‹ Biographie portative universelleChapitre 584 sur 702 · TURGOT. - TYRTÉE · texte numérisé non relu

TURGOT. - TYRTÉE

Salubacl), où une dernière victoire allait couronner tant d'efforts savamment combinés, quand il fut frappé d'un boulet le 27 juillet 1675. Turenne joignait aux talents militaires toutes les qualités de l'homme privé. « L'Empereur, raconte le Mémorial de Sainte-Hélène, disait qu'il avait étudié Turenne et Condé, soupçonnant de l'exagération, mais que là il avait fallu se rendre au mérite. Il avait remarqué que, dans Turenne, l'audace avait crû avec l'expérience, et qu'il en montrait plus en vieillissant qu'à son début. C'était peut-être le contraire chez Condé, qui en avait tant déployé en entrant dans la carrière. » — On a de Turenne des Mémoires assez mal écrits, 1782, 2 vol. in-f°.

TURGOT (saint) , évolue de Saint-André, ministre de Malcolm III; Ecosse 1045-1115.

TURGOT ( M. -Et.), prévôt des marchands, puis président du grand-conseil; Paris 1690-1751.

TURGOT (Aiine-R.-Ja.), baron del'Aulnb, célèbre administrateur et économiste, littérateur; Paris 1727-1781. Maître des requêtes (1753), il devint intendant delà généralité de Limoges ( 1761), rendit à cette province des services éminents, et fut appelé au ministère de la marine, puis au contrôle général des finances ( 1774). Il lutta pendant deux ans contre une opposition qui, repoussant avec acharnement ses projets de réforme, parvint à le faire éloigner. Il mourut d.ins la retraite. Il a beaucoup écrit.— OEuvres complètes, 1808-1811, 9 vol. in-8°. = Son frère François, dit le Chevalier, gouverneur général de la France éqninoxiale ou Guyane française; Paris 1721-1789. Il finit par se vouer exclusivement aux sciences.

TURHEIM (Ulrich nE), minnesinger du 13e siècle. — Il continua le Tristan de Gottfried de Strasbourg, et composa : les Aventures d'Élie, le Roi Anus et (avec Eschenbach J Saint- Guillaume, margrave d'Orange.

TURLOT (F. -Cl.), littérateur; Dijon 1743-182Î.

TURXKBE (Ad. ), savant philo'ogue ; Andelys 1512-1565. Il professa à Toulouse et à Paris; dirigea l'Imprimerie royale pour les livres grecs, et laissa un grand nombre de commentaires et de traductions, qu'on a recueillis sous le titre d'Adversai ia, 1580, et de Turnebi opéra, 1600, in-f°.

TURNER(\V.j, naturaliste anglais; n. Morpcth , m. 1568.

TURXER (R.), écrivain ecclésiastique , n. Barnstaple (Devonshire), m. 1599.

TURXER (Daniel), théologien, pasteur d'une congrégation de la secte des Baptistes ; 1701-1798.

TURXER (Sam.), voyage ir ; n. comté de Gloeester v. 1779, m. 1805. Il fut envoyé par Hastings auprès du Tchou-Lama , et a donné la relation de «on ambassade, 1800, traduite en français 1802.

Tl'RXER (Dawson) , botaniste anglais ; m. 1818.

TURXER (J.-Mathias) , é.éque de Calcutta; n. Oxford, m. aux Indes l' 31.

TUROT (J.), publiciste ; m. Paris 1825.

TURPUV, TLLPIX ou TILPUV (J.), archevêque de Reims (753J, ami et compagnon de Cbarlemagne. — 11 passe à tort pour l'auteur du livre : De vita Caroli magni et. Rolandi , connu sous le nom de Chronique de l'archevêque Turpin , qui paraît avoir été composé vers la tin du 11e siècle.

TURPUV (F. -H.), historien; Caen 1709-1799.

TURPIX DE CRISSÉ (Lancelot, comte) , tacticien , lieutenant-général (1770); n. Beauce 1715, m. en émigration 1795. — Essai sur l'art de la guerre, 1754.

TURREAU DE G ARAMBOUVILUE (le baron L.- Ma.), lieutenant-général ; n. Evreux 1756, m. 1816. 11 servit en Vendée sous la République , en Italie sous Bonaparte : fut ambassadeur aux Etats-Unis et fit partie de l'armée de la Loire. = Son cousin L. Tcrread de Linières , député à la Convention ; n. Orbec (Normandie) v. 1770. Il siégea parmi les Montagnards.

TURREL (P.), historien et astrologue ; n. Autun, m. v. 1547.

TURRETTIXI (Bénédict), théologien protestant ; Zurich 1588- 1631. Il obtint des Provinces -Unies des secours pour Genève contre le duc de Savoie. = Son fils François, théologien; 1623-1687.= J.-Alihonse, fils du précédent, écrivain ecclésiastique ; 1671-1737. — Opéra omnia , 1775.= Deux autres membres de la même famille, Michel, 1646- 1721, et son fils Samuel, 1688-1718, professèrent à Genève la théologie et les langues orientales.

TURR1EU (F. Torrès ou), en latin Turrianus, théologien; n. Herrera v. 1504, m. 1584. Il fat envoyé par Pie V au concile de Trente (1562).

