‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 28 sur 129 · ABR W · texte numérisé non relu

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jEtchyli Prometheum vinctum et teholiattet (ibid. T, t. 5 , p. 405417 ). Prcelermitta in obtervatit ad JEtckyli Prometheum vinetum (ibid. 8, t. 5, p. 541- 546 ) . ÊÇir*«tî epittolica de vrrbo uiupTÏôtoêa,! ( ibid. 8 , t. 5, p. 517-552). Exercitatio crilica ad I Tim. 5, 8 (ibid. 9, t. 5, p. 450-158). Hotte in Xenophonlem Ephetium (ibid. 10, t. 2, p. 201-218; t. 5, p. 545- 558; Mite. Obt. nov., t. 5, p. 2-56 ; t. 6, p. 489-512). Ad viri elarittimi de quibusdam locit Flori epicritin Animadvertionet (Mite. Obt. noc, t. 6, p. 621-651). Quelques-uns portent le nom de leur auteur. Les autres sont signés de la lettre II, qui signilic peutêtre Homburgentit , ou des lettres H. L. , probablement Homburgentit Ludovici, ou de celles P. B. A. A. H. , dont on ne connaît pas bien la signification; il y en a qui n'ont aucune signature, ou qui portent le nom supposé de Pclrobatiliut. Abresch a encore publié les ouvrages suivants , qui sont tous du même genre , et donnent des preuves de l'étendue de ses connaissances philologiques et de son talent pour la critique ainsi que de son érudition et de l'étude profonde qu'il avait faite de la langue et de la littérature grecques : Animadcertionum ad jEtchylum li fm duo , accedunt adnotationet ad quadam loca Novi Tettamenli; Middelbourg, 1743, in-8°. On y trouve beaucoup d'observations neuves et utiles. Les deux livres sur Eschyle n'embrassent que cinq tragédies de ce poète, mais" il y éclaircit encore des passages de beaucoup d'autres auteurs grecs. Viennent après cela les notes sur le Nouveau Testament, et ensuite une liste des mots- grecs employés par Eschyle, qui ont été mis dans le Thetaurut de Henri Etienne. On lui doit encore la meilleure édition des Lettret d'Arittenète; Zwol, 1749, in 8°. Abresch a joint a. cette édition deux livres de notes critiques :-il indique aussi les mots grecs qui se trouvent dans Aristcnète , et qui ne sont pas dans le Thetaurut d'Etienne. Abresch publia, avec le secours de Jean-Jacques Beiske, avec lequel il entretenait une corres|iondanec , des suppléments à ces Leelionet Arittœneteat , qui ont été imprimés à Amsterdam, in-8°, 1752, et un essai d'un plus grand ouvrage sur Thucydide , qu'Abrcsch promettait alors de mettre au jour, et dont la première partie parut en effet à L trecht, en 1735, in-8°, sous ce titre : Dilucidalionum Thueydidearum Part prima, et la seconde dans la même ville, en 1755. Cet ouvrage est trèfrutile à ceux qui se livrent à l'étude de la littérature grecque, mais il offre plus de secours pour l'explication des divers auteurs dont il y est question, que pour celle de Thucydide même; car Abresch n'a pas toujours été heureux dans les éclaircissements et les interprétations du texte de cet historien. La première partie comprend les deux premiers livres de Thucydide , la seconde embrasse les autres. 11 a paru, en 1765, un Supplément à ces éclaircissements , avec la suite des observations sur Eschyle ; Zwol , 1765 , in-8°. Abresch a aussi donné, en 1757, in-80, une nouvelle édition , considérablement augmentée, du Gazophylacium Gracorum, teu Melhodut admirabilit ad intignem breri comparait* dam verborum copiam, de Philippe Catticr, qui avait paru à Paris, en 1651 . Cette édioon a été réimprimée

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à Larde, en 1809, avec des additions. ( Voy. Cat-

tier.) (I) , . A-,:,M-

ABREU (Alexis), savant médecin d Alcaeovas, en Portugal, vivait vers la lin du 16« siècle et au commencement du 17". Fixe d'abonl dans le royaume d'Angola, en Afrique, il s'y arquit pendant neuf ans une grande réputation, et fut comblé tic biens par le vice-roi, qu'il servit comme médecin et comme homme de guerre. Ramené à Lisbonne par l'amour de la pairie, il fut nommé médecin du roi, et publia, en 1022, un Traité de Seplem Infirmitatibus, ou desMaladies les plus communes aux gens de cour. C. et A.

