‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 41 sur 97 · BL'R · texte numérisé non relu

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trôleur de la marine. Forster Ta confondu avec le précédent. — Enfin un troisième Birkougii fit un voyage en Perse vers la lin du 18e siècle. On en trouve la relation dans Uackluyt. E— 9.

BURROUGU (Edouard), l'un des premiers propagateurs de la secte des quakers, était né à Kcndal, dans IcWestmoreland. En 1034, il abandonna d'abord l'Eglise anglicane pour le presbytérianisme, et entreprit ensuite de réfuter les erreurs de George Fox, l'un des fondateurs de la secte des amis, dont il fut un des plus chauds prosélytes. Son zèle pour répandre ces nouvelles opinions le fit mettre en prison en 1634- A peine eut-il été relâché qu'il se rendit en Irlande et ensuite à Londres, pour opérer des conversions. C'est dans ce but qu'il écrivit un livre intitulé : la Trompette du Seigneur retentissant sur la montagne de Sion, pour annoncer la querelle du dieu des armées. Cromwell est très-maltrailé dans cet ouvrage, et Burrough lui adressa des lettres en? core plus virulentes, en l'accusant d'oppression et de persécution; mais Cromwell s'abstint cependant de l'opprimer et de le persécuter. Il n'en fut pas de même lorsque Charles 11 fut sur le trône. Burrough, qui continua ses indiscrètes prédications, fut arrêté et condamné à une amende de 150 livres sterling, que, par principe de religion, il ne voulut pas payer. Enfermé à Newgate avec ecut cinquante individus de la même secte, il y mourut en 1002, dans la 28" année de son âge. Il a écrit plusieurs ouvrages, qui furent réuuis et imprimés en 1072, en un seul volume in-fol. K.

BURROW (James), auteur anglais, mort en 1782, membre de la société des antiquaires de Londres, créé chevalier de la Jarretière en 1775, a publié les ouvrages suivants : 1° Anecdotes et Observations relatives à Olivier Crommllel à sa famille, insérées dans YUiitoria gymnasii Patavini, 1763, in-4»; 2° quatre volumes de rapjtorts publiés successivement en 1760, 1771 et 1776 ; 3» Décisions rendues par la cour du banc du roi de 1752 â 4772 (suivies d'un Essai de ponctuation), 1768, 1772 et 1776, 3 parties en 1 vol. in- i°. L'Essai sur la ponctuation a aussi été imprimé séparément en 4773. X— s.

BLUBOYV , Ki iihkn), mathématicien anglais, né à Hoherlcg, dans le Yorckshire, après avoir reçu une éducation très-ordinaires, fut successivement commis chez un négociant de Londres, et sousmaitre d'écriture à Uurahillrow. Il ouvrit ensuite une école à Porthsmouth ; mais cet établissement n'ayant pas réussi, il revint à Londres, et fut employé par le docteur Maskelgne, qu'il aida dans les recherches dont s'occupa ce savant sur la montagne de Schcliallian. Quelque temps après, il fut nommé maître de dessin à la Tour, et se rendit à cette époque éditeur du Journal of the Gentleman and Lady. Parti en 1782 pour Calcutta, il y enseigna les mathématiques, et devint un des membres les plus influents de la société asiatique. Il fut désigné en 1793 pour diriger l'opération trigouométrique du Bengale; mais il mourut en 1704, comme il s'occupait de cet important travail. On a de lui un Essai sur les pro- I jectiles, et l'on a imprimé après sa mort le Compte

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abrégé des opérations de feu M. BurrotP sur Us degrés de longitude et de latitude du Bengale. Z— o.