TUSSER (Th.), poète et agronome; n. comté d'Essex 1515, m. v. 1580. — Cinq cents objets de bonne agriculture; les meilleures éditions sont celles de 1580 et 1585; elles sont rares.

TUTCHIN (J.), pamphlétaire et poète anglais; m. 1707.

TUTILON, bénédictin de Saint-Gall, peintre , statuaire, poète et musicien ; m. v. 908.

TUTIiVl (Camille), érudit; n. Naples v. 1600, m. 16,37.

TWARDOWSKI (Sam.), poète polonais du 17* siècle. — lia publié des odes, des épîtres et deux poèmes, 1649 et 1666.

TWARTKO lor, fils d'Etienne Cotromanowich, duc de Bosnie, lui succéda (1359), et devint roi de Bosnie, de Rascie et de Pomorie (1376). Il chercha par de nombreuses félonies à agrandir son territoire, fut battu par les Turcs à Cassovie (1389), se joignit à eux pour envahir la Dalmatie, et mourut 1392.= Son fils Twartko II, dit Scurus , dépossédé par Sigismond, rétablit sa domination dans la Bosnie septentrionale, et la laissa par testament à la famille des Lilley (1425).

TWEDDEL ( J. ) , littérateur et voyageur ; Northumberland 1769, Athènes 1799.

TWELLO (Léo.), théologien de l'université de Cambridge ; m. 1742.

TYY1X1XG (Th.), érudit anglais; n. V. 1734, m. 1804.

TVV1SS (Rich.), littérateur et voyageur ; Rotterdam 1747-1821. — Il a donné des relations de ses voyages en Europe.

TWYXE(J.), antiquaire; n. dans le Hamptonshire, m. 1581.

TYCnSEX ( Olouf-Gerhard ) , orientaliste et numismate ; Tondern (duché de Schleswig) 1734-181S-. — Introductio in rem nummariam MohammeJanorum, 1794, in-8°.

TYDEMAX (Minard), Hollandais, jurisconsulte, philologue ; Zwolle 1741-1825.

TYERS (Th.), littérateur et critique anglais; n. v. 1726, m. 1787.

TYMOLR-CHAII, deuxième souverain de l'Afghanistan moderne ; n. Mesched 1746, succéda à son père Ahmed (1773), et m. 1793.

TYMPE (J.-Goltfried). théologien; Brietz (duché de Magdebourg) 1699-1768.

TYXDALE (W.), un des premiers martyrs de la réforme, n. dans le pays de Galles 1500, fut chassé d'Angleterre, puis brûlé à Augsbourg.

TYPOTIUS ( Ja. Typoest , en latin ), historien , n. Bruges, m. 1601. — Relatio historica de regno Suecîœ, 1605, in-8°; très-rare.

TYRCOXXEL (Rich. Talsot , duc de) , gentilhomme irlandais. Accusé de conspiration sous Charles II ( 1677 ) , il rentra en grâce, fut nommé viceroi d'Irlande sous Jacques II, dont il défendit la cause en Ir'ande contre le prince d'Orange.

TYRRELL (Ja.), historien et écrivain politique; Londres 1612-1718- — Histoire générale d'Angleterre, 1700, 5 vol. in-f°.

TYRTÉE, célèbre poète grec d'Athènes, vivait au 7e siècle avant J.-C. Boiteux et borgne, il fut envoyé par dérision aux Spartiates, qui, suivant le conseil de l'oracle, s'étaient adressés aux Atliô*

TYRWHITT.— ULPIZN.

niens pour avoir un général capable de faire face aux habitants de Messène. Tyrtée anima tellement ses nouveaux concitoyens par ses chants guerriers , qu'ils finirent par remporter une pleine victoire sur leurs ennemis 071 av. J.-C— On a conservé de Tyrtée 3 fragments, publiés dans les Gnomiques et à part, Altembourg , 1761, in-8°. Hautome en a donné une traduction en prose, 1826, in-12, et Didot une imitation en vers, avec le texte , 1820, in-8°.

TYRWHITT (Th.), critique et archéologue; Londres 1730-1786. — On estime surtout son édition de Chaucer.

» TYSON (Ja.). littérateur, poète dramatique; Londres 1799-1820.

I TYSSEUS ( P. ), peintre d'histoire; Anvers 1625-1692. — lia laissé plusieurs tableaux remarquables par la couleur et la composition , entre autres une Assomption ( église de Saint-Jacques , Anvers). = Un autre Tisseus, n. Anvers 1660,

UBALDINI (Rog. d'), archevêque de Pise (1276) et l'un des chefs gibelins. Il eut à lutter contre Ugolin de la Gherardesca, et le fit enfermer avec ses fils dans une tour où il les laissa mourir de faim.

EBALDINI (Fetruccio), historien ; n. Florence 1524, m. en Angleterre à la fin du 16e siècle.

UBERT CATTANEO, 1er doge de Gênes (1528), eut pour successeur Battiste Spinola (1531).

UBERTI (Farinata degli), chef des gibelins de Florence ; fut chassé tle cette ville (1250), la reprit et la garda jusqu'en 1266. = Son petit-fils, Boni- Face, poète médiocre; m. Vérone v. 1367.

