SUR
Galerie des contemporains, la Revue bibl. du roy. des Pays-Bas, t. 2, p. 267-269, cl la France lift, de M. Quérard, t. 1", p. 572-373.) Au commencement des troubles, en 1787, parmi les pamphlets dont le public fut Inondé, on vit paraître ceux-ci que les amateurs d'anecdotes cl les bibliophiles, tels que M. Deschiens de Versailles, pour qui rien n'est à dédaigner, ont seuls ramassés : Épitaphe de Burtin, proto-messire, proto-médecin, huit fois, proto-académicien et proto-rien des Pays-Bas autrichiens, à Bruxelles; lettre de M. le curé de"' à F.-X. Bur-n ; Réponse (supposée) de mcsshe F.-X. B — n à la lettre pastorale du curé de"*, à Burlinopolis, I78T, in-8«. n o.
BURTIN (Paul-Denis), né à Aix en Provence, en 1094, mort en juin 1733, a publié en société avec l'abbé Ladvocat la Bibliothèque annuelle et universelle, contenant un catalogue de tous les livres qui ont été imprimés en Europe pendant les années 17 1«. 1719, 1750 r< 1751, Paris, 1731-1757, 0 vol. petit ln-12. Il est l'éditeur des Négociations de M. Henri Arnauld à Rome et en Italie, 5 vol. in-12; et de Y Ambassade de M. de la Boderie en Angleterre, 1750, 3 vol. iu-12. Z— o.
BURTIUS (NicoLAs-Bunsi, plus connu sous le nom lutin de), poète et musicien distingué, naquit vers le milieu du 16* siècle, à Parme, d'une famille patricienne , et depuis longtemps en possession des premiers emplois. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il reçut, en 1472, le sous-diaconat, et se rendit à Bologne pour s'y perfectionner dans l'étude du droit canou. Son gofll pour la littérature, et surtout ses talents comme musicien, lui méritèrent la bienveillance de Jean Bentivoglio, chef de la république. (Voy. Bentivoglio.) Il eut une dispute très-vive avec un musicien espagnol, qui s'était déclaré contre le système de Gui d'Arczzo [voy. Guno), et le réfuta dans un ouvrage devenu très- rare. Mazuchelli {gli Scritlor. d'Ital., t. 2. p.2449), copié par les biographes italiens, prétend que l'Espagnol dont il est question n'est autre que le célèbre Barthélémy Ramos de ftireja ; mais c'est une erreur, puisque Ramos n'était pas contemporain de Burtius. (Voy. Ramos.) Lorsque les Bentivoglio furent^cxpulsés par le pape Jules II, en 1506, Burtius revint à Parme, et fut nommé recteur de l'église St-Pierrc-és-Liens, dans le territoire de Terrajoula. Il remplissait, en 1518, la charge de malh-e de cha-iclle cathédrale de Parme, mais on ignore l'époque de sa mort. On a de Burtius : 1 ■ Musiccs Opusculum, cum defensione Guidonis Arefini adversus quemdam Hispanum . veritalis preraricatnrcm, Bologne, 1487, in-4». On trouve la description de ce rare volume dans la Bibliographie de Dcburc; dans les Srrittor. Parmigiani du P. Affo ; dans le Catal. biblinth. Magliabech. de Fossi, etc. 2* Fax Maroniana, id est observationes eruditœ in Virgilium, IbkL, 1190, in-4"; ouvrage non moins rare que le précédent. 3" Bononia illuslrata, ibid., 1491, in-4", inséré par Meuschen dans les Vita summor. dignitatc et eruditione virorum, t. 2 ; mais l'odition originale contient quelques vers latins qu'on n'a pas jugé à propos de reproduire dans la reira-
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pression. 4" Musarum, Nympharumque, ac summorum Dcorum Epitomata, ibid., 1494, iu-i' , petit traité de mythologie qui ne |wut guère avoir d'autre mérite que celui de la rareté. Mazzuclielli en cite une 2* édition de 1 S98, qui parait bien suspecte. 5° Elogium Bononiœ, quo hujus urbis amœnilas, litut neenon doctorum singularium , atque illutlrium virorum monumtnta reicrvanlur, ibid., 1498, in-4°; réimprimé dans le t 3 du recueil des Meusclicn cité plus haut. Le t. 3 des Carmina illus- Irium Poetar. Italorum contient quelques pièces de Burtius. On peut consulter la notice sur ce poêle dans les Scrittori Parmigiani du P. Afio, t. 3, p. 431-36. W— I.
