‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 37 sur 117 · SS · texte numérisé non relu

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2° De Finibus bonorum et malorum libri quinque,

adiessés aussi à M. Bruni-, Des éditions séparées en parurent sans nom de lieu ni d'imprimeur, et suis date ( mais, suivant les uns, à Mayence, chez Fust et Schocffer; suivant les autres, à Cologne, chez Ulric Zel), in-4*; puis à Venise, 1474, in 4\ Cet ouvrage est dans l'édition de Home, mentionnée en l'article précèdent. Il a été aussi imprimé séparément cum notit variorum, Cambridge, 4728, et ibid., 1741, in-8°; avec les commentaires de Davics (Davisius), Halle, 1804, et Copenhague, 4839, in-8". 3° Tutcutanarum Quattionum libri quinque, adressées encore à M. Unit us. Elles prennent leur nom de Tusculum, où Cicéron les composa après l'usurpation de César. L'édition princeps est de Rome, Ulric Han, 1469, in-4", et coolicnl de plus les Paradoxa, Lalius, Cato major, et Somnium Scipionis. Il y a eu beaucoup de réimpressions dans le 15* siècle. LYditiou cum notii variorum, Cambridge, 1709, in-8*, a été reproduite en 1723, eu 1730, et en 1738. Elle est cependant assez rare. Celle de Halle, 1803, in 8\ contient les commentaires de Davies, et celle de Leipsick, 4836, 3 vol. in-8°, présente en outre le travail de Lalleinand, et des Index très-complets de G. -H. M oser. 4° De Nalura Deorum libri Iret. L'édition princeps est la même (pie celle des Académiques. Davics en a publié une eum nolis variorum, Cambridge, 4718, in-8°; ibid., 1723, 1733 et 1714. On a publié à Bologne (Berlin), 1811, in-8», un prétendu 4' livre de cet ouvrage; dans ce 4" livre, après avoir établi la nécessité d'une religion, l'auteur établit la nécessité de ses ministres ; l'existence des ministres suppose un dogme; la conservation de ces dogmes exige des réunions des ministres, ou, pour trancher le mot, des conciles ; dans les conciles, comme dans toute assemblée, il faut un président, un chef; et, en cas de division dans les opinions, c'est le chef qui doit l'emporter. On croit que l'auteur de ce 4* volume est M. Buchbolz. Ce qui est plus certain, c'est qu'il n'est pas de Ciceron. Lactance a, dans ses Institutions divines, imité le traité de Natura Deorum. Deux éditions modernes de cet ouvrage sont également estimées : l'une revue par L.-Fr. Heindorf, Leipsick, 1813, in-8": l'autre avec les notes et les commentaires de YVyitenbach et de Fr. Creuzer, ibid., 1818, même format. 3° De Divinalione libri duo, dont la 1" édition est de Venise, 1470, in-fol., avec les traités de Fato et de Legibus. 6° De Fato. Cicéron avait écrit 2 livres sur ce sujet ; nous n'avons que le 2*. encore est-il imparfait. J.-C. Brémius en a donné une édition séparée, avec des notes, Leipsick. 1793, in-8*. 7» De Legibus libri ires. Morabin croit que Cicéron en avait composé 6; il y en avait au moins 3, puisque Macrobe cite le 5* dans le 6* livre de ses Saturnales. Davics a donné une édition du traité des Lois, Cambridge, 1727 et 1745, in 8», qui se jointà la collection des variorum. 8* De Officiis libri 1res, adressés par Cicéron à son fils Man us, alors à Athènes. C'est un extrait de Panxtius le jeune, philosophe grec stoïcien, et d'Hécaton, son disciple, qui tous les deux avaient

composé des ouvrages sous le môme titre; mais cet extrait a été tellement embelli par Cicéron, qu'il est devenu le plus parfait recueil des préceptes dtt droit naturel , et qu'on peut croire que c'est a l'imitation de Cicéron que St. Ambroisc composa ses trois livres des Offices. Ce traité de Ci' éron est le premier de ses ouvrages qui ait été imprimé. Cette édition princeps est de Mayence, Fust, 1465, in Toi. ; la 2* édition parut dans la même ville, chez Fust et Schoefrcr, 1467, iu-fol. ; la 3", à Rome, chez Swcynhtiin ci Pannartz, 4469, in-4*. Parmi les innombrables réimpressions, il suflit de citer celles de Venise, 1470, in-fol., 1472, in-fol. Toutes les notes de Lambin, de F. Crsinus, de Ch. Lange, de F. Fabricius, d'Aide Manucc, et un choix des notes de Muret, de S. Rachel, etc., se trouvent dans la trèsbonne édition donnée par Gr.rvius, Amsterdam, 1688, in-8*; réimprimée dans la même ville en 1740 : on estime encore l'édition d'Oxford, avec notes, 4747, in-8"; celle de Londres, Pearce, 1745, in-8*; celle de Paris, Barbou, 4773, in-32; celle préparée par J.-F. Hcusingcr, et publiée par son fils, Brunswick, 4783. in-8*. L'édition donnée par Reuouard, Paris, 4796, in-4", n'a été tirée qu'à 463 exemplaires. Celles de Leipsick, 4811, 1 vol. in-4*, ibid., 4820-24, 2 vol. in-8*, Brunswick, 4838, in 8°, offrent de savants commentaires. 9* Calu major, sive de Senectute, ad T. Pomponium Âlticum, imprimé pour la première fois en 4469, à la suite de la 3* édition du de Officiis; réimprimé souvent depuis, mais rarement seul : dans quelques éditions, on trouve une version grecque de Théodore Gaza, publiée à part, Paris, 4523, in-4 2. 10° Lit • lius, site de Amicitia, adressé au même Atlicus, et presque toujours imprimé avec l'ouvrage précédent. Barbou en a donné une édition fort jolie, Paris, 4768, in-32. On estime aussi celle de Leipsick, 4828, avec les notes de C Bcier. Denis Petau en a donné une version grecque , Paris , 1 052 , in-8*. 11° Paradoxa, imprimé pour la première fois à la suite des Offices, 1465. et réimprime souvent avec ce traité et avec ceux de l'Amitié, de la Vieillesse, et le Songe de Scim'on. Tlicodore Gaza avait aussi traduit les Paradoxes en grec. La traduction de J. Morisot, dans la même langue, parut à l;âle, 1547; celle de Turnébe se trouve au t. 2 de ses œuvres. D. Petau en donna une à Paris, 1649, in 8*. Les œuvres philosophiques de Cicéron furent réunies pour la première fois, et publiées, Rome, 1470, 2 vol. in-fol. F. l'Houoré entreprit une édition de ces ouvrages ad usum Delphini, mais il ne put en donner que le 1 " vol., contenant Academica, de Finibus, Tuscvlanœ Quasliones, de Natura Deorum, et les deux premiers livres de Officiis, 1689, in-4" : la mort de l'éditeur empêcha de continuer cette édition. Davies avait aussi commencé une édition des Opéra philosophica ; il n'en a donné que 6 volumes, plusieurs fois réimprimés, qui comprennent Academica, de Finibus, les Tusculanat Quasi., de Natura Deorum, de Divinalione, de Fato, et de Legibus. C'est d'après Davics que les œuvres philosophiques ont été réimprimées à Halle

