‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 22 sur 129 · TO ABI · texte numérisé non relu

TO ABI

par Dupin, t. 2, ch. 6.) On peut aussi consulter, au sujet de la prétendue correspondance de Jésus- Christ avec Abgare, Tillemont, Mémoires pour servir à t' Histoire «cclétiastiqut, 1. 1 ; YHistoirt eeclésias» iique du P. Alexandre, t. 1 ; et la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du P. Dupin, t. ^ . D — T.

ABIA, fils de Jéroboam, premkx roi des dix tribu» d'Israël , est connu dans l'Ancien Testament \mr la prédiction terrible que lit à son sujet le prophète Abias. La mère du jeune Abia alla consulter un jour ce prophète en secret pour savoir si ce lils, qu'elle chérissait tendrement, relèverait de la maladie qui menaçait sa vie. Le prophète répondit qu'Abia expirerait dans l'instant où elle remettrait le pied sur la porte du palais, et que cette perte ne serait que le prélude de malheurs encore plus grands qui devaient fondre sur la postérité de Jéroboam , en punition des iniquités de ce roi impie ; mais qu'il serait le seul des descendants de Jéroboam qui aurait les honneurs de la sépulture, et que tout Israël le pleurerait, tandis que les autres seraient mangés par les chiens ou dévores par les oiseaux, en punition des crimes de Jéroboam. Le jeune Abia mourut effectivement, comme le prophète l'avait annoncé, Tan9o8 avant J.-C, et sa mort excita les regrets de tout Israël , parce qu'il donnait les plus belles espérances. C — T.

ABIA, roideJuda, l'un des fils de Roboam, et petitfils de Salomon, fut préféré à ses autres frères, parce qu'il avait pour mère Machaie, fille d'L riel, celle que Roboam aimait le plus parmi ses soixante-dix-huit femmes ou concubines. Abia succéda à Boboam l'an 038 avantJ.-C.sonréguencdura que 3 ans, et fut troublé par les guerres continuelles qu'il eut à soutenir contre les dix tribus scliismatiques. Il vainquit, sur la montagne de Someron , Jéroboam 1", qui avait marché rontre lui à la tétc d'une armée trèssupérieure en forces, et Israël fut humilié sous la main de Juda. Les rabbins reprochent à Abia de n'avoir pas profité d'une victoire aussi éclatante pour détruire l'autel sacrilège que Jéroboam avait érijjé à Bcthel. Ln succès si brillant, loin d'inspirer à Abia des sentiments religieux, ne lit que le remplir d'orgueil. Son errur ne fut point droit devant le Seigneur, et il fut aussi criminel que son père. Il épousa quatorze femmes, qui lui donnèrent vingt-deux fils et seize filles, et mourut vers l'an 935 avant J. C. Dieu , par considération pour la piété de David , laissa la postérité 1 1' Abia subsister avec honneur sur le trône de Juda , dans la personne de son fils Asa , qui lui succéda paisiblement. C— T.

ABIATHAB, treizième grand prêtre des Juifs, est quelquefois nommé Achimélech ou Ahimélerh, du nom de son père, qui descendait d'Aaron par Ilhamar. Étant encore jeune, il fut sauvé du carnage, lorsque Saûl fit mettre à mort , dans la ville sacerdotale de Noix1, tous les prêtres du Seigneur, et le père même d'Abiathar. Celui-ci se retira auprès de David dans le désert , tandis que Saûl , en haine d'Achinièlech , père d'Abiathar, donna la souveraine sacrificature a Sadoc. Il y eut donc dans la suite deux grands prêtres en Israël, Abiathar dans le parti de David, et

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Sadoc dans celui de Saûl. Abiathar donna souvent

à David des preuves de fidélité , surtout pendant la révolte d'Absalon ; mats, après la mort de David, s'étant mis du parti d'Adonias, il fut privé du sacerdoce sous le règne de Salomon , qui l'envoya en exil à Arathath , et ne lui conserva la vie qu'en considération des services qu'il avait rendus i son père. La rare de Sadoc demeura seule alors en possession de cette dignité , selon la prédiction qui avait été faite au grand prêtre Héli. Cet événement eut lieu vers lanlOGOavant J.-C. On ne vit plus depuis deux grands prêtres en même temps. C — T.

