BUXTON. — CABARRUS
Byzantium et in Oriente obscrvataium , 5 parties, in-i°.
BUXTO\ (Jédédiah), paysan anglais, célèbre par sa prodigieuse habileté comme calculateur, n. Elmeton v. 1705, m. v. 1775.
BUXTORF (J.) , célèbre hébraisant; Camen (Westplialie) 1504-1629. II occupa pendant 28 ans une chaire d'hébreu à Baie , et défendit vivement l'antiquité des points du texte hébreu contre le savant Cappel. — Epitome grammaticœ hebrœui ; Lcxicon hebraicum et chulduicum ; Biblia hebrœa rubbinicu ; Lexicon chulduicum, tliul muduum et rabbiuicum. ■=. Jean , son fils, hébraisant; i'.àle 1593- 1630. — Dictionnaire cltuldéen-synuque ; Traduction du Cozri et du More Nevochim. =r J. -Jacques , fils du précédent, hébraisant; 1045-1704.
BUZIO (Vinc. ), antiquaire, n. Rome lGe siècle. — De cululo Jrigido uc lemterato antiquorum potu, 1053, in-4°.
BUZOT ( F.-Léo.-N. ) , conventionnel; Evreux 1700-1793. — Il fut député aux Etats-Généraux, puis à la Conveulion , et devint un des chefs du parti de la Gironde. Proscrit lors du coup d'état du 31 mai, il prit la tuile et fut trouvé mort, avec Pétbion, dans un champ prés de Bordeaux.
BYE (Marc de) , peintre, graveur, élève de Ja. Van der Does, n. La Haye 161*2. — Animaux d'après Potter.
BYE (Ja.) , graveur et libraire flamand du 17e siècle. — Imperalorum romunorum numismata ; Anvers 1015, in-4° ; France métallique, 1636; Figures de lu oie de J.-C, d'après Martin de Vos. — Corneille, son fils et son élève, graveur et littérateur, n. Anvers 1620. — Cabinet de peinture, 1661, in-4°. C'est une vie des peintres en vers flamands.
BYiYjEUS (Ant.j, orientaliste, théolog.; Utiecht 1654-1693. — De calceis Hebruzorum.
BY1VG (G.) , amiral anglais , trésorier, lord de l'amirauté; Kent 1663-1733.11 commandait l'escadre qui s'empara de Gibraltar (1704), défendit Barcelone assiégée par Philippe V (1700) , et, par une infâme violation du droit des gens, détruisit en pleine paix (1718) la flotte espagnole sur les côtes de Sicile. = Jean, son fils, amiral, ayant été battu devant Miuorque (1756) pa»- l'escadre de la Galis- •onnière, fut accusé de trahison, condamné à mort et exécuté le 14 mars 1757.
BYNKERSHOECK (Corn, van) , juriscons. hollandais ; Middelbourg 1673-1743.
BYiXS (Anne), femme poète du 10e siècle, n. Anvers. — Ses poésies contribuèrent beaucoup à perfectionner la langue flamande.
BYRGE (Juste) , mécanicien, astronome ; Lichtensteig (Suisse) 1551-1632. On lui a attribué mal à propos l'invention du compas de proportion.
BYRXE (Gu.), graveur anglais, élève de Wollet,
d'AUamet et de Wiile ; Cambridge 1746-1805 — Paysages; Antiquités pittoresques de l'Angleterre.
BYROM (J.), poète anglais, inventeur d'une méthode de tachygraphie qui a gardé son nom ; Kersall 1091-1703.
BYROV (le commodore J.) , navigateur anglais, 1723-1780. Il fit un premier voyage avec Emson à la terre de Magellan (1742), et entreprit une nouvelle expédition autour du monde (l7Gij; découvrit dans 1 océan Pacifique plusieurs îles , entre autres celle qui a gardé son nom. — Il publia la relation de sou premier voyage (1748); un de ses officiers donna celle du second (1770).
BYRON (G. Goudon, lord), l'un des plus grands poètes des temps modernes ; Douvres 1788, Missolonghi 1824. — Le premier recueil de vers qu'il publia à 20 ans [Heures de loisir) ayant été vivement critiqué , il se vengea par une satire qui révéla son talent (1809). Poussé ensuite, par sou génie aventureux et avide d'émotions, il se mit <i voyager et visita le Portugal, l'Espagne, l'Albanie, la Grèce, la Turquie. — Le beau poème de Childe-tiurold, qui fut le fruit de cette longue excursion , et qu'il publia à son retour (1811), le plaça au premier rang des poètes anglais. Quelques années apiès il se maria, mais celte union ne fut point heureuse, les époux se séparèrent, et Byron , abreuvé de dégoûts par ses concitoyens , recommença sa vie errante. Il parcourut successivement la Belgique , la Suisse et l'Italie, on il prit un moment part au projet d'émancipation que méditaient les carbonari, et se rendit enfin eu Grèce (1823) mettant au service des Hellènes son nom , sa personne et sa fortune. 3Iais ses rêves de gloire s'évanouirent bientôt , et l'année suivante une fièvre l'emporta à Missoloughi. — Les œuvres les plus remarquables de Byron sont : Childe-Harold , Don Juan, le Corsaire, Lara , le Ciaour, la Fiancée d'Abydos , poèmes ; Marino Faliero, Foscari, Manfred , Caïn , le Ciel et la Terre, la Prophétie du Dante , drames. Il avait laissé des mémoires que Moore a malheureusement brûlés par un scrupule de pruderie anglaise. Ses OEuvres complètes forment 17 vol. in-18 , 1833. Elles ont été traduites par A. Pichot , Pauliu Paris et Benjamin Laroche.
BVS (J.-Rod.), peintre; Soleure 1660 ; Wurtzbourg 1738. — Plafond de la salle d'audience ( Vienne) ; Paysages.
BYWALD (Léop.), jésuite, physicieu ; Vienne 1731-1796. — Phijsica , 2 vol. in-8° ; Selectu ex amœnilatibus Linnœi.
BYZANCE (L. de), oratorien , savant orientaliste, fils d'uu orfèvre juif ; Conslaolinoplo 1047 17-22.
BZOWIUS ou BZOWSKI ( Abraham ) , dominicain polonais, continuateur des annales de Baronius (tomes xin à xxi) ; Prosczovicz 1567-1637.