par les soins de R.-G.Rath, 1804-1908, 0 vol. in 8». 12° De Repubtica, ouvrage retrouvé fur H. Angclo Mai, public par lui avec un commentaire, Rome, 4N22. in-8", et qui fut imprimé en France, pour la première lois, d'après l'édition originale, Paris, 1823, in-8". On ne connaissait encore ce traité que par des fragments que Jos.-Eleaz. Dernardi était parvenu à lier et à mettre en œuvre avec assez de bonlicur, et dont il avait donné, en 1798, une traduction française. (IV/;/, plus loin la lisle des traductions.) Le traité de Repubtica a été réimprimé avec les corrections de F. Sleinaker, Lcipsick, 1823, in-8« ; avec les fragments de discours découverts par M. Angclo Mai, les notes et les commentaires de ce savant, Halle, 1824, in-8». Il reste encore de Cicéron : h une (tarde de la traduction du Timée, dialogue de Platon ; 2* quelques passages de sa traduction en vers du poème d'Aratus. (l'oy. ce nom.) — Les ouvrages de Cicéron qui ne sont pas venus jusqu'à nous sont : 1" vingt-six oraisons; 2* Commcntahi eausarssm; 5° des lettres grecque* et lutines ; 4* deux hues de Gloria : cet ouvrage existait peut-être encore au 1(1* siècle [voy. Alcvomiis et I'hilelphe); 5 OEcoiwmica, eu 3 livres, d'après Xénoplion ; 6* Protayorat, trad. de Platon ; T une traduction des discours d'Eschine et de Déniosihèue sur la Couronne; 8° Lius Cutimii, qui donna lieu à VAnli Caton de César ; 0* de Phitoiophta liber, appelé aussi llurl ensi us ; 10* de Jure eivili ; 1 1° Liber de suis cunsttili ; 12" de Auguris; 13* Consolutto sur de Luclu minuendo; I i° Chorotpaphia; 15° des poèmes héroïques, /1/cyon«, Limon, Mariut. ci de Contulatu tuo, lie: de suit temporibui, libri 1res; W Tametastii, élégie; 17* un poème (JucuUtrie Libellutf dontQoinlilien rapporte deux vers ; 18" Pontius Glaucus, |>oëme qu'il avait composé dans sa jeunesse ; 19* Anec dota, dont il parle lui-même dans ses lettres à Atlieus. Il (tarait qu'il avait traduit en vers latins les passages les plus remarquables, et peut-être même des livres entiers d'Homère. — Plusieurs ouvrages ont clé attribués ou contestes à Cicéron. A ceux qui ont déjà été nommés, il faut ajouter : 1e Retponsio ad invectivant C. Satlustii Crispi, dont l'auteur est M Porcius l.atro ; 2" Oratio ad populum et equiUi antequam irel in exitium ; 3" Epittula ad Octavium, que Paul Manuce a imprimée a la suite des épltres a Quinlus ; 4* Oratio de pace, que Mérouville a fait entrer dans son édition des discours ; 5» Oratio adversus Ka/erïum, imprimée pour la première fois par les soins do Pli. Ik-roaldc, avec les autres discours de Cicéron, I (99, in- loi . : clin fourmille de solécismes, aussi est-elle retranchée des éditions de Cicéron ; 0" Cot* tolutio, à l'occasion de la mort de Tullie, imprimée a Venise par F. Yiunello, 1583, que l'on a attribuée à Vianello lui-même, mais qui estdeSigonius; 7" Liber de Synonymie, impunie pour la première fois à Padouc, 1482, in-i° ; réimprimé en 1483, sans nom de ville, sous ce titre : de Dictiontsm Proprielatibtu, et à Augxliourg en 1488, sous eelui-ci : de Proprietatibus Terminorum. l-.rasmc pense que cet ouvrage n'est autre cliose qu'un extrait des mots de Cicéron ; 8* d* Rc militari ; 9* Orpheui, iwe de Adolescente

tluiioto, qu'on suppose adressé au flls de Cicéron pendant qu'il était à Athènes ; 10* de Utemoria. que l'on croit être de Tiron , affranchi de Cicéron ; 41° Notœ tachygraphicm , que Trithèmo attribue a Cicéron, mais qui sont plutôt du même Tiron ; 12" de Petitione consutalut, qui, quoique imprimé dans les n*uvrcs de Cicéron, n'est pas de lui, mais lui fut adressé par son frère. — Parmi les ouvrages qui se rattachent à ceux de Cicéron, nous citerons: le Theeaurus Ciceronianus de Nlzzoli. revu par Aide Manuce, Venise, 1370, in-fol. ; \cCiceronianumLexicon de H. Ksticnne, Paris, 15.77; Turin, 1743, in-8°; et celui donné parCh.-G.Schuctz, Lcipsick, 1817-21, 7vol. in-8*,' enfin la r/ai'fefir«ronra>iad'Ernc&li, Lcipsick, 1737, Halle, 1757,1775, 1777, 1831, in 8», et à la suite de plusieurs éditions complètes.— On divise en sept âges ou époques les différentes éditions des ouvrages de Cicéron. Le premier âge comprend les premières éditions faites en Allemagne et en Italie des traités séparés. Avec le second commencent les éditions des œuvres complètes; la plus ancienne est celle de Milan, 1498-1499, 4 vol. in-fol. C'est de cet âge que sont l'édition de Venise, Aide, 1319-23, 9vol. in-8", et celle de Bâlc, Cralandre, 1528 , 3 vol. in-fol., réimprimée dans la même ville chez Ilervagius, 1531, 4 lomesen2 vol. in-fol. Le troisième age date de l'édition de P. Vctlori, Venise, L.-A. Junte, 1334- 1337, 4 vol. in-fol., réimprimée â Paris, chez Robert Estiennc, 1528-1539, 6 tomes en 2 vol. in-fol.; a Lyon, chez les Gryphe, 1340, 9 vol. in-8* ; et avec des notes de J. Canicraiïtis, Pâle, Ilervagius, 1510, 4 vol. In-fol. Le quatrième âge comprend l'édition de Paul Manucc, a\ec ses scolics, Venise, 1340-1541, 10 vol. in-8°, et celles que, d'après Paul Manucc, donnèrent Robert Eslicnne, 1515-1544, 8 vol. in-8", et Ch. Estienne, 4555, 2 vol. in-fol. C'est au cinquième âge que se rapporte l'édition de Denis Lambin, critique savant, interprète habile, mais correcteur téméraire, Paris, 1560, 2 lomes en 3 vol. in-fol. J. Griiier, antagoniste de Lambin, et respectant quelquefois jusqu'aux mauvaises leçons des manuscrits, ouvrit le sixième âge en donnant son édition avec des notes critiques, Hambourg, 1618, 4 vol. in-fol. ; et c'est cette édition qu'ont suivie J. Gronovius, dans celle qu'il donna a Leyde, 1692, 2 vol. in-i"; Isaac Vcrburg, dans celles qu'il publia a Amsterdam, 1724, 16 vol. In-8B, 4 vol. in-4B ou 2 vol. in-fol. (réimprimée à Venise en 1731,42 vol. in-8*) ; et Ernesti, dans ses deux premières édit ions (Halle, 1737 et 1757, 3 vol. In-8»), Dans l'intervalle avaient paru les éditions de Leyde, Elzevir, 1612, 10 vol. petit in-12; d'Amsterdam, Blaeu, 1658, 10 vol. in-12, et par les soins de C. Schrevclius, celle d'Amsterdam, L. Elzevir, 4661, 2 vol. in-4*. Ce fut d'après toutes hs éditions qui existaient déjà que d'Olivet donna sa belle et précieuse édition, Paris, 1740-42, 9 vol. grand in-4", réimpriinée à Padoue, en 1753, et à Genève en 1758, dans le même format et le même nombre de volumes ; mais dans cette dernière édition, les notes se trouvent au bas du texte. L'édition de d'Olivet a été reproduito encore * Glasgow, 4749, 20 vol. in-12, et à Padoue.

