‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 58 sur 129 · AHI · texte numérisé non relu

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wumticenses, 1068, in- fol . ; ce sont des dissertations , d'usage à Salamanque, avant d'y recevoir le bonnet de docteur. 2° Divers ouvrages de philosophie et de morale, 4671, S vol. in-fol. 3* Sancti Ansetmi Tkeologia : la meilleure édition est celle de Rome, 1690 , 3 vol. in-fol. : il y corrige les erreurs que des préjugés d'éducation lui avaient tait adopter dans ses ouvrages précédents et dans la première édition de celui-ci ; il y rétracte , entre autres choses , tout ce qu'il avait dit contre les disciples de St. Augustin , dont il était devenu à Home un des plus zélés protecteurs. 4* Dcfensin Calhedra S. Pétri, advenus deeiaraiiones cleri gallie. anni 1682, Salamanime, 4683. Cet ouvrage , proscrit par un arrêt du conseil d'Espagne , et qui valut à l'auteur le chapeau de cardinal , offert au grand Arnauld, si ce docteur avait voulu écrire dans les mêmes principes, est une preuve de sa candeur, de son zèle et de son érudition , plus que de son jugement et de son talent pour la critique. Il y copie presque partout Bellarmin. On est étonné qu'un homme de son caractère se soit permis tant d'emportement contre le clergé de France , surtout dans son Épltre dédicatoire à Innocent XI.5*CoUectio Concilior. Hispaniœ , Rome, 4 vol. in-fol. , 4095- 1694, édition préférée à celle de 1753, en 0 vol. On a déjà donné à Madrid le 4" volume d'une nouvelle Collection des Conciles d'Espagne, avec des dissertations et des notes estimées. Le pays où il écrivait l'excuse en partie de l'autorité qu'il attribue aux fausses Décrétales ; mais on admire sa candeur dans la préface , où il rétracte de bonne foi ce qu'il avait écrit précédemment en faveur du probabilisme. Onaencore de lui quelques ouvrages moins importants. Il enseigne partout la morale la plus pure. A la mort du grand Arnauld , il lit en plein consistoire l'éloge de ce célèbre docteur. T— D.

AGYL^EUS (Hsirat), jurisconsulte, né à Boisle-Duc, vers 1533, d'Antoine Agyhrus, originaire d'Italie, prit les armes dans Bois- le- Duc contre le roi catholique, et y fit recevoir l'Union d'Utrecht, en 1579; il devint successivement député aux états généraux, conseiller au conseil suprême, avocat fiscal en 1580, et mourut en 1595, à 02 ans. Agyhrus est moins connu par le rôle qu'il joua dans les troubles de sa patrie, que par son savoir et ses ouvrages. Il publia: 1° Us NoctlUs de Justinien, 4500, u>40, avec la version d'Huloandre corrigée, et des variantes. 2° Jusliniani Edicla: Jus Uni, Tiberii, Leonis

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pmiotupm conxHiutivnes , es e. munis una , i ans ,

1560, in-8°. 3* Une traduction latine du Nomocanon de Photius, avec les commentaires de Balsamon, traduction beaucoup plus exacte, et faite sur un exemplaire plus complet que celle de Gentian Hervet, 1501, in-fol.; elle a été réimprimée en 1615, par Christophe Justel , avec le texte grec , et en 1664 par Henri Justel , dans sa Bibliothèque du droit-canon ancien. 4° Inauguratio Philippi H, Hisp. régis, qua se juramento durât ni Brabantia, etc., obligavit , avec un commentaire sur les articles de l'inauguration , publié par son fils , Utrecht, 4620, uvS*. N— L.

AMAS, prophète de Silo , connu dans l'Écriture par deux prédictions qu'il fit à Jéroboam , vers l'an

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924 avant J.-C. ; la première sur le schisme des dix tribus , dont il lui annonça qu'il serait roi ; la seconde , sur la mort de son fils Abia , et les désastres de toute sa famille , en punition du crime d'idolâtrie dont il s'était rendu coupable. Ahias est un de ceux qui avaient écrit l'histoire du règne de Salomon. Son ouvrage existait encore au temps où virait l'auteur du livre des Chroniques , qui s'en est servi. T— d.

