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peu de médecine, il lut à l'une des sociétés médicales de Paris un mémoire sur les préservatifs des affections vénériennes. 11 paraissait alors être convaincu d'avoir trouvé, pour empêcher la propagation de 00* maladies, un moyen auquel un ignorant casuiste loi conseilla de ne donner aucune publicité , mais dont l'expérience personnelle ne tarda pas a lui révéler l'inefficacité. Une fois bien convaincu de la futilité des recherches auxquelles il avait consacré en pure perte plusieurs années de sa vie , il finit par où il aurait dû commencer , et ne s'occupa plus que du traitement des affections contre lesquelles on n'a pu jusqu'à présent découvrir qu'un seul prophylactique, qui répugne trop souvent aux passions et aux besoins physiques de la nature humaine. H proposa l'usage de la pommade dite oxygénée et de la limonade nitrique. La mode procura une vogue momentanée à ces deux médicaments, qui sont retombés dans un profond oubli , depuis surtout que des doctrines plus saines et plus rationnelles ont été appliquées à la théorie et à la curation d'une série de maux , si cruels déjà par eux-mêmes , mais dont l'empirisme et la routine avaient depuis plusieurs siècles singulièrement contribué encore à accroître la gravité. Quelque temps après le supplice du duc d'Orléans, Alyon fut arrêté et détenu quelques mois dans les prisons de Nantes. Il entra ensuite dans le service de la pharmacie des armées , et fut successivement pharmacien en chef de l'hôpital du Val-de-Grâcc et de celui de la garde impériale. Malgré la faiblesse de sa constitution et les infirmités dont il était accablé, il suivit l'armée dans la campagne de 1812; mais il fut obligé de solliciter presque aussitôt son retour en France. Après la victoire de Bautzcn, il revint à Dresde et y resta jusqu'à la capitulation du corps d'armée renfermé dans les murs de cette ville. Alyou se consola d'un désastre qui lui montrait la pers|>eclivc d'une prochaine rentrée dans sa |>atrie ; mais la capitulation ayant été violée, il subit le sort de la ' garnison , qui fut envoyée en Bohême, puis en Moravie , et il resta à Znaym jusqu'à la conclusion de la paix générale. Il mourut à Paris en 1816, âgé d'environ 70 ans. Sous un physique désagréable et un extérieur plus que négligé, il cachait un caractère très - obligeant, dont on était d'autant plus surpris , que cette disposition morale s'accorde généralement peu avec les goûts bien prononcés qu'il avait, surtout dans ses derniéics années , pour un genre de commerce peu élevé , celui de brocanteur. On a de lui : 1* Etsai sur les propriétés médicinales de l'oxygène el sur l'application de ce principe dans le* maladies vénériennes, psoriques et darireuses, Paris, an 5, in-8°, ouvrage qui a été réimprimé en l'an 7 (1799), et traduit en allemand, Leipsick , 1798. 2° Cours élémentaire de botanique, Paris, an 7, in-fol. Ce sont des tableaux synoptiques qu'il avait composés dans l'origine pour les enfants du duc d'Orléans. 3° Cour* élémentaires de chimie théorique et pratique, Paris, 1787, in-8°, et 1799, 2 vol. in-8°. Il prend encore sur le frontispice de la première édition le titre de Lecteur de S. A. S. Mgr le duc d'Orléans. Alyon a traduit de l'anglais l'ouvrage de Rollo sur les mala-
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dics gastriques , et de l'italien celui de Berlinghicri sur les maladies vénériennes. J— D— x.
