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parler ai dm . une grande sérénité; on reconnaît dans les uns l'influence du triste climat de son pays natal, dans les autres, des souvenirs des riantes contrées de l'Italie. Quant au coloris et à ht manière de rendre le nu , les ouvrages d'Abildgaard égalent, s'ils ne surpassent, ceux des plus célèbres peintres des terni» modernes; on prétend même qu'ils peuvent être comparés, sous ces rapports, aux meilleures productions de Paul Véronèse et du Titien. C'est à cause de la perfection de son coloris que quelques-uns de ses admirateurs, dont, certes, nous sommes loin de partager l'opinion , lui ont donné le surnom de Raphaël du Nord. Malheureusement plusieurs de ses plus beaux ouvrages ont l un dans l'incendie du palais de Christiansbourg. Sa veuve, qui habite Copcnliague, possède une collection do ses dessins qui n'a pas encore été publiée, et dans laquelle on retrouve la même correction et la même facilité qui caractérisent le reste de ses a-uvres. Il importait a l'art (et surtout en Danemark , pays si pauvre d'artistes ) qu'un peintre qui s'était élevé au rang des maîtres fit des élèves; aussi Abildgaard fut-il nommé professeur à l'Académie des beaux-arts de Copenhague, dont il était déjà un des membres les plus distingués. Plus tard il eu* mula ces fonctions avec celles de directeur de cetto même Académie qui lui est en partie redevable de toute la réputation dont elle jouit. Il a formé plusieurs élèves qui font aujourd'hui honneur à leur patrie, entre autres le célèbre sculpteur Thorvaldsen, Bien qu'il répétât souvent à ses élèves que, pour l'artiste, la théorie n'était rien, la nature et la pratique tout , il n'en consacrait pas moins le peu de loisir qui lui restait à des recherches sur la partie théorique et historique de son art. 11 était d'ailleurs si loin de méconnaître les avantages d'une instruction étendue , qu'il approfondissait jusqu'aux choses qui avaient le moins de rapport à la peinture. On en trouve une preuve irrécusable dans les nombreux articles qu'il a fait insérer dans les journaux du temps, et qui avaient principalement pour objet , soit de rectifier ce qu'il y avait d'erroné dans les jugements portés sur des ouvrages de peinture moderne , soit d'analyser ou d'expliquer des monuments antiques. Abildgaard mourut à Copenhague, le 4 juin 1800. Il venait de recevoir la décoration de l'ordre du Dannebrog. Outre les dessins inédits dont nous avons parlé , il laissa une excellente bibliothèque qui fui achetée par l'Académie des beaux-arts de Cojienhague, cl plusieurs ouvrages manuscrits, parmi lesquels se trouve un traité remarquable sur le thé.1tre des anciens. Fernou, dans sa Biographie du peintre A.~ F. Carstens, Leipsick , 1800, tout en rendant hommage au beau talent d'Abildgaard, H.1me sévèrement cet artiste sous le rapport moral, et lui reproche, entre autres choses, d'avoir persécuté le jeune Carstens pendant que celui-ci fréquentait l'Académie de Copenhague, parce que, dît-il, Ablld* gaard croyait que Carstens observait sa manière de peindre et cherchait à lui dérober son secret pour le coloris; mais cette allégation, aussi bien que les autres du même genre qui se trouvent dans l'on»
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vrage cite, sont dénuées ae fondement , et elles ont été victorieusement réfutées par M. Thorkild Baden , dans la Gasetle liltéraire de Copenhague, année 1 809 , p. 30». M— A.
ABIMÉLECH. Ce nom, qui signifie père-roi, parait avoir été commun à tous les rois de Gérare, princes philistins. Le premier Abimélech dont parle l'Ecriture était contemporain d'Abraham ; il enleva Sara, femme de ce patriarclie. Sara, quoique âgée de plus de quatre-vingts ans, était encore d'une rare beauté, et Abraham la faisait passer pour sa sœur, comme elle Tétait en effet , étant née du même père , mais d'une autre mére; il n'avait pas dit qu'elle était aussi sa femme, craignant d'être tué à cause d'elle. Abimélech allégua pour excuse son ignorance , lorsque Dieu lui eut apparu en songe, et l'eut menacé de le faire mourir pour avoir enlevé Sara. Abimélech la rendit donc au patriarche, son é|»oux. Il donna à Sara mille pièces d'argent pour en acheter un voile, afin de se couvrir le visage et de cacher sa beauté. Il offrit à Abraham de demeurer dans ses États, et fit avec lui une alliance dont la durée et les effets devaient s'étendre à leur postérité. L'endroit où elle fut jurée s'appela dans la suite Her-Sabêe ou le Puits du serment. Le saint patriarche obtint de Dieu la guérison des infirmités qui empêchaient Abimélech et ses femmes d'avoir des enfants. C — T.
