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connaissances variées, un esprit juste, un cmir droit, et des manières aimables. C— o.
ALVAREZ RE CASTRO (Maiua.no), célèbre défenseur de Gironne, était né à Osait, dans la Vieille-Cnslille, vers 1770, d'une famille noble. R entra fort jeune comme cadet dans les parties du roi d'Espagne , et parvînt au grade de capitaine dans le même corps. Nommé, dés l'année 179.*>, colonel-brigadier dans l'armée, il fut chargé en 1809, à l'époque de l'invasion des Français, de commander le fort Montjouy qui domine Barcelone, et voulut d'aliord le défendre contre les attaques «lu général Ruhesme ; mais, obligé de le rendre par les ordres mêmes de son chef, le gouverneur Espetela, il se réunit à un corps espagnol arrivé de Mahon, et passa bientôt au commandement de la place de Gironne. Ce fut là qu'il immortalisa son nom par Tune des plus belles défenses dont l'histoire fasse mention. Il n'avait que 2,500 hommes de garnison et une population peu uombreuse. Mais tous les habitants étaient décidés à résister jusqu'à la dernière extrémité, et le gouverneur publia un ordre d'après lequel quiconque prierait de capitulation serai! puni de mort. Cinq cents des femmes les plus robustes, choisies dans toutes les classes, se vouèrent aux travaux les plus pénibles et les plus périlleux. Le brave Alvarez soutint par de tels moyens, pendant soixante-dix jours, tous les efforts de l'ennemi, et il fit de nombreuses sorties. Ce ne fut qu'après quarante-huit jours de tranchée ouverte, après avoir supporté un bombardement de plus d'un mois, et lorsque quatre brèches furent ouvertes ; ce ne fût enlhi que lorsqu'il n'y eut plus dans la place que des ruines et des cadavres, et lorsque lui-même fut atteint de la terrible contagion qui avait fait périr la moitié de ses soldats, que Gironne se rendit; et même alors le brave Alvarez refusa de signer la capitulation que le commandant en second avait cru devoir consentir. Retenu prisonnier, il mourut peu de jours après à Figuiéres. Un monument a été élevé à sa mémoire dans la prison où il expira. On y lit sur un marbre noir le récit de la mémorable défense de Gironne. M — n j.
ALVENSLEBEN (Phimfpe-Cii intES , comte »'), ministre d'Etat du roi île Prusse, chevalier de l'Aigle rouge et de l'Aigle noir, seigneur de Iluudis bourg, etc., né le 12 décembre 1745, à Hanovre, où son pire était conseiller intime |K>nr le département de la guerre, fendant la guerre de sept ans, il fut élevé à Magdebourg, avec le prince, depuis roi, Frédéric-Guillaume II. Après avoir fait, à l'université de Halle, des études de droit, il fut nommé référendaire à la cour des comptes de Berlin, et, en 1775, il se rendit, comme envoyé extraordinaire, à la cour de l'électeur de Saxe, avec le titre de cliambellan du roi. Ce fut par là que coiuiucnru sa carrière diplomatique. L'étendue de ses connaissances, ses rares qualités et sa sagesse le nui in tinrent constamment dans lu faveur de Frédéric II. Pondant la guerre pour la succession de la Bavière, il servit d'intermédiaire entre le roi de Prusse et l'ancienne çour électorale, entre l'armée do Frédéric et celle
du prince Henri. Après avoir rempli douze ans cette mission il fut envoyé en 1787, à la cour de France, par le roi Frédéric-Guillaume II. En 17RH, il occupa le même poste en Hollande, et, en 1780, en Angleterre. Il s'acquit partout une considération méritée, et servit utilement son pays. Rappelé de Londres en 1790, il fut mis à la tête du département des affaires étrangères. Son zèle et son activité le |K>rtèrent toujours plus avant dans les bonnes grâces du monarque. Pendant son ministère, il fonda plusieurs établissements de bienfaisance. Comme écrivain, il est connu |Kir un Entai d'un tableau chronologique det écénementt de ta guerre, t/r/om lapiiix de Munster jutqu' à celle de Huberhbounj , Berlin, 1792, in -8°. 11 est mort à Berlin en 1802. G— T.
