BUY
nas avait embrassé l'état ecclésiastique quelques années avant sa mort, qui eut lieu À Paria en juillet 1783. YY— h.
BUYAH. Voyet IuAD-EonAUt.AH.
DUYER (B\btiiki.emv), né dans le 16* siècle à Lyon, d'une famille riche et considérée, y remplissait les fonctions de conseiller de ville, cliarge qu'avaient occupée plusieurs de ses ancêtres. L'un d'eux était, en 1200, syndic de la communauté. Rarlhélemy, vers 1472, y lit venir un imprimeur nommé Guillaume Régis ou le Roy, et l'établit dans sa maison, quai île la Saôno, prés du couvent des Augustin*. De cet atelier sortit, en 1473, le Cornpendium du cardinal Lothaire, depuis pope sous le nom d'Innocent III, regardé comme le premier ouvrage imprimé a Lyon. Cette rarissime édition a été décrite par M. Dibdin dans le IKoorapftfraf Decameron, t. 8, p. 113, et par M. Brunei dans son Manuel, au mot Lo-niAtms. La souscription porte que ce volume fut imprimé par Guillaume Hegls, par l'ordre et aux frais {jussu et impensis ) de Barthélémy Ruyer. Comme il est assez peu vraisemblable qu'il se soit écoulé trois ans de cette publication à la suivante, M. Gazzera, dans ses Owerrasioni bibliographe letterarie (1), conjecture que l'édition sans date, sortie des mêmes presses, De la fraye erposition de la Bible {voy. Macho), parut en 1474. On en vit sortir depuis, en 1476, la traduction de la Légende dorée de Jacques de Voraginc, et la Légende des saints nouvaulr; en 1477 le Spéculum vitai humanœ de Rodrigucz, évêque de Zamora, et la traduction française de cet ouvrage par Jul. Macho ; en 4478, le Livre de Baudouyn, comte de Flandres; en 1479, le Miroir hiftorial; et en 1480, le Manderillc. Dans la plupart de ces éditions aussi rares que recherchées, le nom de Barthélémy Buycr se trouve dans la souscription, mais uniquement avec le litre de bourgeois ou de citoyen de Lyon. C'est donc a tort que les historiens de l'imprimerie, Prospcr Marchand, Mercier de Si-Léger, Panzer, etc., le présentent comme le prototypographe de cctle ville. H ne fit, et cette opinion est celle de Delandine (2) et de M. Gazzera, que ce que les de Maximis avaient fait à Rome, encourager la typographie naissante. Guillaume Régis figure encore parmi les imprimeurs lyonnais en 1488; mais le nom de Buyer cesse de paraître après 1480. Celte année semble donc avoir été le terme de leur association, ou même celui de la vie de Buyer. \V — s.
BIJYNAIND DES ÉCHELLES (Jean-François- An.ik), imprimeur-libraire à Lyon, né le 19 novembre 1773. aux Echelles, prés d'Ambéricu, a traduit de l'espagnol d'Otavide le Triomphe de FEvan-
flj Tarin, I8JS, ln-t* de 90 p. Cet oorraye a principalement pour objet tu édition do traité de Vit* solitsrla, fansemeK alinbsre a Ivirarque, et que M- (iauera, d'aprm la marque du papier, vus
ro*cdmUe, rroil sortie îles prev-rs do Lyon. M. Une lu)( a douai, dam lej Lettres lyimnaises, p. 6-36. une anal) m' lri-4-iiikTeswnH de cm rurtetu 0|tav«te avee de* addition* el des notes. (2) Enti t*r t iMsrimme, Q. 7T.
BDZ
giîe, ou Mémoires d'un philosophe converti, Lyon, 1805, 4 vol. in-8*; nouvelle édition, 1821 . On a encore de lui : 1° h Plutarque de l'enfance, Lyon, 1810, ni-12, qui a eu plusieurs éditions ; 2° le pclit Apparat impérial, ou noareau Dictionnaire des commençants, français-latin, par J.-F.-A. B des
Ech revu par un aucicn professeur de l'université. Lyon, madame Buynand, 1812, in-8°. Buynand était mort lo 26 novembre de l'aimée précédente. Il était gendre de J.-M. Bruysel (voy. ce nom), libraire de Lyon. D— h— a.
lu YS (Guillaume du), suivant les nouveaux éditeurs de la Bibliothèque de Duvcrdier, était né à Caliors, où il fit ses études au commencement du 16* siècle. 11 se rendit ensuite à Toulouse, où il reui|>orta plusieurs prix a l'académie des jeux floraux -, puis il voyagea en Italie, parcourut les principales provinces de Franco, et vint se fixer en Bretagne, où ses qualités lui eurent bientôt fait de nombreux amis. Sa modestie l'empêcha longtemps de publier aucun des ouvrages qu'il avait composés. Enfin . il lit paraître le recueil de ses poésies, sous le litre de 10reilte du prince, ensemble plusieurs autres autres poétiques, Paris, 1582, in-8»; ibid., 1583, in-12. Cette dernière édition est complète et imprimée plus correctement que la précédente. L'abbé Goujet donne de grands éloges à du Buys. C'était à la vérité un fort honnête homme, mais un poêle médiocre. Il était fort âgé lors de l'impression do son ouvrage. On ignore l'époque de sa mort. W— s.
