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illustrait di annolasioui al tetto §rrco ed alla tradu- t zione, Padoue, 1743-1754, 20 pari. in-8*. Paitoni, dans sa Uiblioteca ilegli volgarizzatori, fait de grands éloge» de celle traduction d'Euripide; quant aux notes, qui sont partie en italien, partie en latin, on ne peut rien voir de plus trivial et de plus faible, j 3° Pro Euripide et novo ejut italica interprète Dittertalio, Padoue, 1780, in-8° : c'est une réponse à la censure que Reiske avait faite de celle édition dans les Acta truditorum de 1748; Reiske répliqua dans les Acta de 1751. 4' Storia de rarj co$tumi lacri e profani dcyli antichi sino a mi pervflwti, roi» due diiurtaziuni sopra la venuta del Mctsio, Padoue, 4750, 2 vol. iu-8". li' Uuc iradui-lion en vers italiens du Plutu* d'Aristophane, avec le texte grec, Venise, 1751, iu-8". 0° Dittertaxioni, Padoue, 1756, in-8". La 1 " de ces trois dissertations est relative à un passage d'Iiérodien, la 2* au Neptune èwwvjjuet d'Homère, et la dernière à la poésie lyrique. 7° Spieganwttto dell' Eccletiatte sul tetto ebreo, o lia la morale drl uman vivere inteynat* du Salomone, Venise, 1765, iu-8". 8" Spiegamenlo délia cantica $ul tetto ebreo, ibid., 1767, iu-8°. C. M. P.
CARMIN ATI ( Bassiaxu), médecin italien, naquit ù Lodi, eu (750, d'une famille noble. Son |>ère, avant éprouvé des revers de fortune, s'était adonné è la chimie pharmaceutique. Le jeune Carminati montra de boune heure des dis|tositiotis et du goiït pour les scieuces médicales. 11 lit avec distinction ses éludes a l'université île Pavie, où le célèbre professeur Rorsieii l'honora d'une bienveillance particulière. Après y «voir été reçu docteur, il se livra pendant quelque temps à la pratique dans la ville de Lodi, et fut nommé, à l'âge de v ingt- huit ans, professeur de théra- )>euiique générale, de matière médicale et de pharmacologie à l'université de Pavie. Il occupa ensuite la claire de pathologie el de médecine légale, et deux fois |>ar intérim celle de clinique. Il fut également médecin de l'hôpital t';e celle ville. Sa réputation augmenta beaucoup par la publication de son important ouvrage, dans lequel il a réuni l'hygiène, la thérapeutique, la matière médicale, et dont le premier volume parut eu 1701. Ce fut peu après que le système de Brown importé en Italie par Moscati y fut embrassé avec tant d'ardeur qu'il Ht une véritable révolution. Carminati sut se garantir du prestige et reconnut les erreurs de la nouvelle doctrine, si attrayante par sa simplicité. Il en fit même la réfutation dans un ouvrage intitulé Animadter$ionet in principia tkeorla Urunonianœ, qui a été publié en 1705 sous le itom de Joseph Sacchi. Dans un discours qu'il prononça, en 1809, à l'ouverture de l'année scolaire, il paya un juste tribut d'éloges à la mé- i moire de Rorsieri, son mailre. L'année suivante la retraite de sa chaire lui fut accordée, et il devint professeur émérile. Par un décret du 15 février 1812, il fut nommé membre pensionné de l'Institut des sciences,* lettres et arts d'Italie ; il lut souvent des mémoires dans cette compagnie savante , et vint se User a Milan. Il coaserva son goot pour l'étude jusqu'à la fin de sa longue carrière. L'année qui précéda sa aiurt, il publia deux mémoires ; et Une bonne
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dissertalion qu'il venait de conqioser sur les usages médicaux et économiques de la vanille était à moitié imprimée, lorsqu'il mourut le 8 janvier 1830. Ses principaux écrits sont I de Animalium ex mephitibut et noxiit halilibut Inleritu, < jusque propioribus eausit, libri fret, Lodi, 1777, in-fol. 2- Risulluti di tperienze ed osten-axioni tu ivati sanguini e sul sarigue, Pavic, 1785, in-4". 3° Ricerche sulta natura e sugli tut del $ugo gastrico in medicina ed in chiruroïo, Milan, 1785. in-8"; traduit en allemand. Vienne, 1785, in-8°. 4° Oputeula therapeulica, Pavie, I7.V8, t. 1", in-8»; traduit en allemanJ, Vienne. 1788. L'auteur n'a publié que le premier volume de cet ouvrage. 5" Saggio di alcune ricerche su i principje tullavirtu delta radiée di calagualla, Pavie, 1791, in-8»; traduit en allemand, Lcipsick, 17!>3, in-8". 6" Hygiène, Thcrapeulice et Sialeria medica. Parte, 1791-1794, 4 vol. in-8*. C'est l'ouvrage qui fait le plus d'honneur a Carminati; il est écrit dans un latin pur et élégant. Le 1" volume contient l'hygiène, les trois suivants la thérapeutique et la matière médi cale. Chaque classe de médicaments est précédée de considérations thérapeutiques importantes. L'auteur suit le plus souvent les principes de Cullen cl de Jacques Grégory d'Edimbourg. Son ouvrage a été abrégé el traduit en italien avec des notes juir Acerbi, Milan, 1813, 2 vol. in-8°. 7° Su/f Induramenlo cetlularede' neonali, Milan, 18:23, in-81. 8* Délie Acque minerait artefatte e native del regno Lombardo, trattalo medico, Milan, 1829, in-8". Dans ce traité, l'auteur réfute les objections qui ont été faites contre les eaux minérales artiîictelles; il donne aussi les règles à suivre dans l'emploi des diverses eaux minérales naturelles ou factices, et la manière de préparer ces dernières. 9" De nuovi chinici alcali et tolfnti di cinconina e di chinina,e di nuuvi usi loro medicinali, Milan, 18*29, in 8°. C'est un rapport sur l'emploi des préparations de quinine et de cimhoiiinc, fait a l'institut des sciences el arts. L'auteur est un des premiers médecins d'Ilalic qui aient fait des essais sur ces médicaments. G— T— R.
