ALT S
éditions qu'il a données à Vienne, de Lysias (1785), Ciceroms Qumtl. acad., Tusc., de Fin. et de Falo ( 1786, in-8*), Lucretius Carm de Rerum Na(ura (1787, in-8°), Homeri lliat ( t. 1, 1789, in-8", t. 2, 1790, avec les variantes des manuscrits de la bibliothèque palat. ), Odyuea et min. Poem. (179/). Il a aussi donné : 5" quelques Dialogues de Platon, 1784, $n-8"; 4° Thucydide (17*5, in-8°), et 5" la Chronique de George Phranza ou Phrant7.cs, grand logolhèque de Constantin, empereur d'Orient (roy. le Glossarium grœcobarb. de J. Meursius, p. 78 s. et 458 s. ), qui n'avait jamais été imprimée, Vienne, 1796, in -fol. 6° Une Notice sur la Littérature géorgienne (en allemand, avec une grauire, Vienne, 1798, in -8°). Ses nombreuses dissertations, qui roulent presque toutes sur des sujets peu connus (comme, par exemple, sur un vers d'Euripide retrouvé 1 175*6 \,tur la langue lagalique (1800), sur des manuscrits orientaux et grecs de la bibliothèque impériale à Vienne, etc. ), ont été insérées dans quelques journaux allemands consacrés aux recherches d'érudition, particulièrement dans les Memorabilien de M. Paulus,et dans YAUg. Litt. Anzeiger de Leipsick. S — ft.
ALTHAMEK ( André) , connu aussi sous le nom de Andréas Brentus , parce qu'il était né à Brentz , près de Gundellingcn , en Sounbe, et sous celui de Pvldo Sphyra, qu'il se donnait quelquefois , fut pasteur luthérien à Nureml>erg et à Ansparh , où il mourut vers 1540. Son zèle et son érudition lui valurent d être souvent consulté dans les controverses de son temps; il assista, en 1527 et 1528 , au colloque tenu à Berne , sur le mode de la présence du Christ dans la sainte cène. On a de lui : Diallage S. conciliai™ locomm Scripturee qui prima fade inter se pugnare videntur. cmturiis 2, ISurcmbcrg, 1528, in-8", en latin et en allemand , souvent réimprimée; de très- lionnes notes in Tacilum , de Situ , Moribus et Populis (Jermaniœ , Nuremberg , 152!) , in-4% qui se trouvent aussi dans le Gtrmanicartim Hernm vetustiores Chronograplù de Simon Schard, 1. 1. Il partageait les préventions de Luther contre l'Epi tre de St. Jacques, et se permit, dans un de ses écrits polémi ques, cette expression étrange : Si Jacobus dixit ex immolatione filii sui justificalum esse Abrahamum , mention in caput suum. Les bibliographes français l'appellent souvent Altamer.Ona une vie de lui, par J. Arnold Ballenstad, qui a paru en 1740, accompagnée de son Historia monaslerii Esal : elle est aussi dans Bayle, et dans Y Histoire du Luthéranisme, par Seckendorf. S— R.
ALT11USEN. ou ALTIÎLSÎLS (Jean), jurisconsulte, né vers le milieu du 16e siècle, fut profes-' seur en droit à llerborn , et syndic à Brème. Il publia, en 1603, à Herborn . un livre intitulé : Polilicà melhodice digesla , remarquable parla hardiesse et l'exagération des principes politiques. L'auteur y soutient , entre autres opinions singulières, que les rois ne sont rien de plus que des magistrats ; que le peuple est la source de toute majesté ; qu'il posséda toute la souveraineté, et qu'il peut changer à son gré et même met ire à mort les maîtres qu'il s'est donnés.
540 ALT
lorsqu'il on est mécontent. Ces maximes, nées de l'esprit révolutionnaire qui se Taisait remarquer dans le 1 C* siècle, ont été malheureusement reproduites et appliquées dans le nôtre. Le livre d'Althusen trouva de nombreux détracteurs; mais, comme la réforme religieuse faisait adopter toutes les idées nouvelles en politique, il trouva aussi des admirateurs passionnés; aujourd'hui il est tombé dans l'oubli. Uayle nous apprend qu'Althusen était prolestant : il avait publié plusieurs autres ouvrages, qui ne furent point dictés par l'espr il de parti , et qui n'eurent pas la même célébrité; les principaux sont : de Jurisprudenlia romana ; de civili Conversatione , etc. Althuscn mou* rut dans les premières années du 17" siècle. M— 1>.