ALVENSLEBEN (Charles-Gebii vro ), lieutenant général au service de Prusse, né à Schochwitz, le 7 septembre 1778, d'une famille noble, commença sa carrière militaire dans le régiment d'infanterie Duc de Brunswick, et lit les campagnes de 1792 à 1791 en qualité d'enseigne. Nommé sous-lieutenant en 1797 et lieutenant en 1805, il devint aide de camp du général major Hirschfeld, qui commandait alors le second bataillon de la garde. 11 combattit à léna, et partagea a Preuzlow le sort du corps d'armée de Hohenlohe, dont il faisait partie. Après la paix de Tilsilt, le roi de Prusse le nomma capitaine d'état-major dans le régiment de la garde à pied, puis clief de compagnie, et l'attacha à sa personne en qualité d'aide de camp avec le grade de major. Peu de temps après, on lui confia le commandement d'un bataillon normal qui venait d'être créé. En mars 1815, il commandait un régiment de la garde, avec lequel il comliattit à Lutzen, où il eut deux chevaux tués sous lui à l'attaque des villages de Gross-Goerschen et de Raja. Le roi, pour le récompenser de la bravoure qu'il avait déployée dans cette circonstance, le décora de la Croix de fer de deuxième classe, et l'empereur Alexandre lui envoya l'ordre de W ladimir de troisième classe. A la bataille de Bautzeu, il contribua beaucoup à la prise du village de l'reilitz. Nommé lieutenant-colonel proiiant la sus|>ension d'armes, il prit le commandement provisoire de la brigade de réserve île la garde, et se distingua aux batailles de Dresde, de Lcipsick, et sous les murs de Paris, où, nommé colonel, il fut décoré de la Croix de fer de première classe, de l'ordre pour le mérite, cl de ceux de St- Georgc de Russie de quatrième classe, de Marie— Thérèse d'Autriche et du Mérite militaire de liade En 181(5, il fut confirmé dans le commandement de sa brigade, et devint général major en 1817, puis commandant des deux divisions de la garde eu 1820, et lieutenant général en 1829. Après trente- ' huit ans de service, épuisé par les fatigues de h j guerre, il se vit contraint de demander sa retraite, | que le roi accorda à regret, en lui envoyant la décoration de l'Aigle rouge de première classe. 11 mourut dans sa terre de Schochwitz, le 12 février 1831 . Z.
ALV1AN0 (IUrtueleuï), général des Véni-
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liens , pendant la guerre et la ligue de Cambray, se distingua par son courage fougueux et son impéluottite, dans un temps où la supériorité des troujies françaises avait rendu craintifs et circonspects tous les autres généraux italiens. Avant d'entrer dans les troupes de la république, il servit, en 1-497, sous les ordre» du duc de Gandie, (ils aîné d'Alexandre VI. Gomme général vénitien , il commença sa carrière par une glorieuse campagne d'biver, en 1508, dans les Alpes Juliennes, contre l'empereur Maximilien; il battit, à Cadore, les troupes commandées par le duc de Brunswick , et les détruisit , disent les historiens , jusqu'au dernier homme. L'année suivante , il voulait attaquer les confédérés, et les battre en détail avant qu'ils fussent réunis ; la circonspection du sénat de Venise, qui lui défendit l'offensive, fut cause de la perte de la bataille, à Ghiaradadda , le 14 mai 1500. Alviano, ayant eu I 0,000 hommes tués, et lui-même étant blessé au visage , fut fait prisonnier par Louis XII. Ce général ne recouvra sa liberté qu'en 1518, lorsque les Vénitiens s'allièrent aux Français. 11 ht, sur le duc de Milan, la conquête de Brescia et de Bergame ; il enferma Cardonc , général des Espagnols, près de Vicence, de telle manière qu'il semblait ne pouvoir lui échapper : il suffisait de refuser le combat , et Cardonc se serait vu forcé de poser les armes; mais A valus, marquis de l'escaire , qui servait dans l'armée espagnole, sut si bien irriter l'orgueil d'AIviano, que celui-ci offrit la bataille, le 7 octobre 1513, a Creazzo, près de Vicence, et y fut battu. Alviano se releva encore de cet échec, par la conquête de Crémone et de Lodi. Il contribua beaucoup à la victoire de François 1" à Marignan, le 14 septembre 4515. Acconrn avec moins de trois cents cavaliers au secours de François 1" , on lui annonce que la bataille est |>erilue : « Couo rage, mes amis! s'écrie Alviano, nous en aurons « plus de gloire : suivez - moi seulement, et nous « l'aurons bientôt regagnée. » Il attaqua aussitôt 1rs Suisses avec tant d'impétuosité que ceux-ci crurent avoir toute l'armée vénitienne sur les bras. Peu de temps après, le 7 octobre, il mourut de maladie, vivement regretté par les Vénitiens, qui donnèrent une pension à son (ils, et marièrent ses lilles. Au milieu des camps , Alviano cultivait la littérature et la poésie. Il fonda une académie dans une bourgade qui lui appartenait , à Pordenone, dans le Frioul. Il eu est sorti plusieurs hommes célèbres. S. S— i.