UCELLO (Pa.), peintre ; Florence 1389-1472. Il fit faire d'immenses progrès à la perspective.

ECHEÏVSK1 (Ja.), archevêque de Gnesen (1562) et primat de Pologne. Il assembla la diète qui proclama roi Henri d'Anjou; désapprouva ce choix ; conduisit l'intrigue qui fit élire l'empereur Maximi lien, et ne put empêcher la noblesse de nommer reine la princesse Anne, fille de Sigismond-Auguste. Il m. 1581.

UCHOREUS, roi d'Egypte, 8e successeur d'Osymandias au 22e siècle av. J.-C. Il fonda Memphis, au dire de Diodore, le seul historien qui parle de lui.

UDALRIC, duc de Bohême. Il succéda à Jaromir (1012) et soutint plusieurs guerres heureuses contre les Polonais. Il m. 1037. Brétislas Ier lui succéda.

UDEIV (Lucas van) , peintre; Anvers 1595-1662. Son frère Jacques fut son élève. — Enlèvement de Proserp'ne (Mus. roy.).

EDUVE (J. n'), peintre; n. 1489, m. Rome 1562. Elève du Giorgion, puis de Raphaël, il peignit avec succès les animaux, les natures mortes et le genre grotesque.

EFFENBACH (P.), médecin; n. Francfort-sur-le- Wein,m. 1635.— Thésaurus chirurgiens, 1690, in-f». ' EFFENBACII (Zacharie-Conrad d'), célèbre bibliophile ; Francfort 16S3-1734. = Son frère, J.- Frédéiuc, poète lyrique , 1687-1769.

UGGER1 (Pabbé Ange), savant antiquaire ; Lombardie 17541837.

EGGIONE (Marco), peintre, élève de Léonard de Vinci; n. Oggiono (Milanais), m. 1520. — Sainte Famille (Mus. roy.).

UGHELLI (Ferd.), écrivain ecclésiastique; Florence 1595-1670.

UGOLEY. Voy. Gherardesca.

EGONIUS ( Mathias ), écrivain ecclésiastique, évêqne de Famagouste (Chypre) au commencement du 16* siècle. — Synodia Ugonia... de conciliis, 1532, in-f° ; fort rare.

EIILICU ( Gottfried ) , religieux des écoles pies, historien; Saint-Pœlten (Autriche) 1743-1794.

qu'on croit le fils du précédent, peignit avec succès des fleurs et des oiseaux. = Son frère Augustin, n. Anvers v. 1659 , se distingua dans le

paysage.

TYTLER ( \V. ) , littérateur; Êdimbourg 1711- 1792. = Son fils Alexandre Fraser, historien et philologue ; m. Êdimbourg 1813. Il remplit de hautes fonctions judiciaires.

TYTLER (II. -W\), médecin, littérateur anglais; n. 1752, m. Edimbourg 1808.

TZETZÈS (J.), poète et grammairien grec ;~n. Constantinople v. 1120, m. 1193. — Carmina iliaca, 1816 ; Chiliades (dans les Poetce grœci veteres) ; Allégories , Epigrammes , Scholies, etc.

TZETZI ou DETZI (J. Barovius), en latin Dedus, jurisconsulte ; n. Tolne (Transylvanie) au milieu du 16e siècle.

TZSCHIRXER (II.-Gu.), théologien et prédicateur protestant ; Chemniu (Saxe) 1778-1828.

UILKENS (Ja.-Alb.), théologien et naturaliste ;

Wierum (Hollande) 1772-1825.

EITENBOGAARD ( J. ), théologien, controversiste de la communion des Remontrants; Utrecht 1557-1650.

ELADISLAS. Voyez Vladislas.

ELDE ou ELDEV, roi des Huns (400) ; tua Gainas, envoya sa tête à l'empereur Arcadius, et aida ensuite Stilicon (405) à défaire Radagaise. En discorde avec les Romains (408), il fut vaincu dans un combat, et se retira au delà du Danube. Caraton commanda les Huns après lui (412).

ULEFELD (Curnifix ou Corfito, comte d'), ministre danois sous Christian IV. Nommé (1643) grand-maître de la cour, il eut la direction suprême des finances, de l'armée et de la Hotte. Disgracié sous Frédéric III, il se retira en Suède, voulut en vain rentrer en Danemark, et m. en Suisse

ELFT (Ja. van der), peintre hollandais ; n. Gorcum v. 1627, m. 1680. — 2 vues (Mus. roy.) ; 2 paysages (Mus. d'Amsterdam) ; Vue de Rome (Mus. de La Haye).

ELLOA (Alph. de) , historien espagnol; m. Venise v. 1580.

ELLOA Y PEREIRA (L. de), poète espagnol ; n. Toro, m. 1660.

ELLOA (Ant. d'), général et homme d'Etat ; Séville 1718-1795. Il fut chargé de nombreuses missions par le gouvernement espagnol, prit possession de la Louisiane (1762), et fit beaucoup pour l'instruction industrielle et scientifique de l'Espagne. z=. Son neveu Martin, président de l'audience royale de Séville, érudit ; 1730-1800.