ABIMÉLECH. L'Écriture parle d'un autre Abimélech , que quelques interprètes croient être le même que le précédent , mais qui , selon l'opinion la plus probable , était son fils. 11 manqua de lui arriver à l'égard de Bebecca , épouse d'Isaac, ce qui était arrivé à son père, à l'égard de Sara, épouse d'Abraham. Isaac avait aussi fait passer Bebecca pour sa so?ur, craignant que les Philistins ne le lissent mourir pour enlever Bébccca , s'ils eussent su qu'elle était sa femme ; mais Abimélech avait reconnu que Bebecca était l'épouse d'Isaac, à la manière dont ce patriarche en usait avec elle; il lit une loi qui défendait, sous peine de mort , de toucher à l'épouse d'Isaac. Dans la suite, jaloux de sa prospérité, il l'éloigna de la contrée. Cependant, voyant que le Seigneur était avec le lils d'Abraham , il l'ai la trouver à Ber-Sabée, et renouvela avec lui l'alliance que leurs pères avaient faite entre eux vers l'an 1804 avant J.-C.Isaac célébra par un festin cette heureuse réunion. C — T.
ABIMÉLECH, fils de Gédéon et d'une des concubines de ce capitaine des Hébreux, nommée Druma, montra de bonne heure un génie hardi, entreprenant et ambitieux. Il connaissait l'indifférence du peuple pour les enfants de Gédéon, et le peu de concert qui régnait entre eux. Soutenu par le crédit des parents de sa mère, il représenta aux habitants de Sichem les inconvénients qu'il y aurait à mettre le gouvernement entre les mains des soixante-dix enfants de Gédéon, dont les divisions ne pouvaient être que funestes au peuple; et leur ayant persuadé qu'il leur convenait bien mieux de n'avoir qu'un seul chef, il se fit reconnaître pour juge d'Israël. Ayant levé ensuite, avec l'argent que lui fournirent les Sichimites, une troupe de vagabonds, il marcha vers le séjour de la famille
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de Gédéon, massacra sur une même pierre tous les (ils que son père avait laissés dans sa maison d'Ëphra. Le seul Joathan échappa à cet horrible massacre. Les Sichimites, qui avaient vu naître parmi eux la mère d'Abimélech, s'assemblèrent près du chêne de Sichem, pour le faire roi. Joathan, placé sur la montagne de Garizim, leur reprocha leur ingratitude et leur mépris pour la mémoire de Gédéon, puisqu'ils avaient pris pour roi le plus indigne de ses fils, et le meurtrier de de ses frères. Le Seigneur permit alors que les habitants de Sichem détestassent la cruauté d'Abimélech ; ils se choisirent un chef nommé Gaal. Abimélech le vainquit, passa au fil de l'épée les liabitants de Sichem, rasa leur ville, et brûla leur temple, où plus de mille personnes étaient rassemblées. Après cette expédition, il marcha sur la ville de Thèbes, qui était à trois lieues de Sicliem. Les habitants de Thèbes s'étaient, pour la plupart, retirés et fortifiés dans une tour située au milieu de leur ville. Abimélech s'en approcha pour mettre le feu à la porte. Alors une femme lui jeta du haut de la tour un éclat de meule de moulin, et lui fracassa la tête. Abimélech, près d'expirer, lit venir son éeuyer et lui dit : «Tirez « votre épée et tuez -moi, de peur qu'on ne dise que « j'ai été tué par une femme. » L'ccuyer obéit, et Abimélech mourut l'an 1235 avant J.-C. Thola lui | succéda dans la judicature d'Israël. ( Yoy. Abiatuar.) C— T.