CABADES ou COBAD, roi du deuxième empire persan (491), fut détrôné (497) pour avoir autorisé la communauté des femmes ; peu après il fut rétabli (498) par Bélisaire, et m. 532.
CABAKD JY-OGLOU , officier des jauissaires, l'un des chefs de la révolte qui détrôna Séiim III, m. 1808 assassiné à ranaraki.
CABAL (J.-M.), chimiste distingué de l'Amérique méridionale, fusillé 1816 à Santa -Fé de Bogota par le général Morillo.
CABALLEUO (Raini. Biusdada), bibliographe et historien; Majorque 1740-1820.
OABALLO (F.), médecin italieu, n. Brescia, m.
CABANIS ( J. -G. ) , méd.et philosophe ; Cosnac (Saiiitonge) 1757-1808. Ce fut lui qui assista Mirabeau à ses derniers moments. Nommé profe. seur à l'école de médecine de Paris, il fit ensuite par-
tie de l'Acad. des sciences et du sénat conserva leur. — Rapports du physique et du moral de l'homme, 18o2, 2 \ol. in-8°. Parlant d'un principe faux, du principe sensualisie, tel que Condillac l'avait formulé, el en tirant avec rigueur les dernières conséquences dans le sens matérialiste, l'auteur arrive à celte conclusion que les facultés morales naissent des facultés physiques, ou (pue c'est la même chose considérée sous un autre point de vue. Riche de précieuses observations physiologiques et écrit avec un talent rare, l'ouvrage eut une immense vogue. Du reste, Cabanis, homme du caractère le plus honorable, fut lui-même effrayé des conclusions auxquelles l'avait conduit la logique, et il lit hautement profession de croire en une ame distincte du corps et en une providence ordonnatrice du inonde.
CABARRUS (F. comte de), habile financier et
CABASSOLE.
— CÀDENET.
diplomate espagnol; Bayonne 1752-1810. Fondateur de la banque de St-Charles, il fui envoyé comme ministre plénipotentiaire au congrès de Rastadt, et devint plus tard ministre des finances (1808). — Lettres au prince de la Paix ; Mémoires sur les finances et le commerce.
CABASSOLE (PVi.de), cardinal, légat et diplomate, ami de Pétrarque, qui lui a adressé son Traité de la vie solitaire, résumé de leurs entretiens à Vaucluse; Cavaillon 1305-1371.
CABASSUT (J),oratorien, jurisconsulte et orientaliste; Aix 1604-1685. — Notitia conciliorum, 1685, in-f°.
CABEDO DE VASCOTVCELLOS ( M. ) , littérat. portugais, Sétuval 1525- 1577- — Traduction du Plutus d'Aristophane ; poésies. =: George, son fils, chancelier de Portugal et conseiller d'Etat à Madrid, m. 1604.
CABEL ou KABEL (Ad. van der), peintre de paysages et de marines, et graveur à l'eau-forte ; Riswick 1631, Lyon 1695.
CABESTAUVG (Gu. de), troubadour du 13e siècle, né dans le Roussillon, tué par Raymond de Caslel- Roussillon qui, dit-on, lui arracha le cœur et le fit manger à son épouse, Marguerite, maîtresse de Cabestaing. Il reste de lui 7 chansons insérées dans le Recueil de Raynouard.
CABEZA DE VACCA (Alvar-Nunez), navigateur espagnol, gouverneur du Paraguay , qu'il explora par ordre de la cour d'Espagne (1540). Au retour d'une expédition infructueuse vers le Pérou, ses troupes se révoltèrent (I5ii) et l'embarquèrent pour l'Espagne, où il fut condamné à être déporté en Afrique. — Pendant son procès il publia en forme de mémoire le premier ouvrage qui ait paru sur le Paraguay.
CABEZALERO (J.Mart.), peintreespagnol.de l'école de Caçtille, élève de Carreno ; Almaden '1633-1675. — Deux portraits (Madrid, Mus. del Rey.)
CABOCHE (Simonet) l'un des chefs de la faction des Bourguignons sous le règne Charles VI, joua un rôle sanglant dans les troubles qui agitèrent Paris après l'assassinat du duc d'Orléans par Jean-sans- Peur (1407). — Il a donné son nom au parti des bouchers, qui s'appelèrent cabochiens.
CABOT ou GABOTTO, célèbre navigateur vénitien, proposa au roi d'Angleterre Henri VII, peu de temps après l'expédition de Colomb, d'aller à la recherche de nouvelles terres ; ayant obtenu de ce prince le commandement d'une expédition, il mit à la voile (14%) et toucha le continent nord-américain 14 mois avant que Colomb, dans son 3e voyage, ne fût en vue de la terre ferme, et deux ans avant qu'Amerigo Vespucci n'eût navigué à l'ouest des Canaries. Qnoiqu il n'eût pu réaliser le projet de gagner les Indes-Orientales par le N.-O. de l'Amérique, ses voyages, dont une relation a été publiée à Venise, 1585, eurent pour résultat la découverte du Labrador. = Sébastien, son fils, n. Bristol 1467 et surnommé le Grand-Marin, l'accompagna dans l'expédition de 1497, assista au congrès de Badajoz, où les Moluques furent partagées entre l'Espagne et le Portugal ; fit ensuite voile pour l'Amérique du sud, sous les auspices de Charles-Quint, et revint en Angleterre, où il fut nommé grand-pilote du royaume et gouverneur de la compagnie des terres inconnues. « Celui qui a déco; vert notre » pays, dit l'Américain Bancroft.fut un des hommes » les plus extraordinaires de son siècle... Il donna » un continent à l'Angleterre, et l'on ne sait pas où s il est enterré. »
CABOL'S (Chems-el-Maali), souverain du royaume de Jorjan, protecteur du célèbre Avicenne, m. empoisonné 1012.
CABRAL (P.-Alvarez ) , navigateur portugais, commanda la deuxième Hotte qu'Emmanuel envoya aux Indes -, découvrit (1500), dit-on, le Brésil, qu'il appela Terre-de-Sainte-Croix . tl parcourut les côtes
de l'Inde, où il fonda les premiers comptoirs portugais.
CABRAL ou CAPRAL (F.), jésuite portugais, missionnaire en Chine et au Japon ; Covilhana 1528- 1609. — Il existe de lui un assez grand nombre de Lettres écrites du Japon et de la Chine.
