ADI
n'eut que la basse Numidic : les plus riches provinces et les plus fortes placer échurent à Jugurtha. Persuadé qu'il n'avait plus rien à craindre de la part des Romaius , ce prince résolut de se rendre maître de toute la Numidic. Adhcrbal, de retour dans ses États, fut réduit à la nécessité de combattre, courut les risques d'une bataille, fut défait,' et se réfugia dans Cirla, sa capitale. Assiégé vivement par Jugurtha, et se voyant abandonné, il se rendit, à condition que
10 vainqueur lui laisserait la vie; mais, sans égard pour la foi jurée, JugurUia le Ht massacrer dans son propre palais , l'an 1 13 avant J.-C. Ce no fut qu'après avoir expié par plusieurs défaites leur honteuse partialité , que les Romains se vengèrent enfin du meurtrier d' Adhcr l*al . R — p .
ADlMAM'LS, général athénien , fut le seul qui , pendant lu guerre du Péloponèse, osa s'opposer à la proposition qui fut faite par Philooles, et adoptée par le peuple athénien , de couper lo pouce droit aux prisonniers qui seraient laits, afin qu'ils ne pussent pas porter la lance, mais seulement ramer. Aussi, lorsque l'escadre athénienne fut prise par Lysandre, a JÊgos-Potamos, l'an 403 avant J.-C. , Adiniantha fut-il le seul que les Lacédémoniens ne condamnèrent pas à mort. Conon l'accusa par la suite d'avoir trahi les Atlténiens dans cette occasion : on ne sait pas quelle fut l'issue de cette dénonciation ; mais Xénophon ne parait pas ajouter beaucoup de foi à l'inculpation. C — a.
ADIMANTUS, disciple de Mânes, et zélé propagateur de sa doctrine , vivait vers la (in du 5* siècle. Il composa un livre pour démontrer que le Nouveau Testament contredit l'Ancien, et que, par conséquent, celui-ci ne peut être d'autorité divine. Ce livre fat trés-C8timé des manichéens, et St. Augustin y répondit : l'ouvrage est perdu , mais la réponse subsiste. St. Augustin dit qu'Adimantus s'appelait aussi Addas ; mais d'autres écrivains prétendent que cet Addas fat un autre disciple de Manès, et qu'il composa en faveur du manichéisme un autre traité Intitulé : Modion. D-T.
ADIMARI , l'une des familles les plus anciennes et les plus illustres du parti guelfe, à Florent», pro»duisit beaucoup d'hommes célèbres. Tcgg hiaio Aldo»brandi des Adimari passait, en 1238» pour le plus vertueux magistrat de Florence , à une époque où cette ville était fertile en grands hommes. Le Dante le place dans l'enfer, car un vice honteux se mêlait chez lui aux {dus nobles qualités; mais le poète dit qu'à peine il apprit le nom de Teggniaio, qh'il voulut se jeter à ses pieds , en s'écriant que , dès son enfance ,
11 avait appris à Vénérer sa mémoire. Forcée de» Adimari , l'un des émigrés guelfes de Florence , après la défaite de l'Arbia, forma do ces fugitifs urt corps d'armée avec lequel il rendit des services important* au parti guelfe, d'abord en Lombardie» et ensuite dans le royaume de Naples. Plus tard, celte famlllé fut écartée des emplois , pat la jalousie du peuple de Florence, qui excluait la noblesse des magistratures. 8. 8—1.
ADIMARI ( Alexandre ) , poète italien, né cri 1579, fut de cette ancienne famille des Adimari de