ABREl (Jean-M am el de), géomètre portugais, élève et compagnon d'infortune du célèbre Joseph Anasta-siodaCunlia, naquit en 1754. Aprèsavoir terminé ses études, il suivit la carrière militaire, entra dans le régiment d'artillerie de Porto,ct lit de rapides progrès dans les mathématiques. Poursuivi pour ses opinions religieusessous le rogne de Marie 1", il ligura dans l'auto-da-fé de Lisbonne avec son ami Cunha, et fut condamné à ime réclusion temporaire. Ayant recouvré la liberté, il quitta le service, se consacra à l'étude , et fut nommé membre de l'académie des sciences , et professeur de mathématiques a l'académie royale de marine el au collège des nobles. Devenu infirme, il obtint sa retraite et vint en France , où il publia, à Bordeaux, la traduction des Principes mathématiques de du C unha , précédés d'une notice sur cet homme de génie, I80ti, 1 vol. In-K3, réimprimé à Paris en 1810. La Revue d'Edimbourg ayant donné un article critique sur l'ouvrage de da C.unha, d'Abreu publia une réfutation de cet article dans les n«* 30, 31 et 32 de ïlnvcsligador Porluguez en Jnglatcrra. érrit mensuel en langue portugaise, qui paraissait alors à Ixindres. Revenu dans sa patrie, il mourut aux lies Acores, en 1815. On regrette qu'il n'ait |>as fait imprimer les œuvres posthumes, scientifiques et littéraires de J Anastasio da (.unha. Il a encore publié, pendant son séjour en France : Supjtlément à la traduction de la géométrie d'Euclide de Peyrard, publiée en ISO», et à la géométrie de Legendre , suivi d'un Essai sur la vraie théorie des parallèles, in-8°, 1808. C— O.

ABREl ( don Joseph Antonio), publiciste espagnol du 18* siècle, auquel on doit la Collection de tous les Traités des souverains d'Es\Hiqne avec tous les Étals de l'Europe, etc., en 12 vol. in- fol. H finit cet immense ouvrage en 1751 , et mourut en l775 Dur» Félix -Joseph AmtEU a publié en espagnol Traité juridico-politique sur les prises maritimes, etc.. trad. par Poncet de la Grave ; Paris, 1758, 2 vol. in- 12, seconde édition, augmentée de notes conformes à la législation actuelle, par Bonnement; Paris. Iho2, 2 vol. hi-12. B— C.

A lllAI AL ( AndiieJosei'H, comte) , pair de France,

(») nuhukrniu* ( Epitl. , p. 19) appelle Abrewïi proittarim uriftor. Parlait! aill.-uts (p. ») du |>r.»jet forme par Aliresrti de donner une édition de Nonin< VarrelUn, il dit : Aèetsemu à pruvur *rriplortbu»eb*e*raiuli* leaHIaliMM ronrertil . Toup [Emettit. S, p. 460) s'eiprime ans*i atec ineprU sur le rompie A Altrc*cli. Le principal mérite de ce savant est une grande letlure. Ile». Brnnck W Us Sept Chef, dnanl TktHs, x. Wt.) B ~*

