CALLISTRATE, — CAMARA
compajjna en Asie Alexandre, dont il s'attira la colère et qui le rit périr dans les supplices à Cariate (Bactriane) 328 av. J.-C. — Son Histoire d'Alexandre ne nous est pas parvenue.
CALLISTRATE , fils de Callicrate , célèbre orateur athénien, que Démosthônes avouait n'avoir jamais pu égaler pour le débit , vivait au 4e siècle av. J.-C. Après avoir été employé dans plusieurs négociations il fut exilé, puis, étant revenu à Ailiènes, il fut mis à mort.
CALLOîV, sculpteur grec, de l'île d'Égine; viv. 432 av. J.-C. — Minerve, en bois (citadelle de Coriuthe) ; Proserpine (Amyclée).
CALLOT (Ja.), cél bre peintre, grav. et dessinât., élève de Parigi et de Tbomassin ; Nancy 1593-1635. Il avait passé une partie de sa vie en Italie. — Dans son œuvre, qui contient environ 1600 pièces, on distingue : les Foires, les Supplices , les Gueux , les Misères de la guerre , les 2 Tentation de saint Antoine , la Passion de J.-C.
CALMET (dom Augustiu), bénédictin de St-Vannes, théologien érudit; Mesnil-la-Horgne (Lorraine) 1672-1757. — Dictionnaire de la Bible ; Histoire de Loi raine ; Commentaire sur la Bible ; Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine, 7 vol. in-f° ; Traité sur les apparitions. Ces ouvrages manquent en général de critique.
CALMO (And.), poète comique ; Venise 1510-1571. — II a laissé, outre des Lettres et des Poésies dans le dialecte vénitien, 6 comédies mêlées de padouan, de bergamasque et de vénitien.
CALOGERA (le P.) , de l'ordre des Camaldules, célèbre philologue et littéral.; Padoue 1099-1708.
CALOIViVE (C.-A.-Al. de) , homme d'état , publiciste; Douai 1734-1802. Après avoir rempli diverses fonctions dans la magistrature il devint maître des requêtes, joua un rôle méprisable dans l'affaire de La Chalotais , et grâce à ses intrigues fut nommé (1783) contrôleur-général des finances. — Il sut , par la légèreté de son esprit fécond en ressources , par ses folles complaisances pour la reine et le comte d'Artois, se concilier la faveur de la cour et porter le déficit à cent douze millions. — Il convoqua (1787) une assemblée de notables devant laquelle il prononça un discours fort habile , mais plein d'assertions mensongères. Il fut peu de temps après disgracié et exilé, passa en Angleterre, s'engagea dans une polémique contre Necker, et lorsque la révolution eut éclaté, il servit avec beaucoup d'activité le parti royaliste. Il ne revint en France qu'un mois avant sa mort. — De ses nombreux écrits politiques nous ne citerons que le Tableau de i Europe en novembre 1795.
CALPHLRÏVIUS (J.), savant critique, professeur de grec à Venise et à Padoue de 1478 à 1502; n. Brescia.
CALPREIVÈdE (Gauthier de Costes, sieur delà), romancier et poète dramatique; n. près de Sarlat (Quercy), m. 1663. — Cassandre , 1642, 10 vol. in- 8° ; Cléopâtre , 23 vol. in-8°, romans; la Mort de Mithridate , le Comte d' E^sex , etc., tragédies.
CALPURNICS (Titus Julius) , poète latin du 3e siècle ; n. en Sicile. — Il reste de lui 7 églogues , iusérées dans les Poetœ minores, de Wernsdorff, 1780-99.
CALVART (D.), peintre, fondateur de l'école bolonaise ; Anvers 1565 - 1619. — Saint Michel et le Purgatoire (Bologne) ; le Seigneur bénissant les enfants des Hébreux (Mus. de Bologne). — De son école sont sortis 137 maîtres , entre autres l'Albane , le Guide et le Dominiquin.
CAL VERT (G.), comte de Baltimore, fondateur de la colonie de Marylaud ; Kiplin (Yorkshire) 1578- 1632. — Son fils , Léonard , affermit la puissance anglaise dans ce nouveau pays.
CALVET (Esprit-Cl.-F.) médecin, naturaliste, antiquaire , numismate et philanthrope ; Avijnon 1728*1810. 11 légua à sa ville natale toutes ses col-
lections, qui ont servi a former le musée qui porte son nom.
