric, tils de ce prince. Son vainqueur lui succéda.

SU ÈRE- DU PLAN (J.-Maur.), savant ecclésiastique, philologue; n. Rieux, m. 1806.

SUÉTOXE, Caius Suetonius Tranquillus, historien latin ; n. v. 70 de J.-C. 11 fut secrétaire d'Adrien, et perdit celte place pour avoir déplu à l'impératrice Sabine. — Des nombreux ouvrages qu'il avait écrits, nous n'avons plus aujourd'hui que les Vies des douze césars, et des notices abrégées sur quelques grammairiens et rhéteurs. Le premier ouvrage, qui nous a transmis de précieux renseignements sur l'histoire de Rome sous les empereurs, est écrit avec uue licence de style que

rien ne saurait faire excuser. II a été traduit dan les Collections Panckoucke et Dubochet.

SUETOxMUS PAULIKUS, général romain, pré- • teur sous Claude (37). Il soumit les Maures révoltés, puis, envoyé en Angleterre, s'empara d'Anglesey ( Mona ) , et comprima l'insurrection de Boadicée. Rappelé à Rome (61), il commanda l'armée d'Othon contre Vilellius, et amena la défaite de Bédriac (6'J) par sa trahison envers le premier de ces princes.

SUFFOLK (Gu. Poll, duc de), général aDglais. Il servit sous Henri V contre la France, fut nommé (1429) général en chef des troupes qui faisaient le siège d'Orléans, et se laissa battre par Jeanne d'Arc. Accusé plus tard de trahison et de concussion, il eut la tète tranchée 1451.

SUFFOLK (C. Brand>n, duc de), favori de Henri VIII. Il seconda ce monarque dans sa sépation avec Catherine d'Aragon, et épousa Maiie, veuve de Louis XII (1515).

SUFFREN (J.), jésuite, prédicateur, confesseur de Marie de Médicis, puis de Louis XIII; Salon (Provence) 1565-1641'.

SUFFREIV-SAIIViT-TROPEZ (P.-And. de), l'un des plus habiles marins produits par la France; Saint-Cannat (Provence) 1726-1788. Il servit d'abord dans l'armée de t< rre ( 1743-48 j, puis, entré dans l'ordre de Malte (1749), fit partie de l'escadre de la Galissonnière, et eut part à la prise de Mahon. La gloire dont il se couvrit dans cette expédition, ainsi que dans la guerre d'Amérique, appela sur lui l'attention du roi, qui le nomma commandant d'une division de cinq vaisseaux et de deux frégates, destinées à protéger contre les Anglais le cap de Bonne-Espérance et les possessions hollandaises dans les Indes. Il ruina l'escadre du commodore Johnston, et créé commandant en chef à "la mort du comte d'Orves, défit Hughes devant Madras; s'allia avec Haïder-Ali, s'empara de Negapatnam et de Trinqucbar, et malgré un échec qu'il essuya devant Gondelour (1782), poursuivit ses succès jusqu'à la paix de Versailles (1783). = Soo frère, L. Jérôme, évéque de Sisteron ; n. 1722, m. dans l'émigration. 11 a laissé son nom à un canal qui traverse le territoire de Sisteron.

SUGER (l'abbé), célèbre ministre d'Etat; n. v. 1082, m. 1152. Abbé de Saint- Denis (1122), il fut appelé à la co <r par Louis VI, et déploya une grande capacité dans l'administration de l'Etat. La justice intérieure du pays lui dut d'importantes améliorations. Il conserva le même crédit sous Louis VII, s'opposa vainement au divorce de ce prince avec Eléonore de Guienne ainsi qu'à la seconde croisade, et gouverna la France avec le titre de légent pendant l'absence du monarque (1147- 50). Il démentit cependant son système de conduite sur la fin de sa vie, et prêcha une nouvelle croisade que la mort, l'empêcha de conduire en Asie. — Vila Ludouici VI; De relus in sua administratione gestis , inséré dans les Collections Duchesne et dom Bouquet, et traduit dans la Collection Guizot. On a de dom Gervaise une Histoire de Suger, 3 vol. in-12.

SUHfl (Ulric-Fréd. de), diplomate, ami du grand Frédéric; Dresde 1691-1740. — Correspondance •avec Frédéric, 2 vol.

SU II M (P.-Fréd.), historien et littérateur ; Copenhague 1728-1798. Il fut chambellan et historiographe royal, et prit part au complot qui renver;a Struensée. — Introduction à l'histoire critique du Danemark, 5 vol. in-4° ; Histoire critique du Danemark ancien, 4 vol. in-4° ; Histoire du Danemark, 14>ol. in-4°.

SUICER (J.-Gasp. Schweitzer ou), théologie», philologue, érudit; Zurich 1620-1684. — Thésaurus ecclesiasticus de patribus grescis, 2 vol. in-f». = Son fils J. -Henri, théologien, commentateur; Zurich 16i4-l705.

SUIDAS, lexicographe grec, qu'on pense avoir

SUINTILA.