ELPHILAS ou VVULFILAS, évêque des Goths de Dacie et de Thrace au 4e siècle. Il obtint de Valens un établissement pour les Goths dans la Mésie- Inférieure (376), et m. peu après. — Il avait traduit la Bible en langue gothique, et il en reste des fragments dans deux manuscrits appelés : Codex argenteus et Codex Carolinus. Le 1er a été publié 1665. 2 vol. in-4°, et 18)5, in-4°; le 2% découvert (1756) dans la bibliothèque de Wolfenbûttel, a été édité 1762 et 1781-1785.

ELP1EIV, Domiiius Ulpianus, célèbre jurisconsulte vers la fin du 2e siècle. Il remplit à Rome divers emplois éminents durant les règnes de Septime-Sévère, Caracalla, Macrin , Héliogabale et Alexandre Sévère. Il fut, avec le jurisconsulte Paul, assesseur du célèbre Papinien dans la préfecture du prétoire ; et sous Héliogabale il devint préfet lui-même. Sa sévérité lui attira la haine des soldats, qui le massacrèrent, au mois d'août 228. — Il a composé de volumineux écrits de jurispru-

ULRIC. - URRUTIA.

dence, dont nous avons conservé des fragments presque tous insérés dans les Pandectes.

ULRIC, comte de Cilley, magnat de Hongrie au 16e siècle. Il fut sans cesse en lutte avec Huniade, qu'il attaqua pendant ses guerres contre les Turcs, <-t succomba sous les coups du fils de son ennemi

ULRIC (Ph.-Adam), jurisconsulte et agronome ; n. Zouda (évëché de Wurtzbourg) 1692.

ULRICH (J.-J.), théologien; Zurich 1569-1638. = J.-Jacques, écrivain ecclésiastique ; Zurich 1683- 1731. = J. Gaspard, historien ecclésiastique ; Zurich 1705-1768.— Hist.des Juifs en Helvétte, 1765. — J. -Rodrigue, écrivain ascétique; Zurich 1728-

ULRICH (J.-H.), philosophe allemand éclectique, de l'école de Wolf; m. 1813.— Éleuthériologîe, 1786, in-8°.

ULRIQUE-ÉLÉONORE, femme de Charles XI, roi de Suède, fiile de Frédéric III de Danemark : 1656-1693.

ULRIQUE-ÉLEONORE, fille de Charles XI et de la précédente ; n. 1688; épousa (1715) le prince Frédéric de Hesse-Cassel ; fut élevée sur le trône à la mort de son frère Charles XII (1719) ; céda le gouvernement à son époux, et m. 1744. Avec elle s'éteignit la dynastie de Deux-Ponts.

UMEAU (F. ), médecin, doyen delà Faculté de Poitiers ; m. 1599. = Son fils, Jean, jurisconsulte; Poitiers 1598-1682. = François, neveu du précédent, doyen de la Faculté de médecine de Poitiers ; m. 1683.

UNFROI, 3« fils de Tancrède de Hauteville. Il commanda depuis 1051 les Normands qui envahirent la Fouille, se fit donner par Léon V, qu'il avait battu à Civitella (1053) et fait prisonnier, l'investiture des provinces conquises, et m. 1054. Robert Guiscard lui succéda.

LACER (J.-Fréd.), économiste allemand, secrétaire intime du duc de Brunswick; 1716-1781.

UNION ( D.-L. Firmin de Carvajal y Varsas, •comte de La), général espagnol; n. Lima 1752. Après s'être distingué au blocus de Gibraltar (1782;, à la prise de Miuorque, il fut nommé maréchal-decamp, et envoyé en Afrique (1791). Créé lieutenant-général (1793), il fut mis à la téie de l'armée dite du Roussillon, combattit sans succès Dugonienier et Pérignon, et fut tué 1794 devant Figueras.

UNROCU (II. ou Érich), duc de F ri oui. Il fut employé par Charlemagne et son fils Pépin dans plusieurs expéditions contre les Huas (791-799), et périt dans la dernière.

UNTERBERGER ( Ignace ) , peintre ; Rurales fTyrol) 1744-1797.

UNZER (J.-A.), médecin et littérateur ; n. nalle t727. — Sa femme, J. -Charlotte, poète ; m. 1782.

UNZER (L.-A.), littérateur; Wernigerode 1748-

UPHAM ( W.-Ed. ) , historien et orientaliste anglais ; m. 1833.

URBAIN (saint), évéque de Langres; n. Colmicrs (Champagne), m. 376.

URBAIN ier (saint), pape, Romain de naissance, il succéda (222) à Calixte Ier et subit le martyre 230. Saint Pontien le remplaça sur le trône poti» tifical.

URBAIN II (Eudes ôu Ûdori), Français de naissance ; fut nommé évéque d'Ostie par Grégoire VII. Il succéda à Victor III (1088) en concurrence avec l'antipape. Guibert, qui dut quitter Rome ; lutta avec vigueur contre les prétentions de l'empereur, et prêcha la première croisade au concile de Clermont (1095). Il m. 1099. Pascal II lui succéda.

URBAIN III ( Hubert Crivelli ), archevêque d« Milan et cardinal, succéda à Luce III (1185). Il m, 1 1 87, après une lutte contre l'empereur Frédéric I*r. Grégoire VIII lui succéda.