ABICIIT ; Jkan-George) , savant orientaliste et théologien , né en 4072 à Ka-nigssee , dans la principauté de Schwartzbourg , mort en 1740, a Wittenberg, où il remplissait les fonctions de professeur académique et de pasteur ; il venait d'être nommé membre de l'Académie royale des sciences de Berlin. Il a beaucoup écrit sur la langue et les antiquités hébraïques ; la plupart de ses dissertations se trouvent dans le Trésor d'Ikénius. Sa dispute avec Jean Francke sur l'usage grammatical , prosodique et musical des accents hébraïques, a répandu quelque jour sur cette matière obscure. Il a écrit contre l'harmonie préétablie de Lcibnitz , et montré beaucoup de sagacité dans toutes les questions dont la nature mixte exige la réunion , toujours rare , de profondes connaissances philosophiques, philologiques et thëologir|ues. Parmi ses nombreux ouvrages, dont la liste a été donnée par Michel Ranft, dans ses Vies des Théologiens saxons, t. 1", p. 1 ; par les auteurs des Acta hist. eccles., t. 5, p. 280; et , avec encore plus d'exactitude, dans un ouvrage allemand, intitulé : Unpartheyisehe kirchenhist., t. 3, p. 3275, il faut distinguer : Seltcla rabbinico-philologica , qui sont proprement une 3« édition augmentée du Scherttri Trifolium orientale ; Accentus IJebrœorum ex anliquissimo usu lectori explicati ; Ususactenluum htbr. musicus et oratorius ; de mendacii Bonitate et Malilia;deLimitibus humani inttlleetus. On L'orne, dans les ouvrages cités cidessus, une notice de sa vie, ainsi que dans l'Europe savante de Gœtten. Abicht fut un des collaborateurs des Acta eruditorum de Leipsick. S— a.

ABIGA1L. Voyez David.

ABILDGAARD (Pierre-Chrétien), l'un des médecins et naturalistes les plus habiles du 18e siècle, contribua beaucoup à fonder l'école vétérinaire de Copenhague , et fut , en 1780 , l'un des savants qui eurent le plus de part à l'établissement de la Société d'histoire naturelle , qui a publié une suite de mémoires très-intéressants. On a d'Abildgaard plusieurs écrits sur la médecine , la minéralogie et la zoologie , et l>eaucoup de mémoires particuliers insérés dans ceux de l'Académie des sciences de Copenhague , dont il était secrétaire , et dans ceux de la Société d'histoire naturelle. Il a donné une description du fameux itégalhérium , en même temps que Cuvier. M— B— N.

ABILDGAABD (Nicolas-Abraham), peintre danois, né à Copenhague en <744, manifesta dés sa o lu s tendre enfance un goût prononcé pour le des

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sin , et fut admit, dans sa huitième année, comme élève , à l'Académie des beaux-arts de sa ville natale. Doué d'un génie ardent et d'une imagination féconde, il surpassa bientôt ses condisciples, et remporta, à l'âge de quinze ans, le grand prix de peinture. Cette distinction le signala à l'attention de son souverain, <jui hii accorda les moyens d'entreprendre an voyage pour perfectionner son talent. Après avoir . visité l'Allemagne, la France et la Suisse, il se rendit à Rome. Frappé d'admiration à l'aspect des immortels chefs-d'eeuvre que renferme cette capitale, il jeu ses pinceaux et se mit à les étudier avec une ardeur extrême. Cette étude passionnée, qu'il prolongea durant cinq années entières, n'altéra point le caractère original de son talent. De retour dans sa patrie, il fut successivement chargé de faire différents tableaux jiour les résidences royales. Ceux qu'il exécuta pour la grande salle de cérémonie du palais de ChrUtiansbourg à Copenhague et dont les j sujets étaient tirés de l'histoire du Danemark , produisirent un effet magique, et ajoutèrent à l'éclat de cette salle si célèbre par le grandiose de son architecture et la richesse de ses décorations. Ces ouvrages fondèrent la réputation d'Abildgaard et lui valurent le brevet de peintre du roi. Parmi les autres tableaux dont il enrichit le palais de Chrisliansbourg, on remarquait particulièrement une série de quatre tableaux représentant l'Europe personnifiée aux quatrt principales époques de son histoire. Son Philoetète blessé et son Cupidon , deux tableaux du plus beau fini, qui ont passé en Espagne, prouvent, parleur ; opposition complète, qu'il traitait avec un égal succès ; les sujets les plus sévères et les plus gracieux. L'Académie des beaux-arU de Copcnliague |>ossède trois de ces ouvrages : tin Socrate , remarquable par la -t correction du dessin et la vigueur du coloris (tableau sur lequel il fut reçu membre de l'Académie ; Jupiter pesant la destinée des hommes , admirable composition où la plus grande énergie se joint au goût le plus pur et à la sévérité la plus antique : V ombre de Culmin apparaissant à sa mère (d'après Ossian), tableau aussi heureusement peint qu'ingénieusement composé. Parmi les autres compositions capitales d'Abildgaard, noua citerons encore quatre tableaux de grandes dimensions représentant des sujets tirés des comédies de Térence. Ces tableaux, les derniers qu'il ait faits, et où l'on admire surtout l'architecture qui y est rendue avec une. rare perfection , se trouvent actuellement en Angleterre. Abildgaard est, sans contredit , le plus grand peintre que le Danemark ail eu. Ses compositions sont riches et travaillées avec autant de goût que de soin; elles annoncent par l'exécution , et souvent par le choix du sujet , un peintre qui s'est formé par une étude approfondie de l'antiquité et des grands maîtres italiens. Une différence essentielle se fait remarquer entre ses tableaux d'imagination et ses tableaux d'histoire; ceux-là portent l'empreinte d'une sombre mélancolie, tandis que ceux-ci respirent , si l'on peut

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