AHI. F (Jeas-Rodolphe), né à Mulhausen, le 24 décembre 4025, fut envoyé en 4643 à Goettingue, où il étudia pendant deux ans sous la direction de J.-A. Fabricius. De là, il passa, en 4645 à l'université d'Erfurth. Il n'y était que depuis un an lorsqu'il établit en cette ville l'école musicale de St-André, dont la direction lui fut confiée. En 4049, l'organiste de l'église de St-Blaise i Mulhausen étant décédé, Ahle obtint la place. Quelques années après, il fut nommé conseiller, et enlin bourgmestre. Il mourut en 1673, a l'âge de 48 ans. On a de lui : 1* Dialogues spirituels, à deux, trois, quatre voix, première partie, ErfurUi, 4648. 2* La méthode de chant intitulée Compendium pro tenellis , Erfùrth, in-8°. Son fils en donna une seconde édition en 4690, avec des notes historiques et critiques, et la troisième parut en 4704. 3" Trente symphonies, padouanes, allemandes, etc., à trois, quatre et cinq instruments, Erfurth, 4650. 4° Thuringis cher—Lusl-Gasten, contenant trente-six fleurs spirituelles , depuis trois jusqu'à dix voix , Erfurth, 4657. 5e Première Dizaine d'airs spirituels, à une, deux, trois et quatre voix, Erfurth, 1600, in-fol. ; la seconde Dizaine, Mulhausen , 4662, in-fol.; la troisième et la quatrième, dans les années suivantes, en pareil format. 6" Offices complets pour toutes les files de l'année, quatorze pu-ces à une, deux, trois, quatre et huit voix, avec des ritournelles pour quatre violons, Mulhausen, 4662. 7° Motets pour tous les dimanches de l'année, au nombre de cinquante, à une, deux, trois et quatre voix , Mulhausen, 4664, in-fol. 8° Dix chants religieux, à cinq et huit voix, Mulhausen, 4064, in-4°. 9° Collection de motets intitulés : Die nette verfaste ehormusik, à cinq, sept, huit et dix voix, Mulhausen, 4668. 10° Un petit traité latin intitulé : de J*rogressionibus consonantiarum, et un autre petit traité allemand, sous ce titre : Brevis et perspicua Jnlrodurtio in artem musieam, dos ist Kurxe Anleilung su der lieblichen sing-kunst (Instruction abrégée sur l'art du chant), Mulhausen, 1673, in-8", deux feuilles et demie. F — T — s.

AHLE (Jean-George), fils du précédent, né en 1650, fut organiste à l'église de St- Biaise à Mulhausen, et sénateur de cette ville, où il mourut au mois de janvier 1707. Il était encore écolier à l'université lorsqu'il fut désigné, à la mort de son père, pour lui succéder dans sa place d'organiste. Il passait pour un poète distingué, et il fut couronné en cette qualité dans l'année 1680. Ahle peut être mis au nombre des écrivains les plus féconds de son siècle, car, depuis 1671 jusqu'à sa mort, c'està-dire pendant trente ans, il lit paraître chaque année un ouvrage tl»éorique ou pratique sur la mu-

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siijuc; iiulbeureusement l'incendie qui éclata à Mulbausen en 4689 en a consumé une grande partie. Ceux même qui ont été publiés postérieurement à celte époque 6ont maintenant Tort rares. Il a publié en allemand un traité liistorique intitulé : Jardin des divertissements musicaux, .Mulbausen, 4087, six feuilles in-8°. En 4090, il donna la seconde édition de la métbode de citant de sou père, à laquelle il ajouta des notes bistoriques et critiques trés-estiniées. 11 fit paraître en 1695 son Dialogue du printemps ; en 1607, celui de l'été ; en 4099, celui de l'automne, et en 4701 celui de l'hiver, tons ayant pour objet les règles de la composition, il publia une suite d'opuscules sous les noms des muses. Celui qui est intitulé CUo, formant la première partie, parut en 4076, Calliope et Erato en 4677, Euterpe en 4678, Thalie, Terpsicliore, Melpomène et Polymnie en 4679, Vranie et Apollon en 4681. Tous furent imprimés à Mulbausen , in-4°. Ils contiennent des citants à douze et à vingt voix. Enfin on a de sa composition : 4° Keue Zehn geistl, Andachlen mit 4 und 2 vokal-und 4, 2, S, 4, instrumenlalstimmen zu dem Basso continuo gctctzl Mulbausen, 1671, in-4°. 2° Musique instrumentale du printemps, ibid., 1075, in-40; deuxième partie, 4676, in-4". 3" Dix Pièces agréables à quatre parties pour la viola di gamba, ibid. ,4681, in-4" 4° Trou nouvelles Chansons, à quatre voix, o" Cinq belles Chansons de consolation. F — T — s.