CARRERA (don.-Bern. de), ministre et favori de Pierre-le-Cérémonieux, roi d'Aragon, fit la conquête de Majorque, vainquit la flotte génoise (1353), et, victime d'intrigues de cour , fut accusé de trahison et décapité 1364; sa mémoire ne tarda pas à être réhabilitée.
CABRERA (L. de), histor. espagnol, n. Cordoue, m. 1655. — Histoire de Philippe II, in-f°.
CABRERA (Don.-J.-Th.-H. de), duc de Medina, amiral de Caslille, premier ministre d'Etat ( 1693 j sous Charles II. A 1 avènement de Philippe V, il se déclara pour l'archiduc d'Autriche, et m. Lisbonne
CARRIERE (Giraud de), troubadour catalan, contemporain de Pierre III d'Aragon, est connu par ses Instructions littéraires ( Raynouard, t. n et v ).
CABROL ( Barlh. ) , chirurgien , n. Gaillac , fut le premier professeur d'anatomie à la faculté de Montpellier (1595). — Alphabet anatomique, in-4°.
CACAULT (F.), diplomate et littérat. ; Nantes 1742-1805. — Il signa le traité de Tolenlino conjointement avec Bonaparte, et négocia le concordat de 1801.
CACCIA (G.), peintre italien de l'École piémontaise, dit il Moncalvo , présumé élève de Soleri ; Montabone 1568-1625. — Saint Paul (Saint-Antoine de Milan ) ; Coupole de Saint-Paul ; Déposition de croix (Novare) ; Saint Pierre , Sainte Thérèse (Turin), zz: Deux des filles de ce peintre, Françoise et Ursule, ont presque égalé le talent de leur père.
CACCIA (Ferd.) , savant philologue et grammairien ; Bergame 1689-1778.
CACCIANEMICI (F.), peintre bolonais , est un de ceux qui ont aidé le Primatice à décorer Fontainebleau ; m. 1542.
CACCIANIGA (F.), peintre et graveur; Milan 1700-1781. — - Pitate montrant Jésus-Christ ; Mort de saint André ; une Cène ( Ancône ) ; Mort de Lucrèce (Mus. du roi de Sardaigne).
CACHET (Christ.), médec; n. Neufchàteau (Lorraine) 1572-1624. -=z Son frère, Padl , bénédictin de Saint- Vannes, m. 1652.
CACHIN ( Jo.-Ma.-F.), inspecteur général des ponts et chaussées ; Castres 1757-1825. Il a dirigé vingt ans les travaux de la digue de Cherbourg, et rendit son nom célèbre par 1 achèvement de ce port.
— Mémoire sur la navigation de l'Orne ; Mémoire sur la digue de Cherbourg.
CADALOUS (P.) , évë'que de Parme, anti-pape, fut élu ( 1061 ) sous le nom d'Honorius II, puis déposé par le concile de Mantoue 1064.
CADALSO (don Jo.), poète et prosateur espagnol ; Cadix 1741, tué devant Gibraltar 1783. — Les Erudits à la fleur d'orange ; Lettres maroquaises ; Nuits de mélancolie.
CADA MOSTO (Aloïse da) , navigateur célèbre, Venise 1432-1463. Il a exploré le Sénégal et découvert les îles du Cap-Vert. — Prima navigazione aile terre de Negri. Cette relation, fort curieuse, est la plus ancienne que nous ayons des explorations modernes.
CADAMOSTO (Marc.-Ant.), astronome italien du 16e siècle. -— Compendium in usum astrolabis, 1507, in-4° (ouvrage inconnu à Lalande). rr Marc, poète de la même famille, vivait sous Léon X. — Sonetti ed altre rime, 1544, in-8° (excessivement rare).
CADÉAC(P.), compositeur français du 16e siècle.
— Moteta quatuor, quinque et sex vocum , 1555, in-4° ; une Messe à quatre voix dans les OEuvrcs de Cardane.
CADE1VET, troubadour provençal et templier, tué en Palestine v. 1280. — Quelques-unes de se» poésies sont insérées dans le Recueil de Raynouard.
CADER.— C AH AGNES.
= Cadenkt (Antoinette de) , dame de Lambesc, se rendit célèbre dans le même siècle par ses chansons.
CADER— BILL AH , vingt-cinquième calife abasside, succéda (991) à Thay, cultiva les lettres et les sciences, et m. à Bagdad 1032.
CADET DE GASSICOL'RT (L.-Cl.) , pharmacien en chef des armées françaises, chimiste distingué, membre de l'Acad. des sciences; Paris 17.31-1799.
— Son tils, C. -Louis, chimiste et littérat., membre de l'Acad. des sciences; Paris 1769-1821. — Dictionnaire de chimie, 1803, 4 vol. in-8° ; Histoire secrète des Templiers.
CADET DE VAUX (Ant.), frère du premier Cadet de Gassicourt, chimiste, économiste et philanthrope ; Paris 1743-1828.
CADET ( madame) , peintre en émail , m. 1801. Elle avait été nommée peintre de la reine.
CADHOGAN (Gu., comte), général anglais sons Marlborough , ministre plénipotentiaire en Hollande, grand-maître de l'artillerie; 1680-1726.
CADBIUS, historien grec, n. Milet dans le 6a siècle av. J.-C. — Il a écrit une Histoire des antiquités de sa patrie, ouvrage perdu aujourd'hui.
CADOUDAL (G.), célèbre conspirateur royaliste; n. dans le Morbihan 1769. Après avoir pris part à toutes les insurrections de la Vendée, il forma contre le premier consul une conspiration qui était sur le point d'éclater, lorsque, le 9 mars 1804, il fut arrêté à Paris. Il fut condamné à mort le 11 mai , avec onze de ses complices, et exécuté le 25 juin.
— Les royalistes ont fait de Georges un martyr, et la phrase suivante, insérée dans l'article que lui a consacré la Biographie des frères Michaud , nous a paru trop curieuse pour ne pas être rapportée : « C'est en vain que Buonaparle a voulu flétrir Georges du titre de brigand ; l'Europe a décidé entre Georges et Buonaparte à qui appartient ce titre. » L'article est signé Beauchamp (voy. ce nom).
CADWALLADER, médecin dé Philadelphie au 18e siècle. — Traité de médecine ( 1740) , le 1er qui ait paru en Amérique.