BURRUS, ou de BU H (Pierre), chanoine d'Amiens, nommé aussi Hurri, Bkhils ou Bcry, naquit la veille de la Pentecôte de l'an 1430, à Bruges, où son père, originaire de Noyon, s'était réfugié pour se soustraire au lléau de la guerre. Il fit ses études chez son oncle, curé d'Arras, puis à Paris, où il fut reçu mailrc es-arts, et enseigna la grammaire. Apres avoir régenté pendant quelque temps, il voulut voir l'Italie, patrie des lettres et des arts, et fut durant sept ans absent de son pays. A son retour, le gouverneur de Paris le nomma précepteur de ses deux fils, dont rainé le fit chanoine d'Amiens. Burrus, ayant perdu ses élèves encore jeunes, revint se fixer à Amiens, où il termina ses jours en 45(15, et non en 1507, comme le dit Paquot. Il avait cultive les lettres toute sa vie, particulièrement la poésie latine, et jouit parmi les savants d'une grande considération. Robert Gaguin lui dédia ses Annales de France. On a de Burrus, outre quelques ouvrages de Uiéologic : 1° Carminum moralium lib. 9, cum argumentis et vocabulorum minus vulgarium erplanatione, Paris, de Marnef, 1503, in-i*, rare; 2° Cantica de omnibus feslis Domini, 1500, in-4° ; 5" Pannes quinque feslorum diva Virginis Maries; Hem hymni aliquot, cum fnmiliari expositione Jodori Bndii Aseensii et autoris vita, Paris, 1508, in-4". L'auteur des additions sur Tri t lie nie loue beaucoup la gravité des sentences de Burrus, la variété de son style, l'élégance et la vérité de ses expressions, la douceur et l'harmonie de ses vers, la hardiesse de ses transitions; il termine son éloge par ces mots : lknique sexcenta atia ornamenta. D. L.

BLRSAY ( de), artiste et auteur dramatique, mort en 1802. On a de lui : 1° Arlaxeree, tragédie en 5 actes et en vers, imitée de Métastase, 1765, in-8°. 2° Orphée, scène lyrique en prose, 1775, in-8°. 3" Les Indiens en Angleterre, comédie en 3 actes, citée dans le catalogue de Weyer, libraire de St-Pétcrsbourg. Bursay a traduit aussi Misanthropie et Bepenlir, drame de Kotzcbue. — Bursay (madame Aurore-nz), sa femme, s'était acquis de bonne heure, à Paris, une grande réputation par ses vers gracieux. Elle quitta la France en 1805, trois ans après la mort de son époux, et alla à Brunswick, où elle devint directrice d'un théâtre français sous la protection du duc, et y débuta comme auteur par Sophie de Brabant, opéra héroï-comique en 2 actes, 1805, in-8*, avec musique. La même année, elle publia la Description du bouclier d'Achille, fragment du 18* chapitre de Y Iliade d'Homère, traduite en vers français, et dédiée à Dclille. Elle lit représenter, en 1806, sur son théâtre, à Brunswick , une pièce de circonstance intitulée : un Quart d'heure du calife Baroun le Grand, composée à l'occasion du couronnement de S. M. l'empereur et roi, décembre 1806, in-80; 2* édition, Paris, 1813, in-8». On doit encore à madame Bursay le Bonheur de la médiocrité, poème en 4 1 chants, Paris, Delaunay. 1813, in-8\ Z— o.

