CERVANTES
traite que l'on connaisse sur cet art. Il a été publié pour la première fois par Tambroni , Rome 1821.
CENSORINUS, grammairien latin du 3e siècle, vivait sous Alexandre-Sévère, Maximien et Gordien.
— De die natal i, ouvrage fort précieux pour les usages de l'antiquité. Les meilleures éditions sont : Leyde 1743, et Nuremberg 1805. Il vient d'èire traduit pour la première fois en français dans la seconde série de la Bibliothèque latine-française de M. PanckoueUe.
CENSORINUS (Appins Claudius), nommé empereur sous Claude II (269), et tué sept jours après par ses propres soldats.
CENTENERA ( D. Mart. del Barco ), poète espagnol ; n. Logrosan dans le 16" siècle. — Conquête du Rio de la Plat a, 1G02, in-4°.
CENTENO (Amaro) . écrivain espagnol du lGe siècle, voyageur en Orient. — Relation de l'Orient,
CENTLIVRE(Suzanne Freeman, mislriss), actrice et auteur dramatique à laquelle une vie romanesque a donné une certaine célébrité; Lincoln 1667-1723.
— L'A/jairé , Un coup hardi pour une femme , la Merveille, comédies.
CENTORIO (Ascague), historien romain du 16e siècle. — Guerre di Transilvania, 1565; Cosed'Europa; Peste di Milano del 1576 e 1577.
CEO (Yolande de), religieuse portugaise , poète dramatique; Lisbonne 161)3-1693. — Pièces de théâtre, 2 vol. in-f°.
CEPHALAS (Const.), compilateur du 10e siècle.
— Antlwlotjie, publ. par Jacobs, 1813-17, in-8°. CEPH1SOUORE, sculpteur grec, fils de Praxitèle ;
360 av. J.-C. — Minerve (port d'Athènes) ; autel (temple de Jupiter Sauveur) ; Latone, Vénus, Diane, transportées à Rome ; statues des deux courtisanes, Anyte et Myro.
CÉPHISODOTE, orateur athénien , ambassadeur à Sparte; 368 av. J.-C. Il commandait l'expédition de Chersonèse, et fut destitué et mis en jugement pour avoir conclu un traité désavantageux.
CÉPION(Quintus-ServiliusJ, consul romain 107 av. J.-C, pacifia l'Espagne, prit et pilla Toulouse, fut défait par les Cimbres, et m. dans l'exil à Smyrne.
CÉPION (Coriolan Cippico, dit) , historien dalmate : Trau , 1425-1493. — Gesta Pétri Mocenici.
CEPORIN (Ja.), critique, hébraïsant.; n. canton de Zurich 1499-1525.
CERACCHI (Jo.), sculpteur, élève de Canova ; Corse 1760. Il m. sur l'échafaud 1801, comme complice de Topino-Lebrun dans le complot de l'Opéra contre le premier consul.
CERCAMORES, jongleur et troubadour gascon du 13e siècle. — Ses poésies se trouvent mss. à la Bibliothèque du Roi.
CERCEAU (J.-Ant. du), jésuite, poète latin et français, historien ; Paris 1670-1730. — C'armina ; Hist. de Thamas Kouli-Khan, 2 vol. in-12 ; Conjuration de Rienzi, achevée par Brumoy.
CERCIDAS , législateur, poète grec ; n. Mégalopolis dans le 3° siècle av. J.-C. Il donna des lois à sa patrie, et la mit sous la protection de Philippe de Macédoine.
CERDA (J.-L. de la), jésuite, critique, commentateur, grammairien ; Tolède 1560-1643. — Commentaire sur Virgile ; Instit. grammutica ; Adversaria sacra ; édit. de Tertullien.
CERDA dona Bernarda Ferreira de la), dame portugaise, poète; Porto 1595-1644. — L'Espagne délivrée, poème en espagnol ; comédies.
CÉRDA Y RICO (don F.), savant éditeur et commentateur ; Madrid 1730-1792. — Edition de Lope de Vega, des Mémoires d'Alphonse de Castille.
CERDIC, roi saxon, fondateur (519) du royaume de Wessex, dans la Grande-Bretagne; m. 534.
CERDON , gnostique syrien , hérésiarque du 2a siècle, admettait deux principes indépendants, et ioutanait que J.-C. n'avait eu qu'un corps fantasti-
que. Il fut excommunié par le pape Hygin et laissa Marçion pour disciple.
