CID
politique qui soit sorti île la plume de Cicognara, du moins à noire connaissance. 1-2° Le* Heures du jour. Païenne, I7U4, in-8°, recueil tic poésies fugitives au-dessous du médiocre, qui n'ont eu qu'une existence éphémère cl que nous ne citons que pour mémoire. Cieognara a publié en ouire un grand nombre de brochures, parmi lesquelles se trouvent des dissertations assez bien faites sur plusieurs monuments, tel» epic les chevaux antiques de St-.Marc, le l'anthéon, les Propylées, la tint ue de Polymnic de Canova, ainsi cpie l'éloge funèbre de Fossini et la vie de St. Lazare, moine et peintre. Il a aussi fourni dcsarlicles à la plupart des journaux littéraires et scientifiques qui, de son temps, ont paru en Italie ( Voy., à ce sujet, la Reçue encijclop , t. 25.) Tous ses ouvrages sont en langue italienne *, mais ilssont écrits dans un style barbare, qui contraste singulièrement avec les objets délicats dont ils traitent. Cicoçnara n'était pas un homme supérieur; il avait de l'instruction, de l'activité, de l'esprit, beaucoup d'éloquence naturelle ; il était beau, rordial, agréable, plein de zèle pour certaines petites choses, et surtout homme du grand monde : voilà plus qu'il n'en faut pour acquérir quelque rhose qui ressemble à de la gloire, aujourd'hui qu'on prodigue la gloire au talent et qu'on la dispute au génie. Quant à des opinions politiques, on peut dire qu'il n'en avait point de fixes. Après avoir encensé avec ardeur la république, il encensa non moins ardemment Napoléon, à qui il disait, dans la dédicace du premier volume de son Histoire de la sculpture : u Votre grandeur que la « postérité admirera avec une sorte de terreur rcli- « gieusc. ... • C'était la un bien étrange début i mutin zélé démoorale, qui, peu de temps auparavant, comme membre du corps législatif de la république cisalpine, avait protesté solennellement contre l'érection del'italicen royaume. Cicognara était chevalier de plusieurs ordres, membre de l'Institut de France et de beaucoup d'autres académies. Il eut de sa seconde femme un fds, qui est entré au service de l'Autriche. M. P. Zanini a publié une notice nécrologique sur Ciconnara dans le 7« vol. des Progrès des sciencc<, des lettres el des arts, etc., ouvrage périodique, publié à Kaples de 1852 Sx 1^5». M — A et Val. P.
€10 (HooaicL'E Diaz de Uivar, surnommé le), héros castillan , naquit à Curgos, vers l'an 1040, et fut armé chevalier a l'âge de vingt ans, par Ferdinand Ier, roi de Léon et de Caslilîe. Attaché ensuite à Sanche II, successeur de Ferdinand, il se distingua sous ses yeux, en 1063, à la bataille de Graos, où périt Ramirc I", roi d'Aragon. Rodrigue servit encore don Sanche dans la guerre contre Alphonse son frère, roi de Léon, el se trouva au siège de Zatnora, où Sanche fut tué par trahison. 11 prit part, après cet assassinat, à la délibération des seigneurs castillans qui donnèrent pour successeur au malheureux Sanche, son frère Alphonse VI ; mais Rodrigue osa exiger du nouveau rui le serment de n'avoir pas treui| »e dans le meurtre de Sanche : ce fut i l'autel même ou Alphonse allait être couronné qu». Rodrigue le lui Kl prononcer , en y ajoutant lui même des malédiction» contre les parjures. Des
ce moment il fut à jamais exclu des conseils et de la faveur du nouveau monarque, liquida alors la Caslilîe, emmenant avec lui plusieursdc ses parents et de ses amis; mais, tout en s éloignant de son souverain, il ne cessa pas de le servir. Cinq rois maures s'étaient ligués pour ravager la province de Rioja; Rodrigue marche à leur rencontre, suivi de ses amis et de ses vassaux, remporte une victoire complète, et leur impose un tribut au nom du roi de Caslilîe. Rappelé à la cour, il reçut en présence d'Alphonso les députés marnes, qui le qualifièrent , en le saluant , du litre d El-scid, qui, en langue mauresque, veut dire seigneur, d'où lui vint le surnom de CH. Appelé au siège de Tolède, en t CSG , il contribua par sa valeur a la prise de cette ville. llauni de nouveau de la tour, par ce même Alphonse qui ne lui pardonna jamais d'avoir été force de céder à lu généreuse fermeté de son caractère, il rassembla une foule de chevaliers, tant espagnols qu'étrangers, et, suivi de ces braves, il s'empara du ch&leau d'Alcacer, cl se rendit encore redoutable aux Maures. Ce second exil fui l'époque la plus glorieuse de la vie du Cid. Aidé seulement des braves chevalier* que sa réputation attirail sous ses drapeaux , il remporta sur les Maure-, un grand nombre de victoires. L'avantage qu'il tirait des tiens escarpés lui