CECILIUS STAT1US , poète comique latin du 2e siècle av. J.-C, originaire de la Gaule, contemporain et ami d'Ennius et deTérence; m. v. 174 av. J.-C. — Les anciens grammairiens citent de lui 40 comédies , dont il ne nous reste que des fragments insérés dans le Corpus poetarum , Londres 1713, 2 vol. in-f°. Varron le mettait au-dessus de Térence.
CELIUS AURELIANUS, médecin grec ; n. Sicca (Numidie) au 2e siècle, suivant les uns, au 5e, suivant les autres. Il est considéré comme le chef de la secte des méthodistes.— Il reste de lui: Tardamm passionum libri V, et Acutarum passionum libri III, Lausanne 1773, 2 vol. in-8°.
CESAR ( Aquilius Julius), savant allemand; Gratz 1720-1792. — Annales du duché de Styrie; Histoire de la Styrie ; Droit canonique national de l'Autriche.
CjESARIUS (J.), philosophe et médecin; Juliers 1450-1551. — Castigationes in Celsum. Il donna des éditions de Pline et de Boèce.
CES1LS (Cern. Cesi], jésuite italien ; Modène 1581-1630. — Traité de minéralogie , 1636, in-f°, rare et curieux.
C^ESILS ASSUS, poète et grammairien latin, auquel Perse a adressé sa 6e satire. Il m. lors de l'éruption du Vésuve 79. — Il ne nous reste de lui que quelques fragments publiés dans différentes éditions du Corpus poetarum.
CAFFA (Melchior) , sculpteur, élève du cavalier Bernin ; Malle 1631, Borne 1687. — Groupe de St Thomas de Villeneuve (Eglise de Saint-Augustin, à Rome).
CAFFARELLI DU FALGA (L.-Ma.-J .-Maxim.), associé de l'Institut, général du génie; n.Falga-Vi'llefranche ( Languedoc ) 1756. Nommé officier à l'armée du Rhin (1792), il fut destitué et emprisonné par suit e de son refus de reconnaître après le 10
août, l'autorité de l'Assemblée nationale ; fut réintégré dans ses fonctions (1795), se distingua h l'armée de Sambre-et-Meuse , perdit une jambe au passage du Rhin, fit plus tard partie de l'expédition d'Egypte comme général du génie, y rendit d'importants services et périt au siège de St-Jean d'Acre 17'J9. — Son frère, C.-Ambroise, littérateur, agronome ; 1758-1826. — Abrégé des géoponiques grecs, 1812, in-8° ; Mémoires sur les perceptions à vie.
CAFFARO, le plus ancien historien de la ville de Gênes, sa patrie ; n. v. 1080, m. v. 1166. Il fut plusieurs fois uommé consul de Gênes après avoir fait un voyage en Terre-Sainte. — Ses Annales, qui s'étendent de 1100 à 1163, ont été insérées dans le Recueil de Muratori.
CAFFARO (Pascal), habile compositeur italien, élève de Léo , maître de la chapelle royale de Naples ; 1706-1787.
CAFFIAUX (dom Ph.-Jo.), bénédictin de Saint- Maur ; Valenciennes 1712-1777. — Trésor généalogique, in-4°.
CAFFIEP.I (Ph.), fculpteur, ingénieur et dessinateur des vaisseaux du roi , appelé en Franco par Mazarin; Rome 1634, Paris 1716. Il a exécuté divers travaux dans les maisons royales. — Son fils, Jacques, sculpteur et fondeur ; Paris 1678-1755. =: Philippe, fils du précédent ; 1714-1778. Il travailla avec son père à la boîte en bronze destinée à renfermer la fameuse sphère de Passemant. — Jean-Jacques, 2e fils de Jacques, élève de Lemoine, professeur de l'Acad. de peinture, sculpteur du roi ; 1723- 1792. — Bustes de Comédie, de Piron (Tbéàtre-Français), de Quinaull, Lulli, et Rameau (Opéra) ; Sainte Sylvie (Invalides) ; statue de Molière. Il est surtout célèbre par une collection de bustes des hommes marquants de son époque.
CAGLIOSTRO ( Jo. Balsamo , prétendu comte de) , célèbre charlatan; n. Palerme 1743. Obligé , fort jeune encore, de quitter sa patrie à la suite d'une escroquerie, il parcourut sous différents noms la Grèce , l'Egypte, l'Arabie, la Perse et presque toute l'Europe, et, grâce à quelques cures qui passèrent pour merveilleuses, il parvint à se faire une immense réputation. A son arrivée en France (1780), il se vit recherché par la cour et la ville; mais il fut impliqué dans la célèbre affaire du Collier, mis à la Bastille, puis exilé (1786). — Après avoir séjourné quelque temps en Angleterre, en Suisse et eu Italie, il fut arrêté à Rome (1789), puis condamné à mort comme franc-maçon, peine que l'on commua en une prison perpétuelle. Il m. v. 1795. — 11 a été publié en italien, Rome 1791 , une Vie de Cagliostro, rédigée d'après les pièces de son procès. Cet ouvrage , devenu excessivement rare , a été traduit en français.
CAGNACCI (Guido Canlassi, dit), peintre italien , élève du Guide; Château Saint-Ange 1601» Vienne 1681. — La Madeleine ( Madrid, Mus. del Rey).
CAGNATI (Marsilio), médecin et naturaliste; n. Vérone, m. 1610.
CAGi\OLA (L. marquis de) , célèbre architecte , président de l'Acad. des beaux-arts de Milan ; Milan 1762-1833. — Arc de triomphe de la porte du Tésin ; Chapelle de Sainte-Marcelline ( basilique Ambroisienne) ; Arc du Simplon ; Chapelle sépulcrale pour la famille Metternich.
CAGNOLI (Belmonte), abbé, poète italien du 17" siècle. — Aquileia distrutta, 1628.
CAGNOLI (Ant.) , mathématicien et astronome, directeur de l'observatoire de Milan ; Vérone 1743- 1816. — Traité de trigonométrie; Des sections coniques; Notions astronomiques ; Mémoire sur la figure de la terre.
CAGNOLO (Jér.), jurisconsulte, professeur de droit à l'université de Turin et de Padoue ; Verceil 1492-1551.
CAH AGNES (Ja.), médecin et littérateur; Caen
CAHER. —
CALACE.
1548-1612.— Centurie des hommes célèbres de Caen (en latin), 1609, in-4°.