ALTICOZZI (Laurent), d'une illustre famille de Cortone, y naquit le 25 mars 1689. Il entra chez les jésuites en 1706, et mourut en 1777, à Rome, où il avait demeuré plusieurs années. U joignait à de vastes connaissances beaucoup de piété, des mœurs douces, et une conversation vive et agréable. Son principal ouvrage est une Somme dcSt. Augustin, Rome, 1761, 6 vol. in-4" : il a su y placer à propos l'histoire île la vie , des intrigues et des condamnations des partisans de l'hérésie de Pelage , le tout appuyé sur les témoignages des anciens écrivains ecclésiastiques les plus accrédités. Il est aussi l'auteur de différentes dissertations, fur les anciens et les nouveaux Manichéens; sur les mensonges et les erreurs d'Isaac Beausobre, dans son Histoire critique des Manichïens et du Manichéisme , et d'autres productions remplies d'un zèle très-ardent contre les matérialistes et les philusophes du siècle. G — k.
ALTICOZZI (Resaud-Angellieri), patrice de Cortone , et sans doute de la un' me famille que le précédent , publia , en 1749, à Florence, VEpidicus, comédie de Piaule, traduite en vers libres (sciolti), avec le texte latin , et quelques notes du prieur Gaetano Anlinori, in-A°.(Voy., sur celte traduction estimée, la Bibliothèque des Traducteurs d'Argellati, vol. 5, édit. de Milan, 1767. ) G— É.
ALTILIUS (G abhi el) , un des bons poètes latins qui lleurirent en Italie au 1-7 siècle, naquit dans la Rasilicate, au royaume «le Naples , ou, selon d'autres auteurs, à Mantoue. U fit ses études à iVaples, y fixa sa demeure , el eut pour amis Pontanus , Sannazar, et tous les gens de lettres célèbres qui y ilorissaient alors. U fut précepteur du prince Ferdinand , qui devint roi, en 1495. |>ar la démission de son père Alphonse II. Altilius fut nommé, par Sixte IV, évèque de Polieaslro, en 1471, et mourut en 1481, selon Ûghelli, dans son Italia sacra; selon Mazzuohelli , au contraire, dont les preuves et les rapprochements paraissent mériter la préférence , il n'eut cet évéché qu'après 1189, et mourut vers 1301. 11 était membre de l'académie qui s'assemblait chez Pontanus, et son autorité y était si grande, que Pontanus lui-même s'en servit, après la mort d' Altilius , pour diriger les travaux de son académie. On lit , dans un de ses dialogues, intitulé llgidius , que leur ancien confrère avait apparu à un saint religieux du Mont-Cassin, et l'avait chargé de leur faire savoir qu'ils devaient , dans leurs séances , quitter les fables ,
ALT
les jeux d'esprit, et les éludes inutiles, pour traiter des matières graves de religion et de philosophie; et l'on apeivoit , dans ce dialogue même , où sont rapportés les discours qui furent tenus dans l'académie , les effets de cette leçon. Altilius n'a laissé qu'un petit nombre de vers, mais qui ont sufti pour lui faire une grande réputation. Sa pièce la plus célèbre est Pépithalamc qu'il lit pour le mariage d'Isabelle d'Aragon, tille du roi Alphonse II , avec Jean Galéas Sforce, duc de Milan. Il fut imprimé, avec cinq autres morceaux moins considérables du même auteur, dans le recueil des poésies latines de Sannazar cl de quelques autres poètes, à Venise, chez les Aide , 1553, in-8*. L'épithalame seul fut inséré, depuis, dans les Carmina illustrium poetarum italorum de Toseano, et dans les Ikliciee poetarum italorum, etc., «le Gruter ; ou le retrouve, avec ses autres pièces, dans les belles éditions de Sannazar données par Commo en 1719, 1751, 1751, et dans celle de Venise, 1752. Jules-Ccsar Scaligcr, qui n'était pas prodigue d'éloges, loue beaucoup cet épithalame (Poetic, lib. 4). Giraldi , Sannazar et Pontanus ont comparé l'auteur aux poêles anciens : le dernier lui a dédié son traité de Magnificcnlia ; Sannazar a com|>osé son épitaplie , rapportée par Ughelli , dans Yltalia sacra, vol. 7, et qui n'est point dans les «ruvres de ce poêle. G— Ë.
ALT1NG (Menso), né en 1541, à Fléda, dam l'Ost-Frise , fit ses éludes à Groningen , Munster , Hamm , Cologne et Heidelberg , et mourut premier pasteur, et président du consistoire, à Emden, en 1617. La lecture attentive de l'Epitre aux Romains l'avait fait pisser de l'Eglise de LuUier dans celle de Calvin , pour laquelle il a écrit des ouvrages de controverse contre Jean Ligorius et Hunnius. Sa vie aété«lonnée parLbbo Emmms (Voy. I Onomast. de Christophe Sax. t 5, p. 151 ) S — R.
