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maîtres de la Chine. 2° Art militaire des Chinois , Paris, Didot, 1772, in-J", fig. Comme l'édition de cet ouvrage était épuisée depuis longtemps, on l'a fait réimprimer dans le tome 7 «les Mémoires sur les Chinois , et l'on trouve , dans le tome 8 de ces mêmes Mémoires, un supplément avec figures, envoyé postérieurement de la Chine |iar le P. Amiot. Les Chinois comptent six ouvrages classiques ou king sur l'art de la guerre, et tout militaire qui aspire aux grades doit subir un examen sur chacun de ces livres. Le P. Amiot n'a traduit que les trois premiers, avec quelques fragments du quatrième, parce qu'ils contiennent toute la doctrine des Chinois sur la guerre. 3° Letlre sur les Caractères chinois, adressée à la société royale de Londres, et insérée dans le tome i*r des Mémoires sur les Chinois. Le célèbre Needham crut trouver , sur un buste d'Isis conservé à Turin dans le cabinet du roi , des caractères égyptiens , qu'il disait être très-ressemblants à ceux des Chinois. Cette découverte prétendue fut publiée dans toute l'Europe et divisa les savants, l u société royale de Londres prit le parti d'envoyer les mémoires de Needham aux jésuites de la Chine, en les priant de juger la question. Ceux-ci confièrent au P. Amiot le soin de rédiger la réponse, et ce savant missionnaire décida que les caractères gravés sur l'Isis de Turin n'avaient aucun trait de ressemblance avec ceux de la Chine. Cette lettre, qui est une analyse savante de la langue et des caractères chinois, obtint tous les suffrages , même celui de Needliam. 4" De la Musique des Chinois, tant anciens que modernes, ouvrage considérable, qui occupe la plus grande partie du tome 6 des Mémoires. Feu M. l'abbé Roussicr, si connu par ses profondes connaissances en musique, a nonseulement suivi l'impression de cet écrit, mais il en a vérifié les calculs, et y a joint des notes et des observations étendues. 5° Vie de Confucius , histoire la plus exacte de ce célèbre philosophe, et dont tous les matériaux ont été puisés dans les sources chinoises les plus authentiques. L'auteur y a joint la longue suite des ancêtres de Confucius, et celle de ses descendants qui subsistent encore à la Chine ; généalogie unique dans le monde, puisqu'elle embrasse plus de quarante siècles. Cette vie, ornée de figures gravées d'après les dessins chinois, occupe presque la totalité du tome 12 des Mémoires sur les Chinois. 6° Dictionnaire tatar-mantehou-français , Paris, Didot ainé, 1789, 5 vol. in-T; ouvrage précieux et qui manquait a l'Europe, où cette langue était totalement ignorée. On doit la publication de ce dictionnaire au ministre Bertin , amateur zélé des arts et des sciences de la Chine. Il fit graver les poinçons, fondre 4 ses frais les caractères nécessaires pour l'impression, et, par un choix éclairé que le succès a pleinement justifié , il en confia l'édition à M. Langlès, savant distingué, et connu surtout par une profonde connaissance des langues orientales. Le P. Amiot avait aussi envoyé une grammaire abrégée de la langue tatare-raantchou ; on la trouve imprimée dans le tome 13 des Mémoires. Les ouvrages dont nous venons de parler ne sont encore qu'une partie des intéressants