CAHER— BILLAH (Mohammed , dit), 19e calife ubasside, 3e fils de Mothaded, succéda (932) à Moktader, son frère. Il fut chassé du trône, eut les veux crevés, et m. 950.
CAHUSSAC (L. de), littér. et poète dramatique, n; Moutauban, m. 1759. — Histoire de la danse.
CA1GNART DE MAILLY, avocat et écrivain politique ; Mailly (Picardie) 1750-1823.
CA1LHAVA DE L'ESTEIVDOUX (J.-F.), poète et auteur dramatique, membre de l'Institut ; l'Estendoux (Haut-Languedoc) 1731-1813.
CAILLA (Alb.), troubadour du 13e siècle. — Sirventt contre les femmes.
CAILLARD ( Abraham- Ja.), jurisconsulte, élève et ami de Polluer, surnommé le Moule à affaires : Paris 1734-1776.
CAILLARD (Aut.-Bcrn.) , secrétaire, ministre plénipotentiaire en Hollande, garde des archives de» relations extérieures; Aignay ( Uourgogne) 1737- 1807. — Mémoires sur la révolution de Hollande ; Traduction des Essais physionomiques de Lavater.
CAILLAU (J.-Ma.j, médec. et littéral. ; Gaillac 1765-1820. — Outre 52 mémoires de médecine, il a laissé un assez grand nombre de poésies et un poème, l'Antoniade, 1808, in-8".
CAILLE (J. de la), libraire et imprimeur, m. Paris 1720. — Histoire de l'imprimerie et de la librairie, 1689, in-4».
CAILLÉ (René), célèbre voyageur; Maugé (Poitou) 1799-1838. Il partit pour le Sénégal (1816), y séjourna plusieurs années pour s'acclimater et se familiariser avec la langue et les mœurs des Maures, et, après un court voyage eu France, partit (19 avril 1827) de la colonie anglaise de Sierra-Lecne avec une caravane de marchands voyageurs, en se faisant passer pour un Egyptien enlevé par les Français. Après avoir supporté d'affreuses privations et d'horribles souffrances, il parvint (20 avril 1828) à la célèbre ville de Tombouctou, qui était le but de son voyage et où nul Européen n'avait encore pénétré. Il y resta quatorze jours et arriva (17 septembre) presque mourant à Tanger. La Société de géographie de Paris lui envoya d'abord l'argent nécessaire pour qu'il pût revenir eu France, et lui décerna ensuite un prix de dix mille francs. — Journal d'un voyage à Tombouctou et à Yenné, dans l'Afrique centrale, précédé d'observations faites chez les Maures- Brakmas, les Nalons et d'autres peuples, pendant les années 1824- 1823, 3 vol. in-8°, 1830.
CAILLEAU (And. -G.) , libraire et écrivain médiocre ; 1731-1798.
CAILLET (Gu.), paysan du Ceauvoisis, l'un des chefs de l'insurrection populaire dite la Jacquerie, tomba après plusieurs succès au pouvoir do Cbarles-le-Mauvais, qui le fit périr, 1359.
CAILLETTE, fou de la cour des rois Louis XII et François Ier. — Il a été mis en scène par Dcspériers dans sa nouvelle des Trois fulz.
CAILLOT, célèbre acteur delà Comédie-Italienne et de l'Opéra-Comique; Paris 1732-1816. — «Il était, d* Grimm, sublime sans efforts ; et son talent, qu'il gouvernait à son gré, était peut-être plus rare qui; celui de Lekain. »
CAILLY (Ja. de), dit d'Aceil!//, poêle épigramnialiste; Orléans 1604-1673. On a retenu de lui un grand nombre d'épigrammes, entre autres celle-ci contre les étymologistes :
Alfana vient à'equus, sans doute ; Mais il faut convenir aussi Qu'en venant de là jusqu ici 11 a bien changé sur lu roule.
C UM BIAMR1LLAH, 2J« calife abasside, succéda à Thaï (9Ji); fut chassé de Bagdad , puis rétabli par Tnogroui-Bey et jouit d'une graudo tranquillité tous la tutelle de ce roi. Il m. 1075 .
CAIME ou CA1MO (Pompée), médec; Udine (Frioul) 1568-1638.
GAIN, fils aîné d'Adam et d'Eve, maudit de Dieu pour avoir tué son frère Abel, erra loug-temps sur la terre, et se fixa enfin dans le pays de Nod, où il bâtit la ville d'Enoch.
CAIi\A]V, 4° patriarche, fils d'Enos et père do Malaléel, mourut à 910 ans, v. l'an du monde 1235.
CAIPHE, grand-prêtre des Juifs de la secte des saducéens, fit condamner à mort J.-C. et persécuter ses disciples. Il fut privé de sa charge par Vitellius 36 de J.-C.
CAIRELS (Elias) , troubadour du 13e siècle, n. Sarlat (Périgord). Il s'attacha, v . 1220, à l'empereur Frédéric II. — Quelques-unes de ses poésies ont été publiées par Baynouard.
CAIRO (F.) peintre milanais, 1598-1674.
CAIT-BEY, sultan d'Egypte et de Syrie, élevé au trône par les mamelucks, en remplacement de Timour-Bogha, occupa le trône 28 ans et m. 1496.
CAIUS 31 UTILS, architecte romain, bâtit, v. 100 av. J.-C, le temple de l'Honneur et de la Vertu, dont on croit retrouver quelques ruines près de l'église de St-Eusèbe, à Rome.
CAIUS POSTHUMIUS, affranchi d'Auguste, architecte, fut, dit-on, chargé d'exécuter avec Cocceius, son élève, les travaux souterrains de la route do Naples à Pouzzole. Cette roule passe pour un de* plus beaux monuments laissés par les Romains.
CAIUS VALGIUS, médecin d'Auguste. — Des Propriétés médicinales des plantes, ouvrage cité par Pline et perdu aujourd'hui.
CAIUS, fils de Marcus Agrippa, et adopté par Auguste; n. Rome v. 19 av. J.-C. Envoyé en Asie avec le titre de proconsul, il soumit deux fois l'Arménie, et m. à Page de 23 ans. — On a de ce prince des médailles latines, grecques et coloniales.
CAIUS (Julius Lucerus), architecte romain, contemporain de Trajan. — Un temple ù Alcantara (Espagne) et un pont sur le Tage.
CAIUS (Titius) , jurisconsulte romain, présumé contemporain d'Adrien. — Institutes en 4 livres, dont il reste des fragments considérables.