ALYPIUS, d'Antioehe , architecte et ingénieur, vivait sous le régne de Julien l'Apostat, auquel il dédia une description géographique de l'ancien monde.' On a cru reconnaître cette géographie dans un abrégé très-court que Godefroy a publié, pour la première fois, en grec et en lalin, à Genève, 1G28, in-4° ; mais rien ne prouve que l'ouvrage soit d'Alypius. Au reste, ce prétendu texte grec, publié par Jacques Godefroy, a été forgé d'après la traduction latine, qui est très-ancienne et très-mal faite. On voit, par les lettres de Julien qui nous sont restées, qu'Alypius était poète, et qu'il avait commandé en Angleterre, ou sa douceur et sa fermeté lui avaient fait beaucoup d'honneur. Ce fut lui que Julien chargea de faire reconstruire le temple de Jérusalem ; mais le ciel sembla se déclarer contre celle entreprise, et les ouvriers, épouvantés par les feux que la terre ébranlée vomissait autour d'eux, (tirent contraints d'aliandonner leurs travaux. Huit ans après, Alypius fut accusé, avec un nomhre inlini d'autres personnes, d'avoir eu recours à la magie pour savoir quel serait le successeur de Valcns ; il fut banni, et tous ses biens furent confisqués. Dans son exil, il eut In consolation d'apprendre que son fils Hiéroelès, accusé avec lui et condamné à mort, avait élé sauvé d'une manière inespérée. Cet infortuné avait été appliqué à la torture, et tellement maltraité qu'il n'avait plus rien d'intact. On le conduisait nu dernier supplice, lorsque le peuple, ému de pitié, demanda sa grâce à l'empereur, et l'obtînt. L — S — t.
ALYPIUS , philosophe d'Alexandrie, en Egypte, contemporain de Jamhliquc, était fort petit, ci peu au-dessus de la taille d'un pygmée; mais il avait l'esprit trés-subtil, et était un dialecticien habite, à ce que dit Eunapius, qui, pour en donner la preuve, rapporte une question qu'il fil à Jamblique. Ces deux philosophes s'élant rencontrés, Alypius lui dit : » Tout rkhe est, ou injuste lui-même, ou fils d'un « homme injuste, qu'en pensez-vous ? » Cette question absurde parut si subtile à Jamblique qu'il n'y répondit pas, mais rechercha la connaissance d'Alypius. il donnait ses leçons de vive, voix, et n'avait jamais rien écrit. Il mourut dans sa patrie, à un âge très-avancé, et Jamblique écrivit sa vie. C — n.
AL Y PICS, auteur grec, dont il nous reste un traité, ou plutôt, un fragment sur la musique; la meilleure édition est celle que Mcibomiusa donnée, en grec et en lalin, dans le recueil intitulé : Anliqua musical Aulhares septem, Amstelod., 1052, 2 vol. in-4". On ne sait pas à quelle époque a vécu cet Alypius; on croit cependant qu'il était un peu antérieur à Ptolémée. C — n.
ALZATE Y RAM IREZ (don Joseni- Antoine ) , astronome cl géographe mexicain distingué, illustra sa patrie dans le 18* siècle, fit un grand nombre d'observations astronomiques, surtout relativement aux éclipses des satellites de Jupiter. Il eut un autre mérite très-réel, celui de savoir exciter ses compatriotes à l'étude des sciences physiques. La Gazeta de literatura, qu'il publia
longtemps à Mexico, contribua beaucoup à < à la jeunesse mexicaine le goût des sciences et des tonnes éludes. Alzate avait embrassé l'état ecclésiastique ; c elait un observateur d'uue activité souvent impétueuse ; aussi lui rcprochc-l-on d'avoir élé peu exact, et de s'être livré a trop d'objets à la fois. Il était corres|M>ndant de l'académie des sciences de Paris. Outre ses travaux astronomiques, on a de lui : I" Nouvelle carie de l'Amérique septentrionale, dédiée à l'académie royale des sciences de Paris 1708; 2° Estadu de la (iroyrafia de la Aueva Kspana, y modo de perfeciunuila, Periodico de Mexico, dicemb. 1772, n. 7, p. 55; 5° Mapa dd Ariobispado de Mexico : c'est une carte manuscrite dessinée en 17G8, revue par l'auteur en. 1772, mats peu estimée; 4° Ixllres sur différents objets d'histoire nuturcllc, adressée à l'académie des sciences de Paris, et imprimée dans la relation du voyage de Chappe ; *»" Mémoire sur la limite des neige* perpétuelles, au volcan l'exocalcjccll . Alzate a encore corrigé la carte de la vallée (environs) de Mexico, dressée par don Carlos de Siguenza. R— p.