BUHSER (Joachw), botaniste allemand, né à

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Camentz, dans la haute Lusace, vers ta fin du 16» siècle. Il étudia avec succèt la médecine, qu'il exerça d'abord à Annabcrg, dans la Misnie. H quitta celle ville en 4625, pour aller professer A Sors, petite ville de l'Ile de Séeland. S'élant livré à la botanique, il visita l'Allemagne, la Suisse, les Alpes, l'Italie, le midi de la France et des Pyrénées, pour recueillir des plantes rares. Il en envoyait des échantillons à Gaspard Bauhin, avec lequel il était lié d'amitié, en sorte qu'une partie de celles que ce célèbre botaniste a fait connaître comme nouvelles dans ses divers ouvrages, il les avait reçues de Burser : aussi lui en fait- il honneur. L'herbier de ce voyageur, déjà trèsconsidérable, s'enrichit encore parle don que lui fit un apothicaire français qui revenait du Canada, des plantes qu'il avait recueillies : elles furent également communiquées à Gaspard Bauhin, qui le dénomma dans son Pinax; mais il s'est trompé dans l'indication de leur lieu natal, car il les annonce comme venant du pays des Topinamboux, au Brésil. Burser était professeur de médecine et de physique à l'académie des nobles danois établie à Sora, où il mourut en 1649, âgé de 56 ans. Son herbier, composé de 25 vol. in-fol., passa dans les mains de Coïet, qui en fit don à la bibliothèque de l'université d'Upsal. Les Rudbeck y trouvèrent d'excellents matériaux pour la composition d'un grand ouvrage sur la botanique générale, qu'ils voulaient donner sous le titre de Campi Hlysii. Ce bel ouvrage était à peine achevé, qu'il fut anéanti par un incendie ; il n'en subsiste que deux exemplaires. Par ce malheureux événement, le précieux herbier de Burser resta incomplètement connu, jusqu'à ce que Shérard, voulant donner une suite au Pinax de Bauhm, engagea Pierre Martin, médecin suédois, à l'examiner et à en dresser le catalogue. Il n'en fit qu'une partie, qu'il publia dans le recueil de l'académie d'ipsal, en 1724, sous ce titre : Calalogus planlarum norarum Joachimi Burseri, quorum exempla reperiunlur in horto ejusdem sicco, Upsalia in bibliotheca publica servato. La mort l'empêcha de continuer ce travail. Son fils, Roland Martin, le fit coivnatlre plus particulièrement en 4745, parce qu'il en fit le sujet d'une des dissertations intéressantes qui composent les Amanitates academica de Linné. Jacquin a consacré, sous le nom de Bursera, un nouveau genre à la mémoire de ce savant ; il comprend de grands arbres de la famille des lérébinthcs, qui n'habitent que les pays situés entre les tropiques. On a de Joachim Burser ■: 1° Disceptatio de venenis, Leipsick, 1625, in-8°; ce traité trouva dos opposants parmi les médecins dece temps-là. 2° Comment, de febri epidemia seu pctechiali, Leipsick, 1621. 3° Epistolaris Concertalio de febri maligna seu petechiali, inter Strobelgrrum et Burserum, Leipsick, 1625, i>:s'. Dans son traité latin de l'origine des fontaines, il cherche à montrer que toutes les sources tirent leur origine de la mer. Dans son Introduction à la science de la nature, il avance des paradoxes hardis, notamment contre l'immatérialité de l'âme. Il laissa à sa mort plusieurs autres ouvrages en manuscrit. D— P— s.

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BDRSIUS (Adam\ Uttérateur polonais, était né dans le 16' siècle, à Brzecie, ville de Cujavie , où le prince Radzivil fit imprimer, en 1565, une édition de la Bible polonaise, devenue excessivement rare par le soin avec lequel les catholiques en supprimèrent les exemplaires (1). Il fit ses premières études a Lemberg, et vint les achever à Cracovie, où il fut reçu docteur en philosophie. Les talents qu'il développa dans son examen lui méritèrent l'estime de ses juges , et il fut retenu pour la première chaire de professeur qui viendrait à vaquer. De l'université de Cracovie il passa à celle de Zamoski ; et sa réputation y attira un grand nombre d'élèves. S'étant marié, les soins qu'il devait à sa famille ne le détournèrent point de ses occupations habituelles. Tout le temps qu'il ue consacrait pas à ses élèves, il le passait dans son cabinet, relisant sans cesse les écrits des anciens philosophes, d'après lesquels il s'était fait une règle de conduite dont il ne s'écarta jamais. Il avait l'esprit vif, une dialectique pressante, et parlait avec beaucoup d'éloquence. Son principal ouvrage est intitulé : Dialeclica Ciceronis, qua disperte in icriplit reliquit maxime, ex sloicorum senlenlia, cum eommenlariis quibus ea partim supplentur, partim iUustranlur, Samoscii, Martinus Lcmcius, 1004, iu-4». Il est très-rare. Dcbure en a donné la descripUon dans la Bibliograph. inttruct., n" 2442, où il nous apprend que la cause de sa rareté vient de ce (p» une grande partie des exemplaires a été submergée avec le vaisseau qui la portait. Juste Lipsc en faisait beaucoup d'estime. Fabricius souhaitait qu'on en donnât une nouvelle édition. On connaît encore de Bursius : Viia et Obilut Joh. Zamoscii, dans le recueil des poésies latines de Sim. Simoniscky, Leyde, 1019, in-8°. On conserve dans la bibliothèque de Zaluski (voy. le Catalogue de celle bibliothèque, p. 569) des harangues grecques de Bursius. Sa vie a été publiée par Sim. Stravolsky, dans les ScriiHor. Polonicor. Hexalontet, Breslaw, 1754, in-4«, p. 88. W— s.