ALTIING (He.vri), théologien réformé, ne en 4585, à Enibdcn, mort en 1614, était lils du précèdent. Après avoir fait ses éludes à Groningen et à Ilcrborn, il accompagna le prince électoral du Palatinal dans ses voyages en France et en Angleterre, en qualité de précepteur. En 1615, il fut nommé prafessor loeorum communium à Heidelberg; en 1616, directeur du Collegium sapicnliœ, et assista au synode de Dordrechl. Lors de la prise d'Heidelbetg par Tilly, il courut de grands dangers, auxquels il échappa par sa présence d'esprit el par un concours de circonstances heureuses. Apres avoir erré quelque temps , sans trouver d'asile ni d'emploi , il alla, en 1624 , à la Haye, joindre son souverain, l'électeur Palatin , qui le repla«;a auprès de son lils , et ne lui permit qu'en 1627 de reprendre ses fonctions d'instituteur académi«iue. Dans cette année , U accepta la chaire de professeur de théologie à Groningen, qu'il occupa jusqu'à sa mort, accélérée par celle de sa fille ainée, qui le plongea dans la plus profonde mélancolie. Il ne mampia jamais de se rendre, au moins une fois chaque année auprès de son ancien souverain fugitif, qui mettait en lui la plus entière confiance. 11 fut un des coopératcurs de la nouvelle traduction de la Bible en langue hollandaise , et un controversiste zélé, qui fit une guerre
ALT
de plume vigoureuse aux sociniens, aux arminiens, et même aux adliérents de la confession d'Augsbourg. Ses nombreux ouvrages , dont Bay le n'a donné qu'une liste incomplète, n'ont plus qu'un intérêt historique. Nous nommerons cependant : Explicalio caleeheseos Palatinœ. Amsterdam, 1646, in-4°; Hitloria ecclesiastica Palatina, ibid., 1644, in~4°; Thtologiahistorica, ibid. et même année, in-4°. Ce dernier ouvrage est une des premières esquisses de l'histoire des dogmes chrétiens, que les travaux des Allemands ont depuis élevée au rang d'une des bruiches les plus intéressantes de l'histoire de l'esprit humain, et H. Alting peut être envisagé comme un des devanciers les plus distingués des Planck, des Augusti, et des Mûnscher. ( Voy. Effigies el Vitat professorum acad. Groning. et Omlandiœ; Sam. Maresii Oral, funeb. in H. Alt. ; Joan. Fabricii Histor. bibliotheca Fubric, part. 4, p. 386; SaxiiOnom. liller., vol. 4, p. 28 et 591.) Son portrait est dans le Thealrum de P. Freher, part. 1, sect. 3, p. 512. S — R.
ALTING (Jacques) , fils d'Henri , né à Hcidelberg en 1 61 8 , mort en 1 667, professeur de théologie à Groningen , a laissé des ouvrages pleins de recherches utiles sur différents points d'antiquités hébraïques et de philologie orientale. Nous nous bornerons à citer : Hebraorum retpubliea tcholaslica , seu Hitloria academicarum el promotionum academicarum in populo Hebraorum, Amsterdam, 1652, in-12; et dans le Thefaurui Groning. dits., maxime de rébus Hebraorum, ib., 1698, in-4° : des commentaires sur presque tous les livres de la Bible ; une grammaire syro-chaldaîque ; un traité sur la ponctuation hébraïque, etc. C'est J. Alting qui a introduit dans la grammaire hébraïque le tytlema trium morantm, perfectionné ensuite par Danz. D'après ce système, qu'il tenait de son maître, le rabbin Gumprecht- Ben- Abraham, toute syllabe doit avoir trois temps au moins. Cette théorie, la plus subtile el une des plus ingénieuses qu'ait inventées le génie grammatical , repose sur ce principe. La méthode d'Alting a servi de base aux magnifiques développements d'Albert. Schultcns. La collection de ses œuvres a été publiée par Balthasar Beckcr, en 1687, 5 vol. in-fol. , Amsterdam , dont le premier offre , à la tète, la vie de Jacq. Alting, par l'éditeur. ( Voy. Bayle, Jaeq. Alting, lils d'Henri.) S — a.
ALTING (Menso), savant bourgmestre de Groningen, né en 1636, mort en 1713, s'est distingué par ses ouvrages topographiques, et principalement par celui intitulé : Aolilia Gcrmaniœ in ferions , Amsterdam, 1697, in-fol., et Descriplio Frisiœ inter Scaldis portum veterem et Amisiam, ib. , 1701, in-fol. On trouve, à la suite du dernier ouvrage, Tabula Plolemaica Germaniœ magnm cum rx}>osilione, qui devait être le précurseur d'un grand travail sur Ptolémée, resté incomplet, ou au moins inédit, comme son Commentnrius in tabulam Peuttingeri. Le dernier a souvent changé de propriétaire depuis sa mort. (Voy. VOnomasl. de Christophe. Sax, p. 1, p. 502, et p. 5, p. 495.) S-R.