AHLWARDT (Piehiie), professeur de logique et de métapbysii|ue 4 Greifswald , né dans cette ville le 19 février 1710, y mourut le 4«r mars 4794, jouissant de la plus liaute considération. 11 se l'était acquise par une bienfaisance, une véracité, un zèle à remplir ses fonctions, qui ne se démentirent jamais. Son père était cordonnier, cl l'extrême économie qu'il conserva tonte sa vie lui donna seule les moyens de suivre la carrière des études dans sa ville natale, et à l'université d'iéna. Ses principaux ouvrages sont : 4° la Brontothéologie, ou Méditations pieuses sur les phénomènes du tonnerre et des éclairs, Greifswald, 4745, m-s . la deuxième édition, de 4747, a été traduite en hollandais. 2° Réflexions sur la confession aVAugsbourg, huit parties en trois volumes, ibid., 4742-1750, iiM"; ouvrage qui peut être considéré comme la continuation de celui du tbéologien T. - G. Heinbeck. 3° Quelques Sermons et des Dissertations philosophiques. Celles qu'il publia en 1754 et 4740, sur l'immortalité de l'àme et sur la liberté de Dieu, se firent remarquer dans le temps, et firent connaître son respect pour la vérité, par la réfutation qu'il fit lui-même, dans un écrit subséquent, des idées qu'il avait d'abord hasardées sur la liberté de Dieu, et qui tendaient à y substituer une espèce de nécessité, incompatible avec les notions reçues en tltéotogie. Il fut le fondateur d'un ordre auquel il donna le titre d'ordre des Abélites, et dont les associés faisaient profession de candeur et «le sincérité parfaites. Sa maxime favorite était : o Donnez à la chose qui vous occupe c pour le moment, quelque minutieuse qu'elle soit, « toute l'attention dont vous êtes capable. » H croyait

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apercevoir, dans le défaut d'attention, la source de la tiédeur des nommes pour la vertu, et de la plu* part de leurs vices, et rapportait à une observation constante de cette règle son inébranlable attache* ment à ses devoirs et 4 la reUgion. Les traités de Aidwardt sur l'entendement humain et sur l'immortalité de l'àme participent de l'obscurité commune à des matières de ce genre, et 4 ceux des écrivains de sa nation qui s'en occupent. Dans la Brontothéologie, ou Méditations pieuses sur les phénomènes du tonnerre, la partie scientifique est bizarrement confondue avec des réflexions pieuses et sentimentales qui ne sont remarquables que par la singularité du sujet qui les a inspirées. ( Voy. sa Vie dans le Néerolog. de SchlichtegroU, 4794 , 4" volume, p. 5-6575, et Strodtmanns, Beytr. sur Hist. der Geiahrtheit, partie 5«, p. 05-94. S— R.