ABINGTON (Thomas), né à Thorpe, dans le Surrey, le 23 août 1500, était fils du trésorier de l'épargne de la reine Elisabeth, et tilleul de cette princesse. Il commença ses études dans le collège de Lincoln, à Oxford, et alla les continuer dans lesuniversités de Beims et de Paris. Ses talents et la faveur de son père semblaient devoir lui ouvrir le chemin des plus hautes dignités ; mais son frère Edouard, ayant trempé dans le projet de Babington pour délivrer la . reine Marie d'Écosse, il se trouva compromis dans cette affaire et fut enfermé à la tour de Londres. Pendant les six années que dura sa détention, il se livra à l'élude et augmenta ainsi beaucoup la somme de ses connaissances. Sorti de sa prison il se retira à Henlip, dans le comté de Lancastrc, ou il recueillit l'héritage de son père, et épousa la fille unique du chevalier Stanlay . Ayant ensuite retiré citez lui les deux jésuites Garnet et Oldcorn, acrusésd'avoir trempé dans la conspiration des poudres, on lui lit son procès, et il fut condamné à mort: mais le roi Jacques I" lui fit grâce en considération des services de son père, et par la protection de lord Mountegli, son beau-frère, à qui l'on croit que la conspiration avait été découverte par la femme d'Abington. La peine de mort prononcée contre lui fut commuée en celle d'exil dans sa terre d'Henlip. La, il s'occupa de recherches sur les antiquités de la province de Worccster, et il 'mourut le 8 octobre 10 5: On a de lui une traduction anglaise de l'historien Gildas, ornée d'une longue préface, Londres, 1638, in-80, et d'une Histoire d'Edouard IV, qui fut publiée après sa mort, par son (ils(Guillaume). On conserve en manuscrit ses Reeherehes sur les antiquités de la province de Worcesler, granJ in-fol., écrit de sa propre main, et Y Histoire de l'Église ta
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thédraU de Worcetter, avec la succession des évêques. — Guillaume Abington, fils du précédent, né en 4605, mort en 4650, a laissé : 4" des poésies sous le titre de Castora, Londres, 4635, in -8*; 2° une tragi-comédie intitulée la Reine d'Aragon, qui fut représentée à la cour de Charles I", et imprimée sans sa participation ; 5* des Observations sur l'histoire, Londres, 4644, in-8°. T— D.
ABINGTON (Misthiss), comédienne anglaise, dont le nom de famille était Barton, débuta, avant l'âge de dix-sept ans, à Haymarket, lorsque le fameux poète Théophile Cibber prit, en 1752, la direction de ce théâtre. Elle parut peu après avec beaucoup de succès sur les théâtres de Bath et de Drury-Lane ; elle alla à Dublin, en 4759, après avoir épousé M. Abington. Garrick la détermina à revenir à Londres, où elle fut trés-goûtée. Elle eut cependant quelques difficultés avec les propriétaires de Drury-Lane, joua sur des théâtres particuliers, retourna par intervalles à Dublin, et s'engagea enfin, en 4797, avec le théâtre de Covent-Garden. Sa beauté et ses grâces personnelles avaient sans doute contribué à ses succès; mats en avançant en âge elle ne perdit rien de la faveur du public anglais, qui se plaisait à la comparer, sous ce rapport, au fameux Baron. Z.
ABIRON. Voyez Aaro.n et Moïse.
AB1SAI, fds de Sarvia, sœur de David, se trouvait dans le désert de Ziph avec ce prince, lorsque Saùl vint pour l'y surprendre. 11 accompagna son oncle à travers le camp ennemi, et il était disposé à profiter du sommeil du roi pour le tuer, lorsque David modéra son zèle, et se contenta de lui ordonner d'emporter la lance et la coupe du monarque placées auprès de sa tète. Abisaï se distingua à la bataille de Gabaon, où les troupes d'Isboselh furent défaites par Joab; et il poursuivit les fuyards jusqu'à ce que l'obscurité de la nuit les eût dérobés à ses yeux. Il commandait sous David l'armée qui tailla en pièces les Iduméens dans la vallée de Sell. A la bataille de Medalla, Joab le chargea de faire tète aux Ammonites, pendant qu'il combattrait lui-même les Syriens qui cherchaient à l'envelopper, et il les mit en déroute. Lors de la révolte d'Absalon, il resta fidèle à David, raccompagna dans sa retraite à Bahurim, et aurait réprimé l'insolence de Séméi, en le perçant de sa lance, si le prince ne l'en eût empêché. Il commandait un des trois corps de l'armée royale qui défit celle des révoltés dans la forêt d'Ephraîm. On le vit depuis partager avec Joab le commandement de l'armée envoyée contre Séba; commander sous David contre les Ptùlistins, et tuer de sa main Jesbibenob, au moment où ce géant allait percer le roi. Abisaï avait toujours avec lui une compagnie de trente hommes, à la tête desquels il défit, dans une occasion, un corps de trois cents ennemis, sans qu'aucun pût éviter la mort. Ce guerrier, l'un des trente braves de David, avait contracté dans les camps une dureté de caractère qui ternit ses grandes qualités. On en a la preuve dans le meurtre d'Abner, auquel il participa, et dans les reproches que David lui fit en différentes occasions. T — d.
ABIU. Voyez Aarok.