BUYS. Voyez Busék.
BLZANVAL (Nicolas-Choart de), né à Paris le 15 juillet 1611, fut successivement conseiller au parlement de Bretagne, puis au grand couseil maître «les requêtes, conseiller d'Etat et ambassadeur en Suisse. Après avoir rempli tous ces emplois d'une manière distinguée (1), Il embrassa l'état ecclésiastique, et fut pourvu, en 1650, de l'évèché de Beauvais, sur la démission d'Augustin Potier, son oncle maternel. Le président de ISoviou, son cousin germain, à qui il devait sa nomination, avait fait établir à son insu sur cet évèché une pension de 12,000 livres, en faveur d'un de ses Gis âgé de six ou icpt ans. Dès qu'il en fut instruit, il alla représenter au roi que cette pension n'était point canonique . et offtit sa démission. Louis XIV le loua de son zèle, et le déchargea de la pension. Dés ce moment, il se fit un devoir de la résidence la plus stricte, renonça à la cour, ne se montra à Paris que pour les plus pressants intérêts de ses diocésains, consacra tous ses revenus à la fondation d'un hôpital, à l'établissement d'un grand et d'uu petit séminaire, à l'entretien des t, au soulagement des pauvre». 11 dé-
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fui cleté •
l qu'il m quitta que lors- . — Son grand-oncle, Paul Cboart de de Henri IV auprès de la reine • ayant témoigne quelque res- I avait parlé d'elle an peu trop llbrevore eu Hollande en qualité d'amlu«sa<l«ar I dan* cet emploi Tan 1607. et fut enterré s famille était Jean il ionTerain de
fendiuà ses ecclésiastiques de lui donner le titre de yrandeur, et regardait ceux de comte et de pair, attachés à son siège, comme un poids onéreux pour un évéque. Son épiscopal fut marqué par divers règlements pour l'instruction du peuple et pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique. 11 condamna l'Apologie des casuisles, fut un des quatre évéques qui refusèrent tic signer purement et simplement le formulaire d'Alexandre VII, jusqu'à la paix de Clément IX. Louis XIV lui ayant fait des reproches sur ce qu'il avait interdit les jésuites : a Sire, lui répondit-il , si je me mêlais de gouverner a l'État, vous auriez droit de ra'eu reprendre ; main « je m'entends mieux à gouverner mon diocèse que « Votre Majesté ; laissez-moi faire. » On le laissa faire. Le monarque se souviut de l'avis. Un jour qu'il allait à la cathédrale de Bramais, à l'occasion d'un Te Deutn pour une victoire, le prélat vint la recevoir à la |>orte de l'église, la mitre sur la tète et la crosse à la main. Le prince de Condé, qui était à la droite du monarque, voulait lui dire de se décou vrir la tète : « Mon cousin, laissez-le faire, dit « le roi; il sait mieux ce qu'il faut faire que vous et u moi. » La peste ayant ravagé en 1668 un canton de son diocèse, le cure déserta sou poste. Buzanval y accourut, et administra avec un zèle apostolique tous les secours spirituels et temporels jusqu'à ce que la contagion eut cessé. Ce prélat, digne des premiers siècles de l'Cglise, mourut le 21 juillet 1679, laissant par testament tout son bien aux pauvres. Sa vie a été composée par Méscnguy, sous ce titre : Idée de'la vie et de l'espril de M. de Buzanval, Paris, 1717, in-12. T— D.
BLZELIN (Jean). Voyez Buceuh.
BUZOT (Fiunçois-Lko>ard-Nicolas), membre de l'assemblée nationale et de la convention, né à Evrcux, le 1" mars 1760, y remplissait les fonctions d'avocat, lorsqu'il fut député aux états généraux par letiersélatdecettcville. Dés les premières séances, il se prononça contre la noblesse et le clergé. Après la séance royale du 23 juin, Buzot réclama le maintien des délibérations que venait d'annoncer Louis X Vf, et la liberté la plus indéiiuie de la presse ; il demande aussi que tous les Français, sans exception de fortune et de rang, fussent armés; déclara que la loi martiale contre les attroupements séditieux était un attentat contre la liberté ; insista pour que le corps législatif eût en tout temps la faculté de demander le renvoi des ministres, et que tout citoyen, lorsqu'ils ne seraient plus en place, put les poursuivre devant les tribunaux. Buzot avait été un des premiers à provoquer l'établissement d'une république sur les mines de la monarchie; mais son caractère faible et inquiet le portait à voir partout des conspirations et des complots, à faire sans cesse les prédictions les plut sinistres, ce qui le fil surnommer prophète de mai' heur. Nommé, en 1791 , vice-président du tribunal criminel de Paris, il s'était lié avec Brissot et avec Roland, chez qui se réunissaient siors les députés de la Gironde, et il peut être considéré comme un des premiers chefs du parti connu depuis sous le nom