AHLWARDT (CHRKTiEX-GnLLACME ) , philologue et traducteur allemand, né 4 Greifswald, le 25 juillet 4760, fit ses étndes dans le collège de sa ville natale. Il en partit, 4 l'âge de vingt-deux ans, pour aller remplir 4 Rostock, dans une maison particulière, l'emploi de précepteur; mais un mécontentement qui parait fondé la lui fil quitter l'année suivante, et il fut réduit à donner quelques leçons pour vivre. Il s'était des lors abdiqué principalement à l'étude des langues ; il en possédait déjà plusieurs, et celle connaissance lui fut du plus grand secours |H>ur le tirer de peine en ces temps difficiles. En 4792, il se rendit à Demmin, où l'attendait un cl têt if emploi de répétiteur. 11 y passa trots ans dans un état fort précaire, travaillant avec une ardeur et une persévérance infatigables, tant 4 remplir les devoirs de sa charge , qu'à perfectionner ses propres études ; enfin les premiers essais qu'il avait publiés ayant fait connaître son mérite, il fut appelé, en 4795," 4 remplir les fonctions de recteur de l'école d'Anklam; et, deux ans après, la recommandation de J.-H. Vos*; le fit passer à Oldenbourg avec le titre de premier professeur et de recteur du gymnase de cette ville. Il exerça pendant quatorze ans ces paisibles et laborieuses fonctions. En 484 1 , l'amour de la patrie le Ht revenir 4 Greifswald, où il fut nommé recteur de ht principale école ; en 4848, il joignit 4 ce titre celui de professeur de littérature ancienne , qu'il a conservé jusqu'à sa mort , arrivée le 42 avril 4850. Ahlwanlt était doué d'une grande intelligence pour l'étude des langues ; il savait le grec, le latin, plusieurs langues modernes, et y joignait quelque connaissance des langues sémitiques ; maïs ses études les plus approfondies s'étaient portées sur le gaélic et le portugais, et il parait avoir possédé à fond ces deux idiomes. Toutefois on ne voit pas qu'il ait tiré, pour l'avancement des sciences philologiques , un grand parti de cetle instruction ; ses ouvrages ne sont, pour la plupart, que des traductions en vers, selon le système de littéralilé que permet la langue allemande, et que Vossa mis à la mode dans sa patrie; et, bien que qnelqucs-uns soient fort cstimaWes, ils n'ont guère fait connaître son nom hors de l'Allemagne. Il a donné, dans les journaux et recueils littéraires,

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des traductions de morceaux d'Euripide, de Pindare, de Catulle, de Virgile, d'Ovide, de Juvénal, de Qaudien,deCaiuoens,de Sliakspeare ; séparément celles des Hymnes et de» Epigrammes de Calliinaque, avec des notes ( Berlin, 1794 ) ; des Satires de l'Arioste (ibid., 1794); de Saint-Léon, roman de Godwin (Hambourg, 1800); de poésies portugaises de divers auteurs [Gedichte au* dem Portug. ubertetzt, Oldenbourg, 4800, in- ; ). Le plus important de tous ses travaux de ce genre est sa traduction en vers des poésies d'Ossian, d'après le texte gaélic. L'Allemagne possédait déjà cinq traductions complètes de l'Ossian de Marphcrson; mais aussitôt que la société écossaise de Londres eut fait connaître au public les textes originaux qui mettaient l'authenticité de ces poésies à l'abri de toute atteinte, Ahlwardt se mit à les étudier, et quelques mois lui suffirent pour donner un échantillon du travail qu'il projetait, sous ce titre : Probe einer neuen Ueberselsung der Gtdichte 0*tian* , au* dtm Gatlitchen original, Oldenbourg, 4807, in-4" de 44 pages. Dans une préface intéressante, l'auteur donnait l'analyse du bel ouvrage qui venait de paraître sous les auspices de VHighiand tocitty {voy. Ossian), et fournissait des preuves nombreuses de la déplorable infidélité avec laquelle Macphcrson avait rempli ses devoirs de traducteur; puis il offrait, comme spécimen de son travail, la traduction en vers du septième cirant de Témora, avec des notes. Cet essai fut encouragé , et , après quatre ans de veilles laborieuses, l'auteur mit au jour son grand ouvrage : Die Gcdichle Oitiant ; au* dem Gaclitchen in tylbtnmattc des original*, Leipsick, 4811, 3 vol. in-8°. Pour rendre cette traduction complète, il y a fait entrer, d'après Macphcrson, les onze fragments dont le texte original est perdu ; elle est précédée d'une savante préface, dans laquelle Ahlwardt expose en détail le système métrique des poésies gaéliques ; rectifie cl complète, sous quelques raprtorts, les recherches auxquelles la société écossaise s'était livrée pour éclaircir ce» poésies, et fait connaître son système de traduction. Ce système est celui de la littéralilé la plus absolue, non-seulement dans la représentation du sens de l'original , mais dans celle de ses formes métriques : pensées, tournures, expressions, quantité, tout y est rendu aussi fidèlement que le calque rend les traits du dessin. Ce qu'un tel travail a pu perdre en inspiration poétique, il le gagne en utilité scientifique ; et la traduction d' Ahlwardt devra être consultée à l égal de la version littérale (1) latine de Marfarlan et de la traduction anglaise dont le docteur Thomas Ross a donné l'essai, par tous ceux qui voudront pénétrer un peu avant dans l'intelligence de ces précieux débris des citants des bardes calédoniens. — Ahlwardt a publié d'autres ouvrages, qui tous sont écrits en allemand : 1° Pourl'éelaircittemcnldttidylltt de Théotrile, Rostock, 1792. 2° Remarq ut* sur le psaume 22, Vtrttt 30, Oldcnb., 4803, in-4'. 3" Obtervaliont

