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très-courts, tantôt les rimes sont redoublées, tantôt il commence son couplet par les derniers mots du précédent. La daine de ses pensées se nommait Isabelle. Cairels s'attaclia, vers l'an 1220, à l'empereur Frédéric 11, dont il ne vante pas la générosité. 11 aimait l'argent, et l'avoue dans toutes ses compositions. Sur dix pièces de ce poète conservées dans les manuscrits de la bibliothèque royale, il s'en trouve deux sur la croisade. Millot en cite seize. Z.
CAIRO (Fhançois), peintre, né dans le Milanais en 1598, mort en 1673, composa plusieurs tableaux dont les plus estimés décorent les églises du Piémont et de la Lombardie. Il fut pensionné et créé chevalier par le duc de Bavois. Z — o.
C.YIROTTE (Pail-Maliuce), né a Turin, en 1726, nommé en 1761 à l'évêché d'Asti, n'accepta que sur les instances réitérées du roi de Sardaignc et du pape, fit bâtir un superbe séminaire, améliora les études et les mœurs de son clergé, et mourut en 1786. 11 avait publié en italien une instruction à la jeunesse ecclésiastique, 1775, in-12. Z — o.
CALT-BEY, 26' sultan des mameluks cireassiens, ou bordjtyes, était, comme tous les princes de sa dynastie, un esclave acheté en Circassie et amené eu Egypte, où les révolutions qui déchiraient ce pays lui fournirent les occasions de déployer son mérite, et l'élevèrent enlin au trône. 11 servit successivement Mamoud Djaly-bey et Thaher Djacmac, ce qui lui fit donner le surnom de Mahmoudy et Thahery. Lors de la déposition de Timur-Bogha, qui n'avait régué que deux mois, les mamelucks lui déférèrent le sceptre le 6 de rcdjeb 872 (31 janvier 1468). Caït-Bey s-e montra digne de leur cltoix pendant vingt-neuf années qu'il occupa le trône. Par sa valeur, il triompha des armées de Bajazet II, d'Assenibeh , prince de Mésopotamie , et des esclaves éthiopiens qui s'étaient révoltés. La modération de sa conduite et uue politique adroite apaisèrent et réunirent sous sa puissance les différents partis des mameluks, tandis que sa piété et ses vertus lui gaguereut le cœur de ses sujets Les historiens arabes du temps ne tarissent point sur les éloges qu'ils lui donnent. Mariy l'appelle la braderie d'or, la pierre précieuse du collier de la dynastie des mameluks bordjyles. l'ietro Marthe Anghiera, qui voyageait en Egypte peu de temps après la mort de ce prince, n'en parle qu'avec admiration, et il faut convenir - qu'aucun sultau de sa dynastie n'a eu un règne aussi long, aussi brillant. Le» voyages qu'il faisait dans sou empire ressemblaient au cours de ces fleuves qui répandent partout la fertilité et l'abondance. On ne saurait déterminer le nombre des édifices qu'il lit construire, et qui tous étaient consacrés à la religion et à la bienfaisance. Caït-Bey mourut le 27 de dzou'l-caadah 901 (7 août M96 de J.-C.). J— x. CAll MANAT. Voyez Cavoumabath.
CA1TJS MCTIL'S, architecte romain, bâtit, environ un siècle avant l'ère chrétienne, le temple de l'Honneur, de la Vertu, dont on croit qu'il existe encore quelques ruines dans l'ancienne enceinte de Rome, près de l'Église St-Eusèbe. Z— o.
CAILS P0STHLM1LS, affranchi , vivait sous
Auguste, et se fit, avec Cocccïus, son élève, un grand nom dans l'architecture. Ils furent l'un et l'autre chargés par Agrippa des grands travaux qu'Auguste lit faire aux environs de Naples, entre autres de ces routes souterraines, taillées la plupart dan* des rochers, et qui s'étendent depuis Naples jusqu'à Pouzzole, et depuis le lac Averne jusqu'à Cuines. Quelques auteurs pensent qu'ils percèrent dans le Pausilippe cette route de cent trente pas de longueur sur trente de largeur et cinquante de hauteur, qui passe pour un des plus beaux monuments de la grandeur romaine ; mais d'autres écrivains croient cette voie, connue aujourd'hui sous le nom de Grotte du Pausilippe, antérieure au siècle d'Auguste, et conjecturent qu'elle peut avoir été creusée par les habitants de Cuines. Il est parlé de cette voie souterraine dans Vairon, dans Strabou cl dans Sénèque le philosophe. V — ve.
CAILS VALG1CS, médecin de l'empereur Auguste; il est cité par Pline le naturaliste comme auteur d'un traité qui ne nous est pas parvenu, mr les Propriétés et f Usage des plantes en médecine. Z— o.
CAILS, fils de Marcus Agrippa et de Julie, fille d'Auguste, naquit l'an de Rome 751. Il fut adopte è l'âge de trois ans par Auguste, qui le nomma César, ainsi que son frère Lurius, aussitôt après la naissance de ce dernier. A quatorze ans, il fut désigné consul, et créé prince de la jeunesse l'année suivante, il partit ensuite avec Tibère pour l'Allemagne, où il fit ses premières armes. Envoyé eu qualité de proconsul en Asie, il se mit en roule pour faire la guerre à Phraate, roi des Parthcs, qui était entré en Amérique pour soutenir les prétentions de Tigrane en faveur duquel celte province s était révoltée, et qu'elle avait placé sur le trône de ses ancêtres ; mais il parait, par un fragment de Pion publié en 1798 avec une version latine par l'abbé M-> relli, que, dans cet intervalle, Phraate mourut, qu'il fut remplacé sur le tronc par Phratacc sou fils, et que ce fut celui-ci qui, apprenant l'arrivée de Caïus en Syrie, vint lui proposer la paix, aux conditions qu'il évacuerait l'Arménie, et que ses frères resteraient en otage à Rome (I). Cette époque est remarquable par la mort des deux concurrents au trône d'Arménie. Ariobarzanc, qui y avait été placé par Caïus, mourut peu de temps après sou élévation ; Tigrane fut tué dans une guerre qu'il eut à soutenir contre les barbares vobins de ses États., et qui lui avait sans doute été suscitée par les Romains. Quoique les Arméniens fussent abandonnés par le roi parthe, qui avait conclu la paix avec Caius, et que les Romains leur eussent donné un nouveau roi (Arlabaze, lils d'Ariobarzaue), ce peuple lier et méconleut se maintint dans sa révolte. Ce fut alors que Caïus fit entrer ses troupes en Arménie, qu'il y obtint de grands succès, et qu'il soumit de nouveau une grande
(I) Il eM boa d'ob«mfT qw te fcxir ** VdleiM P»Krr«la«, qm wnait alor* .1m- l'armer de (jIu\ c* conforme < cejui de Dtuu, ei qu'il » rie mal a propos corrige par JaMe-Lip&e. (»'«*. le* différente* éditions de Vellems P»iercolDS, en m nttu rarierum.)