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né le 19 mars 1750, à Annonay, vint achever soi études à Paris, au collège de Louis le Grand. Peu de temps après, il fut reçu avocat au parlement, où il obtint des succès. Il s'éloigna du barreau lor» de la révolution parlementaire opérée par le chancelier Maupeou, et se rendit au Sénégal, où il fut chargé de la gestion d'un de nos comptoirs. A la suite d'une maladie grave, il revint en Europe et reprit l'exercice de sa profession d'avocat. U>rs de rétablissement des nouveaux tribunaux, en 1791, il entra en qualité de commissaire du roi au tribunal du sixième arrondissement de Paris, et dans la même année, il obtint le même emploi près le tribunal de cassation, où il succéda au célèbre Hérault de Séchelles. Il conserva cet emploi jusqu'en 1799, et sut par sa prudence se dérolKT aux orages de la révolution. On dit que puport du Tertre, en quittant le ministère de la justice, lui en offrit le iiortefeuille, et qu'il le refusa ; fut-ce par modestie ou par peur? le doute est bien permis, quand on sait le peu de courage qu'a montré Abrial. En 1890, il fut envoyé à Kaples pour y organiser le gouvernement républicain. Il se lia alors, par un sentiment tpii ne s'est éteint qu'avec lui, avec le maréchal Macdonald. « 11 trouva, dit le comte Lemercier, « dans la loyauté et le concours de ce grand capitaine, « un tel appui pour opérer le bien, qu'à sa rentrée à « îSaples, le roi des Deux Siciles rendit lui-même jus- « tice à l'administration du comte Abrial et maintint « quelques-unes des améliorations qu'il avait intro- « duites. » Au retour de cette mission, qu'il avait remplie avec sa prudence accoutumée, il rentra pour quelque temps au tribunal «le cassation . Après la révolution du 18 brumaire, Ronaparte le nomma au ministère de la justice, en lui disant : « Je ne vous connais pas ; « mais on m'a dit que vous êtes le plus lionnête « homme de la magistrature ; ainsi vous deye* en « avoir la première place. » Le nouveau ministre trouva l'administration de la justice dans une déplorable confusion, travailla diligemment à y rétablir l'ordre, et s'occupa sans relâche de la réorganisation des corps judiciaires. 11 répondit a toutes les consultations îles tribunaux qui, par l'absence de codes, flottaient perpétuellement dans de funestes incertitudes. Il sut habilement discerner entre les anciennes et les nouvelles lois, et donner à toute la justice de France une marche uniforme et srtre. Il prit une |wrt active à la discussion des codes qui seront le monument le plus durable de la gloire de Napoléon comme de ceux qui y ont concouru. On doit dire à la louange d'Abrial qu'il contribua beaucoup aux radiations de la liste des émiffrés, qui furent alors obtenues. En 18112, époque où il quitta le ministère, il fut créé sénateur. Quelque temps après, il fut ap|»elé à ln sénntorerie de Grenoble, puis revêtu du titre de trrand officier de la légion d'honneur. Il appartint au conseil particulier du sénat, et a cette commission dérisoire, nommée i»our protéger la liberté individuelle. Il fit constamment partie de cette majorité du sénat, qui, pendant quinze ans, ne sut pas refuser une loi d'oppression ou de fiscalité. En 1807, il fit un voyage dans le Rauphiné, où il visita les fouilles du mon* Seleueus el l'obélisque du mont Genèvro. En

