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Orientaux. Les fragments (nie Dobi nous en a conservés dans sa Bibliothèque arabe - espagnole prouvent qu'il excellait surtout dans le genre élevé. M a aussi laissé un ouvrage historique intitulé : Annales d'Espagne et Entreprises des Ommiades , divisé en 4 volumes. Le trop grand usage qu'il fit du vin le conduisit au tombeau, à la suite de violentes attaques dégoutte, l'an 360 de l'hégire (970 de J.-C. ). Ahmed jouissait d'une grande faveur auprès de Mostanser- Billah, qui régnait alors en Espagne. ( Voy. Casiri, Biblioth. arab.-hisp., t. 2, p. 155. ) J— N.
AHMED-BEN-THOULOLN ( Aboul-Abbas ), chef d'une dynastie qui a régné en Egypte. Le père d'Ahmed était un esclave turc, donné au calife Mamoun par Nouh le Samanide. Il fut distingué par ce prince, et en obtint des emplois qu'il conserva sous ses successeurs. Ahmed, né à Samirra, ville de Fine, le 25 de ramadlian, 220 de l'hégire ( 20 septembre 855 de J.-C.), he"ta de la faveur de son père, et parvint aux plus éminentes dignités. Nommé gouverneur d'Egypte, il profita de la faiblesse et des querelles des califes, pour obtenir la souveraine puissance. Sa première expédition remarquable fut contre les habitants de Barcah, qui s'étaient révoltés ; il assiégea cette ville et s'en rendit maître. Il étendit ensuite sa puissance au delà de l'Egypte, profita de la mort du prince de Damas pour s'emparer de cette ville, prit successivement E messe, Hamah, Alep et Antioche, et porta ses armes jusqu'à Tarse ; mais l'affaiblissement de ses troupes et la disette des vivres le forcèrent à borner là ses rapides conquêtes. En 268 ( 882 ), Loulou, un de ses affranchis, secoua le joug de l'obéissance, à l'instigation du calife Molewekkel, dont Ahmed avait rayé le nom dans la prière, pour y mettre celui de Motamed, frère de ce souverain. Ce rebelle s'empara d'Alep, d'Emesse, de Ganaseryn et de Dyar-Modbar. Ahmed, occupé de la conquête de la Syrie, ne put, à ce qu'il parait, réprimer cette insurrection ; et, peu de temps après, il mourut à Antioche, au mois de dzoulcaadah 270 ( mai 884 de J. - C. ), à la suite d'une maladie causée par la trop grande quantité de lait de buffle qu'il avait bu. Ce prince nous est représenté par les historiens comme généreux, brave, s'adonnant aux affaires d'État avec zèle, rendant justice à ses sujets, et protégeant les savants. H avait dans son palais une table ouverte pour les grands et pour le peuple, et donnait chaque mois 1,000 dynars aux pauvres. 11 Ut construire le château d'Iafa et une mosquée célèbre entre Mior et le Caire. La dynastie qu'il fonda fut désignée sous le nom des Thoulmnides ; elle n'a fourni que quatre princes, et fut éteinte en 905, par le calife Moktafy, qui vainquit et fit mourir Haroun, arrièrc-petit-fils d'Ahmed. J — N.