CÎC

177-2, 16 vol. in-8* ; et avec quelques retranche» inents et quelques additions, (Mord, 1783, 10 vol. in-4°. Lallewand donna son édition de Cicéron, Puris, Barbou, 1708, 14 vol. in-12. Le septième âge des éditions deCkérnn date de la troisième édition donnée par Krnesti. Halle, 1774-1777,7 vol. in 8°. On y trouve la t'Unis Ciceioniana, qui fait aussi partie de l'édition des œuvres de Cicéron, donnée à Deux- Ponts, 1780, 15 vol. in-8». Ou avait, en 1777, commencé a Naplea une réimpression des ouvrages de Cicéron mm mits variurum; elle devait avoir 53 vol.; il n'en a |uru que 17. Parmi les éditions publiées depuis le lommenccment du 10* siècle, nous citerons celle donnée en Angleterre, d'après le travail d'Krne»ti , Oxtord , 1810-11, 9 vol. in 8*. avec la Clavit Cieeroniana ; celle de Schïitz, avec notes, commentaires et Index , Lcipsick, 1814-18, 18 vol. in 8* ; celle d'Amar, Paris, Lefévre, 1823 23, la première complète du texte seul; celle de N.-E. Lemaire, Paris, 18*28 et ann. suiv., 20 vol. in-8% faisant partie de la Bibliothèque latine publiée par le même éditeur; enfin celle de J.-C. Orelli et G. liai ter, Zurich, 1826-37, 8 vol. en 12 parties graud ln-8*. — On a imprimé plusieurs recueils de morceaux extraits des ouvrages de Cicéron. Les plus connus sont : Cieeruni» Bctogm, par d'Olivct, Paris, 1744, in-12, et souvent réimprimé; Pracepia rhetorices, coll. ex librit de Oraiore, Paris, l ; bu. vol. in-12. qui compte également plusieurs éditions ; Bxcerpta ex il. T. Ciceronisphilosophicis Operibus, à l'usage des élèves de rhétorique, Périgueux, 1823, iu-8*; Cieeronis Opéra teleeta, a l'usage des élèves des classes d humanités et de rhétorique, par M. A. Mottel. Palis, 1856, 4 vol. in- 18. Voici l'indication des principales traductions françaises des ouvrages de Cicéron, car il nous est impossible de les énumérer toutes . 1° les Dialoguei de l Orateur, par Castagne, Paris, 1673, in-12; Lyon, 1692, in-12; par M. Pannelier, Paris, 1818, 2 vol. in-12. 2" Les Entretiens eur le* Orateur» illustres, par Girv, Pari», 1052, In-12 ; par Villefore, ibid.,1726, in-12; par M. Pannelier, ibid.,1819, in-12. S' De l'Orateur, sans le texte, par l'abbé Collin, Paris, 1757, In-12 ; 2* et S* édit., avec le texte, ibid , 1805 et 1809, in-12; par MM. Dam et Nougat ède, Amsterdam, (l.yon», 1787, in-12 ; par M. Pannelier, Paris, 1818, 2 vol. in-12. 4* Ltt Partiliont oratoires, par Charbury, Paris, 1756, in-12. 6° Let quatre livret à Hr reitmiM, |»ar Jacob, avocat, sous le titre de Rhétorique de Cicéron, Paris, 1652, in-8*. V De la Composition oratoire ou de l'invention, par Abel Lonqucuc, Paris, 1815, in-12. On n'y trouve que la traduction des deux premiers livres. 7* S<t Discourt, par Villefore, Paris, 1732, 8 vol. in-12 ; par l'al.bé Auger, dans ledit . des OEuvret posthumes de cet écrivain (Paris, 1792-5, 10 vol. in-8*) ; par M. Henri, sous ce titre : Discours de Cicéron traduits et analysés, Paris, 1808-20, 4 vol. in-12. 8° Set Discours choisis, par E. Philippe, Paris, 1723, in-12; par E. Philippe, d'Olivct et l'abbé de Maucroix, Lyon, 1725-26, 2 vol. in-12; 2* édit., Paris, 1725, 2 vol. in-12, auxquels on a joint, eo 1757, un nouveau volume contenant

les discours contre Terrés et ceux pour Mvrena, en

tout 3 vol. in 12, que l'on a rajeunis, en 1763, au moyen d'un nouveau titre. Ses Discours choisis ont encore été ttaduits par Lebeau, Paris, 17.'0, 3 vol. in 12 ; par l'abbé Auger, ibid., 1786, 3 vol. in-12 ; par de Wailly(qui n'a fait que revoir la traduction do Villefore), ibid., Barbou, 1772, 1778, 1786, 5 vol. in-12; par M. Bousquet, avocat, ibid., 1805, 2 vol. in-12, cl 1812 ou 1828, in-8» ; par P.-C.-B. Gueroult, ibid., 1820, 2 vol. in-8». 9° Plusieurs discours ont été publiés séparément, entre autres : les Calilinaires, avec le discours pour Martellus, et quelques morceaux des Vcrrines, par d'Olivct et l'abbé de Mnucroix, dans les Œuvres posthumes de ce dernier, Paris, 1710, in-12; avec les Philippiques do Démosthène, par d'Olivct, Paris, 1727, 1730, 1744 ou 1771,1 vol. in-12, qui se joint ordinairement aux Discours choisis de deWailly; par Isaac Bcllet, a U suite de son Hitloirt de la conjuration de Caliltna, Paris, 1732, in-12 ; avec le discours pour ifarcellut et celui pour Ligarius. par Busncl, Rouen, 1774; Paris, 1805, in-12 ; par un anonyme, avec des notes et des analyses, Mines, 1825, in-12 ; — ses Harangues contre Verris, intitulées des Statues et des Supplices, par Truffer, Paris, 1808, 2 vol. in-12; — pour le poêle Arehias, avec des notes critiques et littéraires, par F. Delcroix, ibid., 1625, in-18. On peut joindre aux différentes traductions des discours de Cicéron l'ouvrage suivant : Histoire raisonnée des discours de M. T. Cicéron, par Fréval, 1765, 1 vol. in-12. 10* Lettres de Cicéron, trad. par les abbés Prévost et Montgault, Paris, 1801-3,12 vol. iu-80. 11* Lettres familières, par Et. Dolet, Lyon, 1542, iu-81 et in-12; 1549, in-16 et in-12; Chamberv, 1509, in-12 ; par Chaulmer, Paris, 1664, 1669, 1674, in-12; |>ar M.umenet, Paris, 1704, 4 vol. in-12, traduction attribuée à Goibaud-Diibois ; par Godon in. Bruxelles, sans date (vers 1709), 2 vol. in-12, traduction attribuée à Duryer ; par Gaullyer, faris, 1721, in-12 ; par l'abbé Prévost, ibid., Didol, 1743, 5 vol. in-12 ; réinipr. avec des Lettres à flmlus, à Quinlus, et des augmentations par Goujon, ibid., 1801, 0 vol in-8*; autre édit., Lyon, 1810, 5 vol. in-12. iT Lettres à Atticus, par St-Réal et l'abbé Montgault, Paris, 1701,5 vol. in-12; par l'abbé Montgault seul, ibid., 1714, 1738; Amsterdam, 1741 ; Paris, 1775, 1787, 1808, 4 vol. in-12. 13* Lettres à Quintus, par Lccouite, 1697, in-12 ; par le Deist de itotidoux, Paris, 181.1, in 12; par Prévost, à la suite de la 2* édition des Lttlrcs familières. 14* Lettres à Brutus, par de Laval, Paris, 1731, 2 vol. in-12; pu Prévost, ibid., 1744, 1 vol. in-12, qui sert ordinairement de supplément a YHistoire de Cicéron, trad. par le même ; par le Deist de hou doux, ibid., 1812, in 12. Morellet a traduit une Lettre de Cicéron à itrulus, Parts, Barbou, 1743, in-32, tirée à 25 exemplaires. — Des Ltttrtt choisies de Cicéron ont été publiées par Simon Bernard, Wesel, 1795, in-12; par l'abbé Valart, Paris, 1771, in-12; par M. lannclicr, ibid., 1806, in-12. 15* Les Académiques, par Dav. Durand, avec le commentaire du P. Valeniia, Londres, 1740, in-8- ; avec te

