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VOLTAIRE

siècle ; n. Grimma (Saxe). — De vera religionc, 1630, rare et recherché.

VOLKOFF (Théod.), poète, peintre, comédien, fondateur du théâtre russe; Kostroma 1729-1763.

VOLK.YR ou VOLCYRE (Nicole) , littérateur, historien, secrétaire d'Antoine, duc de Lorraine; n. Bar-le-Duc v. 1480. — Histoire de la victoire obtenue contre les luthériens cl' Alsace, Paris, 152G, in-fu, et diverses traductions d'auteurs latins.

VOLLENIIOVE ( J. ) , théologien protestant, poète hollandais du 17e siècle. — Le Triomphe de la croix, 1750, in-4°.

VOLNA1S (mademoiselle) , célèbre actrice du Théâtre-Français, fille d'un Américain ; Paris 1787-

VOLNEY ( Constantin-F. Chasseboeuf , comte de), célèbre orientaliste, philosophe, voyageur; Craon (Anjou) 1757--1820. Entraîné par un penchant irrésistible vers l'étude des langues d'Orient, il alla apprendre l'arabe chez les Druses J 1782), parcourut pendant quatre ans la Syrie et l'Egypte, et se fit, à son retour, une grande réputation par la publication de son Voyage. Nommé député aux Etats-Généraux (1789), professeur d'histoire aux écoles normales, membre de l'Institut, il fut ensuite appelé au Sénat, dont il devint vice-président. Il montra assez d'indépendance clans ce poste, et se tint à l'écart lors de l'établissement de l'Empire, acceptant cependant le titre de comte, que Napoléon lui conféra. — Dans ses ouvrages philosophiques (les Ruines, 1791, la Loi naturelle, 1793), Volney ne montre aucune originalité ; il regarde les prêtres de tous les temps comme des imposteurs, et la religion comme une inst itution politique ; aussi peut-on le regarder, ainsi que Dupuis, comme l'historien de l'école encyclopédiste. Ses travaux philologiques lui ont acquis une gloire plus réelle. Il s'occupa beaucoup de la simplification de l'étude des langues orientales, et proposa dans ce but un alphabet unique, qui aurait remplacé dans la typographie européenne les divers caractères des idiomes de l'Asie. Un prix fondé par lui à ce sujet est annuellement décerné par l'Institut. — OBuvres, 8 vol. in-8°. Paris, 182 1 .

VOLOGÈSE 1er, roi des Pannes (50-80). Il succéda (50) à Vonone II, céda la Médie à Pacorus, l'Arménie à Tiridate, et repoussa l'invasion romaine. Il combattit aussi avec succès les Daces et les Alains. et m. 80. Artaban IV lui succéda.

VOLOGÈSE II, fils de Chosroès, lui succéda (12;{). Il fit alliance avec les Romains, acheta l'amitié des Alains, et m. 148. Vologèso III lui succéda.

VOLOGESE III, fils et successeur du précédent (14S), établit Chosroès, à la place de Sohéme, sur le trône d'Arménie (161). Il fut battu par les Romains et déposé (165) ; mais il remonta sur le trône et régna jusqu'en 190. Vologè^e IV lui succéda.

VOLOGÈSE IV, successeur du précédent (190), se déclara en faveur de Pescennius-Niger et envahit la Mésopotamie. Septime-Sévère lui fit essuyer une déroute complète (198). Il m. 207. Vologèse V lui succéda.

VOLOGÈSE V, fils de Vologèse IV, partagea l'empire avec son frère Artaban V (207), et eut pour lot la Susiane et la Perside. Une révolte -des Perses lui fît perdre le trône et la vie 219.

VOLPATO (J.-B.), peintre, littérateur; Bassano 1633-170^.

VOLPATO (J.). célèbre graveur, élève de Bnrlolozzi. maître de Raphaël 3Iorghen; Bassano 1733- 1802. Il exerça jusqu'à 2l ans l'état de brodeur, et commença à graver à cet â(;e sans autre maître que son génie. Les conseils de Dartolozzi l'initièrent bientôt aux secrets de l'art, et le jeune Volpato se rendit ensuite à Rome, où il fut employé à la gravure des peintures du Vatican. C a nova lui a élevé un monument en marbre dans la basilique des Saints- Apôtres, à Rome.— Principes du dessin, in-f°.