AHMED -SCHAH - L'ABDALY , fondateur du royaume de Candahar, fut, à proprement parler, un partisan heureux. Issu, suivant M. Crawfurd, de l'illustre famille des Seïdou, de la tribu Afghane des Abdalys, il fut, dès sa tendre jeunesse, enfermé avec son frère dans une forteresse, par Huccïn-Kan, gouverneur du Candahar. Tous deux durent leur délivrance à Nadir-Sclah, qui préluda, par la con-
quête de cette province , à son invasion dans l'Indoustan. Ahmed, reconnaissant, suivit la fortune de ce conquérant, et lui resta inviolablement attaché. 11 remplit d'abord auprès de lui les fonctions de assa— berdar, c'est-à-dire porte- masse, ou huissier, et devint ensuite officier de cavalerie. Après avoir fait d'inutiles efforts pour venger l'assassinat de son bienfaiteur , il fit une honorable et courageuse retraite, et repoussa l'armée des Persans, qui voulaient lui faire payer cher son dévouement envers leur ancien chef commun. Ahmed reconduisit ses Afghans dans leurs montagnes. A son arrivée, il s'empara d'un immense trésor que le gouverneur de Kaboul venait d'expédier pour le camp persan. Favorisé par un si heureux concours de circonstances, il se fit reconnaître souverain des Afghans, tant à Candahar qu'à Kaboul, où il fit battre monnaie à son coin, et prit le titre d'Amed-Scliah. Son autorité une fois établie, il pénétra dans le nord de l'Inde, et fit successivement six invasions jusque dans le milieu de cette contrée, où il avait accompagné précédemment Nadir. Parmi ces nombreuses expéditions, qui furent toutes très-funestes aux États du Grand Mogol, nous citerons celle de l'année H 70 de l'hégire (1756). Le sehah séjourna un mois entier à Déhly, l>our y célébrer le mariage de son fils Tymour-Schnh avec la fille d'un frère du Grand Mogol, AIcm-Guyr IL Cette alliance n'empêcha pas les Afghans de poursuivre leur marche triomphante dans les ssoubah ( ou vice—royautés ) de Déhly et d'Agrah, où ils répandirent la désolation. En 1758, Ahmed fut appelé dans l'Indoustan, par les nababs, à qui la puissance toujours croissante des Mahrattes causait de vives inquiétudes. En arrivant dans la province de Dou-ab, il fut accueilli par plusieurs rajahs et chefs rosgllalis, qui se joingirent à lui. Ils marchèrent vers Déhly ; mais différentes circonstances paralysèrent leurs opérations, et ils eurent la douleur de voir les Maltraite* s'emparer de Déhly, le 19 de dzoulhedjeh H73 ( 26 juillet 1760) ; l'empereur, la famille impériale, tous les joyaux de la couronne, tombèrent en leur pouvoir. Malgré la vive impatience qu'il éprouvait de se mesurer avec eux, le schah ne put passer la Djemnah que le 10 de djomady 2* 1174, et perdit même dans ce passage un très-grand nombre de soldats. Enfin , le 21 du même mois ( le 7 janvier 1761 ), eut lieu cette fameuse bataille de Pannibet, dans laquelle l'armée combinée des Mahrattes et autres chefs indous fut mise en pleine déroute par celle d'Ahmed-Schah, réunie aux chefs musulmans. Outre une innombrable quantité de morts, les Mahrattes abandonnèrent 22,000 prisonniers. Le vainqueur visita Déhly, et résolut de tirer une vengeance éclatante des Seykes. Cette nation belliqueuse avait profité de son absence pour s'emparer d'une partie du Lahor, et persécuter les habitants musulmans. Ils furent battus sur tous les points, et obligés de reconstruire les mosquées qu'ils avaient rasées; leur sang, disent les historiens, servit à laver celles qu'ils avaient profanées. On abattit leurs temples, on combla leurs fontaines sacrées, et on éleva de nombreuses pyramides composées des têtes des vaincus. Cette
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terrible expédition ouvrit aux Afghans la route du Cachemir. Ce beau pays leur tut livré par le perfide gouverneur mogol. Enfin, après une brillante et longue carrière, Ahmed-Schah mourut en 1773, non loin de la nouvelle ville de Candahar, commencée par Nadir, et terminée par lui. Sa couronne passa à son fils Tymour-Schah. L— s.
AHMED-DJESA1R. Voyez Avéïs II.