commentaire trad. par de Caslillon, érlit. revue par Capperonnicr, Paris, Barbou, 1796, 2 parties in-12 ; nuire édition, sans le texte, Rerlin, 1777, 2 vol. iu-S"; autre sans le texte ni le commentaire, Paris, 1790, in-12. 16° Entretiens sur les vrais maux et sur les vrais biens, par Regnier-Desmarais , Paris, 1721, in-12; ibid., Rarbou, an ."î (17911. in-12. 17° Traite delà Consolation, ouvrage attribué à Cicéron, traduit par Benoit Troney, Lyon , 1584, in 8% et par Jacques Morabin, Paris, 1753, in-12. 18-1 De la Divination , par lit gnior - Desmarais, I».irij, 1709, 1710 et 1720 ; Amsterdam, 1711, in-12. l.'nc nouvelle édition, suivie de la Consolation trad. par Morabin , a paru à Paris, chez Rarbou. an 5 (1794), in-12. 19° Traité du Destin, par l'abbé Giraad, Lyon et Paris, 1816. in-12. 20° 7raife des lois, par Morabin, Paris, 1719, 1777, in-12. 21° les Tusculancs, par J. de Besse, 1534, in-12. par Dolel, Paris, 1644, in-16 , par Maucroix, dans ses Nouvelles OEuvres diverses, 1726, in-12; par d'Olivetet Bonhicr, Paris, 1737, 2vol.iu-i2 ;4,édit.. ibid., 1766. Ce dernier a publié l'ouvrage suivant qui se joint a l'é.lit. de 1737 : Remurqu s sur les Tusculanes de Cicéron, etc., ibid., 1737, in- 1 2. 22° De la Nature des Dieux, par Gui Lcfévre de la Boderie, Paris, 1581 , m i ; par l'abbé Lemasson, ibid., 1721 , i 3 vol. in-12 ; par d'Olivet, avec les remarques de Bouhier, ibid., 1721, 1747, 1759; ibid., Barbou , 1766, 1775 , 2 vol. in-12. Celte dernière édition ne contient pas le travail de Bouhier, ce qui fait qu'on y joint souvent : Remarques sur Cicéron, par le président Bouhier, Paris, Gamlouin, 1746; ei Barbou, 1766, in-12. 23° Le 'traité des Devoirs, par Goibaud Dubois, Paris, 1691 . in-8* ; 1692, in-12; par de Barrcli. ibid., 1758 ou 1759; Lyon, 1766; Paris, 1756. in-12, cl réimprimé plusieurs foisdepuis;par Ernni. Brossclard,ibid.,an6 (1798), in-8"; ibid., 1800, 2 vol. in-12; par Gallon de la Bastide, ibid., 1806, 2 vol. in-12; par J. -P. Adry, qui n'a fait qtie retoucher la traduction de Barrelt , ibid. , 1820, in 12. De l'Amitié, par Langladc, Paris, 17C4, in-12 ; par Resseguier, Avignon, 1776. in 8°: par madame Maussion, qui l'a fait suivre d'une Lel- I tre sur l'amitié entre les femmes, Paris, 1825. in-18. Ce traité a presque toujours été joint au suivant. 25° De la Vieillesse, par Goibaud-Dubois, avec le traité de l'Amitié elles Paradoxes, Paris, 1691 , in-8*, plusieurs fois réimp. (voy. Dubois) ; par Maueroix, dans ses Œuvres posthumes, 1726, in-12 ; par de Haï rctt, avec le traité de l'Amitié, les Paradoxes , le Songe de Scipion, et la Lettre politique à Quinlus, Paris, 1754, in-12; les mêmes augmentées de la lettre à Quinlus sur la demande du consulat trad. par J. -F. Adry, ibid , 1809, in-12; par Resseguier, avec le traité de l'Amitié, Marseille, 1780, in-8»; par l'abbé Miguot, neveu de Voltaire, avec le traité de l'Amitié , ibid., 1780, petit vol. in-12, tiré a 50 exemplaires, et qui n'a pas été mis en vente; par Gallon de la Bastide, avec le traite de l'Amitié cl les Paradoxes, ibid. , 1804, in-12; pu- madame Maussion, qui a misa la suite quatre Lettres sur la vieilUsu its femmes, Paris, 1822, in-18.— Bozciiau a

publié : OEuvres philosophiques de Cicéron , Paris, Didot jeune , 10 vol. in-18. C'est un recueil d'anciennes traductions sans te texte. 26° De la République, ou du meilleur Gouvernement, ouvrage traduit de Cicéron, et rétabli d'après les fragments et ses autres écrits, avec des notes, etc., par Jos.-Eicaz. Bcrnardi, Paris, an 6 (1798), in-8", réimprim. avec ]>• texte latin des citations et des fragments, ibid., 1807, 2 vol. in-12. Ce n'étaient, comme le titre l'indique , et comme nous l'avons déjà dit , que des fragments habilement réunis. Lorsque le savant Angclo Mai eut découvert et donné l'ouvrage complet, M. Villemain publia : la République, d'après le texte inédit récemment découvert par Angclo Mai , avec une traduction française, un discours préliminaire et des dissertations historiques, Paris, Michaud, 1823, 2 vol. in-8», ou 3 vol. in-12. Cette version, qui réunit la fidélité à l'élégance, jouit d'une réputation méritée. M. Jos.-Vict. Lcclerc en a donné une autre dans son édition des œuvres complètes. — On avait déjà les Sentence* illustres de Marc Tulle Cicéron, par Bellelorest, Paris, 157*, Lyon, 1582, in-16; par D. Gueroult , Lyon, 4590, petit in-8", lorsque l'abbé d'Olivet donna lu traduction des Penscesde Cicéron, recueillies et publiées par lui, Paris, 1714, 1754, in-12, réimprim. un grand nombre de fois, notamment en 1761 et 18(18; cites oui été publiées en trois langues, texte latin de Cicéron , traduction italienne de E.-T. Dessous, et traduction française de d'Olivet, Paris, an 6 (1798), in-8\ et trad. de nouveau par Louis Leroy, ibid., an 10 (1802), 5 vol. in-18. Les Pensées morales de Cicéron, recueilliesct trad. par Lcvcsque, (Paris, 4782, in-18), font partie de la Collection des moralistes anciens donnée par Didot l'aine de 1782 à 1795, en 18 vol. — L'édition des ouvres de Cicéron , trad. en français par Duryer (voy. ce nom), Paris, 1670, cl Lyon, 1679 , 12 vol. in-12, n'ai pas complète, et mérite a peine d'être citée. Celle donnée par Desmeunier , Clément de Dijon et Guéroult frères (de 1785 à 1789), s'est arrêtée au 5* vol. in 4° ou 8* vol. in-12. On n'y trouve que les ouvrages de rhétorique et une partie des discours. L'édition de Fournicr, Paris, 1816-18, 30 vol. in-8°,y compris la Fie de ficeron,par Midlelon, trad. par Prévost , et la Uavis Ciceroniana, offre quelques anciennes traductions, et plusieurs autres entièrement nouvelles, dues â MM. Achaintre, Binet, Levée, Liez cl Verger. Celle dirigée par M. Jos.- Vict. Leclerc a fait oublier la précédente. Le savant éditeur a soigneusement retouché les anciennes traductions qu'il a admises, et il en a donne d'inédites. MM. Binet , Burnour. Guéroult, Liez, ISaudet, de Rémusat, deWailly, l'ont aidé dans ce travail. Elle a été publiée à Paris, 1821-25, 51 vol. in-81, y compris ks Index, revus et augmentés par M. Leclerc, et qui forment 1 vol. imprime à deux col. qui se vend séparément. Lue seconde édition a pani , ibid., 4823 et ann. suiv., 37 vol. in-18 La Bibliothèque latine-française de Panckouckc contient une traduction nouvelle et trés-esti niée des n-uvre-s do Cicéron, en 36 vol. in-8°. Elle est l'ouvrage de plusieurs professeurs distingués, parmi lesquels nous