- SUPPON.

vécu vers le 10" siècle. — 11 a laissé un Lexique, compilation informe, qui renferme cependant de précieux détails sur l'histoire littéraire, et nous a conservé de nombreux fragments d'auteurs anciens qui ne nous sont point parvenus. Les meilleures éditions sont celles de Kuster, Cambridge, 1705, 3 vol. in-f° (avec traduction latine), et celle de Bernhardy, 1840.

SUINTILA, roi des Visigoths d'Espagne, successeur de Récarèole II (621). Il battit les Vascons et chassa les Romains de l'Algarve# Sisenand le détrôna (031).

SU1TUELM Ier, roi d'Essex, successeur de Sigebert (535). Il fut remplacé sur le trône par Sledda.

SUTTHELM II, roi d'Essex, successeur de Sigebert III (6G1); m. 663. Sigher et Sebba lui iuccédèrent.

SUITIIRED, roi d'Essex, successeur de Selred (746). On ignore les événements de sa vie et les noms de ses successeurs jusqu'en 819, époque à laquelle Egbert conquit le royaume d'Essex.

SULGHER-FANTASTICl-MARCIIESINI ( Fortunée), improvisatrice; Livourne 1755-1824.

SULIKOYV DE SOLKI (J.-Dômétrius), historien, archevêque de Lemberg; m. 1603. Il fut secrétaire d'Etat de Sigismond-Auguste, et, après la mort de ce prince (1572), contribua à faire élire roi de Pologne Henri de Valois, et se trouva mêlé dans la suite aux troubles qui suivirent l'élection d'Etienne Bathori. — Commentarius rerum polonicarum, in-4°.

SULLIVAN (J.), général, homme d'Etat américain ; Berwick 1741-1795.= Son frère Jacques, publiciste; n. 1744. Il fut gouverneur du Massachusett.

SULLY (Maur. de), évëquede Paris ( 1160-1 196). Il se rendit célèbre par son talent pour la prédication et prit une grande part à la construction de la cathédrale, dont il lit poser la première pierre (1163).

SULLY (Eudes de), évëque de Paris, succéda au précédent (1197 , m. 1208. H acheva la construction de la cathédrale, s'efforça de soutenir Innocent III dans la querelle élevée entre ce pape et Philippe- Auguste et provoqua la croisade contre les Albigeois.

SULLY (Maximilien db Béthunk, duc de) , célèbre homme d'Etat; Rosny 1560-1641. Placé dès son enfance auprès du roi de Navarre, il s'acquit l'estime de ce prince par sa bravoure, et se distingua dans toutes les campagnes qui eurent lieu contre la Ligue, sans négliger cependant ses affaires personnelles. Des spéculations commerciales entreprises et achevées par lui avec habileté lui procurèrent une grande fortune qu'il augmenta par son mariage avec une riche héritière, Anne de Courlenay. Si l'on aime cependant à voir le célèbre Sully déployer dans la vie privée les capacités financières qui furent employées si heureusement pour le service de la France , on regrette d'avoir à lui reprocher son avidité, qui le rendit peu scrupuleux sur le choix des moyens, et a laissé quelques taches sur sa conduite pendant le temps qu'il administra les affaires de l'Etat. Dès que Henri IV put placer à la tète des finances un protestant sans alarmer le parti catholique, il créa Sully surintendant (1597), et celui-ci justifia complètement la confiance de son maître. Il parvint à liquider la dette publique, dont le chiffre était énorme; fit rentrer un arriéré considérable; fournit aux dépenses des guerres avec l'Espagne et la Savoie et opéra, malgré les obstacles qu'il rencontra, une réforme salutaire dans les abus qui minaient la monarchie. Il donna aussi un grand développement à l'agriculture ; négligea, il est vrai, l'industrie et le commerce, mais sut créer de grands approvisionnements de guerre et mettre en réserve plusieurs millions. Les dignités qu'il cumulait lui permettaient de tenter heureusement toutes ces réformes, car il avait été nommé successivement gouverneur de la Bastille,

grand-voyer de France, surintendant des bâtiments, capitaine" héréditaire des eaux et rivières, grandmaître de l'artillerie et des fortifications et gouverneur du Poitou. Il ne garda que ces deux derrières charges à la mort de Henri IV (1610), et bieu qu'il eut à se plaindre de la reine-mère, il ne prit qu'une faible part aux troubles de la régence. Louis XIII le créa maréchal (1631). — On a <le lui des mémoires importants sous le titre d'Economie* royales, qui ont élé insérés dans les Collections PetitoJ et Michaud-Poujoulat. On peut encore consulter sut Sully les Remarques de Marbault , et l'historiette que lui a consacrée Tallemant des Réaux.

SULLY (II.), habile horloger anglais ; m. Paris 1728. Il a fait d'excellentes recherches sur les longitudes. — On lui doit une pendule à levier pour mesurer le temps eu mer.