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1 808, l'empereur renvoya en Piémont, à Gènes, i Milan, pour y proclamer le code Napoléon, réorganiser les tribunaux et surveiller l'administration de la justice. A son retour, Abrial fui réconqicnsé du zélé avec lequel il avait rempli sa mission, pur le titre de comte. Nommé, en 1812, président du collège électoral du Cantal, il signa l'adresse de ce collège à l'empereur. L'année suivante, il reçut la grand* croix de l'ordre de la Réunion. Quand la coalition emopéennc vint renverser le trône impérial, Alirial s'empressa de voter la création du gouvernement provisoire et la déchéance de Napoléon. Il fut compris sur la liste des pairs que créa Louis XVIII. A son retour de Pile d'Elbe, Napoléon n'admit point Abrial dans sa chambre des pairs, et cette exclusion fut heureuse pour l'ancien sénateur, car elle lui valut l'avantage d'être maintenu au nombre des pairs royaux. Apres le retour des Bourbons, Abrial lit partie, à la chambre haute, de plusieurs commissions, et il en fut quel* quefois le rapporteur, notamment au sujet de l'abolition du divorce. Sou rap|iort sur celte importante question fut très- éloquent; il s'éleva à des considérations d'une haute sagesse, et qui parurent alors tout à fait neuves, tant elles avaient été oubliées au milieu de la démoralisation générale. Abrial lit, en 1818, un nouveau rapport sur un projet qui réunissait, en une seule et même loi, tout ce qui concerne la contrainte par corps pour causes civiles et pour dettes commerciales. Ce rapport, dans lequel on trouve des connaissances étendues et des vues droites, [«rut manquer de précision et de clarté. Du reste, dans tous ses discours à la chambre haute, Abrial ne professa que de saines doctrines. Vers la lin de 1810, il fut frappé d'une cécité presque absolue, ce qui ne l'empêcha pas d'assister encore aux séances de la Chambre des pairs. Il venait, en 1828, de recouvrer la vue, lorsque, le 14 novembre, la mort le surprit et ne lui laissa revoir sa famille que |»ur l'embrasser et lui dire un éternel adieu. Abrial fut un savant jurisconsulte, et son esprit ne manquait ni de lucidité ni de profondeur. Il était froid, circonspect, grave, et se prétait jkju aux communications publiques. Enfin il est juste de dire qu'il ne prit point de part aux excès qui ont souillé tant d'existences contemporaines. Le comte Lemercier prononça son éloge à la chambre des pairs, le 2 mars 1829. M— D j.

ABRIAL (le comte) , fils du précédent, né en 1783. D'abord auditeur au conseil d'État, il fut chargé en cette qualité de missions diverses dans les pays de Venise et de Dalmatie, et plus tard il alla remplir les fonctions de commissaire général de police à Lyon. Napoléon , en l'appelant ensuite à la préfecture du Finistère, lui donna une preuve [mrticulière de confiance, a Vous auriez mérité, lui dit-il, mie préfec- « ture plus importante, mais je voulais avoir là un ami « sur, un homme de ma tôle, et c'est pour cela que j'ai « pensé à vous. » Le nouveau préfet justifia cette opinion de l'empereur, comme le témoigne l'allocution qu'il adressa, le 20 mars 181 4, a la garde nationale de I Qiûmper. Néanmoins, élevé à la préfecture du Gers ] en .» ril 1815, il y proclama, après le second retour des I

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Bourbons, les actes du gouvernement royal, qui l'écarta, pour quelque temps seulement, de l'administration. Il était en effet, en 1828, maître des requêtes en service ordinaire, lorsqu'U devint pair de France par droit d'hérédité. Et cependant il vota, après 1830, Contre cette hérédité, couronnant ainsi, par un vote tout d'abnégation ou de conviction, une carrière pu blique honorablement remplie. 11 mourut le 2G décembre 1840, a l'âge de 57 ans. V. R— o.

A BRI A M ( Bail), de Vicence, entra dès sa jeunesse dans l'ordre des carmes, prêcha en différentes villes, et professa à Gènes, Vérone, Padouc et Vicence. Il fut obligé, en 1654, de quitter l'habit religieux, et mourut à Venise, en 1600, âgé de 02 ans. Il a publié : 1° des discours académiques, qu'il intitula : / Funghi, parce qu'ils étaient nés, dit-il, comme des cliampigiions dans le terrain inculte de son esprit. 2° // Vaylio (le Crible), réponses apologétiques aux oliservations de Veglia sur le Goffredo du Tasse, Venise, 1602 et 1687. 3" Des poésies, sonnets, canzoni, etc., Venise, 1663 et 1664, in-12. 4° L'Arle poetica d' Iloralio, iradotla in versi teiolti, Venise, 1663 et 1661, in-12. 5" Ode di Orazio Iradolle, Venise, 1680, in-12; les odes et Y Art poétique ont été ensuite réimprimés ensemble plusieurs fois. 6" La Guerra civile, ovvtro la Fursaylia di M. Annan Lucano, iradotla in verto sciolto; Venise, 1668, in-8°, etc. G— È.