(t) El nnn p>« lihrt, ttmme on 1*1 dit dan» nne noie ie l'artii-le Nacvkero», t. » P. 74. M. Brunei (*«. i* Mr., 11. SW), ■ bit U

grammaticale* sur le* nom* collectif* de la langui latine, ibid., 1804, in-4°. 4° Remarque* tur l'Iliade d'IIomère, liv. 15, v. 18-21, tous le rapport de la céture du ver* hexamètre, ibid. , 4805, in-4a. 5° Remarque* sur quelque* endroit* de* poêle* grec*, principalement tout le rapport de la prosodie, ibid., 1798, 1801-1802, 4807, in-4". Il a eu l'honneur de poser le premier, dans ces opuscules académiques, quelques-uns des principes qui ont été depuis généralement adoptés par les nouveaux métristes. 6° Supplément au dictionnaire grec-allemand de Schneider, ibid., 4808, in-4"; — tecond supplément, etc..., Greifswald, 4843, in-4°. 7° Grammaire de la langue gaélique, dans les Tables de comparaison des languesmères de l'Europe, publiées par J.-Sev. Yaler, Halle, 4822 {voy. Vateb). 8° Essai pour l'éclaircissement du poème des Niebelungen, d'après une souree non encore explorée, dans les Archives de l'Académie de Greifswald, t. 1, p. 99-105. 9° Une édition de Pindare, à l'usage des universités, Leipsick, 4820, grand in-s . Ce n'est guère qu'un s|<écimen d'une grande édition critique que préparait Ahlwardt, et que les maux d'yeux dont il fut presque continuellement affligé pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie l'ont empêché d'achever. Celle-ci contient le texte et la collation des variantes, n'est pas très-soignée ; imprimée loin de l'a elle n'a point de correction , et la notation complète de la prosodie pindarique, qui seule pourrait lui donner quelque prix, parait n'avoir été entreprise que |iour attaquer le travail de Itockh sur le môme sujet. Ahlwardt a rédigé pour divers journaux des extraits critiques et des analyses d'ouvrages : il a laissé des manuscrits dont plusieurs pouvaient être livrés à l'impression, et parmi lesquels il convient de distinguer des matériaux et des collations pour une nouvelle édition de Terentianus Maurus; un travail sur les tragiques grecs, et un dictionnaire portugais allemand, auquel il avait consacré beaucoup de recherches. Enfin les deux opuscules publiés à Berlin, en 1795, sous le nom de Hagemcister, qui les avait commencés . Gustave Wasa, portrait historique, traduit des Révolution* de Suède de Vertot, arec de* remarque* critiques ; et Dom Juan de Bragance, traduit des Révolutions de Portugal de Vertot, avec des notes et des corrections tirée* de* auteur* italien*, espagnols et portugais, sont dus en très-grande partie à la plume d' Ahlwardt. F — ll.

AH M ED-BEN-F ARES, surnommé Ei.-lUzv, lexicographe et jurisconsulte arabe, fut contemporain du célèbre Djewhary. Outre plusieurs ouvrages sur la jurisprudence, il est encore auteur d'un dictionnaire arabe, intitulé : Moudjmil-Alloghât, qui existe manuscrit à la bibliothèque de Leyde et à la bibliothèque Bodléienne. Golius, qui s'en est servi pour son Dictionnaire arabe, le croit antérieur à celui de Djewhary. Ahmed liabita longtemps Hamdan , et mourut dans cette ville, l'an 300 de l'hégire (999 do

AHMED-BEN-MOHAMMED ( Abou-Amrou ), natif de Djaên, fut le premier arabe espagnol qui Dénies épiuues dans le goût des

composa de petits poèmes épiques <

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