AMAULE (Saint), curé de lUomen Auvergne, dans le 5" siècle, et le putron de cette ville. Selon Grégoire de J ours, il mourut en 454, et fut enterré A Clermonl; mais d'autres écrivains prétendent qu'il mourut en 475, et que son tombeau fut placé dans l'église de Si- bénigne, à Riom. Grégoire de Tours rapporte qu'il exerçait un grand pouvoir sur les serpents ; et il afiirme en avoir vu lui-même un exemple remarquable. L'abbé Faydit dit aussi que depuis treize cents ans, on a vu de nombreux effets de ce l»nvoir miraculeux. D— t.
AMAC. célèbre poète persan, du 5e siècle de l'hégire (I Ie de J.-C), surnommé Uosiiahaï, ce qui semble indiquer qu'il était né à Rokhara. Il jouit d'une grande faveur auprès de Kheder-Kan, qui avait rassemblé à sa cour beaucoup de jioèles cl d'hommes célèbres, dont Amac était comme le chef; ce qui attira sur lui des regards d'envie. Amac avait effectivement beaucoup plus profité que tous ses rivaux de la faveur et des bienfaits du prince. Il possédait un nomhre considérable d'esclaves de l'un et de l'autre sexe, et avait dans ses écuries jusqu'à trente clievaux de main richement enharnnehés. Rachydy, poêle persan, aussi célèbre que lui, et dont il élail le protecteur, vint à tout, par ses intrigues, de le supplanter à la cour. Vers la lin de sa carrière, Amac rentra en faveur, sous le régne du sultan Sandjar. Ce prince, profondément aflligé de la mort de sa samr Mohi-mulk, ne jwuvait trouver aucun poète tpii célébrât dignement les qualités de celle qu'il pleurait; il se ressouvint du poète Amac, et lui ordonna de composer une élégie. Amac était alors dans un âge très-avancé, et en proie aux infirmités de la vieillesse. II ol>éit cependant, et composa une élégie qui, au jugement de Sandjar, prinoe spirituel et bon littérateur, était supérieure a toutes ailles qu'on lui avait présentées. La princesse pour laquelle l'élégie fut composée était morte jeune et dans la saison du printemps. Amac saisit ce rapprochement, facile sans doute, mais dont l'effet était
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sfir, et commença ainsi son poême par «les vers qui rappellent les strophes célèbres de Malherbe à Buperrier son ami : « Au temps où la rose commence « à èclore dans les jardins, celle qui était déjà épi- « nouic s'est flétrie en un instant, etc. » Aitiae |«rvint à un âge très-avancé. Le plus célèbre de ses ouvrages est l'histoire en vers de Joseph et de Zulyklia, roman tiré de l'histoire de Joseph, telle qu'elle est rapportée dans le Coran. J — n.
AMA B-EBBAU L A H . Voyez Im.Uv-Fpp ULAB.
AMADEI (Charles-Astoiîce), médecin et Ikvtaniste de Bologne , sa patrie, vécut vers la (in du 17» siècle, et s'appliqua très-jeune à la ronnaissanre des plantes, sous la direction de Zanoni, son compatriote; il ne se borna point à l'examen de leur structure extérieure; il étudia leurs plus petites parties, à l'aide du microscope, et devint si habile, qu'à la vue seule d'une graine il reconnaissait de quelle plante elle provenait. Il s'appliqua aussi à découvrir toutes les espèces qui croissent dans son pays, et il en rencontra plusieurs de très-rares, dont on n'aurait peut-être jamais soupçonné l'existence dans ce climat, lien trouva deux, entre autres, dont il ne put découvrir les noms, quoiqu'il eût consulté à ce sujet les plus savants botanistes de son temps, avec qui il était en relation. Ce ne fut que quelque tem|w après qu'on reconnut, avec surprise, que l'une et l'autre se retrouvaient dans les régions équatoriales. Gaétan Monti en fit le sujet de deux dissertations insérées dans les Mémoire* de l'institut de Bologne, t. 5 et B; l'une d'elles nécessita la formation d'un nouveau genre, sous le nom tVAIdroranda, en lionneur de son compatriote Aldrovande. Vainement Adanson a voulu rendre à Amadei le même honneur, en nommant Amadeu le genre androsaee : ce dernier nom a prévalu. Amadei mourut en 4720; il n'a point laissé d'ouvrages, et il était du |ietit nombre des savants modestes qui, contents de faire des découvertes, laissent aux autres le soin de les publier. — Son lils, J.-J. Amadei, aussi Ixrfanistc, et chanoine à Bologne, se distingua par ses profondes connaissances en bibliographie. B— P- s.