BLRTON (Robert), écrivain anglais, surnommé le Démocrite moderne, naquit à Lindlcy, le 8 février 1370, et lit ses principales études à l'université d'Oxford. 11 obtint, eu 1016, la cure de Sl-Thomas de celte ville, et, quelques années après, dans sa province nalale , la cure de Scgrave , qu'il conserva jusqu'à sa mort, en janvier 1059. Son ouvrage intitulé : Analomy of mclancholy, par Démocrite le jeune, publié d'abord en 10-25, in-4", réimprimé in-fol. en 1624 , 1632 , 1638 et 1632 , est rempli de savoir et de raisou; mais l'esprit s'y montre avec moins d'avantage que l'érudition. L u nombre prodigieux de citations foriucut la plus grande partie de l'ouvrage ; mais ce qui , dans ce livre, appartient a Durton , est d'une grande originalité. On y trouve un mélange singulier de tristesse et de gaieté, qui faisaient également le fond du caractère de l'auteur. Les beaux esprits du règne de la reine Anne, Swift entre autres, ont, à ce qu'on prétend, beaucoup puisé dans cet ouvrage, et Sterne en a emprunté plusieurs idées heureuses. Le goût de Burton pour l'astrologie judiciaire a donné lieu à une supposition étrange. Le temps de sa mort répondant exactement à la prédiction qu'il en avait faite, d'après le calcul de sa naissance, plusieurs années auparavant, quelques personnes soupçonnèrent que, pour la gloire de l'astrologie et plutôt que de démentir son pronostie, il avait abrégé ses jours : ce qui n'empêcha pas qu'il ne fût enseveli avec solennité dans l'église de Christ-Church , où om lui éleva un monument avec cette inscription, faite par lui-même : Paucit notut, paucioribus ignolus, hic jacet Dcmocritus junior, cu{ vilain et tnorlem dédit melancholia, obiit, etc. On a publié à Londres, en 1801 , en 1 vol. in-S", une espèce de traité de médecine morale, intitulé la Mélancolie, etc., tiré principalement de l'ouvrage de Burton. X — s.
'jORTON (Guillaume), antiquaire, frère du précédent, né à Lindlcy, en 1575, passa en 1593 de l'université d'Oxford dans l'école de droit d'inner- Temple , et exerça la profession d'avocat et de rapporteur près la cour des Plaids- Communs; mais la faiblesse de sa constitution l'ayant obligé d'abandonner la carrière du barreau , il se retira a la campagne, et se livra uniquement à son goût pour les recherches relatives aux antiquités britanniques. Son principal ouvrage est sa Description (en anglais) du comté dcLcictsUr, de m antiquité*, de
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son armoriai, etc., in-fol. , Londres, 1622; ibid., 1777; compilation utile pour le temps où elle parut, mais qu'a lait oublier l'ouvrage de Dugdale sur le même sujet. Burton mourut à sa terre de Falde, dans le Staffordsliirc, le 6 avril 1643. Son fils Cassibelan donna en 1658 une traduction de Martial en vers anglais, et mourut en 1681. — Guillaume Burton, auteur anglais du 17* siècle, né i Londres en 1661), et élevé à Oxford, consacra la plus grande partie de sa vie à l'inslrnction de la jeunesse , et fut maître d'école à Kingston sur la Tamise. Il était très-savant, surtout dans les antiquités britanniques, et on le regarde comme un des meilleurs topographes anglais, depuis Camden. Son principal ouvrage est son Commentaire sur les passages de l'Itinéraire d'Antonin qui ont rapport à la Grande-Bretagne: (en anglais), Londres, 1658, in-fol. On cite aussi de lui deux traités intitulés, l'un : Hisloria lingum grascœ, l'autre : Aity«« veteris lingua persica. Ces deux ouvrages ont été imprimés ensemble en un seul volume, Londres, 1657, petit in-8*; le deuxième a été réimprimé à Lubeck, 1720, in-8°, avec les notes de Seelen. Dans ce dernier, Burton s'est contenté de rassembler une grande partie des mots de l'ancienne langue persane , que nous ont transmis les écrivains grecs et latins ; mais il n'a point cherché i les expliquer en les comparant au langage moderne des Persans : il est même étonnant que Burton, qui avait, dit-on, étudié les langues orientales, n'ait pas indiqué quelques étymologies qui se présentent comme d elles-mêmes. Son ouvrage n'est aucunement comparable à la dissertation d'Adrien Rcland , de Beliquiis veteris lingua persica, qui se trouve dans le t. 2* de ses Dissertaliones miseellaneœ. Burton mourut le 28 décembre 1657, Agé de 48 ans. ( Voy. les Mémoires du P. ISiceron, t. 18. ) On rapporte que son bisnlcul, zélé protestant, était mort de joie en apprenant la mort de la reine Marie. — Guillaume ili inox , médecin et auteur an» glais, né à Rippon, dans le comté d'York, en 1007, étudia et prit le degré de docteur à Oxford. Il exerça avec beaucoup de réputation l'art de guérir, et mourut à York , en 4759 , âgé de 62 ans. On a de lui : Description of Leicestershire, vith the Anliquilies, etc. Londres, 1622, in-fol., avec une carte et un port. ; réimprim. en 1777, même format. — l'n autre Guillaume Burton , médecin et membre de la société royale de Londres, a publié : 1° Dissertation sur le traitement des morsures des serpents venimeux ( dans les Transaction* philosophiques de 1736); 2° Histoire de ta vie et des écrits de Bocrhaave, Londres, 1736, en anglais. Il mourut à Yarmoutli, le 30 juillet 1757. — Jean Burton, aussi médecin anglais, est auteur d'un Système nouveau et complet de Fart des accouchements, avec la description des maladies particulières aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés , qui a été traduit par Lemoine, avec des notes, Paris, 1771-73, 2 vol. in-8°, fig. X— s-
BURTON (Henri), théologien anglais, naquit en 1579, à Dirdsall, dans le comté d'York, et reçut son éducation a l'université; d'Oiford. 11 fut d'abord