‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 32 sur 129 · ACE · texte numérisé non relu

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ACESEUS ou ACESAS, artiste grec, se rendit célèbre par le talent avec lequel il brodait les étoffes. Son fils , Hélicon , partagea sa réputation et ses travaux. On voyait dans le temple d'Apollon Pythien plusieurs ouvrages sur lesquels leurs noms étaient inscrits ; mais leur chef-d'œuvre fut le manteau de Minerve Poliade, dont le temple était situé dans la citadelle d'Athènes. Rien n'indique le temps où vivait Accscus; suivant Athénée, il était né à Salamine; les commentateurs ont pensé qu'il fallait entendre le bourg de Salamine, dans l'ile de Cypre, et non jias Salamine, célèbre par la défaite de Xereès. L. S.— e.

ACES 1 US, évêque de Constantinople, sous le régne de Constantin, fut disciple de Novatus, fondateur d'une secte dont la doctrine était que ceux qui avaient manqué de fidélité dans les temps de persécution, ou qui, après avoir reçu le baptême, avaient commis quelque péché mortel, ne devaient pas être admis à la communion de l'Eglise, même lorsqu'ils donnaient des preuves d'un rc|»eiitir sincère. En 325, lors du concile de Nieée , Acésius, que Constantin avait invité à s'y rendre, quoiqu'il fût séparé de l'Église, soutint de nouveau ses opinions. L'empereur, sentant les dangers d'une doctrine aussi décourageante |*ai' sa sévérité, répondit à Acésius : « En ce « cas, faites-vous une échelle, et montez au ciel tout « seul. » I) — t.

ACE V EDO ( don Alo.nzo Maria ), avocat éclairé de Madrid, à qui l'on doit, entre autres bons ou\ rages, celui dans lequel il attaque l'affreux usage de la torture, défendu jwr certains jurisconsultes espagnols. Cet ouvrage parut en 1770; l'auteur mourut I eu de temps après , à la fleur de l'âge , et laissa quelques écrits inédits qui prouvent beaucoup de lumières. Il— c.

ACEVEDO (don Félix-Altares), général espagnol , né à Otero dans la province de Léon, fit ses études à l'université de Salamanquc, fut recteur du collège de Saint-Pclago en 1799, puis avocat à Madrid, et entra dans les gardes du corps du roi. A l'époque de l'invasion de Napoléon (1808), cette troupe s étant dispersée dans les provinces , afin de s'armer pour la cause de l'indépendance, Accvedo se rendit dans celle de Léon , où il fut nommé par la junte commandant des volontaires. Remarqué bientôt p'ir le marquis de la Romana, il parvint au grade de colonel , et se distingua en plusieurs occa sions, notamment au siège d'Astorga. 11 était employé en Galice en 1820, lors de l'insurrection qui éclata dans l'ile de Léon. A cette nouvelle , les autorités de la province ayant été déposées , Accvedo fut proclamé commandant général des troupes et membre de la junte : il marcha aussitôt en cette «pudité contre la ville de Santiago, qui était défendue |H>ur le roi par San-Roman. Ce général n'osa point l'attendre ; et Acevedo, qui avait reçu des renforts, le poursuivit jusqu'à Orenséc, où il fit son entrée le 28 février. Il se remit bientôt à la |>oursuite de San-Roman dont il atteignit, le 9 mars, une colonne commandée |»ar le comte de Torrejon II fit occuper une hauteur qui dominait la position de

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l'ennemi ; et, voyant les soldats de Torrejon prendre la fuite, il traversa au galop le village de Padornclo, chercliant à amener les fuyards à son parti ; mais au moment où il les haranguait, il reçut trois coups de fusil dans la poitrine , et expira en proférant ces mots : « En avant , mes enfants I ne vous occupez « point de moi ; vive la liberté I » La junte déclara que ce général avait bien mérité de la patrie ; et, par imitation de ce qui s'était fait en France pour le grenadier la Tour d'Auvergne , les cortés décrétèrent que le nomd'Acevedo serait conservé dans l'Almanacb militaire, comme si ce guerrier existait encore , et qu'il continuerait à être inscrit sur les contrôles du régiment qu'il avait commandé. K.

ACHA (M aimohn-BentCais), célèbre poète arabe qui vivait vers la lin du 6* siècle ou le commencement du 7*, est auteur d'un poème si estimé des Arabes, qu'ils le mettent quelquefois au nombre des Moallacah. ( Yoy. Amrou-Ben-Cais. ) Ce poème ne se compose que de 64 vers. M. Sylvestre de Sacy en a donné l'analyse dans le t. 4 des JVblice$ et Extraite det manuscrit! de la bibliothèque du roi. J— ».

ACHAB, roi d'Israël, fils et successeur d'Amri. Pendant son règne, qui fut de 22 ans, il surpassa en impiété tous ses prédécesseurs. Jézabcl, son épouse, fille du roi de Sidon , femme impérieuse et cruelle, lui persuada d'élever un temple à Baal, d'offrir des sacrifices à cette divinité , et de consulter les oracles dans les bois consacrés aux faux dieux. Élie, chargé par le Seigneur irrité d'annoncer à Achab que tout son royaume serait frappé de trois ans de stérilité, fut exposé à ses persécutions, ce qui n'empêcha pas ce prophète de se présenter de nouveau devant le roi d'Israël, pour lui rappeler ses crimes et lui en prédire la punition. Ce fut en vain que ces tristes présages furent accompagnés de prodiges éclatants. Rien ne put toucher le cœur d'Acliab, ni le feu du ciel, descendu à la prière d'Élie, pour consumer la victime de ce prophète , sous les yeux de huit cent cinquante prêtres de Baal, appelés pour faire éclater la gloire de leur dieu , et qui furent massacrés par le peuple , ni les deux victoires qu' Achab remporta, avec une poignée de soldats, sur Bénadab, roi de Syrie, qui était venu mettre le siège devant Satnarie avec une armée nombreuse. Achab, dont les succès augmentèrent l'orgueil, poursuivit le cours de ses injustices , et , toujours excité par Jézabel , fit mourir Maboth , pour s'emparer de sa vigne et la réunir à ses jardins. Depuis ce temps, la vigne de ISaboth est devenue parmi les Juifs un proverbe pour signifier une action injuste. Ce crime mit le comble à ceux dont le roi s'était déjà rendu coupable. Un prophète lui annonça qu'il en serait incessamment puni dans sa personne , dans sa famille et dans tout son peuple ; mais Achab détourna cet orage par sa pénitence. La vengeance dont il avait été menacé fut différée jusqu'après sa mort, et tomba sur Ochosias, son fils et son successeur. Achab n'en fut pas plus docile à la voix de Dieu ; et ayant voulu déclarer la guerre au roi de Syrie, contre l'avis du prophète, qui lui prédit qu'il périrait dans le

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