CÉRÉ (J.-N.) , directeur du jardin botanique de l'île de France ; île de France 1737- 1810. Il forma des pépinières de poivriers, girofliers , cannelliers et muscadiers, qu'il multiplia dans l'île et envoya aux Antilles et à Cayenne.
CEREALIS (Petilius), général romain sous Vespasien, battit (71) Civilis et Classicus , chefs des Gaulois et des Bataves révoliés, et fut ensuite nommé gouverneur de la Grande-Bretagne.
CERESOLA (Domin.) , jés.iite, poète italien; Bergame 1683-1746. — Rime sacre.
CEREZO (Mat.), peintre, élève de Carreno do Miranda (école de Castille) ; Burgos 1635-1685. — Visite de Si Joachim, Ste Vierge et St Joseph, Ste Vierge et Jésus , St Martin , St Thomas de Villeneuve (Mus. royal) ; V Adoration des rois (id., Collect. Standish.) ; Assomption de la Vierge , St Jérôme , St François d'Assise (Madrid, Mus. del Bey.) ; Manne dans le désert (id., Mus. national).
CERINI (J.-Domin.), peintre, élève du Guide, Pérouso 1606-1681. Parmi ses tableaux on ne recherche que ceux qui ont été retouchés par le Guide.
CERINI (Jo.), poète, auteur dramatique , Cusiiglione 1738-1779. — Clanj , comédie; Poésies an a. créontiques.
CERINTIIUS, gnostique juif, disciple de Simonie-Magicien, hérésiarque du 1er siècle; distinguait dans le Messie deux hommes : Christ et Jésus, dont le premier était esprit et l'autre matière. L'Evangile de saint Jean fut, dit-on, composé pour le réfuter.
CERISIER (Ant.-Ma.), histor. et publiciste; Chàtillon-lez-Dombes (Ain) 1749-1828. — Hist. des Provinces-Unies.
CERONI (J.-Ant.), sculpteur ; Milan 1579-1640. — Ange de bronze au Panthéon de l'Escurial.
CERQUEIRA, jésuite portugais, missionnaire au Japon, Alvito 1552-1614. — De morte gloriusa sex martijrum ; Manuule casuum conscientiwy traduit en japonais et imprimé à Nangasaki, iu-4°.
CERRETTI (L.), poète italien, littérat. , Modène 1738-1808.— Poésie e prose scelle, 181 2, 2 vol. in-8°.
CERTON (Salom.), poète ; Gien (Orléanais i 1550- 1610. — Trad. en vers de l'Iliade et de l'Odyssée ; Vers lé ipo gramme s.
CERULÂRIUS (M.), patriarche de Constantinople, adversaire de l'Eglise romaine, auteur du schisme grec, fit couronner lsaac Comnène (1058), et m. en exil à Proconèse. — 3 lettres dans les Annales ecclésiastiques de Baron ius.
CERUTTI (Jo.-Ant.-Joach.), jésuite, littérat., député à l'Assemblée législative; Turin 1738-1792. Il fut ami de Mirabeau, dont il prononça l'oraison funèbre. — Apologie des Jésuites, 1762, ouvrage en désaccord avec ses sentiments postérieurs ; Poésies ; Discours.
CERVANTES SAAVEDRA (M. de), célèbre écrivain espagnol ; n. 1547 à Alcala de Hénarès. Il embrassa la carrière militaire, servit d'abord en Italie, fut blessé à la bataille de Lépante ( 1571), et pris ensuite par des corsaires barbaresques qui le retinrent six ans esclave à Alger. Bacheté par les Pères de la Trinité, il revint en Espagne, s'y maria (1584), et y mena une vie misérable. Méconnu de ses compatriotes, il m. de misère 1616. Son admirable roman de Don Quichotte, où il raille de la manière la plus fine le goût des aventures chevaleresques, a d'ailleurs deux faces , et sous le côté ridicule on découvre la grande figure de ces chevaliers du moyen âge qui se vouaient à la défense du faible. Ce second uspeci a fait dire à Chateaubriand : qu'il tenait don Quichotte pour l'homme le moins fou du monde. Par une bizarrerie singulière Cervantes préférait à cette admirable composition, si plaisante et si vraie, ses poésies, qui sont pour la plupart au-dessous du médiocre. On a aussi de lui Galutée , roman pastoral; Nouvelles; Persilès et Sigismonde. L'édition la plu» complète des OEuvres de Cervantes est celle de Ma-
CERVOLLE. —