BURT1N (François-Xavier de), né en 1741, à Maestricht, où son père était conseiller commissaire du prince-évèque de Liège, se livra à l'étude de la médecine et des sciences naturelles, dans lacpielle il obtint des succès qui lui valurent successivement les titres de proto-médecin ou de premier médecin impérial aux Pays-Bas, de conseiller référendaire et de membre pensionnaire de l'académie de Bruxelles. Plus tard il fut admis à l'Institut de Hollande, que le roi Louis Bonaparte avait calqué sur l'Iuslilut de France. Burtin joignait à des connaissances profondes un amour-propre si incroyable que personne ne se respectait plus que lui, personne ne se rendait un culte plus fervent. Tranchant à la fois du grand seigueur et «le l'homme de génie, il se pavanait avec un orgueil dont on n'aurait pas osé rire en sa présence. Son titre de profo-mAfecm équivalait à ce qu'on appelait alors en France une

(4) r»« snr cette rerslon <le 11 Bible, la Bibliothèque eurieve de D. Clém«.... *,p. 190, el la BMMk. Spcnctn***, l. i«, p. SSetHir.

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savonnette à vilain : en conséquence, il se croyait le premier gentilliomme du pays,

Et comme du fumier regardait tout le monde.

Aux obsèques de sa femme, il prit des pleureuses que les huissiers de la cltambre héraldique, en vertu des règlements somptuaires, vinrent irrévérencieusement lui enlever au sortir de l'église ; mais cette leçon ne le corrigea point. Sur la lin de sa vie, on ne pouvait l'aborder que l'éloge à la bouche ; encore fallait-il (pie les éloges fussent de la plus forte dose. Burtin avait formé un cabinet de tableaux pour lequel le duc de Wellington offrit vainement une somme considérable, et que les étrangers venaient voir comme une des curiosités de Bruxelles. Son morceau de prédilection était, disait-il, un chefd'œuvre de Michel-Ange. Un voile le recouvrait, et l'on n'était admis à l'admirer qu'après avoir passé par certaines épreuves. Le peintre David, ayant osé douter de l'authenticité de ce tableau, se vit congédié, pour ne pas dire cliassé, sans ménagement. Et pourtant, chose singulière, lorsqu'après la mort de Burtin, son cabinet fut vendu, le chef-d'œuvre prétendu de Michel-Ange, ainsi que la plupart des tableaux que le propriétaire avait décrits dans ses ouvrages comme des merveilles, furent adjugés à vil prix. Pour qu'il ne manquât jamais rien à ses bizarreries, Burtin septuagénaire affectait le plus grand cynisme, et professait, en matière de religion, le scepticisme le plus absolu. Outre quehnies brochures polémiques publiées en hollandais, on a de lui: Vde Febribus, Louvain, 17G7, in-4». 2° De Revolutione Belgica carmen hexamelron, et de Revolutione Gallica carmen distichon. La révolution brabançonne semble avoir été la grande époque du barbarisme, témoin le mol Revolutio, la devise adoptée par le gouvernement insurrectionnel, in unione virlus, les innombrables brochures publiées alors et dont aucune ne soutient la lecture, enlin les pitoyables vers insérés dans le journal du jésuite Feller. Burtin, qui était resté fidèle à la maison d'Autriche, vota, en avril 1795, au sein de l'académie, l'impression d'une brochure contre-révolutionnaire de J.-B. Lcsbroussart, laquelle n'a pas été mentionnée dans sa notice sur la vie de Burtin, écrite par lui-même, et qui est intitulée : Réflexions sur le caractère qu'ont développé les Belges, et particulièrement les Brabançons, pendant l'occupation des Pays-Bas par les Français, Bruxelles, 1795, in-8' de 28 p. 5» Oryctographie deBiuxelles, ou Description des fossiles, tant naturels qu'accidentels, découverts jusqu'à ce jour dans les environs de celte vilU, Bruxelles, 1784, in-fol., orné de 52 planches coloriées : vrai modèle j de perfection en ce genre, dit lui-même M. Burtin dans la notice sur sa vie qu'il nous avait remise quelque temps avant sa mort. 4" Mémoire sur les révolutions et l'âge du globe terrestre, couronné par la société de Teylcr à Harlem, en 1790, et imprimé avec la traduction hollandaise et des planches, in-4°. « C'est dans ce fameux ouvrage, dit encore Burtin, « que l'auteur prouve, par des argumenta évidents, « que l'antiquité la plus incommensurable de la terre

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