AMABESl (BoMiM'H t. naquit a Bologne, le 4 août 1©fi7. Quoiqu'il fit son état du commerce, il s'appliqua aussi aux belles-lettres, et surtout a la poésie. Le célèbre Jean-Pierre Zanotti, son intime ami, l'encouragea beaucoup à s'y livrer. Ses premiers essais poétiques se trouvent dans le recueil donné par le Gobbi, Venise, 1720, sous le nom anagrammatique de Simonide di Mémo. La mort d'une épouse qu'il aimait fut pour lui un triste et fécond sujet de vers. Ils furent publiés en partie par son ami Zanotti, à Bologne, en 1723; l'autre partie est restée manuscrite a|>rès sa mort, arrivée le 1 1 septembre 1730. Il eut un fils, nommé Lelio Alberto, qui se distingua aussi par son érudition et par son talent pour la poésie, et qui mourut en 17S8, flge de 00 ans. G— B.
AMABESI (Josepii-Locis), citoyen de Bologne, naquit à Livourne, le 28 août 1701, pendant un séjour passager qu'y firent ses parents. Son père étant allé habiter Ravcune, en 1718, il l'y suivit, et se fit
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tellement aimer par ses talents et ses bonnes qtialilités, qu'il fut surcessiveinent choisi pour secrétaire par trois archevêques de ce siège. Il fut mis, en 1731, à la tète du clergé de l'église de St-Mcandre, et nommé garde «les célèbres archives de l'archevêché de Bavenne. Il les mit en ordre, en dressa une table exacte, et en tira une infinité de documents, qu'il employa ensuite dans de savants ouvrages. Il devint un des citoyens les plus considérés de cette ville, et fut l'un des fondateurs des réunions littéraires qui se formaient dans le plais du savant marquis César Basponî, et où l'on traitait toutes les matières relatives aux sciences et aux lettres. Il fut envoyé jusqu'à quatre fois à Borne, par les archevêques, pour des affaires importantes, qu'il termina toujours heureusement. Il publia : 1" en 1747, à Bavenne, de Jurindirtione Harennalum arehiepixeoporum in eivitale et di<rce*i Ferrar iensi; 2° en 17">2, à Borne, de Jure Rarennatum arehiepiseuporum deputandi notarios, etc.; 3* ibid. en 1703, de ComiUUu Argentano,v\c.% et plusieurs autres ouvrages, dont on peut voir le catalogue dans le 1*r volume du livre de Fantuzri, sur les écrivains bolonais. Ce personnage respectable faisait son amusement de la poésie italienne. On a de lui des vers spirituels dans plusieurs recueils. Il prit part â la composition bicarré du poème burlesque intihilé : Ilertholdo eon Bertholdino e Caeasenno. Le 17* chant, avec de savantes notes, est de lui. Il mourut le 8 février 1773, à Borne, on l'Eglise de Bavenne venait de le députer encore pour soutenir ses dreits sur le comté d'Argenta. Il fut universellement regretté, et laissa une mémoire aussi honorée du public que chère à ses nombreux amis, parmi lesquels on comptait les hommes les plus distingués de son temps. G— i.