nommerons MM. Andrieux, Durozoir, de Colbéry, Guéroult, Greslou, Mangcart, Péricaud et Pierrot. — Quant aux traductions en langues étrangères, nous citerons seulement comme recherchées : pour l'italien, celle des Discours, par Unis Dolcc, Venise, 1562, et 1734 , 3 vol. in-*-; de l'Oraleur, par le même , ibid., 1547 ou 1554. in$° ; des ouvres morales, parle même, ibid., 1528, in-4°; 1503, 1504, in-8° ; de la Rhétorique, par Marzio Caleolti , sans indication de ville ni date, in-4°; des Lrltres familières, par G. Loglio, ibid., les Aide, 1559, in 8"; des Lettres à Alticus, par Mall.Senarega, ibid., 1555, in-8"; de la République, par Antonio Benci, savant toscan, et publié dans I Antologia di Firen:e, ann. 1823 ; — pour l'anglais : la traduction de l'Orateur, par Gulhrie, Londres, 1808, 2 vol. in-8*; des Discourt, par le même, ibid., 1745, 5 vol. iu-8*, et 1806, 2 vol. in 8- ; des EpUret, |»ar Wil. Melmoth, ibid., 1772 ou 1799, 3 vol. in-8* ; des L clins a Brulvs, pftrConvers, Middlelon, ibid., 1745, in 8° ; des Utlres à Alticus, par Gulhrie, ibid., 1752, 2 vol. in-8*; et 1806, 3 vol. in-8". des Académiques et des Entretiens sur les vrais maux et les vrais biens, par le même, ibid., 1744, in-8° ; du traité de la JSature des Dieux, par Th. Francklin , ibid. ,1775, in-8* ; du traité des Devoirs, par le même, ibid. , 1775, in-8° ; des traites de lu Vieillesse et de l'Amitié, parWil.Mehnoth,1773, ibid., 1777,1785et 1807, in-8*. — La vie de Cicêron a été écrite par Plutarque, dans ses F't># para//efc« , et, depuis, un grand nombre de fois, particulièrement en italien, vers 1455, par Léonard Bruni, qui la traduisit lui-même en latin quelque temps après ; en latin, par Séb. Corrado, Bologne, 1537, in-8*; en anglais, par Middlelon, Dublin, 1741 , 2 vol. in-8", ouvrage traduit par l'abbé Prévost, Paris, Didot, 1743 ou 1749, 4 vol. in-42, et qui se joint à plusieurs éditions des œuvres complètes; par Morabin, ibid., 1745, 2 vol. in-4% exacte cl méthodique, mais inférieure du reste à la précédente. Le même Morabin a aussi donne VHisloire de l'exil de Cicéron, ibid., 1725, in-12. On allribueàïabbé Macé une Hisloiredts quatre Cicéron, c'esl-a-dire de l'orateur romain, de son lils, de son frère et de son neveu, et à MM. Péricaud de Lyon et C. Brcghot : Ci'ceroniana, ou Recueil des bons mots tt apnplithegmes de Cicévon, suivi d'ancc~ dotes et de pensées Urées de ses ouvrages, et précédé d'un abrégé de son histoire, avec des notes, etc., Lyon, 1812, 1 vol. in-8*, tiré à 100 exemplaires. Une tragédie de Crébillon , iulitulée : le Triumvirat, ou la Mort de Cicéron, a été représentée a Paris, le 13 décembre 1754 (1). Cu-s.

(4) Le limite aothemique de Cicéron, qu'un uorm gravé dans

plusieurs ouvrages d\i .mu-s, a ligure dan* la rulleciiou Matiei et

dans celle du cardinal Fesch, a Paris. La mile de Magnésie en Lydie avait tait frapper des médailles sur lesquelles on trouve le portrait de Cicéron. Ou peut consulter a ce sujet; 1° l'ouvra*;* suivant du P. Sanrletnente : de Nnntmo M. Tnllu Ciceronit a itnputiiun Ladite, enm rjus imagine wjnalo, di%$trtntii>, etc.. Hume, ISOS , in-»° : l'auteur y Tait mention des écrivains qui ont Irailé le même sujet ; 3' Lelt'e de Jf. Cottinery, è U. SànrUtnente, vu tnjet tf»»* médaille sur laquelle on t crj toirln tettde Ciréron. Elle a elé livrée dans h* tneyrhpMjnt, t. ■", année 18». T-f.

CIChRON ( Qcixtls ), frère du précédent, et beau -frère de Pomponius Alticus. Après avoir été préteur, il obtint, en l'année 692, le gouvernement de l'Asie (I). Lorsqu'il revint a Home, pendant l'exil de Cicéron, toute la ville alla au-devant tic lui, avec les plus grandes démonstrations de respect et d'intérêt. Les fureurs de Clodius mirent sa vie en danger. Des gladiateurs à la solde de ce fougueux tribun poursuivirent Quintus l'épée à la main : il aurait été tué s'il ne se fût caché sous un monceau de citoyens et d'esclaves massacrés autour de lui, cl n'y fut resté jtisi[u'.i la lin de l'émeute. Quand Cicéron, après son rappel, se fui lié avec César, qui commandait alors dans les Gaules, Quintus devint le lieutenant de ce général. Il le suivit en celte qualité dans son ex|»édilion en Bretagne (l'Angleterre), et ne le quitta tpie pour être le lieutenant de Cicéron en Cilicie. Dans la guerre eulre Cé«ar et Pompée, lorsque ce dernier abandonna l'Italie, Quintus s'embarqua avec Cicéron pour se rendre à son camp; mais après la bataille de Pharsalc, il s'enfuit en Asie avec son lils, et sollicita son pardon du vainqueur, en mettant tous les torts sur le compte de son frère. Il fut proscrit et tué avec son lils, l'an 45 avant J.-C. Dion rapporte que celui-ci ayant été maltraité cruellement pour n'avoir pas voulu découvrir le lieu où son père était caché, Quinlus, qui en fut instruit, sortit de sa retraile et se présenta aux assassins 11 s'éleva alors une dispute louchante, aucun d'eux ne voulant survivre à l'autre; mais on les mil d'accord en les égorgeant tous les deux à la fois. M. T. Cicéron fut mis à mort quelque temps après. Quintus Cicéron est auleur de la lettre de Pelilione consulatus insérée dans les œuvres de son frère, et Iraduilc séparément par Adry, à la suite de l'édition des traités de la Viritlesse et de l'Amitié, par Barre», Paris, 1809, in-12. (Voy. Cicéroj*.) M. ICuscbc Salvcric avait publié une autre traduction de celle lettre dans le Magasin encyclopédique de mai 1806. Il reste encore une autre lettre de Quintus à Marcus Cicéron, et trois à Tiron, affranchi de ce dernier. Quintus avait du talent et du goût pour la poésie. Il avait projeté un poème sur l'expédition de Jules- César dans la Grande-Bretagne , et invité son frère à roncourir à cet ouvrage On avait de lui plusieurs tragédies imitées ou traduites du grec, et dont il ne nous est rien parvenu, entre autres : Electre, la Troaie et Erigone. Enfin on trouve vingt vers de Quintus sur les douze signes du zodiaque, dans le recueil de Maitlaire, intitulé : Opéra et Fragmenta vêler, latin. Poet., Londres, 1713, in-fol. Q— R— v.