SULPICE-SÉVERE, Sulpicius Severus, historien ecclésiastique; n. Aquitaine v. 363. Il suivit quelque temps la carrière du barreau, puis se retira dans un couvent. Il m. 410 ou 420. — Histoire sacrée; Vie de saint Martin , ouvrages écrits avec une rare; élégance et souvent réimprimés ; ils ont été traduits dans les Collections Panckoucke et Dubuchet.

SULPIT1A, dame romaine, vivait sous Domitien» v. 90 de J.-C. — Il nous reste d'elle une satire De edicto Domitiani, qui a rapport à l'exil des philosophes, et se trouve dans le Corpus poetarum de Maittaire.

SULPITIUS GALLUS. Voy. Gallus.

SULPITIUS RUFUS (Publius), tribun du peuple; 88 av. J.-C, fougueux partisan de Marius. Il fut décapité par ordre de Sy lia.

SULTAN-ED-DAULAH ( Abou-Schoudja), roi de Perse , de la dynastie des Bowaides , succéda à son père, Boha-ed:Daulah (1013), et fut dépouillé de la moitié de ses États par ses frères (1021). I! m. 1024 à Chiraz.

SULZER (J.-G.), philosophe, littérateur, professeur de mathématiques et de philosophie à Berlin ; Winterthur (Suisse) 1720-1779.— Théorie universelle des beaux-arts, 2 vol. in-4°, 1772.

SUMMARIPA (G. de Sommariva, en latin), poète, historien ; n. Vérone 1435. — Traduction de Juvénal, en lerza rima ; Cronica (537-1495), en vers.

SlMMOME (J.-Ant.), historien napolitain ; m. 1602. — Historia délia ciltà e regno di Napoli , 4 vol. in-4°. Cet ouvrage le fit persécuter.

SUNDERLAND (il. Spencer, comte de), partisan de Charles Ier. époux de la belle Dorothée Sydney , n. Althorp 1620, tué à la bataille de Newbury 1643. =Son fils Robert, homme d'Etat ; 1641-1702. Il fut ambassadeur en Espagne et en France, puis ministre (1678) et se prononça contre le bill d'exclusion du duc d'York (1679), ce qui le força de se retirer du conseil. Il redevint chef du cabinet ( 1682), embrassa le catholicisme, et tout en paraissant servir les intérêts de Jacques, contribua à faire monter sur le trône Guillaume , qui le nomma lord-chambellan, membre du conseil privé et lord-jusiicier.r=CHARles, fils du précédent, fut ministre sous Anne, qui le renvoya des affaires ; puis sous George Ier (1714- 1722).

SUN-TSEU, général et tacticien chinois, antérieur à l'ère chrétienne. — On a sous son nom les Règles de l'art militaire , traduites en français par le P. Amiot (Mémoires sur les Chinois, VII , 57- 159).

SUPERSAX (G. Acf der FnjDE,en latin), hommepolitique du pays de Vuud au 16e siècle. Il s'opposa, aux intrigues du cardinal de Sion , qui voulait détacher les Suisses de l'alliance de Louis XII, et le força de s'enfuir à Rome; mai.s il fut mis lui-même au ban de l'empire par Charles-Quint.

SUPPON Ier, duc de Spolèie, reçut ce titre de- Louis-le-Débonnaire (822). Il m. 821. Il avait succédé à Winigise et fut remplacé par Adalhard.

SUPPON II, premier ministre de Louis II, et duc de Spolète (876) , lut dépouillé de ses Etats par

SURCOUF. — SVIATOPOLK.

Cbarles-le-Chauve, qui les rendit à Lambert auquel Suppon a^a^ succédé. Il m. 880.

SURCOUF (R.), célèbre corsaire ; St-Malo 1773- 1827. Il fut nommé capitaine dès l'âge de 20 ans, et fit la course dans les mers de l'Inde où il se rendit formidable aux Anglais. 11 descendait par sa mère de Duguay-Trouin.

SURENA , général des Parlhes , est célèbre par la victoire qu'il remporta à Carrhes en Mésopotamie (55 av. J.-C.) sur Crassus qu'il fit ensuite assassiner dans une ambassade. Orode le fit périr 52. — Le nom de Surena est, suivant Crevier, la marque d'une dignité; ainsi le nom du vainqueur de Crassus ne nous serait pas plus connu que celui du clief gaulois qui prit Rome et du chef germain qui défit Varus. ' SURENHUSIUS (Gu.), bébraîsant, professeur de langues orientales au lycée d'Amsterdam , au commencement du 18e siècle. — Mise/ma, avec commentaires et traduction latine, Amsterdam, IG98- 1703, 3 vol. in-f°.

SLRIAIV (J.-B.), prédicateur, évéque de Vence ; St-Cbamas (Provence) 1670-1754.

SURIAN (Jo.-Donat), médecin, pharmacien de Marseille , voyageur. Il se rendit aux Antilles avec Plumier (1689).