CAIUS, disciple de saint Irénée, auteur ecclésiastique du 3e siècle, premier adversaire des monlanistes. — Quelques fragments de ses ouvrages ont été conservés par Eusèbe et saint Jérôme.
CAIUS (Si), pape, originaire de Dalmatie, successeur de saint Eulychien (283) , m. i.95.
CAIUS ou REY (J.), médec. d Edouard VI et des reines Marie et Elisabeth ; Norwioh 1510-1573. — On lui doit la découverte de plusieurs manuscrits d'Hippocrate et de Galieu.
CAIUS (Th.), théologien et helléniste anglais, m. Oxford 1572.
CAJETAN (Th. de Vio dit), dominicain . cardinal, évêque de Gaète, théologien , controversiste ; Gaète 1460-1534. Il est célèbre par ses conférences avec Luther, dans lesquelles il soutint le premier sans détour l'infaillibilité papale. — Commentaires sur la Bible et sur Aristote ; De l'autorité du pape.
CAJETAN (II.), cardinal, envoyé en France par Sixte-Quint, se jeta dans le parti de la Ligue, et alla ensuite en Pologne, où il m. 1590. — Lettres ù la noblesse de France ; Missiue à la fuculté de théo» logie.
CAJETAN (Octave), jésuite, écrivain ecclésiastique , érudit ; Syracuse 150J-1620. — Constantin, de la même famille , bénédictin, bibliothécaire du Vatican ; Syracuse 1560-1659.
CAJOT (dom J.-Jo.) , bénédictiu de St-Vannes, érudit; Verdun 1726-1779. — Antiquités de Metz, 1760, in-8°. = Son frère Charles , de la même congrégation, érudit; Verdun 1731-1807.
CALABER. Voy. Quintcs.
CALACE ou CALADES, peintre grec;^ilé par Pline, comme ayant composé ses tableaux d'après des scènes représentées sur les théâtres.
CALAGES. - CALEPINO.
CALAGES (mademoiselle Ma. de Pech de), femme poète du 17e siècle , vivait à Toulouse. — Elle est auteur d'une Judith , poème en 8 livres, qui ne fut publié qu'après sa mort, 1660, in-4°, et où l'ou trouve quelques beaux morceaux. Plusieurs vers ont été imités par Racine.
CAL AMAN ou CALOMAN Ier, roi des Bulgares, fils et successeur de Jean Asan , régna de 1242 à 1245. = C. Calaman II , frère du précédent, succéda (1258) à son neveu Michel, qu'il fit assassiner, et périt la même année dans une guerre contre les Russes.
CALAMIS, statuaire et ciseleur d'Athènes au 5e siècle avant J.-C. — Ses ouvrages les plus célèbres étaient une statue d'Apollon à Athènes ; le colosse d'Apollon, qui fut transporté de l'Attique dans les jardins de Servilius à Rome; une Victoire à Olympie, et plusieurs figures ciselées en or.
CALANDRA (J.-B.), peintre en mosaïque; Verceil 1589-1648. — Saint Michel et les 4 docteurs de V Eglise (Saint-Pierre de Rome).
CALANDRELLI (l'abbé Jo.), astronome; Zagarola Etats-Romains) 1749-1827. — Opuscoli astronomici avec Carli) ; Opère astron. varie.
CALANDRINI (J.-L.), professeur de philosophie et conseiller d'État à Genève, sa patrie, 1703-1758. De vegetutione plantarum. — Edition des Principes mathématiques de Newton.
CALANDRUCCI (Hyac.) , peintre de l'école romaine, élève de Carlo Maratti ; Palerme 1646-1707. — Saint Jean-Baptiste ; sainte Anne (Rome) ; Vierge entourée de saints Palerme).
CÀLANSON (Giraut de) , troubadour gascon du 13e siècle. — Chansons d'amour et satires insérées dans le Recueil de Ray nouant .
CALANLS , philosophe indien , accompagna Alexandre dans son expédition des Indes, et, étant tombé malade, se brûla publiquement. On dit qu'avant de mourir il prédit la mort du conquérant macédonien.
CALANUS (Juvenius Cœlius), évêque hongrois du 12e siècle. — Attila rex Hunnorum , Venise 1502.
CALAS (J.) , négociant de Toulouse, l'une des plus célèbres victimes du fanatisme religieux, n. 1698. Il était protestant ; son fils ayant été trouvé étranglé dans sa maison, il fut, saus preuves, accusé par les catholiques de l'avoir assassiné , et condamné au supplice de la roue , et exécuté le 9 mars 1762. Mais , bientôt après , la famille de Calas, soutenue énergiquement par Voltaire, fit reviser cet arrêt par le conseil du roi , et , le 9 mars 1765 , Calas et sa famille furent solennellement déclarés innocents. Cet événement tragique a été mis sur la scène par Chénier, Lemierre et Laya.
CALAU (Ben.), peintre allemand, membre de l'Adém. des Beaux-arts de Berlin ; Friedrichsstadt 1724-1785. 11 passe pour avoir retrouvé la composition de la cire punique dont se servaient les peintres de l'antiquité.
CALAVIO (Marco de) , franciscain hébraîsant italien ; Calasio 1550-1620. — Concordances de la Bible.
CALBI , médecin et poète; Ravenne 1683-1761.
CALCAGNI , sculpteur-ciseleur, dit le Ferrai ais, m. 1395. — 12 apôtres d'argent ; Judith (église de Lorelte).
CALCAGNI ( Tiberio ) , sculpteur florentin du 168 siècle. Il a terminé quelques morceaux laissés inachevés par Michel-Ange.
CALCAGN1NI (Celio) , diplomate, antiquaire, érudit; Ferrare 1479-1541
CALCAR ou K.ALCKER (J. de), peintre, élève du Titien, n. Calcar (duché de Trêves), m. iNaples 1546.' — Nativité de J.-C; portraits des peintres pour l'ouvrage de Vasari , et figures anatomiques des œuvres de Vesal.
CALCEOLARI (F.) , naturaliste et botaniste de
Vérone au 168 siècle. — Iter montis Baldi, 1571, in -4°.
CALCHI (Tristan), surnommé le Tite-Live milanais, historiographe de la ville de Milan ; n. Milan v. 1470, m. 1515. — Historien patriœ lib. XX, 1628, in-fu.