ALTISSIMO, poète italien du 15* siècle. Crestimbeni prétend qu'il s'appelait Ciiwstophe, qu'il
ALT
était de Florence, et reçut, à cause de son mérite, la couronne poétique, et le surnom d'Arnssmo. Le Quadrio croit qu'Altissimo était son nom de famille, qu'il avait pour prénom Ange, cl qu'il était prêtre. C'était un improvisateur célèbre dans son temps, dont les vers furent quelquefois recueillis et imprimés. H vivait encore en 1514; il a laissé une traduction en octaves du premier livre du fameux roman intitulé t Ileali di Franeia , qui fut imprimée à Venise, 1534, in-4°. C'est tout ce qui nous reste de ses vers : ils suffisent pour prouver que l'Ai— tissimo était un fort mauvais poète. Le lilrede cette édition prouve en faveur de l'opinion de Crescimbeni , relative au nom de l'auteur; il y est appelé : Jf. Crisloforo Fiorentino, dello Altissimo , etc. G — É.
ALTMANN (Jean -Geouge) naquit en 1697, à Zofingue, ville de l'Argovic, et mourut en 1756, curé d'Inns, village du canton de Berne. De 1734 à 1757, il fut professeur de morale et de langue grecque à Berne. Savant distingué , il a publié un grand nombre de mémoires concernant la géographie, l'histoire et les antiquités de la Suisse, et a rédigé, conjointement avec Brcitinger, le recueil intitulé : Tempe Uelvetiea , Zurich, 1735-43, 6 vol. in-8°. II a donné les Meletemata philolog. crilica , 5 vol. in-4°, 1755, et la Description des glaciers de VHelvêtic , Zurich , 1751 -53, lig. , en allemand. U— i.
ALTOMARI (Donat ab), ALTOMARE (Donat- Antoine), médecin et philosophe, né à Naples, vivait vers la lin du 16* siècle. Ses écrits sont assez estimés; leur recueil a été imprimé, in-fol., a Lyon, en 1565 et 1597 ; Naples, en 1575 ; Venise, 1561, 1574 el 1600. Plusieurs traités de cette collection ont paru séparément sons ces titres : 1° de utero Gerentibus, 1545; 2" Methodus de alteratione, concoctiune, digestif pretparatume , ac purgatione, ex Wppocratis el G ah ni sententia, Veniliis, 1517; Lyon, 15<8; 3° Trium quœstionum nondum in Galeni doctrina dilucidatarum Compendium, Venetiis, in-8°, 1550; 4° de medendis humani corporis malis Ars medica, Naples, in-4°, 1555; Venetiis, 1558, in-8"; i.ugduni, 1559, etc.; 5" de medendis Febribus, Naples, 1554, in-4°; 1562, in-40; 6° de mannœ Differentiis ac Viribur, deque eas dignoscendi via ac ralione, Venetiis, 1562, in-4" ; 7° de xinaceorum Facultate el l'su, Venetiis, 1562, în-4°. Altomari prolessa la médecine; il est un des premiers qui aient avancé que la manne de la Calahre n'était pas une espèce de rosée, mais le fruit d'un arbre. II jouit en Italie d'une réputation méritée; seulement on peut lui reprocher d'être trop servile copiste de Galien. Victime de la calomnie de ses ennemis, il fut obligé de fuir Naples, de se réfugier à Rome, et il ne dut, par la suite, son retour dans sa patrie qu'à la protection du pa|>c Paul IV, auquel il a dédié un de ses ouvrages. C. et A— S.
ALTON (Riciiaiid, comte n'), général au service d'Autriche, commandait dans les Pays-Bas en 1789, lors île l'insurrection de ces provinces. 11 eut d'abord, près de Tirlemont, quelques succès sur les insurgés; mais lorsqu'ils se furent emparés de Gand, il concentra ses forces dans Bruxelles, d'où
il sortît bientôt après, effrayé des monvemenls qui se manifestaient parmi les habitants, et de* propres que faisait la désertion dans sa jietite armée. Il mourut en se rendant à Vienne. — Son frère, le eomtc d'Alto*, servit d'abord contre les Turcs, et ensuite contre les Français, en 1792. Il commanda un corps de troupes au siège de Valenriennes, et fut tué, le 24 août 4793, à la bataille livrée près de Dtinkerque. K.
ALTORFER (Albert), peintre, qui tira son nom de la ville d'Altorf, dans le eahton d'Uri, en Suisse, où il naquit en 1488. L'épOquc où il vivait et le pays qu'il habitait ne lui permettaient pas d'étudier son art dans les ouvrages des grands maîtres; aussi irouvc-t-on dans les siens tout ce qui caractérise le goût des |ieintres gothiques, un défaut absolu de convenances, nulle intelligence de la perspective, et ce fini minutieux qui tombe dans l'insipidité. Cependant, comme Altorfer est le plus ancien artiste de son pays, et qu'on peut juger, par sa manière de dessiner, qu'il ne manquait |kis d'un vrai talent, on a cru lui devoir une place dans ce Dictionnaire. Dans ïex|>osition des objets d'arts venant de Prusse, on a remarqué deux dessins d'Altorfer, A la plume, et rehaussés de blanc, représentant le Martyre de St. Sébastien et un Crucifiement. Cet artiste a aussi gravé en bois. Il mourut, en 4578, à Ralislvmnc, où il était devenu sénateur. D— t.