ABRIL ( Pierre-Simon ) , en latin Aphills, l'un des plus habiles grammairiens de son temps, était né vers 1530, à Alcarnz, diocèse de Tolède. Il professa vingt- quatre ans les humanités et la philosophie à l'université de Saragosse, et s'acquit une réputation méritée. Grégor. Mayans [Specim. Biblioth.) le place, |»our le talent d'enseigner les langues, a coté du célèbre auteur de la Minerva ( F. Sanchez) , son guide et son ami. Loin d'empêcher ses élèves de s'aider dans leur travail par des traductions, il leur en mettait entre les mains, et se servait de ce moyen pour leur apprendre la formation et la synonymie des mots, en même temps qu'il les familiarisait avec les inversions et les règles de la sy ntaxe. Abril contribua beaucoup à répandre dans l'Aragon le goût et la connaissance des langues anciennes. On a de lui : 1° IjUini idiomalit docendiac discendi Methodus, Saragosse (Lyon), 1561, in-8°. 2" De Lingua latina veldeArte grammaticalibri quatuor.y édition, Tudela, 1573, in-8*. Cette grammaire est remplie de préceptes excellents, et qui pourraient encore recevoir d'heureuses applications dans nos écoles. 3" Une Grammaire grecque, Saragosse, 1586; Madrid, 1587, in-8°. Mayans (ouv. cité) la nomme Libellus vere aureus. On trouvera la suite le Tableau de Cébès, grec, latin et espagnol. 4° Un traité de logique, Alcala, 1587, in-4", supérieur, suivant le même critique, à tous les livres élémentaires adoptés depuis dans la phqmrt des universités. Abril a traduit en espagnol : le premier Discours de Cicéron contre Verres, Saragosse. 1574, in-4°; les Fables d'Ésope, ibid., 1575, in-8°, réimprimées en 1647 ; les Comédies de Térenee, ibid., 1577, in-8° : il en existe plusieurs éditions ; la meilleure est celle de Valence, 1762, 2 vol. in-8°, avec une préface de Mayans; les

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Ijtttres familière» de Cicéron, Valence, 1578, in-4°; Madrid, 1589; Barcelone, 1615(1) ; des Lettre» choisies de Cicéron, Saragosse, 1583, in-8; la République d'Aristote, ibid., 1584, in-4°. Parmi ces traductions, celles qu'Abril destinait à ses élèves sont purement littérales; les autres se distinguent non moins par leur élégance que par leur fidélité. 11 a laissé en manuscrit des traductions de la Morale d'Aristote, des Histoires de Tacite, de quelques Dialogues de Platon, du P/utus d'Aristophane, delà Uédée d'Euripide, etc. Les ouvragesd'Abril sont presque inconnusen France. Il n'en est aucun de cité dans le Catalogue imprimé de la bibliothèque du roi. On trouve une notice assez étendue sur Abri! dans YEnsayo da una bibl. de iraductores, par Pellicer, 145-54. W — s.