CALDANI (Léop.-Ma.-Ant.), célèbre anatomiste; Bologne 1725-1813. — Icônes anatomicœ , 4 vol. in-f° ; Institutions physiologicm , in-8° ; Institutions pathologicœ. == Son frère Marie, mathématicien, n. v. 1735, m. 1808. 11 était, suivant d'Alembert , le premier géomètre et algébriste de l'Italie. — Délia proposizione Bernoulliona fra il diametro e la circonferenZa dtl circolo.
CALDARONE (J.-J.), médecin , chimiste et botaniste; Palerme 1651-1730.
CALDERARI (le comte Otton de) , architecte, associé de l'Institut de France ; Vicence 1730-1803. — Les palais Loschi, Bonini et Cordellina (Vicence); le Séminaire (Vérone). — Opère di architettura, 2 vol. in-f°.
CALDERINO (Domizio), savant critique italien; Torri 1447-1478.
CALDERON (don Rodr. de) , comte d'Oliva, favori du duc de Lerme, n. Anvers. Il fut, probablement à tort, accusé de divers crimes, lors de la disgrâce de son protecteur (1618), et, après son procès, qui dura près de deux ans et demi, condamné à mort, et exécuté le 10 octobre 1621.
CALDERON DELA BARCA (don P.), célèbre poète dramatique espagnol; n. Madrid v. 1600. D'abord soldat comme Cervantes, il fut appelé à la cour par Philippe IV, qui le créa chevalier de Saint- Jacques , et voulut subvenir à tous les frais de la représentation de ses pièces. Il m. 1687, après avoir embrassé l'état ecclésiastique. C'est à cette dernière inspiration religieuse que nous devons les autos sacramentales, pièces analogues à nos anciens mystères. On a reproché à Calderon de l'enflure et de la confusion dans la mise en scène ; mais , malgré de légères taches , il n'en reste pas moins le plus grand poète du théâtre espagnol. — On porte à 1500 le nombre des productions de Calderon. Les plus connues sont : Héraclius , sujet traité aussi par Corneille ; l'Alcade de Zalamea; le Prince constant; La vie est un songe; les Armes de la beauté; le Médecin de son honneur; le Purgatoire de Saint-Patrice; la Dévotion de la croix, etc. Ses œuvres , publiées 1685, 15 vol. in-8°, et 1760, 10 vol. in-4°, ont été traduites en partie dans le Théâtre espagnol de Linyuet , dans les Chefs - d' œuvre des théâtres étrangers, et dans le Théâtre espagnol publié (1842) par M. Damas-Hinarcl.
CALDERON (J.) , fut le premier éditeur des Chroniques apocryphes de Flavius Lucius, Dexler, St-Braulion, etc. Saragosse 1619.
CALDERON DE LA BARCA (Vie), peintre de paysages et de portraits-, Guaclalajara 1762-1794.
CALDERWOOD ou CALDWOOD (David), théolog.et controversiste écossais, m. 1638. — Allure damascenum, ouvrage de controverse ; Histoire ecclésiastique d' Ecosse.
CALDIERA (J.), médecin et théologien du 15» siècle, n. Venise, m. Ii74. — Concordantice poctarum philosophorum et therJoyorum , ouvrage fort rare.
CALDWALL (J.), grav. anglais, n. v. 1750. — Apothéose de Garrick, d'après Carter.
CALDWALL ( Rich. ) , médecin anglais, 1513-
CALER, patriarche hébreu de la tribu de Juda, m. 1416 av. J.-C.
CALENDARIO (Ph.) , sculpteur et architecte de la première moitié du 14e siècle. — On lui doit les portiques de la place Saint-Marc à Venise.
CALE^ZIO (Elysée), poète latin moderne, n. dans lu Pouille, m. 1503. — Elégies, épigrammes, satires.
CALEPINO ou D'ACALEPIO (Anibroise) , reli
CALIARI. — CALLISTHENE.
<ieux augustin, lexicograp., Caïepio près de Bergame 1435-1511.— Dictionnaire des langues latine et hatienne, etc., 1502, in-f° : ouvrage revu et amélioré Jepuis par Passerat, Chiflet, qui l'ont porté à 2 vol. in-f°. L'édition la plus complète est celle de Bàle , 1637, in-f°, en onze langues.
CALIA1U. Voy. Véronbse.
CALIARI ( Ben. ), frère de Paul Véronè^e et son élève, peintre, sculpteur et architecte ; Vérone 1538- 1598. — Fresques mythologiques ( cour des Moceniglii ). = Carletto, fils aîné de Paul , élève de son père et de J. Bassan ; n. v. 1572, m. 1596. — Sainte Catherine (Mus. de Florence) ; Saint Augustin, Le doge Cicogna donnant audience ( palais des Doges, Venise); un Christ mort ( palais des Procurateurs, Venise). ztiGabriel, son frère, peintre, se fit négociant après la mort de son père ; 1568-1631. — Quelques tableaux de chevalet; portraits au pastel.
CALIDASA, poète dramatique indien , que Wilkins et Jones font vivre dans le Ier siècle av. J.-C. Il est le premier des poêles désignés sous le nom des neuf perles de la cour de Vilkamaditya. — • Sakountala; le Nuage messager; Aventures de Nala , Raguvanza.
CALIGNON (Soffrey de); chancelier de Navarre, écriv. politique, histor.; Saint-Jean de Voiron (Dauphiné ) 1550-1606. — Il travailla avec de Thou à rédiger l'édit de Nantes.
CALIGULA (Caïus Cœsar Augustus Germanicus, dit), 3e empereur romain, fils de Germanicus et d'Agrippine, et petit-neveu de Tibère, succéda à ce dernier 37 de J. -G. à l'âge de 25 avs. Les premiers mois de son règne furent heureux ; mais à la suiie d'une maladie qui altéra sa raison , il s'abandonna à tous les excès que peut amener une démence furieuse. — Il se fit adorer comme un dieu , créa consul son cheval favori , établit des lieux de prostitution dans son palais, vécut dans un commerce incestueux avec ses sœurs et fit mettre à mort les citoyens riches dont il convoitait les biens. Il m. assassiné par Chéréa, tribun des gardes prétoriennes, qui était à la tête d'une conspiration formée contre lui.
CALIPPE, astronome grec de Cyzique, inventeur du cycle calippique, qui-remplaça la période deMeton ; vivait dans le 4e siècle av.'J.-C.