CICÉRON (Quintus) , fils du précédent, fut élevé avec son cousin Marcus, qui était a |>eu près

(I) Rn se rendant a ce gouvernement, il passa par Athènes, oh Il se brouilla avec l'oiuponius Alticus, son beau-frère et l'ami intime de M. T. Cicéron. Ce dernier écrivit Immédiatement a Alticus, pour lui témoigner ses regrets de ta conduite de Qulnlus, qu'il représente comme mi boimne aussi inconstant dans ses amitiés que dans ses liaines. (Voy. Epttt. »d Allie., I. i, ep. ta, 17 et «».) Ce grand homme reproche anssi a son Irere (tp'tt. ed Quint, fralr., 1. «., tp. V, de h- Ui-ser dominer par Slatios, «on aOïamui, el de gouverner même trop oespollqncraent. Cti-s.

du même âge que lui, sous les yeux de M. T. Cicéron , et l'on dit que ce grand liomme ne dédaignait pas de leur servir quelquefois de précepteur. Chacun d'eux cependant en avait un particulier. Celui de Uuintus était un rhéteur nommé Paconius, qui s'attachait surtout à la déclamation, tandis que l'affranclii Denys, précepteur de Marcus Cicéron, habituait beaucoup plus son élève à bien penser qu'à bien dire. Grâce à la trop grande indulgence de son père, Quinlus s'abandonna de bonne heure à toute la fougue de son caractère, aussi en i brassa- t-il le parti de César, moins |K>ur se faire un nom dans les armes, que pour se soustraire â l'autorité de sa famille. Il |<oussa plus tard l'ingratitude envers son oncle jusqu'à écrire des libelles contre lui , et à le dénoncer à César. Il se jeta aussi dans*ia débauche, et se comporta si mal avec sa mére, que son pére se vit contraint de le chasser de chez lui. Quinlus Cicéron s'attacha ensuite â Marc-Antoine , qu'il ne tarda pas â quitter pour se remire auprès de Brutus, affectant alors autant de zèle pour les intérêts de la république, qu'il nvait d'abord montré d'indifférence. Proscrit avec son père par les triumvirs, il tomba comme lui entre les mains de leurs satellites, qui les égorgèrent en même temps. (Voy. l'art, précéd.) Quintus Cicéron déploya dans ses derniers moments une générosité et un courage qui rachètent eu partie tes fautes et les uiiiiicsscs ne sa vie. CH— s.

CICÉHON (Marccs), seul fils de M. T. Cicéron et de Tércntia, naquit l'an 088 de Lomé (1). La guerre civile le lurça â prendre de bonne heure le parti des armes. Il n'avait que dix-sept ans quand il fut conduit par son père au camp de Pompée : il se fit remarquer par son habileté aux exercices militaires, et mérita de commander à l'barsale une aile de cavalerie. Après la mort du général, il fut envoyé à Athènes pour y passer quelques années dans l'étude de la philosophie et des lettres. M. Brutus le vit dans celte ville, et fut surpris de lui trouver tant de talents, de belles qualités, et de haine contre la tyrannie. 11 le lit son lieutenant, et lui donna, en Macédoine, le commandement de sa cavalerie, quoiqu'il n'eut que vingt ans. Cicéron se montra bien en toute occasion : dans un engagement qui culliYu contre C. Antcine, trère du triumvir, il battit ce général, et le fit prisonnier. Apres la bataille de Philippe», il se relira en Sicile , auprès du jeune Pompée, et continua â défendre la cause de la liberté. Il profita ensuite de l'amnistie qui fut accordée aux exilés de son parti pour retourner & Rome, où il vécut quelque temps dans une condition privée. Auguste ne fut pas plutôt seul maître du gouvernement , qu'il le prit pour son collègue dans le consulat, et ce fut à lui , en qualité de consul, qu'il écrivit pour lui annoncer sa victoire d'Actium et sa complète d'Egypte. Cicéron eut la satisfaction de faire exécuter le décret qui ordonnait que toutes les statues et tous les monuments élevés à Marc-Antoine fussent abattus. Après son consulat, i) Tut

(I) Dm biographe* anglais le (bol Ml ire l'an de Rome W0, environ 04 ans avaai J.-C.

nommé au gouvernement de l'Asie ou de ta Syrie. A partir de cette époque, l'histoire ne parle plus de lui. H mourut dans un ike avancé. On lui a reproché d'être adonné à la dissipation et à l'ivrognerie. U paraîtrait que ce fut dans un excès de vin qu'il jeta une coupe à la tête de Yipsanius Agrippa, et qu'il lit saisir et battre de verges un certain Ceslius (de* puis préteur), qui se trouvait â sa table, et qui était connu |>our parler insolemment de son père. Sénéqtie accorde au jeune Cicéron de l'urbanité; nuis il ajoute qu'il n'y eut que le nom de son père qui le porta au consulat. On peut opposer à ses détracteurs les éloges de plusieurs de ses contemporains, li s Lcntulus , les Trcbonius, et, ce qui est du plus grand poids, le suffrage de M. Brutus, qui l'avait eu auprès de lui dans son armée. Par ses lettres publiques et particulières, il loue son habileté, son courage et son élévation d'âme. Il va jusqu'à «lire ù M. T. Cicéron que son lits n'aura pas besoin d'emprunter de sa gloire [jour arriver aux mêmes lionueurs que lui (I ). Q— Il—Y.

CICOGNA (Pasqual), doge de Venise , succéifa, le 18 août 1585, à ISiccolo da Ponte : c'était le second doge choisi parmi la nouvelle noblesse. Sous son règne, le sénat de Venise donna, le premier, l'exemple aux Etats catholiques do reconnaître Henri IV comme roi de Fiance, malgré les excommunications du pape : les Vénitiens, toujours fermes dans la foi catholique, ont presque toujours fait cause commune avec le parti protestant. Le commerce, florissant pendant le règne de Pasqual Cicegna, accumulait dans Venise d'immenses richesses; on en fit usage pu m- embellir cette ville : le pont da Rialio fut bâti en pierre et d'une seule arche au travers du grand canal ; le palais ducal fut restauré, et les superbes bâtiments de la place St-Marc furent achevés. En même temps la forteresse de Patina Nuova fut bâtie pour couvrir le Frioul, et arréicr les ravages des Turcs. Pasqual Cicogna mourut le 2 avril 1595 ; il eut pour successeur Marino Grimani. S — S — l.