SURIIV (J.-Jo.), jésuite; Bordeaux 1G00-1665. II fut chargé, après l'exécution d'Urbain GraDclier, de diriger les Ursulines de Loudun, et devint lui-même convulsionnaire , soit qu'il se prêtât aux jongleries des sœurs, soit qu'elles l'eussent rendu fuu.

SUR1US (Lan.), chartreux, écrivain ascétique; Lubeck 1522-1578. — Edition des Vies des saints , 6 vol. in-f°, Cologne, 1570. On reproche à cet auteur d'avoir adopté sans examen les fables les plus grossières.

SURREY (G. Howard, comte de), poète et homme de guerre anglais; n. v. 1520. Il se distingua dans les guerres du règne de Henri VIII, et fut nommé capitaine-général de l'armée anglaise en France (1546); mais s'étant laissé battre, il fut accusé de trahison et décapité 1517. Ou lui attribue l'invention des vers blancs. Ses poésies ont été souvent réimprimées.

SURVILLE (Clolilde de), femme poète du 15» siècle; n. château de Vallon (Ardèche). — On a sous son nom un recueil de charmantes poésies qu'on sait aujourd'hui éue l'œuvre de l'éditeur C. Vanderbourg, 1894, in-12.

SURVILLE (L.-C. de Hautefort, marquis de), général; 1658-1721. Il se distingua contre les Hollandais, et se trouvaut assiégé dans Tournai (170'J), fit frapper pour l'usage de la garnison des pièces de monnaie sur lesauelles il mit son nom et sou effigie. Cette mesure faillit amener sa perte.

SURVILLE (J.-F.-Ma. de), officier de marine ; n. Port-Louis (Bretagne) 1717. Chargé par la compagnie des Indes d'aîier rétablir la ville de Pondichéri, dont il fut nommé gouverneur en survivance, il périt dans une expédition sur les cotes du Pérou

SURVILLE (le marquis Jo.-Et. de), n. Vivarais 1760. Il émigra a la révolution, servit dans l'armée des princes, et, rentré en France (1798) avec une mission de Louis XVT1I . fut condamné à mort et exécuté au Puy. — Quelques écrivains lui ont attribué à tort les poésies dites de Clolilde de Sui ville.

SUSANNEou SUZANNE (sainte), vierge et martyre, fut mise à mort a Rome v. 295.

SUSARIOiX, le plus ancien poète trafique grec ; n. lcarie (Allique). Il viv. v. 58J av. J.-C.

SUSGN (le B. H.J, dominicain, écrivain ascétique, prédicateur; n. Constance, m. Ulm 1366.

SLSS'ÏÎLCH (J.-P.), économiste, théoiogien philologue, membre de l'Académie des sciences de Prusse; Berlin 1708-1767.

SUTTON (Th.;, riche marchand anglais, fondateur de l'hôpital dit Cnarter-House ; tinaitb (comté de Cork} 1532-iGil. = Un autre Sciton (II.) s'est tendu célèbre au siècle dernier, ainsi que son fils

DANiEL^en perfectionnant la méthode d'inoculation .

SUVÉE (Jo.-Ben.), peintre, directeur de l'école de France à Rome, membre, de l'Académie; Bruges 1743-1807.— Descente du Saint-Esprit; Adoration des rois (Ypres).

SUVEST1SLAU, roi des Bulgares, fils de Terter, fut mis sur le trône par Tzachas, qui avait dépouillé Smillzès. Il épousa Théodora, perite-fille de l'empereur Andronic II, et m. 1323. Son fils Terter II lui succéda.

SUWAROW. Voy. Souvarov.

SUZANNET (P.-J.-B. Constant, comte de), chef vendé- n ; Poitou 1772-1815. Il était cousin ge main deHenrideLaRochejaque"leiii,et se distingua ainsi que lui dans ces guerres malheureuses qui ensanglantèrent les provinces de l'ouest. Il périt 1815 à La Roehe-Servière dans le soulèvement qui eut lieu pendant les Cent-Jours.

SLZE(1I.), canoniste, archevêque d'Embrun; m. 127 1.— Somme dorée, Bàle, 1537.

SUZE (H. de Coligni, comtesse de La), poète célèbre par sa beauté et ses relations avec le monde littéraire de l'époque; 1618-1673.

SVÉDENBORG (Em.), célèbre visionnaire et mystique, théosophe, métallurgiste; Stockholm 1688- 1772. Après avoir étudié avec succès les sciences physiques, qu'il enrichit d'ouvrages importants [Opéra philosophica et metallurgica, 3 vol. in-f° ; OÈconomia retjni animalis), il se persuada tout à coup qu'il avait mission de régénérer le christianisme, raconta ses entretiens avec les anges et les démons, et chercha à dévoiler le second sens des Écritures, le sens spirituel, placé entre le naturel et le divin, et resté jjsqu'alors inconnu aux hommes. Il nomma sa nouvelle église la Jérusalem cileste, et se fit de nombreux partisans en Suède et en Angleterre. Goethe a mis ce singulier personnage en scène dans la 2e partie de Faust, sous le nom de Pater Séraphicus. — Arcana cœlestia , 1749-57, 8 vol. in-4° ; De cœlo et iuferno ex auditis et visis, 1758 ; De nova Hierowlyma, ib. ; Vcra christiana religio, seu theologia novœ ecclesice, 1771. Ses Ouvrages ont été traduits par Mogt.