CALIXTE Ier (Si) , pape, succéda (219) à S. Zéphirin et fut martyrisé 222.
CALIXTE II (Gui) , pape , fils de Guillaume , comte de Bourgogne; fut d'abord archevêque de Vienne, succéda (il 19) à Gélase II, tint le premier concile général de Latran (l 123), et in. 1124.
CALIXTE III (Alph. Borgia), pape, n. Xativa (Espagne) , succéda (1455) à Nicolas V, et m. 1458. — Il révisa le procès de Jeanne d'Arc (1456) et la déclara martyre, m II y eut (1159) un anti-pape, Jean de Strume, qui prit le nom de Calixte III; mais son concurrent Alexandre III fut seul reconnu.
CALIXTE (G.), théolog. luthérien , qui a donné son nom à la secte des cahxtins ; Medelly (Holstein) 1586-1656.
CALL ( J. van) , dessinateur et grav. ; Nimègue 1655-1703. — 72 Vues du cours du Rhin. — Son fils Pierre, m. 1760, dessina pour le roi de Prusse les champs de bataille de la guerre de Flandre.
CALLAMARD (C.-Ant.), sculpteur élève de Pajou* Paris 1776-1821. Il avait (1797) obtenu le premier grand-prix de scupllure. — L'Innocence réchauffant un serpent; Hyacinthe blessé. Ces deux statues sont au Mus. du Louvre, galerie d'Angoub me.
CALLARD DELA DUGUERIE (F.-B.) , médecin ; Caen 1630-1718. — Lexicon medicum ctymologicum, 1673, iii-12.
CALLEMBERG (jér. ), amiral hollandais; Wilfemsladt 1642-1722. Il prit avec les Anglais la forteresse de Gibraltar (1704).
CALLEïVBERG (J.-H.j, savant orientaliste et théolog. protestant ; Saxe 1694-1760.
CALLESCHROS, architecte d'Athènes, fut chargé
par Pisistrate, dans le 6e siècle av. J.-C, de la construction du temple de Jupiter-Olympien.
CALLET ( J.-F.), habile calculateur; Versailks 1744-1798. — Tables de logarithmes.
CALLET (Ant.-F.), peintre d'histoire, membre de l'Académie; Paris 1741-1823. — Lever de l'Aurore (plafond du Luxembourg); Martius Curtius; Zéphyr et Flore (Mus. roy., galerie d'Apollon).
CALLIACHI (N.), antiquaire; Candie 1645-1707. — Ses mémoires relatifs à divers points de l'antiquité sont insérés dans les Recueils de Salleitgrâ et de Polleni.
CALLI/VS, Athénien du 6e siècle av. J.-C, riche propriétaire de mines dans l'Attique et ambassadeur, conclut avec Artaxercès v. 469 av. J.-C. le célèbre traité qui assura l'indépendance des colonies grecques en Asie. — On lui doit, dit-on, la découverte du cinabre.
CALLIAS , poète drainât, grec. — Les Cyclopes, Atalanta, etc., perdus aujourd'hui. — Un autre Calmas du 4e siècle av. J.-C. a écrit une Hise. de Sicile dont il reste des fragments.
CALLICLES, sculpteur grec de Mégare , vivait v. 420 av. J.-C.=: Un aitre Calliclès, viv. v. 320 av. J.-C, ne peignait que des tableaux d'une trèspetite dimension.
CALLICLÈS d'Acharnie, sophiste grec, florissait dans la dernière moitié du 5e siècle av. J.-C.
CALLICRATÈS, architecte grec, qui vivait à Athènes v. 444 av. J.-C — Il construisit avec Ictinus le Parthénon.
CALLICRATIDAS, général lacédémonien, vaincu dans un combat naval par Conon ; m. 402 av. J.-C. ■
CALLIER (Raoul), poète français du 16e siècle, n. Poitiers. 11 était neveu de Rapin, dans les œuvres duquel on trouve quelques-unes de ses poésies.
CALLIERES ( F. de) , membre de l'Acad. française, littérat. et diplomate, l'un des signataires du traité de Ryswick ; Thorigny (Normandie) 1645- 1717.— Des "Mots à la mode, 1692, in- 12 ; Traité du bon et du mauvais parler, 1693, in- [2.
CALLIERGI ou CALLOERGI (Zachar ie) , Crétois, célèbre imprimeur du 15e siècle a Venise. *—Dict. étymol. de la langue grecque, 1499, in-f°.
CALL1MAQUE, général athénien, m. Marathon, 490 av. J.-C-
CALL1MAQUE, archit. , peintre et sculpteur de Corinthe, vivait v. 450 av. J.-C. — Il passe pour avoir inventé le chapiteau corinthien.
CALLIM AQUE, célèbre poète et littérateur grec ; n. Cyrène (Libye), m. v. 270 av. J.-C. Il fut protégé par Ptolémée Philadelphe , qui l'appela à Alexandrie. — Ses Hymnes sont un vaste répertoire de traditions historiques et mythologiques; ses autres ouvrages : l'Ibis et la Chevelure de Bérénice. poèmes, sont perdus; ils ne nous sont connus que par les imitations d'Ovide et de Catulle. La meilleure édition des œuvres de Callimaque est celle de Leydc, 1761, 2 vol. in-8°.
CALLINICUS, sophiste et rhéteur grec, viv. à Rome v. 260. — Hist. d'Alexandrie , perdue au- * jourd'hui.
CALLINIQUE, architecte, n. Héliopolis (Egypte) dans le 7e siècle. Il inventa, disent les historiens byzantins, le feu grégeois, qu'il commui.iqua v. 672 à l'empereur d'Orient Constant in-Pogonat.
CALLINUS, poète grec d'Ephè^e du 8e siècle av. J.-C — On n'a de lui que quelques fragments insérés dans les Analecta de Brunck.
CALLIPÈDES, dit le Singe, acteur tragique grec, contemporain de Sophocle.
CALLIPUS. Athénien, disciple de Platon, contribua avec Dion à rendre la liberté à Syracuse; fît ensuite assassiner celui-ci, et m. lui-même assassiné 351 av. J.-C.
CALLISEN (H.), médecin et chirurgien danois ; Holstein 1740-1824.
CALLISTHENE, philosophe grec, disciple et petit-neveu d'Arislote; n. Olynthe 365 av. J.-C II ac-