CICOGNAR A ( Lêopold, comte de) , né le 26 novembre 1767, à Fer rare, d'une riche famille patricienne, manifesta dès son enfance un goût marqué pour les arts du dessin ; mais son père, qui désirait le voir occuper de hautes charges dans l'État , n'en tint aucun compte , et l'envoya faire son droit fc l'université de Pavie. Le jeune Cicognara cultiva, outre < et ic science, les matliématiques et la physique; et, après avoir pris ses degrés, il se rendit â Rome, où il se livra en commun avec Camuccini, Benvenuli et Sabatelli à la peinture et à des recherches sur l'histoire des beaux-arts. 11 lit aussi dans cette

(I) Marco» Cicéron a ironvé parmi les moderne» on nanéirvriïtc

encore plu» rnthouMJilc : c'est l'auteur déjà rile de YHnhi.e éet Quatre Cieerou ( roy. Cictnon ), ouvrage destiné spécialement, comme son titre n»dtij«e, a prouver, tTapret les Historiens greet et tatmt, que le fil* de M. T. Cirrren eut auti illustre aue toupert. Dtaes l'abbe Macé, le silence de la plupart des écrivains an sajrl de Marcus Occron tu ni a re que x-s ouvr.ipe* ne m>o» aoni poon parvenus, ei are uoesesconuin|orjin>. \m (laiterie, oui atlribné à Ao«asie seul Ihonneur de tout ce qu'il» avaient fait ensemble de

capitale quelques paysages qui donnaient lieu d'espérer que l'Italie aurait en lui un grand peintre de plus; niais les tableaux qu'il a exécutés depuis n'ont pas réalisé cet espoir. De llotne Cicognara nlla d'abord i [\aplos. pois en Sicile ( 1701), où ta reine Caroline le distingua au point d'exciter la jalousie de son favori Acton, ce qui le contraignit a quitter le pays plus tôt qu'il ne l'aurait voulu. Il retourna, par Florence, Milan et Bologne, à Ferrai c, lit ensuite une excursion à Venise, et s'établit vers 17115 à Hodéne. Il devint successivement, de 1796 à 1808, membre du comité d'armement général de cette ville, du corps lénhtlatir de la république cisalpine, minière plénipotentiaire à Turin, député aux comices de Lyon et conseiller d'État, charge dont il se démit en 1808, pour occujier celle de président de l'académie des beaux-arts de Venise. Là, enfin, il se trouva dans son élément : il réorganisa cet établissement, en agrandit le palais, le dota de maîtres, de tableaux, de dessins, de bronzes, de marbra; il aida la jeunesse de si s conseils, de sa protection, de son or; il lut l'àme de celte académie dont il devait être séparé trop tôt par le gouvernement autrichien. A Venise la maison de Cicoumara fut constamment le rendez-vous du grand monde, et de tout ce que cette ville possédait de distingué dans les sciences et les arts. Il avait épousé une veuve, madame Foscarini, remarquable par sa beauté autant que par son esprit, mais qui avait la manie de faire de l'opposition contre ISapoléon, à qui elle portait une haine implacable. La police impériale, qui soupçonnait Cicognara de partager les opinions de sa in mue, le fit enfermer au château de Milan ; mais il obtint bientôt sa liberté ; et, peu de temps après, Napoléon lui conféra l'ordre de la Couronne de fer. Dés qu'il fut sorti de prison, Cicognara se mit de nouveau à étudier l'histoire des arts, et dans ce but il entreprit en 1815, aussitôt après le rétablissement de la paix générale, un voyage en Allemagne, en France, dans les Pays-Bas et en Angleterre. C'est dans ce voyage qu'il compléta sa belle et riche bibliothèque d'ouvrages d'art, collection unique dans son genre, à la formation de laquelle il avait travaillé toute sa vie, pt que plus tard, en 1827, il se vit obligé de vendre, au prix modique de 100,000 francs (I) , pour réparer les brèches que des malheurs domestiques avaient fcites à sa fortune. De retour à Venise, il fut, par erreur, soupçonné de carbonarisme, parce qu'un de ses homonymes faisait partie d'une vente de cette ville. En butte à mille tracasseries de la part du gouvernement autrichien, qui s'obstinait a trouver en lui un révolutionnaire, il se retira dans les Etats pontificaux, sa patrie, et séjourna alternativement à Home et dans les villes voisines. A cette époque il perdit sa femme, et épousa en secondes noces une jeune personne d'origine bourgeoise. En 1830, des recherches qu'il se proposait de faire sur les anciens moiiumcnls de Venise le ramenèrent dans cette ville, où, bientôt après, il fut atteint d'une phthisic

(l) Celle UMiaiWftje fut achetée par Usa XII, qui ra iuror- ■M ur partie * b Viitcaae cl l'autre à I» Sapieace.

pulmonaire qui mit un ferme a ses jours, le î» mars 1831. Ses obsèques furent célébrées dans la basilique de St-Marc avec une pompe extraordinaire. Sa ville natale, Ferrare, y envoya nnedcpuiation pour attester à sa veuve la douleur de la patrie, et lui annoncer que fa salle destinée aux bustes des Ferra rais célèbres serait désormais enrichie d'une image chérie et d'un glorieux souvenir. L'académie do Venise lui avait déjà fait ériger |>emlant sa vie une statue qui décore l'une de ses grandes salles d'exposition. — Cicognara est auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels son Uiitoire de la sculpture depuis ta renaissance de cet art jusqu'au siècle de Canot a (1) a fait une immense s nsaiion dans le monde scientifique, et lui a valu, tant en Italie qu'en dehors de ce pays, une renommée que, selon nous, il fut loin de mériter. Cette histoire de la sculpfure est la seule qui existe : il s'y trouve quelques matériaux inédits, quelques recherches utiles, et des observations fort judicieuses; enfin plusieurs erreurs as<ez répandues jarini les artistes y ont été rectifiées. Voilà le plus grand éloge qu'on puisse en faire; mais dire, comme la plupart des critiques de l'Italie, de l'Allemagne et même de la France, que c'est un livre consciencieux, qui envisage l'art sous toutes ses faces et où l'érudition est de bon aloi, ce serait se rendre coupable d'une partialité trop grande. Ce furent ses ami» Pictro Giordano, d'Agincourl et Frédéric Schlcgel qui l'encouragèrent à composer cet ouvrage, pour faire suite à ceux de Winckelmann; mais suit que Cicognara n'eût pas la connaissance de tous les faits nécessaires, soit que son esprit ne pût embrasser la marche de l'art à travers tant de siècles, il borna. son plan à ne traiter que de la sculpture en Italie et en France; et ce sujet il ne l'a même pas épuisé, car son œuvre est remplie de dissertations sur des monuments de peu d'importance, et de notices biographiques et littéraires chargées de détails étrangers à l'art. On lui passe volontiers les éloges exagérés qu'il prodigue à sa patrie, car l'art moderne tout entier nous vient d'elle ou par elle ; niais il est inconcevable qu'un homme qui a la prétention de vouloir écrire l'histoire de la sculpture en France ignore tout ce qui y a été fait avant 1404, et même avant 1507, ou croie pouvoir l'effarer d'un trait de plume; il est inconcevable, dirons-nous encore, qu'un auteur qui compose une histoire de l'art, et qui en consacre tout un volume in-fol. à l'architecture des églises les plus renommées, oublie de prier des quatre-vingt-dix-neuf centièmes des édifices les plus remarquables en ce genre, et ferme les yeux sur les innombrables sculptures qui ornent l'extérieur et l'intérieui de tant de temples chrétiens, sculptures qui, à elles seules, forment un des épisodes les plus importants et les plus curieux de l'art moderne. Emporté par ses préjugés, l'Aii. Marque de Ferrare non -seulement critique avec la plus déplorable partialité les chefsd'œuvre de Goujon, de Sarrazin, de Puget, qu'il ne