AHMED-KAN, nommé aussi Nicooar ou Ny- Goisdar , 9* empereur mogol , de la race de Djenguyz-Kan (Gengizcan), succéda, l'an 1282 de J.-C., 681 de l'hégire , à son frère Abaca-Kan , et fut le premier souverain mogol qui embrassa l'islamisme. Ce changement de religion excita dans sa famille et dans TÉtat des troubles , qu'il lui fut d'autant plus difficile d'apaiser, que sa conduite ne fut pas dictée par une sage politique. Il retrancha aux médecins et aux astrologues juifs les rétributions qui leur étaient allouées , se déclara le protecteur zélé des musulmans, et fit élever de superbes mosquées sur les ruines des anciens temples. Les émirs , mécontents de ces innovations, s'unirent à Cangliour-Pal, frère d'Ahmed , et résolurent de renverser son autorité. Instruit de cette conjuration, l'empereur fit mettre à mort CanglKHir-Paï, et s'assura des princes séditieux. Mais sa cour elle-même était en proie aux factions. Arghoun - Kan , fils d'Abaca-Kan, et neveu d'Ahmed, ne voyait dans son oncle qu'un usurpateur , qui le privait du trône de son père ; il prit les armes, fut vaincu et fait prisonnier; ' délivré ensuite par les émirs rebelles, il se vit bientôt à la tête d'une armée, et poursuivit l'empereur, qui tomba en son pouvoir, et fut livré aux enfants de Canghour-Pai , pour qu'ils pussent venger la mort de leur père. Ahmed subit le même sort que son frère, en 1284, après un règne de 2 ans et 9 mois. Ce prince faible avait cependant des qualités qui le rendaient digne d'un meilleur sort. Nous remarquerons que le nom de NyJioudur, qui signifie en persan homme de bien , parait être la corruption du mot Ten-Koudar, nom mogol donné à Ahmed - Kan par quelques auteurs , et dont nous n'avons pu découvrir le sens. J — n.
AHMED-RESMY-HADJ Y , conseiller du divan de la Sublime Porte , receveur des contributions de l'Asie, et terky ou nichandjy, c'est-à-dire chancelier du Grand Seigneur, jouissait d'une grande considération auprès de son souverain , Moustapha III ,
de temps après l'avènement de Moustapha , le 20 de rebyi 2e 1171 (I" janvier 1758), Ahmed partit pour Vienne, chargé d'annoncer à rimpératrice Marie-Thérèse l'avènement du nouveau sultan , qui désirait rester en paix avec une souveraine redoutable à ses ennemis , et chérie de ses jwuples. Nous avons tout lieu de croire que ce négociateur remplit de la manière la plus satisfaisante les instructions qu'il avait reçues , puisque la paix fut maintenue entre les deux États , et le sultan ne tarda pas à lui confier une mission au moins aussi importante que la première : ce fut d'aller féliciter Frédéric le Grand des brillants avantages qu'il avait remportés sur les
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Russes, les Autrichiens et les Français, et de consolider, par cette démarche, un traité conclu, dès 1760, entre la Prusse et la Porte Ottomane. Frédéric avait entamé les négociations en 1744. Après avoir expédié différents ambassadeurs à Conslantinople . il eut enfin la satisfaction d'en recevoir un de celle cour, si fière alors et si dédaigneuse envers tous les souverains de la chrétienté. Parti de Constantinople en juillet 1765, Ahmed ne revit cette ville que l'année suivante à la même époque. La relation, très-abrégêe à la vérité, de ses ambassades, écrite par lui-même , renferme des observations piquantes sur les pays qu'il a visités , et sur les personnages avec lesquels il a entretenu quelques relations. Ses observations manquent souvent de justesse, et elles portent l'empreinte des préjugés musulmans. Cependant il témoigne la plus haute estime pour Frédéric, qu'il traite de grand guerrier et de grand politique. 11 a consacré a ce souverain un cliapitre particulier. Les deux relations d'Ahmed-Resmy ont été insérées dans les Annales de l'empire ottoman d'Ahmed-Ouassyi-Effendi, depuis 1754 jusqu'en 1774, imprimées en turc, à Scutari , en 1804, 2 vol. in-fol. Un orientaliste allemand, qui a voulu garder l'anonyme, sans doute parce qu'il était agent diplomatique , les a traduites dans sa langue. Cette traduction a été publiée par Nicolat, libraire de Berlin , avec des notes de lui , du traducteur, et du major Menu de Minotoli , officier prussien ; Berlin, 1809, in-8». L-s.
