ALY
dans sa maison. Un peu de vanité et une conduite parfois intempérante sont des torts que l'on pardonne facilement à un poète, et ce sont les seuls qui lui aient été reprochés. G— T.
ALY. Voyez Au.
ALY-BEY. Voyez Badia.
ALY-CHYR (L'émir), grand homme d'État, et célèbre |ioêle persan de la fin du 9' siècle de l'hégire ( 13* de J.-C. ) , descendait d'une des familles les plus illustres de la tribu de Djaghatay. Béhadur, son ] HTi\ qui occupait un poste éminent à la cour de Babour Béhadur, le fit élever avec des soins auxquels répondirent parfaitement ses heureuses dispositions. Il occupa d'abord une place importante à la cour d'Aboul-Caccm-Babour. Ce sultan, ami des lettres, se plaisait à entendre les poésies qu'Aly-Cliyr composait en persan et en turc, et il avait une telle affection pour leur auteur, qu'il l'appelait son lils. Badour étant mort , Aly-Chyr se retira à Méehed , où il se livra À son goftt pour l'étude ; mais les troubles survenus dans le Khoraçan l'obligèrent à se retirer à Samarcand. La réputation qu'il s'était acquise était trop grande pour qu'il fût oublié des souverains. Hocéin Myrza, étant devenu maitre du Khoraçan, pria Ahmed Mir*a, roi de la Transoxane, de lui renvoyer Aly-Chyr. Ahmed s'empressa de satisfaire le sultan ; et, pour témoigner à Aly-Chyr la considération qu'il avait pour sa personne, il le fit escorter par tin cortège brillant. Arrivé à Hérat, l'émir Aly-Chyr fut reçu du sultan et de toute sa cour avec les distinctions les plus flatteuses. Il eut d'abord le sceau royal, et, peu après, devint chef du divan ou conseil, et enfin grand vizir. I.r soin des affaires ne |wuvait distraire Aly-Chyr de ses goôts , et il soupirait toujours après la retraite et l'étude. Lorsqu'il eut rempli ce poste éminent fondant plusieurs années, il s'en démit, et se retira une seconde fois. Nommé, par la suite, au gouvernement d'Asteradad, il quitta encore celte place après quelques années d'exercice, et le reste de sa vie s'écoula dans la retraite et l'étude. Il composa plusieurs ouvrages en turc et en persan. Il se déclara toujours le protecteur des gcus de lettres , cl plusieurs lui dédièrent leurs écrits. Ses richesses étaient employées à des fondations utiles à l'humanité. Il mourut au mois de djumady cl-ewwel, 996 de l'hégire ( 1500 de J.-C. ). J— M.
ALYATE, fils de Sadyatte, roi de Lydie, monta sur le trône vers l'an 619 avant J.-C. Il continua la guerre que son père avait commencée contre les Milesiens; ne pouvant pas les vaincre, à cause des ressources que la mer offrait à ce peuple commerçant, il fit la paix avec eux, dans la 6" ou 7* année de son règne. Il chassa de l'Asie les Cimmériens qui s'y étaient établis; il prit la ville «le Smyrne; alla aussi attaquer Clazoméne; mais il fut repoussé avec une perte considérable. Ayant reçu dans ses Etats quelques Scythes qui avaient offensé Cyaxarès , roi des Médes . il eut la guerre avec ce prince : ce fut dans la 6" année de cette guerre , qu'au moment d'une luitaille arriva une éclipse de soleil qui sépara les combattants. Ou n'est |«s bien d'accord
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aur l'époque de) cette éclipse; cependant l'opinion la plus probable est celle de Larclier, qui la fixe au 9 juillet de l'an 597 avant J.-C. Les deux princes firent la paix bientôt après, par l'entremise de Syennésis , roi de Cilicie , et de l\abynéte , roi de Babylone ; et Alyate donna sa lille en mariage à Astyage, Ois de Cyaxarès. Il mourut vers l'an 562 avant J.-C., et eut pour successeur Crésus son fils. C — r.
ALYM-GUÉRAÏ , 34* kan de Crimée, cousin et qalghaf- sultan ( lieutenant) d'Arslan, fut eboisi par la Porte ottomane pour lui succéder. Sa conduite fut aussi impolitique qu'inbumaine. 11 augmenta considérablement les impôts et les redevances que les Naghaïs (avaient au kan de Crimée, leur souverain. LesTatars ne supportèrent d'à Iwrd ces vexations que par égard pour deux de ses frères qui étaient leurs gouverneurs [arliculiers ; mais, l'un des deux étant mort vers l'année 1757, et ayant été remplacé par un des fils du kan , à l'exclusion de ses autres frères, cette infraction aux lois fondamentales de ces peuples excita de vifs murmures : une disette affreuse , survenue à Constantinople , obligea le kan , à qui la Porte demanda des vivres , d'en tirer des IS'oghaïs. Quoique ces Tatarseusscnt du superflu, dont ils n'étaient |>eul-étre pas fâchés de se défaire, les exactions que l'on commit à leur égard leur causèrent les plus vifs mécontentements ; d'autres intrigues , ménagées par les ennemis du kan, firent éclater une révolte de la part des Nogbaïs. Ils délirent une armée que leur gouverneur , fils du kan , avait conduite contre eux. Alym-Guéraï, dominé par une de ses femmes, qui faisait cause commune avec le jeune gouverneur objet de la liainc des Noghaïs, continua de traiter ceux-ci en rebelles. 11 leva une armée de 50,000 hommes, dans le mois d'août 1758, et se mil en marche pour réduire lui-même les Nogliaïs. Il partit de sa capitale le 125 septembre ; mais il n'arriva pas assez tut pour arrêter une invasion qui devait lui être funeste. Alym-Guéraï leva enfin le masque, et conduisit lui-même les Noghaïs dans le Boudjac , qui est le principal grenier de Constantinople, afin de priver cette capitale de tous les grains qu'elle lire des bords du Danube, line mesure aussi terrible eut tout le succès qu'on devait en attendre : le vizir fut obligé d'abandonner son protégé. Alym- Guéraï reçut l'ordre positir de sa dé|iosilion, dans la nuit du 21 octobre 17.18, et il partit pour se rendre en Romélie. « Telle a été, dit Peyssonnel, la fin du « règne court el malheureux d' Alym-Guéraï- Kan, ce « prince indéfinissable, le plus judicieux, le plus « éclairé , le plus éloquent , le plus juste , le plus « libéral et le plus aimable qui ait jamais peut-être « gouverné les Tatars ; celui qui s'est le plus mal « conduit , qui a commis le plus de fautes , qui a a fait le plus d'injustices, qui a fait le moins de bien, « et qui est parti le plus détesté, malgré son adresse « et son ambition. » L— s.
ALYON ( Pierre-Philippe ), pharmacien, né dans un village près du Puy-de-Dôme, fut chargé avant la révolution , par le duc d'Orléans , dont il était lecteur , d'enseigner l'histoire naturelle à ses enfants. En 1783, é(toque à laquelle il s'occupit un