SVERKER. Voy. Suercher.

SVERR ou SVERRER, roi de Norwège, fils de Sigurd III. Il reconquit le royaume sur l'usurpateur Magnus (1185) après une lui te sanglante, et se distingua comme législateur. A la suite d'une querelle avec le clergé, l'interdit fut jeté sur ses Etats par Innocent III (1198). Il m. 1202. Ha* quin IV lui succéda. — On a de ce prince Kongsskuqg-Sio (miroir des rois), publié en norwégien et en latin, Soroé, 1768, in-4°; et un Traité de droit public islandais-latin, Copenhague, 1815, in-8°.

SVIATOPOLK ou SWIENTOPELK , roi de Moravie. Il acquit ce royaume (87u) en livrant son oncle Radislaw à Louis-le-Débonnaire. Il joignit la Pannonie à ses Etats, et m. 894.

SVIATOPOLK, filleul du précédent et fils naturel ae l'empereur Arnoul, reçut la Lorraine de son p*re (8l>5), et soutint Charles-le-Simple contre Eude , dont plus tard cependant il épousa la fille. Sa mauvaise administration indisposa ses sujets, qui proclamèrent à sa place Louis, fils légitime d'Arnold. Il périt en les combattant '.)00.

SVIATOPOLK Ier, grand-prince de Russie, fils dTaropolk Ier, usurpa la couronne sur ses cousin: (1015), à la mort de Wladimir Ier, son oncle; et, bal tu par Iaroslav (1017), il rentra dans ses Etats avec l'aide de Boleslas, qu'il tenta cependant de faire égorger. Iaroslav le détrôna une seconde fois (1018), et le força d'aller mourir obscurément en Bohême.

SVIATOPOLK II, grand-prince de Russie, fils d'Isiaslav Ier. Il succéda (1093) à Wsewolod Ier, et m. 1112. Wladimir II lui succéda.

SVIATOPOLK Ier, duc de Poméranic. Il s'efforça en vain de se rendre indépendant des roi» de Pologne, et périt dans un combat 1120.

SVIATOPOLK.— SYLLA.

SVIATOPOLK II, duc de Poméranie, tua le duc de Pologne Leszko, de qui il tenait ses Etats, et fit la guerre aux Polonais et aux chevaliers teutoniens. Il m. 12G6.

SVIATOSLAV Ier ou SWTENTOSLAV, grandprince de Russie, fils et successeur d'Igor (915). Il soumit diverses peuplades du Nord, s'empara de la capitale des Bulgares (967 j et ravagea la Tlirace jusqu'à Andrinople (970); mais, vaincu à Durostol par Zimiscès, il perdit la Bulgarie (972), et tut tué en revenant à Kief (973).

SVIATOSLAV II, grand-duc de Russie, fils d'Iaroslav Ier, chassa son frère Isiaslav Ier du trône (1073) et régna jusqu'en 1076, époque à laquelle Isiaslav ressaisit le pouvoir. Il laissa un fils, Oleg, qui fut la tige des Olgovitches.

SVIATOSLAV III, grand-duc de Kief, fils de Wsévolod II, commença à régner en ll"9.=:Un autre Sviatoslav III, grand-prince de Wladirnir (1248- 11253), succéda à Iaroslav II, et eut pour successeur Alexandre Ier, son neveu.

SWAAN (Jo.), chimiste, médecin; Nord-Hollande 1774-1826.

SWABERT, roi de Kent, succéda à Edrick(687) conjointement avec Widred, et m. 6J5. Son règne fut troublé par les invasions de Cédovalla.

SWALWE (Bern.), médecin ; n. Embden (Ost- Frise) v. 1625. Il fut partisan des systèmes de Tachenius et de Sylvius.

SWAMMERDAM (J.), médecin, naturaliste, mystique; Amsterdam 1637-1680. Il étudia particulièrement l'anatomie des insectes, sur lesquels il fit des observations microscopiques extrêmement précieuses, et sur la fin de sa vie se jeta dans le mysticisme. 11 accompagna quelque temps dans le Holstein la célèbre visionuaire Bourignon. — His~ toire générale des insectes (en hollandais), traduite en français, Utrecht, 1682-85, in-4°; Histoire de l'éphémère (en hollandais), traduite en latin, Londres, 1681, in-4°; Biblia naturce, seu historia insectarum..,, 2 vol. in-f°, traduit en français dans la Collection académique de Dijon.

SWANEVELT (Hermann) dit Hcrmann d'Italie, peintre, élève de Claude Lorrain; Woerdeu (Hollande) 1620, Rome 1690. — 5 Paysages figurés (Mus. roy.) ; paysage (Mus. de La Haye).