AHUITZOL, 8* empereur des Aztèques, ou anciens Mexicains, fut élu en 1477, à la mort d'Axajacatl, qu'il remplaça sur le trône. Ahuitzol recula les limites du Mexique ; et , par la réunion d'une nouvelle province, remplit la condition imposée aux empereurs nouvellement élus. Il renonça aussitôt après aux conquêtes , et ses trésors furent employés à encourager l'industrie et à embellir sa capitale ; mais sa passion pour les nouvelles constructions faillit lui devenir funeste ; ce prince imprudent lit arriver dans Tenochlillan , aujourd'hui Mexico, au moyen d'un aqueduc, les eaux de la rivière Huitzilopochoco, qui, ainsi détournée, grossit considérablement le lac de Tezcuco. Un de ses courtisans ayant osé lui montrer le danger auquel cet aqueduc exposait la capitale , ce prince le fit périr. Peu de temps après, ces eaux s'accrurent avec une si grande rapidité, que Ahuitzol lui-même manqua d'être noyé dans son palais, et fut blessé grièvement à la tête en cherchant a s'échapper. Cette grande inondation eut lieu en 1498. Les historiens aztèques rapportent qu'on vit sortir des entrailles de la terre de grandes masses d'eau, qui contenaient des poissons qu'on ne trouve qu'à une grande distance dans les rivières des régions chaudes , lierra caliente. Puni de son , imprudence , l'empereur mexicain fit agrandir et réparer la digue élevée par ordre de Montezuma I,r, pour garantir la capitale des inondations ; il essaya ensuite d'abolir la coutume barbare de sacrifier les prisonniers, et d'arroser de sang humain les autels des dieux ; et, s'il n'y réussit pas entièrement , au moins diminua-t-il le nombre des victimes. Ce mc-
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narque mourut généralement regretté, et laissa le troue i MontezumaH, sous le règne duquel le Mexique fut découvert et conquis par les Espagnols. B — p.
AIBER (àzed-Eddtn), Iw sultan d'Egypte, de la dynastie des mameluks baliarytes , était Turc d'origine, et usurpa le pouvoir sur les princes de la race de Saladin , qui, s'élant partagé entre eux ses vastes États, se divisèrent ensuite , au lieu de s'unir pour repousser les Tatars qui menaçaient Bagdad , les Kharisiniens qui ravageaient les provinces de l'empire, et les Francs ou Occidentaux que le fanatisme religieux précipitait vers l'Orient. Affaiblis par des guerres intestines et des révolutions continuelles, lesdescendantsdc Saladin ne trouvaient plus que des séditieux dans leurs officiers, et des traîtres ou des assassins dans leurs proches. Ils formèrent alors, pour leur sûreté, une garde étrangère, composée de jeunes esclaves achetés au Mogol, dans le Captchak. A l'imitation de ses prédécesseurs, Melekal-Salefa fit venir un grand nombre de ces esclaves , a qui on donna le nom de mameluk , qui signillc possédés ou soumis; et, comme on les lit élever dans mie lie du Nil nommée Rodhah , vis-à-vis le vieux Caire, et que les Arabes appellent bahar ou mer les grands fleuves, ils prirent aussi le nom de baharytes, ou de maritime $. Instruits dans l'art de la guerre, ils formaient la haicah, ou garde du prince, et , une fois affranchis , ils parvenaient aux premières dignités. Ils devinrent très-puissants en peu de temps. Aïbek fut un de ces esclaves du Captchak amenés en Egypte ; son courage l'éleva aux premiers emplois de l'armée , sous le règne de Touran-Schah, qui gouvernait l'Egypte, lorsqu'en 1250 St. Louis débarqua à Damietlc. Aïbek eut part aux combats sanglants qui signalèrent cette canqagne, et où les esclaves baharytes soutinrent souvent le choc de la cavalerie française. St. Louis était prisonnier de Touran-Schah , lorsque les baliarytes, mutinés, massacrèrent ce sultan, et reconnurent pour reine d'Egypte la favorite Cliadjr-Eddour. Cette révolution éleva Aïbek à la dignité d'ataltek , ou généralissime des troupes. Les barbares qui avaient assassiné Touran-Schah voulaient qu'on massacrât le roi de France et tous les prisonniers ; mais Aïbek, comptant partager