TSEU. — TURENNE
de Hao-Tsoung, substitua un de ses fils à l'héritier légitime du trône, et après la mort de son époux (683), exila ce fils, appelé Tchoung-Tsoung. Elle réprima la révolte des princes de la dynastie de Tsoung, fut enfin renversée par une nouvelle conspiration, et m. bientôt après.
TSEU-SSE, philosophe chinois, petit-fils de Confucius ; n. v. 515 av. J.-C, m.v.453. — Tchoungyountj (l'Invariable milieu), avec la version mantchoue, et des traduct. latine et française, publié •par A l tel Rémusat, qui attribue ce livre à Confucius.
TUAIRE (F.) , peintre ; Aix (Provence) 1794-
TUBERON, Quintus JElius Pœtus Tubero, ami de Cicéron et son lieutenant en Asie, combattit à Pharsale contre César, et obtint ensuite son pardon. — Il avait écrit une Histoire romaine, perdue aujourd'hui, zzz Quintus jEuus, jurisconsulte et orateur, de la même famille, accusa Ligarius, qui fut défendu par Cicéron.
TUBÉRON (L.), historien, abbé en Dalmatie au 16« siècle. — Su Chronique a été insérée dans les Scriptores rerum hungaricarum (tome II).
TUB1 (J.-C), dit le Romain, sculpteur ; n. Rome v. 1630, m. Paris 1700. — Copie du Laocoon ; la fontaine de Flore; V Amour, Calathée, etc. (Versailles) ; le mausolée de Turenne (Invalides).
TUCCARO (Archange), fameux acrobate; n.
Aquila (Abruzzes) v. 1535. Charles IX l'attacha à sa personne (1570).
TUCKER (Abraham), littérateur, moraliste; Londres 1705-1774.
TUCKER (Josias), écrivain politique; pays de Galles 1711-1799. — Traité du gouvernement civil, 1781.
TUCKEY (Ja. Kingston), navigateur ; Greenhill (Irlande) 1776-1816. Il fit à la Nouvelle-Hollande et en Afrique deux voyages dont il a donné les Relations (1805 et 1818).
TUDOR (Owen-Meredith), tige de la maison royale des Tudor, épousa Catherine, veuve de Henri V; embrassa le parti de Lancastre , et fut pris et décapité 1461 par ordre d'Edouard IV. ±z Son fils Edmond, comte de Richemond, fut le père de Henri VII.
TUET (J.-C.-F.), pbilologue; Ham 1742-1797. — Matinées sénonoises, 1789, in-8°.
TUFO (J.-B. del), historien ecclésiastique; n. Aversa v. 1546, m. 1622.
TULCA ou FULGA, roi des Wisigoths. Il fut élu avant la mort de sou père Chintila (640), et détrôné par Cbindasvinde (642).
TULL (Jetbro) , agriculteur et économiste; n. comté d'York v. 1680, m. 1740.
TULLIA, fille de Servius Tullius, roi des Romains. Elle fit périr Ancus, son premier mari, pour épouser Tarquin-le-Superbe, et fut l'âme du complot qui causa la mort de son père, 534 av. J.-C.
TULLIA, tille de Cicéron, n. 77 av. J.-C; épousa en 3e noces Dolabella, et m. 46.
TULLIN (Chr. Bracnman), poète norwégien ; Christiania 1728-1765. — OEuvres, 1770.
TULLIUS-HOST1LIUS, 3e roi de Rome. Il fut élu à la mort de Nurna Pompilius (669 av. J.-C). Il fit contre Albe 2 guerres qui amenèrent la destruction d'Albe, soumit les Fidénates et les Véïens, vainquit les Sabins, et m. frappé de la foudre 637 av. J.-C. Ancus Martius lui succéda.
TULP médecin, magistrat d'Amsterdam ;
TUNELD (Eric), géographe et historien suédois ; m. v. la fin du 18* siècle.
TUNSTALL (Ja.), critique anglais ; 1719-1772.
TUPAC-AYMARU ou TUPA-MARU (Jo.-Casimir- Voniface), cacique péruvien; Tinta! 1743-1781. Il se révolta contre les Espagnols (1780), fut pris et écartelé. —Diego, son frère, prit les armes pour le venger (1782), assiégea la Paz, et finit par obtenir «ice amnistie»
TUPPO (F.), jurisconsulte et imprimeur napolitain ; n. v. 1445. Il fut l'ami et l'associé de Sixte Riessenger, qui vint fonder à Naples le premier établissement typographique (1471).