URBAIN IV (Ja.-Panialéon) ; a. Troyes (Charnpagne), patriarche de Jérusalem. Il succéda à

Alexandre IV (1261). Ce pape augmenta le nombre des cardinaux et offrit à saint Louis la couronne de Sicile, qui fut acceptée par le duc d'Anjou. Il m. 1265. Clément IV lui succéda.

URBAIN V (,Gu. Grimaud), d'une famille noble du Gévaudan. Élu à la mort d'Innocent VI (1362), il fut le 6" pape d'Avignon, et s'efforça de fixer de nouveau en Italie le siège de la puissance religieuse. Il séjourna à Rome (1367-70), employa Charles IV contre les usurpateurs des fiefs ecclésiastiques , et se distingua par sa libéralité, son esprit de sage réforme et l'active protection qu'il accorda aux sciences. Impuissant contre les nombreux possesseurs des terres de l'Eglise, il dut revenir à Avignon, et y m. 1370. Grégoire X lui succéda. (

URBAIN VI (Bart. de Prignano), de Naples, archevêque de Baii. Il fut élu à la mort de Grégoire XI (1378), en concurrence avec Clément VIL) Cette double élection fut le commencement du, grand schisme qui causa tant de scandale dans l'Eglise. Reconnu seulement par une partie de la. chrétienté , Urbain fit preuve d'un caractère violent et inquiet peu digne d'un vicaire de J.-C. Hj amena l'expédition de Charles de Duras contre Jeanne de Naples; fit mettre à la question et tuer six de ses cardinaux avec lesquels il avait eu des démêlés ; et, eu lutte avec le roi de Hongrie, qu'il avait d'abord excité contre Jeanne, dut s'enfuir à Salerne, en Sicile et à Gênes. Il revint à Rome à la mort de Charles de Duras, et m. 1389. Grégoire XII lui succéda pendant que Clément VII siégeait à Avignon.

URBAIN VII ( J.-B. Castagna), successeur de Sixte-Quint (1590). Il n'occupa le siège pontifical que treize jours. Grégoire XIV lui succéda.

URBAIN VIII (Maffeo Barberini), élu à la mort de Grégoire XV (1623) ; signala son avènement au pontificat par la réunion à l'Etat romain du duché d'Urbin avec ses annexes (1626-31) ; mais son différend avec Venise (1632) , sa querelle avec Jean IV de Portugal (1640), et la guerre de Castro, qu'il avait entreprise par des intérêts de fanaiïïe, et qui se termina par la honteuse paix de Venise (1644), attirèrent sur lui une juste réprobation. Il m. 164i. Innocent X lui succéda. — On doit à Urbain VIII une refonte du Bréviaire romain et de la bulle In cœna Domini (1627), ainsi que la fameuse bulle In eminenti (1642), lancée contre Jansénius. On a de lui des poésies latines et italiennes, Paris, 16 12, in-f°.

URBAIN (Ferd. de Saint-), célèbre artiste, graveur en^ médailles, architecte; Nancy 1654-1731.

URFÉ (Anne d* ), poète médiocre; Forez 1555- 1621. = Son frère Honoké, romancier célèbre ; Marseille 1567-1625- Il remplit diverses négociations en Savoie et à Veuise. — L'Astrée, roman pastoral , dont la meilleure édition est celle de 1047, 5 vol. in-8°. i

URQUIJO ( Mariano L., chevalier d' ) , minis tre espagnol; Vieille-Castille 1768-1817. II fut chargé du portefeuille des affaires étrangères par Charles IV (1798). Disgracié et emprisonné (1800) par les intrigues du clergé , il rentra au pouvoir quand Joseph Bonaparte eut été nommé roi d'Espagne, et, après la chute de celui-ci , vint se fixer à Paris.

URRAQUE, reine de Castille, fille aînée d'Alphonse VI, épousa d'abord Raymond de Bourgogne, puis Alphonse -le -Batailleur (1106). Répudiée à cause de son inconduiteet de ses prétentions (llll), elle prit les armes, fut battue à Sepulveda, fit proclamer roi son fils Alphonse VIII, et lui fit la guerre dès qu'elle le vit reconnu par les grands de Castille (1122). Elle fut enfermée au couvent de Saldanha, et y m. 1126. „ st ,

URREA ( Jér. de), écrivain ; n. Epila (Aragon) y. 1515. Il servit sous Charles-Quint.

À7RRUTIA f Jo. de), général espagnol ; n.Biscaye V 12 ^8 m. 1800. U fit, comme marechal-de-eamp,

URSIN. — "VAHAN.

la campagne de 1793 contre la France; commanda l'armée de Catalogne ; fut nommé capitaine-général, et mourut presque disgracié.

URSIN ou URSICIN , antipape; se fit ordonner évéquede Rome le même jour que St Damase (366J. Il fut relégué dans les Gaules.

URSIN (J.-H.), antiquaire j m. Ratisbonne 1667. r= Son fils G. -Henri , philologue ; 1647-1707.

URSIN ( J.-Fréd. ), philologue et traducteur; Meissen (Saxe) 1735-1796. — Traduction de la Chronique de Dilbmar, 1790.

URS1NS. Voy. J u vénal.

