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drc. Il a fait les portraits de presque tous les personnages célèbres du 18« siècle, et c'est d'après lui qu'ont été gravés, entre autres, les portraits que l'on voit à la tète des correspondances de madame du Dcffont et de Grimm. Il s'amusait aussi quelquefois a foire des transparents. Jl appelait ainsi de* tableaux sur papier très-fin, lesquels, exposés à la lumière du jour devant un seul carreau de ses croisées, se déroulaient pendant une heure et plus aux yeux des spectateurs, et leur présentaient une suite de scènes. Ces transparents avaient depuis 100 jusqu'à 100 pieds de longueur. Le plus grand plaisir de Camion telle était de mettre ses prorei bes en transparents , et ses transparents en prorertV*. On a de cet auteur : !• Proverbes dramatiques. 1768-81, 8 vol. in-8° (1). Les Almanaclu des spectacles de 177 1, 1773 et 1776, et le Catalogue de la Vallière, 2" partie, n« 182*5, donnent la nomenclature de ces proverbes, qui sont au nombre de quatre-vingt-deux , et ont été réimprimés sous le litre d'Amusements de société, etc., Neufchatel, 1783, 6 vol. iii-8°, puis encore dans le Recueil général des proverbes dramatiques (Londres, 1785, 10 vol. in-12). CarmonteUe publia les t. 7e et 8e tle ses Proverbes, et, depuis sa mort, on a fait imprimer ses Nouveaux Proverbes dramatiques, Paris, Lcnomtand, 1811, 2 vol. in-8", qui contiennent vingt-quatre pièces. 2" Théâtre du prince Clencrzow, traduit en français par le baron de Blening, Saxon, 1771, 2 vol in-8'», composé par CarmonteUe, qui s'est caché sous ces deux pseudonymes. 3° Théâtre de campagne, 1775, 4 vol. in 8°. Ce recueil et le précédent contiennent de jolies comédies que quelques développements pouvaient rendre dignes de la Mène française. 4" Triomphe de l'amour sur les mœurs de ce siècle, ou Lettres du marquis de Murcin an commandeur de St-Rrice, Paris, 1777, 2 |«rties in-8". 5» Le Duc d'Arnay, Paris, 1776, 2 parties in-80, autre roman. 6° L'Abbé de plâtre, comédie en 1 acte et en prose, jouée sur le théâtre des Italiens, avec succès, le 20 octobre 1779, et imprimée in-8°. C'est la seule pièce que l'auteur ait risquée sur un théâtre public. 7° Conversations des gens du monde dans tous les temps de l'année, 1786, in-8". Cet ouvrage devait former quatre volumes et paraître en vingt-quatre livraisons. Nous ne connaissons que les deux premières, qui sont intitulées : Us Visites du jour de l'an, et la Promotion. CarmonteUe y donne une copie lidéle des conversations des gens du monde; il a renfermé en un petit nombre de pages tout ce qu'ont dit en un jour cinq ou six personnes des plus aimables, et, au bout du livre, il se trouve qu'on n'a rien lu, quoique les
(I) Les mêmes, précédés de la vie de CarmonteUe, d'une dissertation historique cl morale sur les proverbes, et suivis d'une table explicative de l'origine el du sens des proverbes contenus dans l'ouvrage, et de la concordance avec les adages latins, espagnol* et Italiens, qui présentent le même sens moral, de réflexions et d'anecdotes analogues au sujet, par M. C. de Mery, Paris, 1*22, 4 vol. iu-8", édition aussi complète que celle de 4768, quoique moins volumineuse que celle de 1768-81. — On a encore de CarmonteUe ftMirta et Comédies posthumes, précédé» d'une notice par madame def.enlls, Paris, «825, 3 vol. ïiHJ. D-«— ».
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interlocuteurs n'aient cessé de parler (1). Carmontelle avait, dit-on, compose un Traité de perspective qui n'a pas eu: imprimé. A. B— T.
CAKMOY (Gilbert), médecin, né à Paray-Ie- Monial, le 6 décembre 1731, dut sa première instruction aux jésuites qui dirigeaient le collège de cette ville, lit sa philosophie à Lyon, et parlit [jour Moiit[»elIier, où l'appelait son inclination pour la médecine. Il suivit avec fruit les leçons de cette école célèbre, et se lia d'amitié avec le professeur la Mare. Après avoir oblenu le doctorat, Carmoy alla perfectionner ses connaissances pratiques à Paris, et il revint se fixer dans sa patrie, où son habileté, son profond savoir, ne tardèrent pas à lui faire une réputation. Il se lit connaître au dehors par d'excellents mémoires, dont plusieurs furent jugés dignes de faire partie de ceux de la société royale de médecine. L'un d'eux, relatif à la topographie médicale de l'aray, lui valut, en 1789, une médaille d'or. Carmoy avait étudié la physique avec succès. Il envoya plusieurs observations sur l'électricité à la Melterie, sou compatriote cl son ami, qui les recueillit dans son journal. Dans un de ces mémoires, le savant praticien combat l'opinion
(I) M. Onerard, dans b France liilermre, fait observer qu'il parut non pas deux mais cinq numéros des Coure: tnthiu, « puisqu'on « 1786 on a imlilîe irots numéros pour l'hiver. L'année suivante, c on a publie an numéro pour le carême et un autre pour le prio- « lemps. Ce dernier est la I" livraison du â" volume. i>-0iii encore de Caruionielle la Femmet, roman dialogue, publie avec un I par Picard, Pari*. ,813. 5 vol. in-l ï. D— k-r.
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qui attribue au fluide électrique la faculté de hâter la circulation du sang ; et, par une suite d'expériences concluantes, il démontre le peu de fondement de cette hypothèse. Les travaux, les services et l'âge avancé de Carmoy ne le mirent pas à l'abri des persécutions révolutionnaires. Il fut incarcéré, en 1703, comme aristocrate, et presque aussitôt réclamé par ses concitoyens. Le comité de surveillance lui permit de sortir pour aller visiter feulement les malades patriotes . L'humanité de Carmoy se souleva contre cette restriction aussi absurde que barbare ; il répondit (pic comme médecin il ne connaissait aucune opinion. Le comité céda, non sans hésitation, et (it une loi expresse à son prisonnier de reprendre ses fers aussitôt que les visites de malades seraient faites. Carmoy, zélé partisan de la monarchie des Bourl>ons, assista avec joie à la restauration de 1814. Il reçut de Louis XVIII la décoration de la Légion d'honneur, et mourut le 21 février 1815. Les habitants de Paray élevèrent sur sa tombe un monument funèbre. Les principaux mémoires adressés par Carmoy aux sociétés savantes ont pour litre : |« de l'Hydrophobie (Journal de Physique, germinal an 8). 2° Sur la Catalepsie (Mémoires de la société royale de médecine). 3* Sut: V Ecoule— ment électrique des fluides dans les vaisseaux capillaires (Journal de Physique, an 8). 4e L'Influence des astres est-elle aussi nulle sur la santé qu'on le croit communément? (Mémoire de 1 académie de Maçon.) 3° Observations d'une goutte sereine guérie par le galvanisme, 1810.