TURA (Cosme), peintre, élève du Squarcione ; Ferrare 1406-1469. — La Crèche ( cathédrale , Ferrare) ; les Actes de St Eustache (couvent de St- Guillaume, ibid.) ; la Vierge entourée de saints (église de St-Jean, ibid.).
TURAMINI (A.j, jurisconsulte et litte'rateur ; n. Sienne v. 1550.
TURBILLY (L.-F.-H. de Menon, marquis de), agronome ; Anjou 1717-1776.
TURCHI (Al.), dit aussi Alexandre Véronèse et rOrbetto, peintre, élève de Brusasorci ; n. Vérone v. 1580, m. v. 1650. On remarque la grâce et la noblesse de son style , et surtout l'heureuse disposition de ses couleurs. — Le Supplice des martyrs et la Mire de douleurs (Vérone) ; le Déluge , Samson livré aux Philistins , Jésus-Christ et la femme adultère , le Mariage mystique de Catherine, la Mort de Marc-Antoine (Mus. roy.).
TURCHI (L.), évéque de Parme, prédicateur; Parme 1724-1803.
TURCK.HEIM (J., baron de), publiciste, membre de l'Assemblée constituante ; n. Strasbourg, m. Altorf 1824.
TURENNE (H. de La Toor-d'Auvergne , vicomte de), l'un des plus grands capitaines des temps modernes ; Sedan 1611-1675. Elevé dans la religion réformée, il alla servir en «Hollande sous son oncle, Maurice de Nassau, dès l'âge de 13 ans, combattit ensuite en Lorraine sous La Force et La Valette, puis avec le duc d'Harcourt en Piémont, et s'acquit de bonne heure une haute réputation d'habile tacticien. Il n'était cependant encore que lieutenant-général quand il fit la campagne de Roussillon (1642) sous les yeux de Louis XIII. Mai» après la mort du roi, la reine-mère et le nouveau ministre, sentant combien il leur importait de s'attacher un guerrier aussi illustre, s'empressèrent de lui donner le bâton de maréchal (1643). Turenne se montra digne de cette faveur. Envoyé en Allemagne pour y recueillir les débris de l'armée échappés au désastre de Duttlingen, il réorganisa les troupes d'Alsace, soutint avec Condé les efforts de Mercy, et, défait à Mariendal, répara cet échec d'une manière éclatante par la victoire de Nordlingen, à laquelle il eut la plus grande part. Il se rendit ensuite à Trêves, y rétablit l'électeur ; se joignit en Hesse aux Suédois, malgré l'opposition de Mazarin, et, par une marche aussi hardie que savante, dans laquelle il ne fit pas moins de 150 lieues en quinze jours, se rendit maître des principales places de la Francouie, de la Souabe et de la Bavière, et força le duc de Bavière à demander la paix. Une seconde campagne dans les mêmes contrées, aussi heureuse que la première, amena enfin la conclusion du traité de Munster (1648). Les troubles de la Fronde vinrent offrir à Turenne une nouvelle occasion de se signaler ; jeté dans le parti des mécontents par sa passion pour la duchesse de Longueville, et surtout par des intérêts de famille, il mit un moment la cour à deux doigts de sa perte. Mais après l'échec qu'il essuya à Suippes (1650), il rentra daus le devoir et racheta sa faute par un dévouement sans bornes à la cause royale (1651), gagna (1652) sur les Frondeurs les batailles de Gien et de la Porte-St-Antoine, et porta le dernier coup aux insurgés en défaisant Condé à Arras (1654) et aux Dunes (1658). Créé maréchal-général ( 1660), et s'étant converti ( 1668), il fut, lors de la guerre de 1672, opposé à Montecuculli, auquel il fit face avec des forces trèsinférieures ; vainquit l'électeur de Brandebourg à Sintzheim (1674), et, après la dévastation du Palatiuat, fit son admirable retraite de 1674, que suivirent les victoires de Mulhausen et de Turckheim. 11 venait d'attirer adroitement Montecusulli à