(i) Florence, 1815-18, 3 volâmes In-fol. avec heaocoap de gravures; Irt iiirrs tics iiiniei S et S porteul, au lieu des mou Siècle it c**ttM, renwi 10e attrfr. Une seconde cdluoo de cet an race

en 5 vol. s et ■ pul.tice i l'rato, 18JJ «.

caractérise m»' me pas bien ; non seulement il indique à faux des influences d'école sur école; non-seulement il ignore que l'art en France, en Angleterre, en Allemagne n'a pas sommeillé un instant du 6* au IS* siècle, mais sur l'Italie même il tombe dans (1rs inexactitudes qui portent à la lois sur 1rs faits historiques et sur les appréciations en matière de goût. Aiusi, pour n'en citer qu'une, l'art italien au moyen âge, selon Cicognara, serait entièrement indigène; tandis que tout le monde sait qu'il y est plus qu'aux trois quarts byzantin, cl les preuves en sont si nombreuses et si palpables que leur énumération serait ici superflue. Les meilleures parties <lc cette histoire sont celles où il traite des œuvres de Canota. L'auteur démontre avec une grande sagacité combien il est dans l'intérêt de l'art de conserver les costumes antiques, et s'élève avec une juste indignation contre les ridicules costumes modernes que quelques artistes ont essayé d'introduire dans leurs ouvrages. Entre les paradoxes dont cette histoire aht v.dc, il y en a un que l'auteur se plu i t à répéter a plusieurs reprises, savoir, que les guerres et les révolutions auiaient toujours donné de l'essor et de l'énergie aux arts du dessin. Si cela, par suite de circonstances- particulières, a été quelquefois vrai en Italie, il est au contraire prouvé, par l'histoire de tous les autres pays, que toute interruption de la paix intérieure ou extérieure a été très-nuisible aux arts et leur a même fait perdre ce qu'ils avaient gagné pendant des siècles entiers. Parmi les critiques les plus judicieuses qui aient été publiées sur \' Histoire de la sculpture, nous signalerons celle de M. Émeric-David dans la Revue encyclopédique, 1819, t. 3 et 4, et 1820, t. 7 ; et celle de Fiorillo, dans V Indicateur litiraire de Goeltinguc. — Nous allons maintenant indiquer les autres ouvrages de Cicognara, dont quelques-uns ont un mérite plus réel que celui qui vient de nous occuper, bien qu'ils n'aient pas obtenu la même réputation. 2° Mémoire pour servir à l'histoire de ta chalcographie, l'rato, 1821, in-8°. On y trouve des recherches curieuses sur l'origine, la composition et la décomposition des nielles. Ce livre peut être regardé comme une suite & l'excellent ouvrage sur le même sujet de M. Duchènc aîné (1). 3* Les Édifices les plus remarquables de Venise, mesurés et gravés |>ar des membres de l'académie royale des beaux-arts à Venise (Venise, 1820, 2 vol. in-fol. ). Lo plupart des observations historiques et artistiques qui accomparoent les gravures sont de Cicognara ; les autres ont été fournies par deux architectes distingués, Al M. Antonio Hindi, secrétaire de l'académie, et Antonio Selva. Ce recueil est d'autant plus précieux qu'un grand nombre des monuments qu'il représente sont aujourd'hui tellement dégradés qu'on |tcut à peine les reconnaître. 4* Les Ctie.'t-d'œuvrc de Canovn, avec un appendice contenant lu liste de tous les ouvrages exécutés par ce sculpteur, Venise, 1823, in -8*. 5* Lettre sur le portrait de Laure, opuscule écrit nu sujet du beau portrait dont l'abbé de Marsand a

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orné son édition des Rime» de Pétrarque. Cicognara, qui précédemment avait jugé ce portrait authentique, se déclare dans la lettre contre son authenticité; mais il trouva un contradicteur dans Meneglielli, qui, après avoir examiné et comparé tous les portraits connus île Laure, fiiiil par adopter la première opinion de Cicognara, et rendit hommage à la sagacité de l'abbé Marsand. 6" Catalogne raisonné des livres d'arts el d'antiquités que possède U comte de Cicognara, Pisc, 1821, 2 vol. in-8*. Ce catalogue se compose de deux parties indiquées par le titre même : les beaux-arts d'alwrd. et ensuite l'antiquité. Dans la première figurent, après les grands ouvrages sur l'art en général, les traités ou mémoires sur le desMii, la peinture, la gravure et l'architecture; les poèmes relatifs aux arts, les poétiques, les mythologie*; des recueils de lettres, descriptions, relations, mémoires cl journaux ; enfin des séries de gravures représentant des emblèmes, des hiéroglyphes, des inscri|»tions, etc. La seconde panic contient les meilleurs ouvrages sur les antiquités en général, cl notamment sur les costumes; des collections de monuments égyptiens, indous, grecs, étrusques, romains et autres. Les litres des livres et des gravures sent accom|>agnés de notes qui renferment des détails intéressants sur les ouvrages et leurs auteurs. T Hommage des provinces vénitiennes à S. M. Charlotte- Auguste, Venise, 1818, in-fol. Dans celle année, la ville de Venise fil à l'impératrice d'Aulrielte hommage de plusieurs slalues, bas-relief*, pierres gravées, objets d'orfèvrerie, etc., exécutés par de célèbres artistes vénitiens. Cicognara, qui fui charge de les transmettre à la princesse, y joignit l'ouvrage dont nous venons d'indiquer le titre, et qui contient dix-huit planches représentant tous les objets offerts, ainsi qu'un texte explicatif. Ce livre, imprimé sur grand papier vélin avec un luxe extraordinaire, n'a été tiré qu'à un très-petit nombre d'exemplaires, qui ne sont jamais entres dans le commerce, de sorte qu'ils sont devenus une curiosité de bibliophile. 8" Discours prononcé *ur la tombe du marquis Canova, dont il a publié les chefs-d'ouvre {voy. plus haut numéro 4*), et |>our qui son admiration était une espèce de culte. Il recueillit, dans toutes les parties de l'Europe, des dons |>our construire le superbe monument funèbre qui a été élevé a ce célèbre artiste. 9° U Beau, Pi*e, 1808. in-8°. C'est une théorie du beau qui n'est ni artistique ni philosophique, et qui, par cela même, n'a été approuvée par personne. L'auteur , dans ce livre, s'évertue a faire de la métaphysique, mais en vain, car on s'aperçoit dés la première page qu'il est entièrement étranger * celle science. 10* (avec l'abbé Baruffaldi) Mémoires historiques sur la littérature ferraraise. Ferra rc, 1 l'A), in-fol. Cet ouvrage parait avoir été composé principalement dans le but de réfuter des doctrines littéraires el artistique* émises par l'abbé Denina ; il conlienl des faits très-curieux relatifs à l'histoire politique de la ville natale de l'auteur. H* Aux Amis de la liberté italienne, Turin, 1709, in-89, brochure qui a pour objet de prouver l'utilité de la réunion du Piémont i la France : c'est lo seul écrit sur U

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