URS1NS (Anne-Ma. de La. Trémoille , princesse des), femme célèbre dans l'histoire d'Espagne; n. France v. 1643, m. 1722. Elle épousa d'abord le prince de Talleyrand-Chalais , puis Orsini , duc de Bracciano. Veuve une 2e fois (1675), elle devint camerera-mayor de la reine d'Espagne, lre femme de Philippe V (1701) ; prit un grand ascendant sur elle et son époux, et gouverna véritablement l'Espagne. Mais la reine étant morte (1714) , Elisabeth Farnèse, que la princesse des Ursins avait donnée elle-même pour 2e femme à Philippe V, la fit conduire hors des frontières ; et la favorite exilée se retira à Gènes.

URSULE (sainte), vierge et martyre, suppliciée à Cologne en 384 ou 463 , avec Undecimilla , dont le nom a donné lieu à la légende des Onze mille Vierges .

URVILLE. Voy. Domont.

USIIER (Ja.), en latin Usserius, prélat anglican, écrivain ecclésiastique, chronologiste et historien ; Dublin 1580-1656.— Annales veteris et novi Testamenti, 1650-54.

USHER (Ja.), écrivain et philosophe anglais; 1720-1772.

USSERMANN (Emilien), savant bénédictin; St- L'iricb (Forét-Koire) 1737-1798.

USSIEUX ( L. d'), littérateur et agronome ; Angouléme 1747-1805.

USTARIZ (Jér. !, économiste ; n. Navarre; m. t.

USTARIZ (Gab.), un des chefs de la révolution de Caracas, dans l'Amérique espagnole, sa patrie; n. 1772, tué 1814.

USTRZYCKI ( And.-Vinc. ), littérateur et poète latin, évéque de Przamisl au 17e siècle.

USUARD, religieux de St-Germain-des-Prés sous Charles-le-Cbauve , hagiographe ; m. v. 897. — Il est auteur du Martyrologe qui porte son nom, imprimé 1475 in-f°, et 1714 in-f°.

UTENHOVE ou UYTTENHOVE ( B. ), poète grec et latin ; n. Gand v. 1536, m. 1600.

UVA (Ben. dell'), bénédictin, poète sacré; n. Capoue v. 1530.

UXELLES (N. de Blé, marquis d'), maréchal de France; Châlons 1652-1730. Il prit part au siège de Philipsbourg (1688), capitula dans Mayence (1689), eut part aux conférences de Gertruydenberg, et fut, après la mort de Louis XIV, président du conseil des affaires étrangères.

UZ (J.-P.), poète allemand ; Anspach 1720- 179C.

UZBEK , khan du Kaptchak (1305-1342). II étendit sa domination sur la Russie et laissa sou nom aux peuples qu'il gouvernait.

UZÈS ( Aldebert d'), évéque de Nîmes ; n. Uzès, m. 1180. Il fut un des pères du concile de Lombe* (1165), qui condamna la doctrine des Albigeois.

UZZANO (N. d*), homme d'Etat florentin* II succéda à Th. Albizzi (1417) comme chef de la république; maintint la paix au dedans et au dehors,

VACA DE GUZMAN (Jo.-Ma.), poète espagnol ; n. roy. de Grenade 1745, m. v. 1805.

VACCA ( Flaminio), antiquaire et sculpteur romain de la fin du 16e siècle. — - Il acheva, v. 1594, Memorie di varie antichita di Roma , publié seulement 1704.

VACCA ( Alvar Nunez Cabeza de ), gouverneur du Paraguay (1539). U fut condamné, pour sou avarice et sa cruauté, à être déporté en Afrique.

VACCA-BERLINGHIER1 (F.), médecin espagnol; Ponsacco 1732-1812. = Son fils André, chirurgien ; m. Pise 1726.

VACCARO ( And.), peintre, élève de Girolamo Imparato; Naples 1598-1670.— Vénus pleurant sur Adonis ( Mus. roy. ) ; Ste Rosalie en extase , Ste Agueda expirante , Combat de femmes gladiateurs, Assomption de St Janvier, Isaac devant Rcbecca , Vie de St Gaétan, 4 cadres (Mus. del Rey, Madrid).

VACCARO ( F. ), peintre et graveur, élève de i'Albane ; n. Bologne v. 1636.

VACCHIERI (C. Alb.), littérateur et historien; Dachau (Bavière) 1745-1807.'

VACHET (P.-Jo. du), ecclésiastique, poète latin ; u. Beaune, m. v. 1655.

VACHET (J.-Ant. Le), écrivain ecclésiastique; instituteur des sœurs de l'Union chrétienne; n. Romans (Dauphiné) v. 1603, m. 1681.

VACHET (Bénigne), missionnaire ; Dijon 1641-

VACQUERIE (J. de La) , citoyen d'Arras, nommé premier président au parlement de Paris par Louis XI (1481), se fit remarquer par sa courageuse fermeté, et m. v. 1497.

VADDÈRE (J.-B.), historien; n. Bruxelles y. 1640, m. 1691. — Traité de l'origine des ducs et duché de Brabant, 1672, in-4°.

VADÉ (J.-Jo.j, poète burlesque et chansonnier ,

Ham (Picardie) 1720-1757. Il employa le premier le langage poissard. — OEuvres, 1758.