SWARTZ (Olaûs) , botaniste suédois, voyageur en Amérique ; Norkoeping 1760-1817. — Flora Indice orientalis, 3 vol. iu-8w.

SWEBACH (Ja.-F.-Jo.), dit Fontaine, peintre, directeur de la fabrique de porcelaine de l'empereur de Russie ; Metz 1769-1823.

SVVEDIAUR. Voy. Schwediaur.

SWEERT (F.), compilateur, historien ; Anvers 1567-1629.

SWEERT ( Em. ), botaniste hollandais, chef des jardins de Rodolphe II au commencement du 17e siècle. — Florilcgium amplissimum et selectisfimum, Francfort, 1612-1614, in-f°.

SWEIGKER (Salomon) , ministre protestant, voyageur en Orient ; n. Sulz (Wurtemberg) 155 i. — Hodoepericon, Leipzig, 1586, in- 12.

SWEIVFUED, roi d'Essex, fils et successeur de Sebba (693). Il régna conjointement avec Sigebert et m. 700. Offa leur succéda.

SVVEYIVHEIM (Conr.) , imprimeur allemand; m. v. 1476. Il partagea avec son compatriote Pannartz la gloire d'avoir porté l'imprimerie en Italie.

SWIEiYTOCHXA, fille de Casimir, roi de Pologne; épousa (1062) Wratislas II, duc de Boh<me, dont elle eut Brzecislas, Borzivoi, Wladislas et Sobieslas, et m. 1122.

SWIETE1V. Voy. Van Swieten.

SWIFT (Jonathan), célèbre écrivain satirique, littérateur, doyen de Saint-l'atrick ; Cashel ( Irlande ) 1667-1745. Il joua un rôle politique assez important pendant le règne de la reine Anne et se rangea parmi les publicistes torys qui exercèrent ie plus d'influence sur l'opinion publique. A la mort

d'Anne, il revint en Irlande et y eut des rapporte singuliers avec deux femmes charmantes, Stella et Est lier Van Humrigb, qu'il aima platoniqucment, par impuissance, dit-on, de les aimer autrement, et qui en moururent de chagrin. — Les Voyages de Gulliver; le Conte du Tonneau; la Prophétie de Bickerstaff; la Bataille des bouquins. Ses œuvres complètes forment 14 vol. in-4°, Londres, 1755.

SWINBURNE (II.), voyageur anglais, littérat. ; m. 1803. — Voyage en Espagne; Voyage dans les Deux-Siciles.

SWI1VDE]\ (J.-II. van), physicien, homme d'Etat ; La Haye 1746-1823.

SWIMTOM (J.), antiquaire, philologue, érudit, membre de la Société royale de Londres ; Chersbire 1703-1777. — Inscriptiones Citicœ, in-4°

SWITZER (Et.), jardinier, anglais; m. v. 1745. — Iconographia rustica (en anglais), 3 vol. in-8-.

SYAGR1US (Afranius) , secrétaire de l'empereur Valentinien (369), puis préfet de Rome et consul sous Graticn (382), cultiva la poésie et fut ami d'Ausone. r= Son petit-fils Syaguius, patrice romain, fils d'^Egidius, fut défait par Clovis auprès de Soissons (486), et se réfugia à la cour d'Alaric. Celui-ci le livra au roi franc, qui le fit mourir.

SYAGRIUS (saint), évêque d'Autun (560)^11 assista à divers conciles, et fut employé par Grégoirele-Grand à la réformalion des abus de l'Église des Gaules.

SYDEïMHAM (Th.), médecin anglais; Windford- Eagle (Dorset) 1624-1689. II s'occupa principalement du traitement des épidémies, et combattit avec succès la petite-vérole par le traitement antiphlogislique. — Ses OEuvres complètes (en latin ) forment l vol. in-8°, Londres, 173ï. Eli s ont été traduites par Jault, Montpellier, 1816, 2 vol. in-8°.

SYDENHAM (Floyer), helléniste anglais ; 1710- 1787. Il mourut de misère avant d'avoir achevé une édition de Platon qu'il avait entreprise. — Sa fin malheureuse donna lieu à la formation de la société anglaise dite le Fonds littéraire, destinée à secourir les écrivains indigents.

SYEN (Arnold), médecin, botaniste ; Amsterdam 16 i0- 1667.

SYK.ES (Arthur Aghley), théologien; Londres 168 %- 1756.

SYLBURG (Fréd.), helléniste, directeur des éditions classiques de Wechel et de Commelin ; Wetter (Hesse) 1536-1596. — Éditions d'Aristole, Francfort, 1584-87, 5 vol. in-4°; de Denys d'Halicarnasse, ibid., 1586, 2 vol. in-f°; des Scriptores historiée romance, ibid., 1588, 3 vol. in-f° ; de saint Justin, Heidelberg, 1595, in-f°.