ALTOLVITLS, ou, peut-être, ALTOVITIS ( Marseille n' ), née à Marseille en 4550, fut tenue sur les fonts de baptême par le corps municipal dé celte ville, dont elle reçut le nom : clic était fille de Philippe d'Altouvitis, d'une ancienne maison de Florence, et son |iére, homme de mérite, ne négligea rien pour son éducation. Elle parlait également bien l'italien et le français, et a composé, dans ces deux langues, des vers très-agréables, qui ont été imprimés dans les recueils du temps. L'abbé Goujet nous a conservé, dans le t. 13 de sa Bibliolhcrpie française, p. 411, une ode qu'elle composa à la louange de Louis Rcllaud et de Pierre Paul, les restaurateurs de la poésie provençale. Cette petite pièce suffirait pour prouver que mademoiselle d'Altouvitis avait l'esprit délicat et orné. Elle mourut à Marseille en 1600, et Tut inhumée dans l'église des Grands-Carmes. Jean de Brémond composa son épitaphe. W— s.
ALTOVITÎ (AXtoine), archevêque de Florence, y était né, en 1521, d'une famille noble et ancienne. Nommé à cet archevêché en 1318, il ne prit possession qùe dix-neuf ans après, à cause de qucltpics soupi.ons que le grand-duc avait conçus contre lui. 11 fut un des prélats du concile de Trente, et mourut subitement à Florence, en 1573. Il s'était surtout livré à l'étude de la dialectique, de la philosophie et de la théologie, et se piquait de répondre sur-le-champ a quelque proposition ou question scientifique que l'on pût lui faire. On n'a publié de lui que deux de ses notes, parmi les Décisions de la Hôte romaine, imprimées à Rome en 4676, infol., et les décrets de deux synodes tenus par lui, l'un diocésain. Vautre nrovinrial. Le P. Negri.
ALV
dahs son Histoire de» Écrivains de FhWrnct, donne
la liste de quatorze traités qu'Altoviti avait écrits en latin sur différents sujets de dialectique et de philosophie, mais dont aucun n'a été imprimé, t 'ne lettre insérée dans les Fastes consulaires de f académie de Florence, p. S20, nous apprend qu'il avait composé «le pins un traité sur la poétique, pour répondre aux critiques du Dante; mais ce traité est aussi resté inédit. G— É.
ALLNNO (François), de Ferrare, vivait nu 13* siècle. Il était mathématicien habile, et n laissé des ouvrages de philologie estimés : 1" des observations sur Pétrarque, insérées dans l'édition de ce poète, Venise, 1539, in-S" ; 2' les Richesses de la langue italienne, Venise, Aide, 1543. in-fol. ; ouvrage où il a recueilli, par ordre alphabétique, tous les mots et toutes les expressions les plus élégantes dont Hoeearc a fait usage ; 3tt la Fabrique du monde, 4316, in-fol., divisée en 10 livres, qui renferment tous les mots dont se sont servis les premiers pères de la langue italienne, rangés par ordre de matières. Le Tassoni, dans ses Considérations sur Pétrarque, s'est beaucoup moqué de cet ouvrage, qui manque en effet d'ordre et de choix. Alnnnn avait un talent particulier pour écrire avec une finesse qui tenait du prodige; il était employé, pour ce talent, dans la chancellerie de Venise. On assure qu'étant à Bologne, il présenta h Charles-Quint le Credo et le premier chapitre de l'Évangile de St. Jean, écrits sans abréviation, dans l'espace d'un denier. L'Arctin ajoute que l'Empereur passa un jour entier à en examiner le merveilleux artifice. G— Ë.