VADIANUS ( Joachim de Watt , dit), littérateur, philologue; St-Gall 1484-1551.

VADIER ( Marc-Gu.-Alexis ) , conventionnel; Languedoc 1735, Bruxelles 1828. Conseiller an présidial de Pamiers (1789), il fut élu député aux États-Généraux; il ne se fit guère remarquer dans celte assemblée qu'en demandant, après le voyage de Varennes, que le roi fût traduit devant la haute cour nationale. Réélu à la Convention, il s'y rangea parmi les membres du parti de la Montagne, vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, contribua à la victoire de ce parti sur les girondins au 31 mai ; entra ensuite au comité de sûreté générale, dont il fut bientôt après élu président. Ce fut lui qui, lors du procès des dantonistes, dénonça à la Convention la fameuse conspiration des prisons et les menées sans doute beaucoup moins dangereuses de Catherine Théos et de dora Gerle. Il fut un des principaux acteurs de la conspiration du 9 thermidor; mais la réaction, dont il avait donné le signal, ne larda pas à l'atteindre. Dénoncé comme terroriste par Lecointre de Versailles, il eut beaucoup de peine à se faire absoudre , et fut (2 mars 1796) condamné à la déportation avec Billaut- Varennes , Collot-d'Herbois et Barrère. Il parvint à s'y soustraire; mais on l'impliqua ( 1796)' dans la conspiration de Babeuf, et, quoiqu'il eût été absous par la haute-cour, le gouvernement le tint dans une espèce de captivité à Cherbourg, et il ne put sortir de cette ville que sous le Consulat. Il fut atteint, sous la Restauration, par la loi dite i'amnistie, et mourut en exil.

VAII AN -LE-GRAND , prince de Daron (Armé, nie), te révolta contre les Persans, fut vaincu (483), parvint ensuite à rétablir l'indépeudance de sa patrie, et m. 511.

VAHL. — VALDÈS.

VAHL (Mart.), savant botaniste ; Berghen (Norvège) 1749-1804.

VAIDJAN ou VIDJAIV (Abou-Salem-Mohammed , ben Vastbn ou Wascheran), géomètre et astronome arabe ; n. Koufa v. le milieu du 10* siècle.

VAILLANT DE GUELLE (Germ.), évéque d'Orléans, sa patrie, philologue et poète latin, m. 1587.

VAILLANT (Guil.-llug.), bénédictin, poète latin ; n. Orléans, m. 1678.

VAILLANT (Walbrant], peintre et graveur; Lille 1623-1677. = Jean, sou frère et son élève, peintre; n. Lille 1624. = Bernard, second frère du premier et son élève, dessinateur ; n. Lille 1625. = Jacques, autre frère de Walbrant et son élève, peintre; m. jeune. = André, le plus jeune frère de Walbrant et son élève ; n. Lille 1629.

VAILLANT (J.-F.), célèbre numismate et voyageur, membre de l'Académie des inscriptions; Beauvais 1632-1706. 11 suivit quelque temps la carrière de la médecine, l'abandonna pour celle de l'érudition, et, après d'immenses études, fut , présenté par Séguin au ministre Colbert, qui le chargea d'explorer l'Italie, la Sicile et la Grèce. Il rapporta de précieux trésors de ces contrées, et visita ensuite l'Angleterre, la Hollande, la Perse et l'Egypte. La science numismatique doit beaucoup à ce savant infatigable, qui a le premier assis la chronologie par les médailles sur des bases exactes. On lui reproche cependant d'avoir introduit de nombreux barbarismes dans le langage des antiquaires. — Historia Ptolemœorum ad fidem numismalum accommodant , Amsterdam, 1701 , in-f° ; Stleucidurum imperium, etc., 1732, in-f° ; Arsacidarum imperium, 1732, in-f°; Numismata <erea imperatorum.... in coloniis, 1688, in-f° ; Numismata imperatorum.... a populis ro manie ditionis, 1701, in-f°. z= Son fils J.-F. -Foi, numismate, membre de PAcad. des inscriptions ,• Rome 1655-

VAILLANT (Séb.), botaniste ; Vigny (près Pontoise) 1669-1722. Directeur et professeur au Jardindu-Roi, il fut admis à l'Académie des sciences (1716). 11 avait entrevu le système sexuel des plantes. — Son principal ouvrage est le Dotanicon parisiense% , 1727.

VAISSETE (Jo.), savant bénédictin de Saint- Maur, historien, érudit ; Gaillac (Languedoc) 1685- 1756. — Histoire générale du Languedoc, 1730, 5 vol. in-f°, etc.

VAKIITANG, nom de plusieurs rois de Géorgie. Le plus célèbre est Vakhtang V (1703-1724), qui embrassa le mahométisme, et, trop faible pour résister au puissant Nadir, se retira en Asie, et m. à Astracan. — On lui doit une Chronique uniuersclle de Géorgie, mss, et une Description des pays Caucasiens, publiée en partie par Klaproth.

VALA ou WALA, abbé de Gorbie et parent de Charlemagne. Il poussa le prince Lothaire, son élève, à la révolte contre Louis-le-Débonnaire, et eut part à la déposition de celui-ci (833). L'empereur étant remonté sur le trône, Vala fut enfermé dans une forteresse, et m. à Robbio 836.