SYLLA (Lucius Cornélius), célèbre dictateer ro« main ; n. d'une branche obscure de l'antique famille des Cornélius ; 137 av. J.-C. Il passa sa vie dans la débauche jusqu'à l'âge de 30 ans. A cette époqué, nommé questeur ( 107), il alla servir en Afrique sous Marius ; déploya de grands talents comme homme de guerre et comme négociateur, et se fit livrer Jugurtha par Bocchus, enlevant ainsi à son général tout l'honneur de la campagne. Préteur (1)2), puis propréteur (91), il replaça Ariobarzane sur le trône de Cappadoce, et fit alliance avec les Parlhes. De retour en Italie, il mit fin à la guerre sociale, et obtint ensuite la conduite de la guerre contre Mithridate. II était alors consul (88). Marius, qui représentait les idées démocratiques , s'efforça en vain de faire révoquer sa nomination. Sylla, qui avait déjà quitté Rome, y rentra brusquement à la tête de son armée, dispersa les partisans de Marius et mit à prix la tète de celui-ci. Son expédition contre Mithridate, qu'il commença aussitôt après, ne fut qu'une suite de triomphes. La prise d'Athènes (87) et les victoires de Chéronée et d'Orchomène mirent le comble à sa gloire. Il porta ses armes en Asie pendant que Marius, rentré dans Rome (87), décimait les partisans de son rival. Sylla, aussitôt, traita avec le roi de Pont (85), ré-

SYLVESTRE . — SYROPULUS.

tablit Arîobarfoue et Nicomède et débarqua à Blindes. La défaite du jeune Marius à Frénésie et la victoire remportée sous les murs mêmes de •Rome assurèrent son triomphe (82). Maître absolu du pouvoir, il mit alors à exécution son projet de reconstituer le pouvoir aristocratique, exerça les plus affreuses vengeances contre ses ennemis, et affermit son autorité par de nombreuses largesses auxquelles fournirent les confiscations qui frappaient les plus riches citoyens. Il prit alors le surnom d'heunux. Son titre de dictateur perpétuel lui permit d'ailleurs d'augmenter l'autorité du sénat, auquel il rendit la puissance judiciaire. Il abdiqua (79) , et ayant assez fortement constitué le nonvel ordre des choses pour que nul n'osât lui dem&ncler compte de sa vie passée, il recommença sa vie débauchée, et mourut en proie à une affreuse maladie 77 av. J.-C. = Son fils Facstus Cornélius ; n. 83 av. J.-G. Il embrassa le parti de Pompée, se joignit à Caton d'Ulique après la bataille de Pharsale, et, pris à Thapsus, fut mis à mort par ordre de César, 47 av. J.-C. = Son neveu Publics Cornélius, questeur, consul, 65 av. J.-C. Il prit part aux conjurations de Catilina, embrassa ensuite le parti de César, et m. 49 av. J.-C. —Cornélius I austus, dernier descendant du dictateur et gendre de Claude. Il fut assassiné 56 ap. J.-C. par ordre de Néron à Marseille, où il vivait dans l'exil.

SYLVESTRE Ier (saint), pape.Romain, successeur de saint Miltiade (314). Ce fut sous son pontificat qu'eut lieu le premier concile œcuménique tenu à Nicée (325). Il m. 335. Saint Marc lui succéda. — Les papes rapportent à Sylvestre Ier la prétendue donation de Constantin.

SYLVESTRE H (saint), pape, l'un des hommes les plus remarquables de son siècle, astronome, mathématicien, mécanicien, successeur de Grfgoire V (999 J ; n. Auvergne. Il se nommait Gerberi. Il fut précepteur d'Oihon III, puis de Robert fils d'Hugues Capet, qui lui donna l'archevêché de Reims (992); mais, dépouillé de son siège après de vifs démêlés avec Jean XV, il dut s'en retourner auprès d'Olhon III, qui le créa archevêque de Ra venue ( 998 ), et plus tard lui fit obtenir le siège pontifical (999). Il m. 1003. Il eut pour successeur Jean XVII. Gerbert doit figurer au rang le plus honorable dans l'histoire des sciences mathématiques ; car c'est bien à lui qu'on doit la vulgarisation du système de numération si improprement attribué aux Arabes. Ce système, dont on trouve des traces très-distinctes dans la géométrie de Boëce, nous venait des Romains. Léonard de Pise, auquel on a attribué si injustement l'introduction 'en Occident des chiffres avec valeur de position, n'a publié son Abacus qu'en 1202. Voir à ce sujet les curieuses recherches de M. Chasles, Compterendu des séances de l'Ac. des sciences, 1er sem. 1843. Gerbert, que sa science fit regarder par ses contemporains comme un sorcier, avait construit, pendant son séjour auprès de l'empereur Othon, une horloge, dont il régla la position sur l'étoile polaire. — Il reste de lui 149 épitres, un discours contre la simonie, et quelques opuscules de mathématiques insérés dans les Analecta de Mabillon.

SYLVESTRE III, antipape, fut élu (1044) lors de l'expulsion de Benoît IX, qui le força de s'enfuir trois mois après.