ALVA Y ASTORGA (Pierre pe), moine espagnol de l'ordre de St-François, vécut dans le 17* siècle, alla au Pérou, et obtint a son retour la charge de qualificateur de l'inquisition et celle de procureur à la cour de Rome. Il publia un parallèle entre Jésus-Christ et St. François, sous ce titre : /Votons Prodigium et graliœ Portentum, etc., Madrid, 1631, in-fol., ouvrage rempli d'idées bizarres, a cause des quatre mille conformités que l'auteur a cherché à établir entre le Sauveur et le fondateur de son ordre. Quelques années après, Alva mit au jour un autre ouvrage, sous le titre singulier de : Funicuii nodi indissolubles de conceplu mentis et concqUtt
ventris ab Alexandre Magno VII, Pont. Mot.,
tolvendi oui seindindi, Bruxelles, 1661, in-8"; 1(H>3, in-4". C'est un résumé de toutes les opinions et de toutes les disputes sur la conception de la Sle. Vierge. Alva rapporte fidèlement le pour et le contre ; et il cite tous les auteurs qui ont défendu la doctrine de St. Thomas, et tous ceux qui l'ont attaquée. Alva avait publié antérieurement un Index chronologique de tous les brefs adressés par les papes à l'ordre de St-François. Les livres qu'on vient de citer sont les moins volumineux et les plus raisonnables qu'il ait publiés. Il en a écrit une foule d'autres bien plus extraordinaires, roulant tous sur l'immaculée conception de la Vierge, et portant des titres bizarres. C'est l'Arsenal séraphique. in-fol. ; le Soleil de la vérité, in-fol.; les Rayons du soleil de la vérité, in-fol.; te RoH térnpkiqnti la Milice a*
ALV
Fimmaeulée conception; V Abécédaire <ic Mm-ir, dont les trois premiers volumes in-fol. ne coniienncnt que la lettre A, et beaucoup d'autres du même genre, dont on trouve la liste dans \. Antonio [Uibliot. hitp.). Si la mort n'eût mis un terme a la fécondité d'Alva, ce moine eût porte son Abécédaire à 18 vol in-fol., et il erït publié en outre, selon sa promesse, une Bibliothèque de la conception , en 0 vol. ; le Bullarium de .son ordre, eu 10 vol. ; la Vie de Jétus-Ckritl dam le ventre de Avarie ; l'Aricnal des anget, etc. Il mourut dans les Pays-Bas, en 1G67. D-c.
ALVARADO (don Pédho p'j, l'un des conquénuits du Mexique, gouverneur de la province de Gualimala, et chevalier de l'ordre de St-Jacques, naquit à Badajoz. U accompagna Codez au Mexique, en 1318, et, jeune encore, jiartagea la fortune et la gloire de ce conquérant, dout il devint un des principaux ofliciers. Chargé, en 1520, du commandement de la ville île Mexico et de 1a garde de Monlézuma, tandis que son général marchait contre Narvacz, il rassembla les Mexicains dans une féle publique ; et, excité par l'appât de leurs bijoux et de leur parure, il fondit à limprovistc sur eux avec ses soldais, en lit im grand carnage, et fut cause d'une insurrection générale. Alvarado, assailli par une mulutude furieuse, fui délivré par Cortez, qui lui donna le commandement de son arriére-garde, lors de sa retraite du 1" juillet 1520. Alvaro ne dut sou salut qu'à sa valeur et à son extrême agilité ; il franchit, à l'aide de sa lance, une ouverture faite à la digue de Tlacapan pour l'arrêter dans sa retraite, et qui depuis porta le nom de Saut d' Alvarado. D'autres Espagnols voulurent suivre son exemple, mais ils tombèrent dans le précipice, et y périrent misérablement. Cet exploit lit donner au lieutenant de Cortez le surnom de capitaine du $aut. Lorsque Cortez, revenant sur ses pas, entreprit le siège de Mexico, il conlia le commandement d'un cor|»s détaché à Alvarado, qui contribua beaucoup à la réduction entière du Mexique. Il soumit luimême la province de Mislecca, fonda une colonie ù Talulcpec, «ru il appela Segura, et subjugua les provinces de Soconiesco et de Gualimala. Accusé d'abus de pouvoir devant Charles-Quint, il passa en Es|wgne pour sejustilier, fut renvoyé absous, et nommé au gouvernement de Guatimala ; mais, ennuyé bientôt d'une vie trop uniforme, il sentit se réveiller en lui la passion des grandes entreprises, par tout ce qu'on publiait alors de la découverte du Pérou. Alvarado, feignant de croire que le royaume de Quito n'était point compris dans les limites assignées à Pizarre, prit la résolution de s'en rendre maitre. Huit cents volontaires, attirés par sa réputation, se rangèrent sous ses dra|>caux. 11 s'embarqua avec eux, alxirda a I*uerto-Vigo, en l."533, marcha droit à Quito, a travers la chaîne des Andes, par une route jusque-là impraticable, éprouvant les fatigues et les privations les plus dures. Aucune e\|iédilion dans le nouveau monde n'a été accompagnée de plus de dangers. Arrivé dans la plaine de Hiobamba, Alvarado trouve Abnagro, détaché
ALT «3
par pizarre, avec un corps de troupes espagnoles, pour le repousser. Au moment d'en venir aux mains, les deux partis ouvrirent des négociations, et Alvarado consentit à abandonner son entreprise, moyennant 100,000 piastres que Pizarre lui fit payer. U seconda ensuite ce capitaine dans la conquête du Pérou, et retourna dans son gouvernement. Mais, toujours dévoré de l'amour des découvertes, il s'embarqua pour la Californie, parcourut plus de trois cents lieues d'un pays inconnu, et revint au Mexique. H marclia peu de temps après contre les Indiens de Xalisco, qui s'étaient révoltes; et atteint, dans la poursuite de l'ennemi, par uuç pierre énorme détachée d'un rocher, il mourut, en 1511, des suites de cet accident, avec la réputation d'un des plus actifs et des plus intrépides conquérants du nouveau monde. B — p.