ABSALON , (ils de David et de Maacha, était l'homme le plus accompli de tout Israël pour la beauté de la taille et les grâces de la figure. Sa chevelure pesait 200 sicles, c'est-à-dire 31 onces, suivant Pelletier. Deux années entières ne furent pas capables d'éteindre dans son cœur les projets de vengeance formés contre son frère Amnon, pour l'outrage fait à Tliamar, leur sa-ur. 11 invita ce prince à un festin, à l'époque de l'année où l'on tondait les moutons, et le fit massacrer sous ses yeux. Comme il craignait le ressentiment de David, dont Amnon était tendrement aimé, il prit le parti de se réfugier chez le roi de Gessur. Joab obtint son rappel au bout de deux ans, mais il ne put paraître à la cour et rentrer dans les bonnes grâces de son père (pie trois ans après son retour. Ce fut alors , qu'animé par des vues d'ambition, il commença à se montrer en public avec un brillant appareil, pour en imposer à la multitude. On le voyait tous les malins à la porte du palais , parmi ceux que leurs affaires y appelaient, donnant aux tins les plus belles espérances sur le succès de leurs requêtes , consolant les autres sur la lenteur qu'on mettait à leur accorder leur demande, et affectant de répéter souvent, que, s'il était charge de rendre la justice, il s'en acquitterait à la satisfaction générale. Absalon tint pendant quatre ans cette conduite astucieuse; et lorsqu'il crut avoir suffisamment disposé les esprits en sa faveur, il se rendit à Hébron, sous prétexte d'accomplir un veru, après avoir envoyé des hommes aftidés dans toutes les tribus, pour annoncer au son de la trompette qu'Absalon régnait à Hébron. 11 vit aussitôt la plus grande partie d'Israël se ranger sous ses étendards : Jérusalem lui ouvrit ses portes ; et, pour annoncer à tout le monde que sa rupture avec le roi était sans espoir de réconciliation, il jouit publiquement des femmes de son père, suivant en cela le conseil d'Achitophel. Ce |>erfide ministre voulait qu'on marchât promptement, avec l'élite des troupes, à la poursuite du roi fugitif ; cet avis, s'il eût été suivi, aurait infailliblement entraîné la ruine de David ; mais le fidèle Chusai, partisan secret de ce prince, s'y opposa. David profila du délai que lui donna le défaut de concert qui régnait dans le parti de son fils, pour

(t) OtU; tndurtinn dr* Lellru familières de Ciréroo a été réimptimfctosci récemment. Valent, 1797, 4 vol. ln-«. .

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rassembler autour de lui ceux qui lui étaient restés fidèles. Les deux armées en vinrent aux mains dans la forêt d'Ephralm ; celle des rebelles, commandée par Amasa, fut défaite. Absalon prit la fuite; mais ses cheveux s'étant embarrassés dans les branches d'un arbre, son cheval se déroba sous lui, et il demeura suspendu. C'est dans cet état que Joab le perça de trois dards, au mépris de l'ordre formel donné par le roi , avant le combat, d'épargner son fils, dont la mort fut pour lui le sujet d'une douleur longue et amère. Cet événement arriva l'an 1023 avant J.-C. T— d.

ABSALON, archevêque de Lund, enScanie, primat des royaumes de Danemark, de Suéde et de Norwége, ministre et général sous les rois Waldemar 1" et Canut VI, naquit en 1128, à Finnesleo, village dans l'Ile de Sélande. Son véritable nom fut Axel, qu'il latinisa d'après l'usage de son siècle. Issu d'une grande et puissante famille alliée à la maison régnante, il fut élevé avec le jeune prince Waldemar, et fit ensuite ses études à l'université de Paris. En 1158 , le chapitre de Roskilde ( Rotschild) l'élut évêque. L'année précédente, Waldemar 1er était monté sur le trône; il fit de l'évêque Absalon son conseiller intime, et lui dut, en grande partie , les victoires par lesquelles le Danemark, longtemps déchiré par des guerres intestines, avili par des princes faibles, acquit de nouveau celte considération qu'H avait perdue depuis la mort de Canut le Grand. Les Wendes, nation très-différente des Vandales, avec lesquels les annalistes du moyen âge les confondent, étaient les ennemis les plus redoutables des Danois. La ville d'Arkona, dans l'Ile de Rugen, était un réceptacle de pirates; c'est là que s'élevait le grand temple de Svantevit, principale divinité des Wendes. Devant sa statue colossale, ces pirates déposaient le butin ramassé sur les cotes danoises ; une compagnie sacrée de trois cents guerriers était attachée au temple etcliargée de l'enrichir. Absalon, après avoir battu les flottes des Wendes, mit le siège devant Arkona, qui se rendit après une longue défense; le vainqueur abattit le temple de Svantevit, et fit mettre en pièces cette idole ; mais il épargna la nation vaincue, à condition qu'elle embrasserait la religion chrétienne et reconnaîtrait la domination danoise. Absalon tourna ensuite ses armes coutre la république de Julin ou de Jomsborg, la S|wrte du Nord , fondée par des émigrés danois. 11 soumit cet état qui s'était rendu redoutable par ses pirateries ; mais cet événement est encore environné d'obscurités. H en est de même de la fondation, ou de la restauration de Dantzick, que plusieurs historiens attribuent à Absalon. Pendant que ces victoires faisaient respecter au dehors le nom du monarque danois, l'orgueilleux archevêque de Lund, Eskild, bravait son autorité dans l'intérieur du royaume. Après beaucoup d'intrigues et d'actes de rébellion, Eskild, se voyant près de succomber sous le génie d' Absalon, prit tout-à-coup la résolution d'abdiquer avec dignité un poste où il ne pouvait plus se soutenir avec gloire. Devant une grande assemblée du peuple, et en présence du roi, il dépose sur l'autel sa crosse et son anneau, il pro-