AMABl ZZl (Jean-Christophe^, en latin Amant Tti s, né dans l'État romain, philologue distingué, 'inspecteur de l'imprimerie de la propagande à Borne, au milieu du 18* siècle, a donné : 1° une quatrième édition de l'ouvrage de liellori, intitulé : Fragmenta vestigii veteris Ratna, Rome, 1704, in-fbl. . Amadu/zi y ajouta ses notes, et celles d'un anonyme. 2* Leget novellœ quinque aneedotoj imperatorum Theodotii juniorit et YaUntiniani III, cum celerarum ellam noreltarum editarum lilulit, et ntriis leetionitnu ex eodiee Ottobnniano j qvibut accrdunl aiia> Valentiniani lit Constitution*» jum édita-, qua in Codiee Theodosiano detidtrantur ; ae tandem lex romana, seu respowum Papiani, titutis, anec— doti*. variinque leetionibui auetum. Borne, 1767, in-fol. C'est un supplément à l'édition du Code Théodosien donné par Biltcr. 3« Anecdola lilteraria c manuseripti* rndirihut eruta, Borne, 1773etl774, 3 vol., grand in-8*. 4" Vetera monumenta qua in korlis calimontanit et in odibui Mutthaiorum adserrantur, collecta, et admlalionibut illustrala, Borne, 1779, 3 vol. in-fol. , avec 270 planches. Bod. Venuti fut le collaborateur d'Amaduzzi. 5° Charao tervm ethieorum Theophrasli eapita duo, haetenu* anecdota. grec et latin, avec une préface et des noies, Parme, 1786, in-4". Q" Alyhabctum Bamanum
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seu romanum regni Ava, finilimarumque regionum, Rome, 1776, 1787, in-8". Nous riions m ouvrage d'après un catalogue. 7° Epislola ad Bodonium super edilionem Anacreontis, Panne, 1791, in-8". 8° Diseorso filosofico sul fine ed ulilita délia academia, Rome, 1777, in-8°. A. R — t.
AMALA1RE-F0RTONATI S, de moine de Madeloc, fut fait archevêque de Trêves en 810; il rétablit, l'année suivante, la religion chrétienne partie de la Saxe située au delà de l'Ebrc, la première église de Hambourg, et alla, en 813, en ambassade à Constantinople, pour ratilicr la paix que Charlemagnc avait conclue avec l'empereur Michel Curopalatc. Il mourut l'année d'après dans son diocèse. Nous avons de lui un traité du Baptême, imprimé p u mi les œuvres et sous le nom d'Alcuin. C'est une ré|M>nse à la lettre circulaire par laquelle Cltarlcniagnc avait consulté les métro|K>litains de ses Etats sur ce sacrement. L'identité de nom a fait souvent confondre cet Amalaire avec le suivant. T— D.
AMALAIRE -SYMPHOSIUS fut successivement diacre et prêtre de l'Eglise de Metz, à laquelle il appartenait par sa naissance, directeur de l'école du palais sous Louis le Débonnaire, ahbé d'Hornbac, chorévéque du diocèse de Lyon, puis de celui de Trêves; on prétend même qu'il fut revêtu de la dignité épiscopale. Il assista, en 823, au concile de Paris, qui le députa en cour, pour y |>orler, avec llalitgaire, l'ouvrage de cette assetuhléc sur le culte des images. Quelques auteurs lui attribuent l'ouvrage qui parut en 847 en faveur du sentiment de Hincmar de Reims, sur la prédestination; mais il parait très-vraisemblable qu'Amalaire était mort environ dix ans auparavant. Il passe pour le plus savant homme de son siècle dans la liturgie , et la lecture de ses ouvrages est bien propre à lui confirmer celle réputation. On a île lui : 1° Traili des Offices ecclésiastique*. Il le donna en 820 ; mais, ayant fait le voyage de Rome pour s'instruire par lui-même des ri t s de cette Eglise, il le publia de nouveau en 827, avec des changements considérables. L'édition la plus correcte est celle de la Bibliothèque des Pères , de Lyon. Son but est de rendre raison des prières et des cérémonies qui composent l'office divin. L'ouvrage est utile et curieux ; il n'en vaudrait pas moins si l'auteur ne se fût pas arrêté autant à rechercher les sens mystiques. Agobard et Florus, l'un archevêque, l'autre diacre de Lyon, l'attaquèrent vivement. Quelques expressions nouvelles sur l'eucharistie fournirent matière à l'accusation qu'ils lui intentèrent au concile de Thionville, qui donna gain de cause à l'auteur, et au concile de Quierzy, qui jugea l'ouvrage dangereux ; x> qui ne diminua en rien la considération dont il jouissait. 2» L'Ordre de l'Anlipkonier, imprimé ordinairement avec le précédent. Il tache d'y concilier le rit romain avec le rit gallican. Agobard, mécontent de ce qu'il accusait son Église d'avoir innové dans le chant ecclésiastique, écrivit t outre lui.
