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plie, une charge de gentilhomme de la chambre du roi, et une place a l'Académie (1746). Il tomba cependant bientôt en disgrâce, et, après avoir donné Sèmiramis (1748), Oreste (1749), Hume sauvée (1752) et Nanine (1749), il se retira à Nancy, puis à Berlin, où Frédéric II le combla de faveurs (1750). Leur liaison fut de peu de durée. Voltaire, ennuyé de laver le linge sale de Frédéric, qui avait, d'ailleurs prêté l'oreille aux perfides insinuations des rivaux du nouveau protégé,, quitta définitivement Berlin (1753). Il parcourut quelque temps l'Allemagne, rédigea pour la duchesse de Saxe- Weimar les Annales de l'empire, ouvrage médiocre ; passa à Strasbourg, à Colmar, à Lyon, et vint enfin se fixer à Ferney, dans le pays de Gex (1758). Ce fut là, dans une magnifique demeure qu'il fit construis, que s'écoulèrent ses vingt dernières années, pendant lesquelles il lit preuve d'une prodigieuse activité d'esprit , et sembla se surpasser luimême. Quelle que soit l'opinion que l'on adopte sur la valeur des doctrines des encyclopédistes, et plus particulièrement sur celles de Voltaire, qui exerça une influence immense, on ne .«aurait contempler sans admiration un exercice aussi plein , aussi soutenu , aussi infatigable des facultés les plus puissantes de l'âme* Placé par ses admirateurs à la tète du mouvement critique, Voltaire, dans le Diction' naire philosophique, la Philosophie de l'histoire, la Bible commentée, L Examen de Bolingbroke , et tant d'autres écrits qui n'ont gardé qu'une valeur d'époque, prêcha pendant vingt ans les doctrines subversives qui préparèrent la révolution. C'est à lui que les girondins se rattachent directement, tandis que les montagnards sont les disciples de Rousseau. Voltaire prouvait d'ailleurs qu'il était encore historien et poète par l'Orphelin de la Chine , Tancrède (1760), l'Histoire de la Russie sous Pierre-le- Grand (1759-65), etc. C'est au milieu d'occupations si diverses qu'il trouvait le temps d'entretenir une immense correspondance, modèle inimitable d'esprit et de finesse, de composer ses romans [Candide, Zadig, etc.), et cette multitude d'épîtres, de satires, d'épigrammes, de contes, de poésies légères, qui suffiraient à la gloire d'un poète ordinaire. Les factums pour Calas, Sirven et Lally, ses réclamations en faveur des serfs de l'abbaye de Saint-Claude, la publication des Commentaires sur Corneille, destinés à doter une nièce de ce grand homme, vinrent dignement couronner sa vie. Attiré à Paris pour y voir représenter Irène, l'une de ses deruières productions, il fut reçu avec des témoignages d'admiration tels que sa santé en reçut une grave atteinte. Il succomba trois mois après, le 30 mai 1778. — La meilleure édition des œuvres de Voltaire est celle donnée par M. Beuchot , Paris, 1829- 36, 70 vol. in-8°.
VOLTERRE ( Dan. Ricciaudi, dit de ), célèbre peintre et sculpteur, élève du Sodoma, de Peruzzi et de Beccafumi ; Volterra 1509-1566. Fixé à Rome, il fut collaborateur de Perino del Vaga, et travailla pour Paul III, pour Marguerite d'Autriche, qui le chargea de peindre les hauts faits de Charles- Quint , et pour Catherine de Médicis. C'est à lui qu'on doit la conservation du Jugement dernier, que Pie IV avait résolu de détruire. Daniel se chargea de faire disparaître les nudités les plus choquantes, et parvint ainsi à .«auver le chef-d'œuvre du grand artiste. - — Peintures : Descente de croix (Mus. national, Madrid) ; Massacre des innocents (Tribuna, Florence); Vénus et l'Amour, Amour endormi (palais Pitti , ib.) ; David tuant Goliath (Mus. roy.).
VOLTOLINA (Jo.-Milius), poète latin du 16" siècle ; n. Salo (sur le lac de Garda). — De hortorum cultura libri III, Brescia 1574.
VOLUSIEW (Caius-Vibius) , fils de l'empereur Gallus. Associé à l'empire (252) , il fut massacré par les soldats en même temps que son père 253.
VOiVCK. (F.), avocat, l'un des chefs de pxrti pa-
triote belge (1789) ; Lombeck-Saintc-Marie (prèj Bruxelles) 1735-1792.