ALVARADO (Alphonse n'), capitaine général du Pérou, né à Burgos, accompagna Pixarre dans la conquête du Ivimi, et lut chargé, en 1535, de la réduction des Indiens Cliachapugas. Rappelé à Lima, en 1537, lors du soulèvement des Péruviens, il dégagea cette ville déjà investie, marcha au secours des frères de Pizarre, assiégés dans Cuzco, délit plusieurs corps d'Indiens, et tout ù coup se vit arrêté, sur les ltords de l'Apurîmac, par les troupes d'Almagro, qui venait de se déclarer contre Pizarre. Alvarado n'osa pas attaquer ses conqiatriotes, sans avoir reçu de nouveaux ordres de Pizarre. Pendant qu'il flottait ainsi dans l'indécision, ses soldats, ayant été gagnés, le livrèrent à Almagro, qui le lit mettre aux fers. S'étant ensuite évadé, et ayant rejoint Pizarre, il devint sou général d'infanterie, et contribua, le 15 av ril 1538, au gain de la bataille des Salines, où Almagro fut vaincu. Après l'assassinat de Pizarre, Alvarado passa sous les drapeaux «lu juge royal Vaca île Castro, et eut le commandement de la droite des royalistes, â la bataille de Chupas, gagnée, en 1552, sur le jeune Almagro. Fidèle au (Kirli du roi, il s'attacha, en 154(i, au président la Gasca, envoyé au Pérou par Charles V, fut nommé mestre de camp général, et chargé, après la dispersion du parti des Pizarre, de poursuivre et de punir ceux des rebelles qui avaient pris la fuite. De nuuvcaux troubles ayant éclaté, en 1551, dans les provinces de la Plata et du l'otosi, Alvarado y fut envoyé, par l'audience royale, en qualité de capitaine général ; il déploya lant de rigueur et de cruauté, que les mécontents, dans la crainte des supplices, se soulevèrent et se donnèrent Demandez Girou pour chef. Alvarado marcha contre Girou en 1553, lui livra une bataille à Chuquinca, la perdit, et mourut de maladie et de chagrin peu de temps après. B— p.
ALYARE PELAGE (don Ai.vah Fiuxçois- Paez ), célèbre écrivain du H* siècle, était originaire d'Espagne. Il étudia le droit canon à Bologne, cl entra dans l'ordre des frères mineurs, où il fut le disciple de Scot el le confrère de Guillaume Ockam, de François Mairon, d'Augustin Trionfe et de Baimond Lulle. On prétend que don Pédro, régent du Portugal, lui Confia réduction de ses enfants. Quoi
544 ALV ALV
qu'il en soit, il devint grand pénitencier du pape Jean XXII à Avignon, et jouit de beaucoup de crédit auprès de ce pontife, «]ui employa ses talents et sa plume a réfuter les erreurs et les écarts de l'antipape Pierre de Corbière, et qui le lit enfin évéque de Sylvcs dans les Algarvcs et son nonce apostolique en Portugal. Alvare Pelage mourut à Séville en 1352. Il a laissé : 1* de Planclu Ecclesim libri duo, Lyon, 1517 ; Venise, 1500, in-fol. Il en existe une édition de 1474, Ulm, in-fol., pleine de fautes et très-rare. Cet ouvrage, commencé à Avignon en 1530, acbevé en 1532, corrigé dans les Algarves en 1555, et une seconde fois à Compostelle en 1540, respire rultramonUuiisme le plus prononcé. Alvare s'élève néanmoins avec force contre les abus et les vices de la cour romaine. L'édition de Lyon est terminée par ce distique :
Plurima qui Intuit vil ulli sxcula nolus, Exerit e tenebris, Alvarus eccccaput.
Elle est assez conforme à un précieux manuscrit que possède l'auteur de cet article. L'abbé Trithème lui attribue encore : 2° Spéculum regum liber unus ; 3° Suftcr sententias libri quatuor ; 4° Apologia, et quelques autres ouvrages également inédits. L— D— E.