CARMONA (Jean DE), médecin à Séville, el qui avait été auparavant médecin de l'inquisition à Llercna. dans t'Eslramadure espagnole, a laissé : 1" Praxis utilissima ad rurandam eognoscendamque pestilentiam opprime necessaria, rive de peste et febribus cum puncticulis vulgo Tabardillo , Sevilie, 1581 ; ibid., 15'J0, in-89 ; ouvrage composé pour répondre à J. Fragoso, qui soutenait que ces lièvres n'étaient pas contagieuses. 2° Tractatut an astrologia rit medicis necessaria, Séville, 1582, in-8" : l'auteur se déclare pour la négative. — Francnis-Ximenès ME C viiMON.v, né a Cordouc, professeur d'anatoinic à l'université de Salamanquc, exerçait la médecine à St ville au commencement du 17' siècle, et y a fait imprimer, en espagnol, un Traite de la grande excellence de Veau el de ses merveilles, vertus, qualités et choix, et de l'usage de la refroidir avec de la neige, 1016, in-T. — Alphonse dk CabHONa, né à lYiego, dans le diocèse de Cordoue, MBOpoea, avec Jean Cales, de Zafra, uuc relation de la découverte et de la conquête de la Floride. L'inca Garciloss) de la
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Vega parle de cet ouvrage dans son Hùtoire de la Floride. A. B— T.
CARMONA (don Salvadou), graveur de la chambre du roi d'Espagne, né a Madrid, vers 1730. Les graniies dispositions de cet artiste déterminèrent la cour d'Espagne a l'envoyer à Paris, comme pensionnaire du roi, pour se perfectionner dans son art. Il y acheva ses éludes, sous la direction de Charles Dupuis, de l'académie de peinture, et retourna vers 1760 dans sa patrie, où il é|>ousa la lille du célèbre Raphaël Mengs. Ses estampes les plus remarquable! sont : P Histoire écrivanl Us faites de Charles flfj roi d'Hipagnc, d'après Soli mette ; la Vierge et r Enfant Jésus, d'après van Dyck ; 1 Adoration des bergers, d'après Pierre ; les portraits de Boucher et de Colin de \ ermont, qu'il a pravés pour sa réception a l'académie de peinture de Paris, cl une Résurrection du Sauveur, d'après Carie Vanloo. La date de 1755, mie |M»rte cette dernière estampe, suflil pour détruire l'opinion de ceux qui placent l'époque de la Duissance de Carmona en 1751 . Il est mort à .Madrid, en 1807. P— k.
CARHONTELLE, né à Paris, le 25 août 1717, y est mort le 26 décembre 1800. Il avait été lecteur du duc d'Orléans, et l'ordonnateur des Tètes que donnait ce prince. En une matinée, il composait une pièce de théâtre d'un ou deux actes, d'après le nom ou le caractère des personnes qui devaient y jouer un rôle. Ses Proverbes dramatiques lui ont assigné une place dans la littérature. « Le fonds de « ces petites pièces, a dit Auger, est en général trés- « léger. Il n'y faut point chercher un mrud bien « formé, ni en conséquence un démiftment d'effet. « Ce n'est point une combinaison dramatique «pie a CarmonteUe étale sous nus yeux ; c'est un coin a de la société qu'il vous fait remarquer; c'est une « aventure, une conversation de salon, de boudoir, « de boutique, de spectacle, de promenade, ou de « tout autre lieu publie, à laqut lie il vous fait assister. « Ce qu'il a vu et entendu, il le répète avec la fidé- « lilé d'un miroir et d'un écho. » Aussi, tout en admirant son dialogue, lui a-t-on trouvé le défaut d'être commun, a force d'être naturel. Ces petites comédies sont cependant le plus joli répertoire poulies théâtres «le société. La fécondité de CarmonteUe n'est pas moins étonnanle que sa facilité. Outre les ouv rages qu'il a fait imprimer, on assure que ses manuscrits pouvaient composer plus de cent volumes. Dans les derniers temps de sa vie, l'auteur avait été réduit à les dè|K»er au mont-de-piété, en nantissement d'une petite somme dont il avait besoin, et c'est peut-être la première fois que la linance a avancé de l'argent sur de l'esprit. ta réputation de probité qu'avait Carmoutclle lit sans doute, dans cette occasion, plus encore que sa réputation littéraire. Ses Proverbes dramatiques font toujours plaisir, et sont une mine où beaucoup d'auteurs comiques de nos jours ont puis*': sans faijon. Aussi, quoiqu'il n'eût rien composé |>oiir les théâtre* du Vaudeville et de Louvois, avait-il ses entrées à ces deux spectacles, à titre d'auteur. Au talent d'écrire, CarmonteUe joignait le talent de pein-