ALVIiNTZI ( Pierre ), ecclésiastique protestant du 17* siècle, né en Transylvanie, lit ses études aux universités les plus fameuses d'Italie, de Suisse et d'Allemagne , et devint ministre des protestants en Hongrie. Son zèle pour la religion qu'il prêchait l'engagea dans une controverse très-animée avec le jésuite Pierre Pazmany, depuis archevêque de Gran. Il écrivit, en langue hongroise, plusieurs ouvrages polémitpies, parmi lesquels nous remarquerons celui qu'il publia , en 1616, sous le titre d'ftrnirairc catholique. L'auteur examine, dans cet ouvrage , laquelle des deux religions , la catholique on la protestante , est la plus ancienne , et durera jusqu'à la fin du monde. Alvintzi composa aussi une
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grammaire de la langue hongroise, tangue remarquable par sa ressemblance avec celle des Lapous et des Finnois, maintenant si éloignés des habitants de la Hongrie, mais qui, sans doute, ont eu jadis, avec ces derniers , des rapporte dont les siècles ont effacé Jes traces. C — au.
ALV1NZY (Nicolas, baron n'), feld-maréclwl au service d'Autriche, naquit en Transylvanie, l'an 17*26. U servit d'abord dans la guerre île sept ans , en qualité de capitaine de grenadiers. En 1789, il commandait une division de l'armée du général Landon contre les Turcs , et , l'année suivante , il attaqua la ville de Liège , pour la réduire sous l'obéissance de son évèquc. Lors de la guerre contre la France , il servit d abord dans les Pays-Bas , en Hollande, sur le Bhin, et fut ensuite nommé au commandement de l'armée d'Italie. Il commença par avoir l'avantage dans quelques combats partiels, près de Scalda-Ferro, à Bassano, à Vicence; mais, aux fameuses batailles de Bivoli et d'Aréole , il fut complètement défait. Là se termina sa carrière militaire ; on l'accusa d'incapacité et même de trahison ; mais il se justifia du moins sur cette dernière accusalion, et son souverain, qui l'honorait d'une bienveillance particulière , parce qu'il avait reçu de lui des leçons sur l'art de la guerre, le nomma, en 1798, commandant général «n Hongrie. Itans cette place, récompense de ses longs services, le baron d'Alvinzi se lit généralement aimer et estimer. Il mourut à Ofen , d'une attaque d'apoplexie , le 27 novembre 181», à l ace de 84 ans. D— t.