avec les esclaves baharytes les 200,000 livres qui devaient être payées dans la ville d'Acre pour la rançon du roi , tira son sabre, et jura qu'il ne souffrirait jamais qu'on violât ainsi la foi des traités. Cette déclaration termina les différends qui s'étaient élevés dans l'armée égyptienne, et la liberté fut rendue aux Français prisonniers. Trois mois après le meurtre de Touran- Schah , la reine Cbadjr-Eddour épousa Aïbek, et se démit de la souveraine puissance en sa faveur ; mais les mameluks, envieux , et les peuples, indignés de voir un esclave parvenu au rang suprême , 1 en firent descendre, sans toutefois le priver de l'autorité militaire, et reconnurent pour sultan un enfant de la famille de Saladin , nommé Mélik-al- Achraf , dont Aïbek devint le tuteur. L'Egypte et la Syrie formaient alors deux empires qui avaient
chacun leur sultan particulier ; celui de Damas, voulant profiter des troubles de l'Egypte pour l'envahir, s'avançait avec une armée , sou» prétexte de venger le meurtre de Touran-Schah ; Aïbek marcha à sa rencontre, et fut d'abord vaincu ; mais il remporta eusuile une victoire signalée, et força le sultan de Damas à entrer en arrangement. Ce prince eut tout le pays situé au delà du Jourdain, et Mélik-aL Achraf conserva l'Egypte, sous la tutelle d' Aïbek, qui. pour mieux affermir son autorité, lit assassiner Fares-Eddyn , mameluk puissant , son rival et son ennemi. Ne trouvant plus alors d'obstacles, il priva son pupille du trône, et y mouta lui-même l'an de rhégire 052 (1254 de J.-C). Un nouveau traité avec le sultan de Damas semblait devoir lui assurer un régne tranquille , lorsque Cbadjr-Eddour, instruite qu'il projetait d'épouser la fille du roi de Moussoul , le fit assassiner le 23 de reby 1" 055 (40 avril 1257 ). Aïbek avait été surnommé Mélikel-Moext (roi trés-élevé ). Il aimait les sciences, et avait fait construire sur les bords du Nil , dans le vieux Caire , un superbe collège , auquel il donna son nom. Il fut le premier sultan de la race des baharytes ou mameluks d'Egypte , qui se divisèrent ensuite en deux branches ou dynasties : celle des baharytes, et celle des bordjytes, ou cireassiens <•< '/. Bahkok), qui succéda, en 1582, à la première, et qui finit à la conquête de l'Egypte par l'empereur Sélim. Les partisans d'Aïbek vengèrent sa mort en faisant mourir ceux qui y avaient participé, et eu mettant sur le trône Ali son fils, qu'ils surnommèrent Mélik-al-Mansour (roi victorieux). Ce prince, après un règne très -court, fut déposé par le mameluk Kouthouz , qui monta sur le trône l'an 657 de l'hégire." ( Voy. Koirr-
■owc) J — n.
A ICARDO (Jean), architecte, né a Cunéo en Piémont, vint à Gènes vers le commencement du 1T» siècle , et fut chargé de construire les magasins de grains qui sont près de la porte St- Thomas. Il éleva ensuite différentes liabitations sur la place des Banchi, et refit A neuf le chnuir de l'église de St- Dominique. On lui doit aussi le plus grand aqueduc qui soit A Gènes, et qui fournit de l'eau à presque toute la ville. Ce bel ouvrage n'était pas encore tout à fait achevé en 1025, lorsque Aicardo mourut; la ré|mblique laissa le soin de le terminer à Jacques Aicardo son lils. Celui-ci bâtit ensuite les magasin» de sel près de l'église St-Mare. Il agrandit, sur un plan nouveau et plus régulier, le pont des Marchands et le pont Royal , et fit exécuter la belle fontaine que l'on voit auprès de ce dernier pont. Jacques dirigea aussi la construction d'une partie des murs qui s'étendent de la Darse jusqu'à la porte du Mole. 11 mourut en 1650. A— d.
AICARTS DE FOSSAT, Irai badourdu 15" siècle, est connu par une pièce assez curieuse sur la querelle qui s'était élevée pour la couronne de Naples, A laquelle le pape Innocent IV avait nommé le jeune prince Edmond, fils de Henri III, roi d'Angleterre, au préjudice de Conrad IV, déjA élu roi des Romains. Dans cette pièce, le poète suppose
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