VALADA, ou VALADATA, ou WALIDA, princesse mahométane; n. Gordoue, m. 1091. Elle s'adonna avec succès à la rhétorique et à la poésie.

VALADON (le P. Zacharie), capucin, missionnaire; n. Auxonne v. 1680, m. 1746. Il voyagea dans l'Asie-Mineure, et se fît remarquer par son dévouement pendant la peste de Marseille.

VALARESSO (Cacearia), poète; n. Venise v. 1700, m. 1769.

VALARSACE Ier, roi d'Arménie de la dynastie des Arsacides, fils de Miihridate 1er ou Arsace-le- Grand, roi des Parthes. Appelé au trône d'Arménie 150 av. J.-C., il agrandit ses États par ses conquêtes, en assura la prospérité par ses institutions, et m. 127 av. J.-C.

VALART (Jo.), humaniste ; Hesdin (Artois) 1698-

VALAZÉ ( C.-Êléonore Dcfriche de ), conventionnel ; Alençon 1751-1793. Membre distingué du parti girondin , il fut nommé rapporteur dans le procès de Louis XVI, et vota pour l'appel au peuple, pour la mort et pour le sursis. Arrêté le 2 juin 1793, il fut condamné à mort avec les autres chefs de son parti le 30 octobre suivant. Pendant le prononcé du jugement, il s'enfonça dans la poitrine un poignard qu'il tenait caché sous ses vêtements.

VALCARCEL (Jo.-Ant.), agronome espagnol ; n. Valence v. 1720, m. v. 1792. — Agriculiura gênerai, 1765, 7 vol. in-4°.

VALCARENGHI (Pa.), médecin espagnol; a.

Valence, m. 1780.

VALGKENAER (L.-Gasp.), célèbre philologue hollandais; Leeuwarden 1715-1785. Il professa à Franeker, puis à Leyde. — Éditions estimées de l'Hippolyte et des Phéniciennes d'Euripide, de Callimaque , de Théocrite , d'Ammonius , etc.; Opuscula philologica, critiea et academica. ~ Son fils Jean, publiciste; m. 1829.

VALDEMAR Ier, le Grand, roi de Danemark, petit-fils d'Eric III 1131-1181. Il s'empara du trône à la mort d'Éric V (1147), défit ses deux compétiteurs Canut V et Suénon III, et, maître de tout le Danemark, refondit l'organisation administrative par les deux codes dits loi de Scanie et loi de Sceland. Il s'illustra par ses expéditions contre les pirates de la Baltique, et força Magnus VI, roi de Norwège, à signer un traité humiliant. Canut VI lui succéda.

VALDEMAR II, le Victorieux, fils puîné de Valdemar Ier, succéda à son frère Canut VI (1202), et, maître du Ilolslein, obtint de Frédéric II la possession définitive des pays slaves au S. et à l'E. de l'Eyder et de l'Elbe. Di s expéditions en Suède, en Norwège, en Prusse (1210), en Esihonjç (1219), la fondation de Revel et de Narva, la création d'une marine puissante, jetèrent un grand éclat sur son régne. Fait prisonnier cependant par Henri de Schwerin (1223), Valdemar subit une captivité de deux ans, et n'obtint sa liberté qu'à des conditions onéreuses. 11 m. 1241, après avoir fait réviser les divers codes qui régissaient son empire. Ses trois fils, Éric VI, Abel, Christophe Ier, régnèrent tous trois après lui.

VALDEMAR III, fils aîné de Valdemar II, ave* lequel il fut co-régent (1219-1231), m. avant sou frère.

VALDEMAR IV, 3e fils de Christophe II, était en Bavière à la mort de son père (1333). II tenta de s'emparer du trône à main armée (1340-44), et ne put recouvrer qu'une partie de ses possessions; le IloUand, la Scanie, la Blekingie restèrent au roi de Suède, Magnus II. La venie de l'Esthonie aux chevaliers teutoniques (1348) lui servit cependant à racheter plusieurs domaines encore engagés, qui rendirent peu à peu toute sa puissance à Valdemar. 11 lutta avec succès (1353 et 57) contre les grands révoltés, reprit à la Suède les trois provinces qu'elle lui avait enlevées, et, après diverses luttes contre la ligue des princes allemands et des rois de Suède et de Norwège, obtint la paix en sacrifiant une panie de ses Etats. Il m. 1376. Olof II, son petit-fils, lui succéda.

VALDÈS (J.), Valdesius ou Valdesso, controversiste speinien ; n. Catalogne, m. 1540.

VALDES (F.), tacticien espagnol du 16* siècle, mestre-de-camp sous Philippe II. — Espejo y disciplina militar, 1586, in-4°.

VALDÈS (Lucas de), peintre ; Séville 1661-1724. — La Vierge et l'Enfant; le Christ (Louvre, Mu», espagnol).

VALDÈS (Ant.), ministre d'Etat; n. dans les Asturies v. 1735, m. v. 1811. Il reçut (1781) le portefeuille de la marine, et fut forcé de donner sa démission (1796) par Emmanuel Godoï. = De ses neveux l'un, Raphaël, fut lieutenant-général; = un

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