CALVI, c'est le nom de plusieurs peintres italiens dont le plus célèbre est Lazake élève de Perin del Vaga ; Gênes 1502-1607.— Fresques des palais Doria et Grimaldi (Gênes).
CALVIN ou CALVIN (J.), dit le Pape de Genève, second chef de la réforme religieuse ; Noyou 1509, Genève 1564. Investi à douze ans d'une chapellenie, et quelques années après de plusieurs autres bénéfices, il alla terminer ses études à Paris, puis étudier le droit à Orléans et à Bourges; se démit de ses bénéfices (1533) à la mort de son pire, publia un commentaire sur le traité de Senèque De Clementia et, forcé de quitter Paris à cause des doctrines qu'il commençait à propager , il su retira à Angouléme. Il revint passer quelque temps à Paris (1534), publia à Orléans son premier ouvrage do théologie, fut obligé de quitter la France, et fit paraître à Bàle (1535) sous le litre d'Institut io religionis christ ianœ, l'exposé de la doc'rine des réformés telle qu'il la concevait ; cet ouvrage, qu'il traduisit bientôt en français, devint le catéchisme des réformés de France. — Calvin, nommé (1536) professeur de théologie à Genève, où la réforme venait d'être adoptée, fut banni (1538) de cette ville pour avoir voulu innover dans le culte ; s« retira à Strasbourg, où il enseigna la théologie, s'y maria ( 1539) et y publia (1540) son Truite de la Sainte-Cène. Rappelé à Genève (1551), il y fut tout-puissant jusqu'à sa mort, fit adopter par le conseil ses doctrines religieuses, ses ordonnances sur la discipline ecclésiastique , réformant les mœurs, poursuivant avec une impitoyable rigueur les opposants, et faisant brûler (1553) Servet pour avoir attaqué le mystère de la Trinité. — Calvin, dont les sectaires prirent le nom de calvinistes, se distinguait de Luther en proscrivant tout culte extérieur et toute hiérarchie, rejetant la messe, le dogme de la présence réelle, et enseignant la prédestination des élus. 4 La Philosophie, a dit M. P. Leroux , auteur d'ûn article remarquable sur Calvin dans YEncyclopédie nouvelle, la Philosophie fait une grande différence entre Luther et Cahin : l'un émancipaleur au profit de toutes les hérésies , l'autre ardent persécuteur de toutes les hérésies ; l'un destructeur de l'Eglise , l'autre soutien indirect de cette Eglise qu'il combattait, partisan au fond de la même doctrine, et qui, pour avoir voulu organiser le présent, fut l'eunemi acharné et aveugle de l'avenir qui s'avançait. » — Calvin a laissé de nombreux ouvrages, tous remarquables par leur érudition, la sévérité et souvent l'éloquence du style. Outre ceux que nous avons mentionnés , nous citerons ton Traité des reliques. La meilleure édition est celle d'Amsterdam 1667. — La vie de Calvin a été écrite par Th. de Bèze.
CALVIIVO (J.-Marc), poète et auteur dramatique; Trapani (Sicile) 1785-1833,
CALVINTJS (J. Kahl ou), professeur de droit à Heidelberg au 16e siècle. — Lexicon juridicum , 1759, 2 vol. in-f°.
CALV1SIUS (Seth), astrologue, musicien et poète saxon ; Groschieben 1556-1617. — Opus chronologicum, in-4°.
CALVO (Marco-Fabio), médecin et érudit ; n. Ravenne, m. 1527. — Traduction d'Hippocrate, 1525, faite par ordre de Clément VII.
CALVO (Boniface), troubadour provençal du 13* siècle. — Siruentes (Uaynouard, t. m et iv).
CALVO (J .-Sauveur de), dit le Brave, capitaine au service de la France, célèbre par la défense de Maastricht (1676); Barcelone 1625-1^90.
CALZO (Ant.) , peintre véronais , du 17e siècle, élève de Carlo Cignani. — Batailles et paysages.
CALZOLAI (P.), bénédictin du Mont-Cassin ; m. 1581. — Historia monastica, 1562, in-i°.
CAMARA Y MURGA , «avant prélat espagnol , évéque des Canaries ; n. près de Burgos , m. 1641.