VOLPI ( J.-Ant. ) , célèbre éditeur, philologue, poète latin; Padoue 1686-1766. Il forma avec son frère un grand établissement d'imprimerie [liùreria Volpi-Cominiana), d'où sortirent d'excellentes édit. de classiques latins et italiens, avec notes et commentaires. = Son frère Gaétan, bibliographe, éditeur ; n. Padoue 1689. — Liùreria de Volpi et la Siamperia Cominiana. — Leur frère J. -Baptiste, anatomiste, élève de Morgagni ; m. 1757.

VOLPINI (J.-B.), médecin, partisan exalté do la doctrine chymiatrique de Sylvius et de Van Helmont ; n. Asti (Montferrat), m. 1714. — Spas. mologia, rz Son frère Joseph suivit la même carrière.

VOLTA (A.), célèbre physicien ; Côme 1745- 1802. Il s'est rendu célèbre par ses nombreux et importants travaux sur 1 électricité. — > Il est l'inventeur de Vélectrophore. du condensateur électrique, de Yeudiomètre électrique, de la lampe à gaz inflammable , et de la fameuse pile qui porte son nom. La pile voltaïque est, quant à la singularité des effets, a dit M. Arago, « le plus merveilleux » instrument que les hommes aient jamais inventé, n sans en excepter le télescope et la machine à va- » peur. » Volta manquait de l'esprit mathématique, qui coordonne les faits pour en tirer des théories exactes ; mais son admirable génie d'observation et la découverte de l'appareil électromoteur suffisent pour rendre son nom immortel dans l'histoire de la science. — OEuvres, Florence, 1816, 5 vol. in-8°.

VOLTAIRE (F.-Ma. Ai\ouet de) , poète , auteur dramatique, romancier, historien, philosophe, critique, érudit, et l'un des plus grands esprits des temps modernes; (diâtenay-Iès-Sceaux 1694-1778. Entraîné par une vocation irrésistible vers les lettres et la poésie, il résista de bonne heure aux désirs de son père, qui le destinait à la magistrature, et puisa dans la société des grands seigneurs et des beaux esprits avec lesquels son parrain, l'abbé de Chàteauneuf, le mit en relation , les premiers germes de cette philosophie épicurienne et de cette liberté de penser, auxquelles il a dû sa gloire. Déjà' connu à vingt et un ans par son esprit satirique , il fut mis à la Bastille comme soupçonné d'être l'auteur d'une diatribe contre le feu roi. Ce fut pendant sa captivité qu'il ébaucha sa Hénriade et composa sa tragédie d'OEdipe. Rendu à la liberté au bout d'une année de détention, Voltaire donna (1718) son OEdipe, qui obtint le plus grand succès, puis Artémise (1720) , Mariamne et V Indiscret (1725). La publication de la Hénriade racheta le succès équivoque de ces trois dernières compositions. Une querelle avec le chevalier de Rohan ayant été suivie d'une nouvelle captivité pour le jeune poète , puis d'un ordre de quitter la France, il se rendit en Angleterre et s'y familiarisa, dans un séjour de trois ans, avec une philosophie et une littérature qu'il naturalisa ensuite parmi nous. Revenu à Paris clandestinement, il put s'y livrer sans être inquiété à des spéculations financières qui l'enrichirent, et mit le comble à sa gloire par ses tragédies de Brutus (1730) , d'Eryphile, de Zaïre (1732), à.' Adélaïde Du Guesclin (1734) , et la publication du Temple du goût (1733) et de l'Histoire de Charles XII. Les Lettres philosophiques livrées à la publicité (1735) attirèrent un nouvel orage sur la tête de Voltaire. II s'enfuit au château de Cirey (Lorraine), où il vécut dans une liaison intime avec la célèbre marquise du Chàtelet (1735- 40). Ce fut là qu'il composa ou prépara les Eléments de la philosophie de Newton (1738), Alzire, Mérope , le Discours sur l'homme , le Siècle de Louis XIV, VEssai sur les mœurs et l'esprit des nations et la Pucelle d' Orléans. A la suite d'un court voyage à Berlin (1740), il fut rappelé à Paril par le ministère, composa divers opéras qui furent représentés à Versailles, et obtint par la protection de madame de Pompadour le bievet d'historiogra-

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