ALVISET ( now BenoU ), savant bénédictin, naquit au commencement du 17° siècle, h Besançon, d'une famille honorable et qui sultsiste encore. Ayant embrassé la vie religieuse à l'abbaye de Favmiay, il consacra ses loisirs a l'étude de la théologie et du droit canonique, qu'il enseigna depuis avec succès dans diverses maisons de son ordre. Les pierres qui désolaient alors la Franche-Comté, sans cesse ravagée par les Français ou par les Allemands, le décidèrent à chercher un asile hors de cette province. Avec l'aulorisaticn de ses supérieurs, il se rendit en Italie, et entra dans la congrégation du Mont-Cassin, sous le nom de Virginius. Après avoir demeuré quelque temps à Padoue , il vint au monastère de Sublac, moins célèbre par le grand nombre de savants qu'il a produite que pour avoir été le berceau de l'imprimerie en Italie. { Voy. I^airc , Sptcim. typngraph. roman. , fi». ) Ce fut dans celte retraite qu'il composa son traité des privilèges des religieux , ouvrage assez inutile aujourd'hui , mais rempli d'érudition. Il passa sur la fin de sa vie dans les Iles de Lérins , et mourut au monastère de St Honorât, en 1675. Le traité dont on vient de parler est intitulé : Murenum tarrm vetti* spnnsa> régis alernl rermieuiatm', nput de jrririlegii* nrdinum regularium, Veneliit, 1601 , in -4°. Quelques expressions échappées au zèle «le l'auteur déplurent a la cour de Borne ; et son ouvrage fut mis à l'index. Cependant il a été réimprimé sans corrections à Ketnpten {Campidona), ahlwye dans la Saxe, 1675, in-4u. Ces deux éditions sont fort rares sans être
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recherchées. — Dom Arsène Alviset, frère cadet du précédent, mourut à Favernay, le 19 mars 1698, laissant manuscrit un commentaire latin sur la règle de St- Benoit, que Ton conservait dans cette abbaye. (Voy. Uiblioth. de Lorraine, Ai) W — s.
ALXINGER (JBAH-BAPriSTB n'). |>oêlc célèbre, né à Vienne le 24 janvier 1755. Son |»ère était docteur en droit , et conseiller cotisislorial de l'évêque de Passaw. Alxinger fit ses études classiques sous.le célèbre antiquaire Ecktie) , conservateur du cabinet des médailles de Vienne , et prit, sous sa direction , un goût si prononcé pour la lecture des anciens , qu'il sut bientôt par cœur la plupart de leurs ouvrages : cette étude exerça sur son talent la plus heureuse influence ; aussi conserva-t-il toute sa vie une reconnaissance profoude pour celui qui la lui avait fait faire. Il ne cessa jamais de s'en occuper, au milieu même des cours de jurisprudence qu'il suivit peu après. La mort de ses parents l'ayant rendu |iossesseur d'un patrimoine considérable , il ne lit usage de son diplôme de docteur et de son titre d'avocat de la cour que pour arranger les différends des plaideurs qui s'adressaient a lui. Ses premiers essais poétiques parurent dans les Mois littéraires et dans l'Almanach des Muses, de Vienne; il en composa bientôt un recueil, qui parut en 1781, à Leipsick , et, en 1788. a Klagenfurth : ce recueil le plaça au rang des meilleurs poètes de sa nation ; une imagination vive et féconde, une sensibilité mobile, une facilité à la fois élégante et énergique, parurent les caractères de son talent : il ne soutint pas sa réputation, dans un Nouveau Recueil de poésies, imprimé à Vienne en 1791. La plupart de ces poésies étaient des pièces de circonstance et des traductions; on en trouva la composition lâche, les images triviales, et l'expression incorrecte; mais il rétablit et assura bientôt sa gloire poétique, en publiant Doolin de Mayence , épopée chevaleresque en 10 chants ( Vienne cl Leipsick , 1787, in-8° ) ; Bliombéris, poème du même genre, Leipsick, 1791, en 12 chants. Imitateur heureux de Wieland, à qui il dédia ce dernier ouvrage , il fut , après lui , le plus distingué de ceux qui, eu faisant de la chevalerie le sujet de leurs conceptions épiques, prirent le meilleur moyen de donner aux siècles modernes des épopées vraiment nationales pour les Euro(>éen8. En 1791 , il publia une traduction du Numa Pompilius de Florian. 11 y a dans cette traduction plus de verve et de poésie que dans l'original ; mais elle est inégale , et souvent peu élégante : ce fut le dernier travail poétique d' Alxinger; il coopéra, dans la suite, à la rédaction de plusieurs journaux , et y fit preuve d'un patriotisme non moins éclairé que vif. Après avoir été, pendant trois ans, secrétaire et inspecteur du spectacle de la cour, il mourut, le V mai 1797, d'une fièvre nerveuse. Plein de chaleur dans l'àme et de gaieté dans l'humeur, il fut toujours dévoué à ses amis, et d'un commerce agréable dans le monde. Lié avec 1* poète Haschka , qu'il regardait comme un des principaux soutiens de la littérature allemande, il lui lit présent de 10,000 florin» , et lui donna lougtcnqis un logement