VOffiee de la Messe, dans Y Appendice des Capipilulaires, de Baluze. C'est une explication mysli-
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que des cérémonies de la messe pontificale. 4° Des lettres, dans le Spicilége de D. d'Achéry, et dans les Anecdotes de D. Martcnnc. 5° Une Règle des Chanoines, que Lemirc lit imprimer, avec de savantes notes, dans le Code des règles des Clercs, Anvers, 1638, in-fol., d'où elle a passé dans les Candies de Sirmond et de Labbe. Cette règle fut approuvée par le concile d'Aix, en 816, et envoyée dans tous les chapitres par Louis le Débounaire. On la suivit pendant plus de deux siècles ; mais, dans le M", Pierre Damien ayant remarqué qu'elle permettait le pécule, et qu'elle accordait une trop forte portion de pain et de vin à chaque moine, commença à la décrier; Nicolas II trouvant d'ailleurs qu'elle avait été introduite sans le consentement du saint-siége , on cessa de s'y conformer. T — n.
AMALAR1C, roi des Visigoths, était (ils d'Alaric II, qui périt de la main de Clovis, à la bataille de Vouillé, l'an W)7. La division s 'étant mise entre les Visigoths, après cette malheureuse journée, un parti d'entre eux emmena en Espagne Amalaric, qui n'avait que cinq ans ; mais le plus grand nombre, qui se réfugia à Narbonne, se hâta de proclamer Gésalaïc, lils naturel d'Alaric. Clovis s'etant rendu niailre de loutes les provinces des Visigoths» depuis la l.oirc jusqu'aux Pyrénées, Gésalaïc se sauva aussi en Espagne; mais les débris du royaume des Visigoths furent conservés par la main puissante de Théodoric, roi d'Italie, aïeul maternel d'Amalaric. Son armée tailla en pièces les Bourguignons et les Francs, et leur arracha la Provence et le Languedoc. Gésalaïc, qui disputait le tronc à son frère légitime, ayant été battu cl tué, le jeune Amalaric fut reconnu, en 311, roi de tous les' Visigoths, sous la tutelle de son aïeul Théodoric. Ce prince, pour se dédommager des frais de la guerre, ganta la Provence, et gouverna la monarchie des Visigoths en qualité de régent, pendant la minorité d'Alamaric. Rentré dans tous ses droits à la mort de Théodoric, le roi des Visigoths partagea ce qui lui restait dans la Gaule avec son cousin Athalaric, devenu roi d'Italie, et dont il voulait s'assurer les secours contre les fils de Clovis. On convint que le Rhône servirait de limites entre les deux empires des Ostrogoths et des Visigoths, et qu'on cesserait d'envoyer les tributs d'Espagne en Ralic. Cependant Amalaric, désirant vivre en paix avec les Francs, épousa Clotilde, tille de Clovis. Celte princesse apporta en dot Toulouse, qui fut de nouveau réunie ù la monarchie d'Amalaric. Ce mariage semblait devoir consolider la paix entre les deux nations rivales; mais bientôt on vit naître entre les deux époux une mésintelligence funeste. Amalaric voulut forcer la reine à embrasser l'arianisme, et, n'ayant pu y |»arvenir par les voies de la [>crsuasion, il fit outrager cette princesse toutes les fois qu'elle se rendait à l'église ; et furieux de la voir insensible à ces insultes, il lui infligea lui-même, par un raffinement de bnitalité, des châtiments indignes et cruels. Réduite au désespoir, Clotilde fit passer à son frère Childebert, roi de taris, un mouchoir teint du sang qu'elle avait répandu sous le*