VON DEL (Juste van: df.n) , célèbre poète et auteur dramatique hollandais; Cologne 1587-1679. Simple bonnetier, il se forma seul à la carrière littéraire , prêcha toute sa vie la liberté civile et religieuse, et contribua puissamment par ses écrit» au perfectionnement de la langue hollandaise. — On a de lui trente-deux tragédies, des satires, des poésies lyriques, des traductions de l'Enéide et de» Métamorphoses d'Ovide. Ses œuvres forment 10 vol. in-4°. 1820.
VOIVOXÈS, roi des Partîtes. Envoyé en otage à Rome, dans sa jeunesse, par son père Phraarte IV, il dut son trône à Auguste (14), fut chassé par Artaban III, et tué à Pompéiopolis 19.
VOIMOMES II, roi des Partîtes (50,) ne régna que quelques mois.
YO.Y-YISl.Y (Denis-ïvanowitsch), littérateur, auteur dramatique; Moscou 1745-1792.
VOPISCCS (Flavius), historien latin du 4e siècle; n. Syracuse. 11 vécut à Rome sous Dioclétieu et Constance-Chlore. C'est l'un des meilleurs écrivains de l'histoire d'Auguste. — On a de lui les Vies d'Aurélien , de Tacite , de Florien , de Probus, de Car lis, de Numérien, de Carin.
VORAGINE (Ja. de), dominicain , prédicateur, historien, hagiographe; n. Varaggio (côte de Gênes) v. 1230 , m. 1298. — Chronicon genuense ( clans Muralori , tome ix); Lcgenda aurea, ouvrage rempli de fables incroyables. Une nouvelle traduction a été publiée, Paris, 1844, in- 18.
VORST (iElius-Everhard) , médecin, botaniste, 0 directeur du Jardin-des-Plantes de Leyde ; Ruremonde 1565-1624. z=. Son fils Adolphe, médecin du prince d'Orange, botaniste, érudit , directeur du Jardin-des-Plantes ; Delft 1597-1663. — Édition des Aphorismes d'IIippocrate , grec-latin, Leyde, 1628, in-16.
VORST (Conrad von dem), théologien prolestant, successeur d'Arminius à l'Académie de Leyde ; Cologne 1569-1622. — Son fils Gu. -Henri , pasteur, hébraïsant ; n. Steinfurt, m. 16U0.
VORST (J.), théologien luthérien, controversiste, philologue, hébraïsant; Wesselbourg (duché de llolstein) 1623-1676. — Philologia sacra.
VORTIGERN , roi breton. Il fut élu après le départ des Romains (445). Attaqué par les Écossais et les Pietés, il appela à son secours les chefs saxons Hengist et Horsa , qui le dépouillèrent presque entièrement de ses Etats. Rentré clans le château • de Cambri, il y fut assiégé par Ambrosius Aurélianus, que les Bretons avaient élu à sa place, et périt dans un assaut 4S5.
VORYLAS ou PHRORYLAS, roi des Bulgares , succéda (1207) à son oncle Joannice , et fut détrôné (1215) par son cousin Jean Asan.
VOS (Martin de) , peintre, élève de son père, de Franc-Flore et du Tintoret ; Anvers 1519-1604. <— Chasse au sanglier (Mus. roy.) ; Tentation de saint Antoine, Christ ressuscité, Baptême du Christ, Christ devant les pharisiens , Saint Thomas , le Denier de la venue, Baptême de Constantin, Edification de sainte Sophie , Saint Luc peignant la Vierge (Mus. d'Anvers). - On a d'un autre Vos (Corneille) : Combat des Centaures et des Scythes , Triomphe de Bacchus (Mus. del Rey, Madrid); Ex veto, portrait de vieille femme (Mus. d'Arvers).
VOS (P.) , poète et auteur dramatique; n. Amsterdam, m. 1667. — OEuvres, Amsterdam , 1726, 2 vol. in-4°.
VOSS (J.-H.) , célèbre poète et critique allemand ; Sommersdorf (Mecklenbourg) 1751-1826. Il s'est surtout fait un nom par ses traductions de poètes grecs, traductions dans lesquelles il a su conserver la forme métrique , les détails les p^u» minutieux de l'expression et des idées , les inversions à effet, les épithètes composées, enfin, 1rs moindres traits de l'original. Voss fut engagé toute