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nonce un magnifique éloge d'Absalon , son ancien ennemi, et déclare qu'il ne voit que lui qui soit digne de lui succéder. Le chapitre, d'une voix unanime, proclame Absalon archevêque de Lund et primat des royaumes du Nord (1(78). Mais Absalon, ne voulant ni quitter le siège de Roskilde, où le retenait l'amour du peuple de Sélande, ni cumuler deux bénéfices, refusa la mitre primatiale, jusqu'à ce qu'un ordre exprés du pape Alexandre III vint lever ses scrupules. Absalon fut un des plus grands hommes du moyen âge. Ami de son roi, il n'en fut jamais le flatteur; homme d'État habile et guerrier intrépide, il ne commit jamais une action déloyale ou cruelle. Sa piété lui valut les éloges les plus magnifiques du souverain pontife. A la tôte de l'armée , il joignit toute la valeur d'un soldat à toute la prudence d'un général; également heureux sur mer et sur terre, il élait adoré des troupes. En temps de paix, il veillait sans relâche i la sûreté des eûtes. C'est lui qui, en faisant élever prés d'un hameau de pécheurs, nommé llafn, un château fort, posa les fondements de Copenhague. 11 eut une grande part aux Codtt de lois publiés par Waldemar I", et il est lui-même auteur du Code ecclésiastique de Sélande, dans lequel on remarque, entre autres, un article qui al»lit l'épreuve du feu dans les causes d'adultère. Une disposition encore plus remarquable fixe de sages limites à la libéralité des particuliers envers le clergé et les églises. Absalon était néanmoins plein de zélé pour la religion. Voulant donner aux monastères de meilleures régies, il appela auprès de lui l'abbé Guillaume, du couvent de Ste -Geneviève de Paris, avec qui il s'était lié d'amitié pendant M jeunesse. H ordonna aux moines du couvent de Soroê, qu'il avait fondé , d'écrire les Annales du royaume; mais cet ordre ne fut pas exécuté. Absalon eut plus de succès lorsqu'il chargea de composer une Histoire du Danemark l'éloquent Saxo Grammaticus et le savant Sueno Aagesen. Malgré tant de zèle et de vrai mérite, l'archevêque ministre ne put échapper à quelques moments de défaveur populaire. Le peuple de la Scanie se révolta contre lui, en se refusant â payer la dlme ecclésiastique ; on fut obligé de marcljer avec des troupes contre les rebelles, qui furent défaits; le roi Waldemar allait sévir contre eux, lorsqu' Absalon parut sur le cliamp de bataille , et, après avoir rappelé ses nombreux services, demanda comme récompense la grâce des coupables. Lors de l'avènement au trûne de Canut VI, en 1181, Absalon eut une nouvelle occasion de signaler son courage. L'empereur Frédéric Marberousse menaça ce jeune roi de donner à un autre prince l'investiture des provinces conquises sur les Wendes, comme étant, disait-il, des fiefs de l'Empire. Canut VI répondit, d'après le conseil d'Absalon : « Si l'empereur veut disposer de ce qui ne lui « appartient pas, il faut d'abord qu'il trouve quel- « qu'un qui ose accepter un tel présent. » L'empereur envoya un ambassadeur auprès de Canut VI, chargé de le fléchir, soit par des flatteries, soit par Absalon renvoya l'ambassadeur avec : « Apprends, comte Sigfried , que le