SYLVES TRE-GOZZOLINI (saint), fondateur des Sylvestrins ; Osimo (marche d'Ancône) 1177-1277. Il fonda son ordre, suivant la règle de saint Benoît, à Montefano (1231).

SYLVIUS (jCneas). Voy. Pie II.

SYLYTLS (Ja.). Voy. Dubois.

SYLVH S (F. Delf.boe ou Dubois), médecin ; Hanau (liesse) 1614-1672 II professa à Leyde avec succès la doctrine chimiatrique, et fit plusieurs découvertes anatomiques importantes. — Opéra omnia, 1679, in-4°.

SYMES ( M.) , diplomate anglais , voyageur aux Indes et chez les Birmans; m. 1809. — Relation de l'ambassade anglaise dans le royaume d'Ava , in-4°.

SYMMAQUE, de Samarie, ébionite du 2e siècle ap. J.-C. — Il avait composé une traduction grecque de l'Ancien-Testament. Il en reste quelques fragments dans les Hexaples d'Origène.

SYMMAQUE, Quintus Aurelius Avianus Symmachus , orateur et homme d'État , le dernier défenseur du paganisme ; m. Rome v. le milieu du 4e siècle. Il fut, sous Valentinien Ier et ses successeurs, questeur, préteur, pontife, intendant de la Lucanie, proconsul d'Afrique, puis préfet de Rome (384-88). Il s'efforça de restaurer le paganisme , et , malgré son éloquence, ne put obtenir le rétablissement de l'autel de la Victoire , enlevé du Capitole. Banni sous Théodose Ier, il rentra en grâce plus tard et fut nommé consul (391). — On a de lui 965 lettres extrêmement précieuses ( Leyde , 1653 , in-12) , et des fragments, des harangues, publiés par Maï, Milan, 1815, in-8°. = Un de ses descendants, Qumtus-Aurelics Memmius, illustre sénateur, fut consul sous Odoacre (485) et donna sa fille en mariage à Boëce. Peu de temps après le supplice de ce dernier, Théodoric le fit périr 525.

SYMMAQUE, Cœlius Symmachus , pape, Sarde de naissance. Il succéda à Anastase II (498), triompha de l'anti-pape Laurent par la protection de Théodoric, et combattit avec zèle l'Eutycliianisme et le Nestorianisme , ainsi que l'Hénoticou de Zénon. Il m. 514. Ilormisdas lui succéda.

SYMPHORIEN (saint), martyr sous Marc-Aurèle, v. 179.

SYMPHOROSE (sainte), souffrit le martyre avec ses sept fils sous Adrien, v. 120.

SYIVCELLE ( George le) , chronographe grec du 8e siècle. Il tirait son surnom des fonctions qu'il exerçait auprès de Taraise, patriarche de Constantinople. — C/u onograph/e, qui va jusqu'en 284, et fait partie de la Byzantine ; Théophane l'Isaurien l'a continuée jusqu'en 813.

SYAÉSIUS , écrivain grec ; n. Cyrène v. 350. Il devint sur la fin de sa vie évêque de Ptolémaïs (410). — Ses œuvres, parmi lesquelles on distingue des Hymnes religieuses ; un Discours à Arcadius sur les dcuoirs de la royauté, etc., forment 1 vol in-f°, Paris, K>l2-33, grec-latin, publié par Petau. = Un autre Synesius , écrivain inconnu, est auteur d'un Traité des fièvres , grec-latin , Amsterdam , 1749 , in-8°.

SYOUTI (al) , historien et grammairien arabe; Syout 1445-1505. — Vie de Mahomet; Commentai' res sur le Coran; Anthologie ; Grammaire arabe.

SYPIIAX, roi de la Numidie occidentale , s'allia avec les Romains lors de la seconde guerre punique (212 av. J.-G.), mais, raincu par Massinissa, il dut se réfugier en Espagne. Il revint plus tard dans ses États, épousa Sophonisbe, fille d'Asdrubal, et fit alliance avec Cartilage. Massinissa , alors allié de* Romains, le vainquit de nouveau et le livra à Scipion. Il mourut , suivant Polybe , après avoir orné le triomphe du vainqueur (200 av. J.-C).

SYRIAIVL'S, philosophe néoplatonicien , grammairien ; n. Alexandrie v. 380. Il fut disciple du platonicien Plutarque, et le remplaça dans l'école d'Athènes qu'il dirigea jusqu'à sa mort 450. Il fut maître de Proclus.— Commentaires sur trois livres de la Métaphysique d'Aristote. Il n'en reste qu'une version latine; Venise, 1558, in-4° ; Commentaire sur la Rhétorique d'Hermogène, imprimé dans l'édition aldine de ce rhéteur.

SYROPULUS ( Sylvestre) , grand-ecclésiarque de l'Église de Florence , historien ecclésiastique du 15e siècle, assista au concile de Florence (1439) , dont il a laissé une relation écrite en grec du moyen-âge, publiée sous ce titre: — Historia unionis inter Grcccos et Latinos , gr.-lat., La Haye, 16G0 . in-f*.

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