ALVARÈS (François), né àCoimbre, en Portugal, vers la lin du Ci0 siècle, était aumônier du roi Emmanuel, en 1515, lorsque ce prince envoya Edouard Galvao pour ambassadeur extraordinaire à David, roi d'Abyssinic. Alvarès fut nommé secrétaire de cette ambassade, et accompagna jusqu'à l'Ile de Camaran, dans la incr Rouge, l'ambassadeur, qui y mourut avant que d'arriver en Abyssinie. Alvarès y attendit son successeur, don Rodrigo de Lima, avec lequel il arriva à la cour de Gondar, cinq ans après son départ de Lisbonne, lis séjournèrent longtemps dans cet empire, alors presque inconnu, et Alvarès ne revint qu'en 15*27. Pour récompense, le roi lui donna un bénélice assez riche, et lui ordonna d'acconqwgner a Home Zagazab, ambassadeur que le roi d'Abyssinic envoyait au pape. Alvarès a écrit un ouvrage en |iortugais, sous le litre de Vraie information des pays du Prêtre Jean, selon ce qu'a vu François Alvarès. Rien ne peut surpasser la candeur et la véracité de ce voyageur, et son ouvrage sera toujours un livre classique sur le pays qu'il décrit; il parut en 1540, à Lisbonne, in-ful. ; l'édition en est plus soignée que les autres éditions imprimées en Portugal a la même époque. Alvarès dit, dans sa dédicace au roi Jean 111, qu'il avait fait un voyage à Paris, exprès pour avoir de bons imprimeurs et des caractères et des presses de la meilleure qualité. Il en a paru trois traductions : la première, en csjiagnol, par le P. Thomas Padilha, dont il y a plusieurs éditions ; la deuxième, en français, sous le titre Historiale description de l'Ethiopie, imprimée par Plantin, à Amers, en 1558 ; la troisième, en italien, que l'on trouve dans la collection de voyages de Ramusio. Paul Jove et Damien de Coes s'occupèrent à l'envi de la traduire en latin ; mais le public n'a pas joui
de leurs travaux. On serait tenté de croire que le petit ouvrage de ce dernier, intitulé : Fides Moresque AEthiopum, n'est qu'un aperçu qu'il a voulu donner de l'ouvrage de François Alvarès. C — S — a.
ALVARÈS DK ORIENTE (Fermna.nd), un des meilleurs poètes portugais, était né à Goa, dans l'Inde, dans le 15* siècle, vers le commencement du
■ règne du roi Sébastien. On a peu de détails sur sa vie ; seulement on sait qu'il servait dans la marine royale, et qu'il était un des capitaines de vaisseau de l'escadre que l'amiral Tellez commanda dans l'Inde, dans la vice— royauté de Moniz-Barrcto. Son princi|»al ouvrage, Lusitania transformada, est dans le genre de la Diana de Montemayor. {Voy. Montemavor.) Le langage en est pur et liarmonieux, et les peintures cl descriptions souvent naturelles. Ce iwtine parut, pour la première fois, à Lisbonne, en 1607, in-8". Le P. Foyos, oratorien, en a donné, une édition très-soignée. On a encore d'Alvarés de Oriente une élégie fort estimée, et il a comjwsé les 5* et 6» parties du roman de Palmerin d'Angleterre. C — S — A.
ALVARÈS (Emmamel). jésuite portugais, né à l'ile de îMadère, en 1526, fut trés-versé dans les langues grecque et hébraïque, et surtout dans la
i langue et la littérature latine, qu'il professa avec beaucoup de réputation à Lisbonne et â Coimbre. 11 omqw différentes charges dans son ordre, et mourut à Lisbonne, le 30 décembre 1585. Sa grammaire latine, intitulée de Institution* grammatica, publiée pour la première fois en 1572, à Lisbonne, in-4*. fut adoptée dans presque toutes les écoles de son ordre, ce qui donna lieu à une foule d'éditions et à quel. | m s controverses avec des grammairiens qui n'étaient pas amis des jésuites. Ses confrères Ke.«s, Ricardi, Torsclliuo, en donnèrent des abrégés, et quelques autres la commentèrent. On a du P. Emmanuel Alvarès un autre ouvrage moins célèbre, intitulé de Mensuris, Pondeiibus et Aumeris. C— S — a.
ALVAREZ (Diego), dominicain espagnol, né a Rio-Séco, dans la Vicillc-Castille, professa la théologie pendant treute ans en Espagne et à Rome, où il fut envoyé en 1596, pour soutenir la doctrine de St. Thomas, contre les disciples de Molina, dans les congrégations de Auxiliis; mais il laissa à son confrère Lemos la -tarde brillante de ceue célèbre dispute. Il s'y lit néanmoins une sorte de réputation en publiant, pour la défense des opinions de son ordre : 1° de Auxiliis divinœ gratiœ, Lyon, 1011, in-fol . , qui a eu plusieurs éditions ; 2° Concordia liberi arbitra cum prœdestinatione, Lyon, 1022, in-8°. Ces ouvrages lui valurent l'archevêché de Trani, dans le royaume de IN'aples, où il mourut en 1055, dans un âge avancé. On le regarde comme le chef des théologiens mitigés de l'école du docteur angélique. Il admettait, par exemple, dans les justes, un pou- Mur procliain d'accomplir les commandements, indépendamment de la grâce efficace, quoiqu'il convint que le pouvoir ne pouvait jamais être réduit a l'acte sans celle grâce. Pascal a beaucoup diverti ses lecteurs, dans ses Provinciale*, aux dépens de ce