fit donner la préférence aux quartiers de Térucl, où il se maintint longtemps dans une forteresse, appelée depuis la Roche du Cid. Après la mort de lliagn , roi maure de Tolède, qui s'éiait retiré à Valence, le Cid se rendit maître tle telle ville, et s'y établit avec ses compagnons d'armes en 1v94. Trop modeste pour prendre le litre de roi, il n'oublia jamais qu'il était ne sujet du roi de Caslilîe , et il ne cessa de rendre hommage au monarque qui l'avait exilé. Il mourut à Valence, en tflOt). Tels sont les exploits qui fondent la gloire du Cid ; il a fallu les débarrasser du merveilleux que les romanciers, et même les historiens espagnols ont mêlé à leurs récils. Le judicieux Ferreras a été notre guide. Tout ce qu'on trouve de plus sur ce héros castillan dans Ira autres historiens est fabuleux, sans en excepter sa querelle avec le comte de Gorinas el sou amour pour la belle Chimènc, qui a fourni à Corneille le sujet d'une des plus célèbres tragédies du théâtre français. Rodrigue eut un lits et deux filles de son mariage avec dona Ximènc Diaz, fille de don Dièguc Alvarez des Asturies. Son fils fut tué jeune dans un combat ; ses deux filles, dona Elvire el dona Sol, épousèrent deux princes de la maison de Navarre, et , par une longue suite d'alliances, elles se trouvent les aïeules des Heu i l'eus qui régnaient de nos jours en Espagne. Les exploits du Cid sont consignés dans un manuscrit qui existe encore dans la bibliothèque de Valence. Général habile, loyal chevalier , il fut le modèle des guerriers de son siècle. On a imprimé a Sév ille. en 1710, une vie du Cid, sous le titre d7fï<toria oYI famoso cavallero Cid Rui Diaz; et en 1734, José Pereya Bayam publia a Lisbonne une autre vie du Cid, en portugais, sous le titre d7/>'«forta del famrsissimo heroe et incencivel Cavalhciro hespandol R-dtigo. li— P.
CIECO (François Dello dit), poêle italien, naquit à l'en are, dans le 15* siècle. Le nom de Cieco lui Tut donné parce qu'il était privé de la vue. 11 est auteur d'un poème de chevalerie en 45 ( liants, dont le héros est Mamhriano, roi fabuleux de l'Asie, que les anciens romanciers font contemporain de Cliarlemagne. Cieco le composa pour l'amusement des Gonzague de Vanloue; mais ces souvnains magnifiques n'apportèrent guère de soulagement à l'infortune qui le poursuivit pendant toute sa carrière. Suivant Aposlolo Zeno, le plan et la marche de ce poème annoncent un talent véritable; et le style n'en est point inférieur à celui de YOrlando inamorato. Il n'a donc manqué à ce poète qu'un continuateur comme l'Arioste pour avoir la même célébrité que le Bojardo. ( Voy. la Bibl. d'eloquenxa de Fonlanini, t. rT, p. 259., On voit par différents passages du Mamhriano que l'auteur y travaillait en 1 -{95. puisqu'il fait des allusions a l'entrée de Charles VI II en Italie et a sa conquête du royaume de Naples. Selon Icschances diverses des armes du monarque français, le poète versatile célèbre les exploits du nouerai* Charte», ou maudit la fareur gallicane. Il mourut sans avoir pu jouir du succès de son ouvrage. Ce fut Elisée Conosciuto, son parent, qu'il avait chargé de l'exécution de ses dernières volontés, qui mil au jour son poème sous ce litre : Ubro d'arme ed'amore nomato Mambriuno, Ferrarc, 1509, in-4*. Celte première édition est très-rare ; elle est dédiée au cardinal Uippol. d'Esté, l'un des Mécènes de Cieco. Il eu existe plusieurs autres de différents format* «lui sont assez rares; mais les plus recherchées sonl celles de Milan, 1517, et Venise, 1525, toutes deux in-8°. Ginguené a donné une lionne analyse de cet Ouvrage dans son Hittoire littéraire d'Italie, t. 4, p. 2Î>3 280. On doit encore à Cieco des sonnets burlesques dans le genre inintelligible créé par llurcliiello. L — M — x cl W— s.
CIKCO (François), poète contemporain du précédai,t, était de Florence. Il nous apprend lui même qu'il «Mail aveugla et pauvre. Jean Ben tivoglios'éraiil déc'aié son protecteur, il dut passer la plus grande partie de sa vie à Bologne. C'est là toul ce qu'on sait de cet écrivain, oublié par les biographes d'Italie. On a de lui : I8 Tornamenlo [alto in Bolopna, l'anuo H10,perordincdi Giovanni Benlvoglio (Bologne), in-4*. Ce petit poème, tu ollava rima, dut être imprimé peu de temps après le tournoi doul il offre une description curieuse : aussi s'accordet-on à placer celle édition sous la date de 1471. 2* Saladi Malagigi (Bologne), sans date, in-4*. Ce second poème, inoltava rima, comme le précédent, a élé réimprimé avec des corrections également sans date, in-4°. Quelques bibliographes conjecturent que celle édition est de Sienne. 3° l.auda di Venetia, in lerxa rima. Venise, 1536, in-8\ à la suite du Latnenlo d'Italia. — Chrittophe Cieco, de Forli, fui l'éditeur de la traduction en vers des deux premiers livres de V Enéide, |iar Alexandre Guarncllo, 1554, in-8*. et réimprimés en 1509. On lui doilen outre : 1" fronr'ca unhcriale dell' anticaregione di Toicana, Florence, 1572, in-8"; 2* Crcnica délia Marca tri