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« Danemark n est point la Thuringe ; dis à ton maître « que, pour disposer de ce royaume, il faut le cona quérir ; qu'on n'en fait la conquête que revêtu de « la cotte d'armes et du gant d'acier; apprends-lui « que les Danois portent à leur ceinture une épée « avec laquelle ils maintiennent leur litierté , et « prouvent les droits qu'ils ont sur leurs complètes ; a en fin, assure-le que le roi, mon maître, se soucie fort « peu de l'amitié de l'empereur d'Allemagne , et « qu'il ne craint nullement sa colère. » L'empereur, irrité de tant de fierté, engagea le duc Bogislas de Poméranie à déclarer la guerre aux Danois ; une flotte de cinq cents bâtiments se dirigea contre le Danemark ; mais Alisalon, avec une vingtaine de gros vaisseaux bien armés, fondit à l'improviste sur cette flotte , en détruisit une partie, et dispersa le reste. Le duc Uogislas, ne voyant rentrer que trente-cinq bâtiments, demanda la paix et se reconnut le vassal de Canut VI (1184). Absalon aida encore son roi à conquérir le Mecklcn bourg, l'Estonie et d'autres provinces ; il mourut à l'âge de 73 ans, une année avant Canut VI. On conserve au musée royal de Copenhague sa crosse el son anneau. La bibliothèque de la même ville possède un Justin écrit sur parchemin, et portant sur le dernier feuillet ces mots : Liber Sanctœ Marias de Sora.per manum domini Absalonis archiepiscopi. On a longtemps cru que ce codex était écrit de la main d'Absalon, mais il parait que les mots prr manum veulent seulement dire que le couvent de Sorofi tient ce livre de la main de l'archevêque. La littérature danoise possède un bel éloge d'Absalon par Jacobi, et un autre par Vogclius. Sa vie a été écrite par VYnndal. On trouve son testament dans Langebek, Scriplores rerum danicarum, t. 5, p. 422. C'est un morceau curieux pour l'histoire des meurs et des usages du moyen âge. Il en existe une édition avec des notes par Otto Sperling. M— B— x.

ABSALON, chanoine régulier de St-Augustin, et 7* abbé de Sl-Victor à Paris, se fit remarquer par la sainteté de sa vie, par les lumières de son esprit et la fermeté de son caractère. Nous savons, par le témoignage de Césaire d'Eisicrbach, auteur contemporain , qu* Absalon fut appelé à Springkirsbach, au diocèse de Trêves, avec la mission d'introduire la réforme dans cette communauté qui était tombée dans le désordre. Il y fit revivre, dans sa pureté primitive, la règle de St-Augustin. Après avoir accompli cette tâche difficile, Absalon revint à St-Victor, où il fut installé abbé, l'an 1198. Sa mort eut lieu en 1203. L'épitaphe suivante fut composée à sa louange :

Absalon hic tinem suscepit amœnum, Ad soliuni raptiis seterna luce serenum : Illnstris senior, coi mondi gloria vilis, Septimus a primo pastor fuit bujus ovilis.

Les savants continuateurs de l'histoire littéraire des Bénédictins, où nous avons puisé ces renseignements auUicntiques,ont fort bien démontré que, nonobstant l'opinion de plusieurs biographes, l'abbé de St-Victor et celui de Springkirsbach ne furent qu'un seul et même personnage.— Absalon a laissé cinquante et un sonnons latins, composés, a-t-on dit, sur le r

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REGÏA MOKACENSIS,

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