‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 23 sur 106 · NUL · texte numérisé non relu

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4° Hithire de r origine des états (corps ou assemblées) en Allemagne . Francfort, 1806-8 , 2* édition corrigée, Berlin, 1830; deux ouvrages couronnés à des concours: 5° Histoire de l'usage des domaines en Allemagne, Francfort, 1807: et 6° Histoire du commerce bgvtntin, Francfort, 4808 ; 7° Histoire primitive de l'Etat (politique), KOnigsberg, 1817 ; 8° Origines des fonds publies (Besteuerung), Cologne, 1818; 9» Droit politique de l'antiquité. Cologne, 1820 ; 10° État municipal dis villes du moyen âge, Bonn, 1823-29, 4 vol.; 11° Origines de la constitution ecclésiastique du moyen dge, Bonn, 1851 ; 12» Fondements de la constitution romaine (antique), Bonn, 1 832 ; 1 3° Constitution politique des israélites, Leipsick , 1831; 1 1" Origines des constitutions romaines éclaircies par les analogies , Bonn , 1833 ; 15° le Jus ponti- Jicium des Romains, Bonn, 1857 ; 16° Appréciation de l'omcle delphique, Bonn, 1X37 ; 17° Histoire commerciale des Grecs, Bonn, 1859 ; 18" Curiosités (Denkwur.iigkeiten) grecques, Bonn, 1840; 19° Histoire de l'origine de la dignité prineière en Allemagne, Bonn, 1842; 20* Mélanges (Nebenstudien) d'économie politique et d'histoire, Bonn, 1813. Z.

HULLOCK (Jean), légiste anglais, natif du comté de Durham , où son père demeurait dans une belle résidence dite Barnard Castle, étudia le droit à Gray's-lnn , et après avoir satisfait aux formes voulues, tant comme clerc «pie comme stagiaire, devint un des membres du barreau de Londres. Il eut d'abord beaucoup de difficultés à vaincre; mais enfin la publication d'un ouvrage de détails le fit connaître avantageusement, tant de ses confrères que des gens du monde, et alors la clientèle arriva. Il en profita, et fit en une trentaine d'années une assez belle fortune. Déjà il exerçait depuis vingt ans les fonctions d'attorney, lorsque, en 1810, il fut nommé avocat du roi (serjeant-in-law) ; il eut en cette qualité diverses affaires de haute importance à conduire, principalement lors des troubles qui vers cette époque eurent lieu dans les comtés septentrionaux de l'Angleterre. C'est lui aussi qui présida la commission chargée de prononcer sur l'aliénation mentale du comte de Portsmouth. Bientôt après, la démission du baron Wood vint produire un vide dans la cour de l'Échiquier (1823). Personne ne fut étonné de voir élever llullock à celte place. Il la garda jusqu'à sa mort, qui eut lieu le 31 juillet 1829, dans Abington. llullock n'était sans doule pas un de ces aigles du barreau qui ont la parole brillante , le coup d'œil vaste , le génie pénétrant et persuasif, et qui pétrissent à leur gré un auditoire qu'ils impressionnent et entraînent. Mais il appartenait à la race des travailleurs infatigables et des praticiens familiers avec les détours du dédale juridique : vigoureux athlète, bon tacticien, il choisissait habilement dans ses dossiers un petit nombre de détails saillants qu'il mettait en lumière , et sur lesquels il concentrait de son mieux toute l'attention , évi-

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tant de l'éparpiller sur le reste, et croyant qu'une grande victoire sur un point est plus décisive que dix petits avantages sur dix terrains différents. De fréquents succès justifièrent cette stratégie judiciaire : ces succès du reste tenaient aussi à la parfaite connaissance qu'il avait de certaines branches de la législation et surtout de celle qui forme le sujet des deux ouvrages suivants : 1° Loi des côtes , 1792 , in-8° ; 28 La loi des eûtes relativement aux actions civiles et aux procès criminels, 1797, in-8»; 2» édit., 1810, in-8°. P— ot.

HULOT (Reum), docteur agrégé de la faculté de droit , né à Paris en 1732 , fut reçu avocat à l'âge de vingt et un ans. Lié d'une étroite amitié avec Flic de Beaumont, ils occupaient le même appartement ; mais l'un parvint à la gloire et à la richesse, tandis que l'autre lutta constamment contre la destinée et le mauvais vouloir des hommes. Peu favorisé de la fortune, il fut obligé de donner des leçons particulières de droit à quelques élèves. La délicatesse du conseil de discipline s'en émut; il fut rayé du tableau. En vain réclama-t-il , par un mémoire qui reçut de la publicité , contre cet acte arbitraire , les avocats maintinrent leur décision. C'est alors qu'il entreprit un ouvrage auquel il travailla pendant vingt aimées , la traduction des Cinquante livres du Digeste. Encouragé par Polhier, il en fit paraître le prospectus en 1761. Mais il rencontra des obstacles de tout genre, quoiqu'il eût reçu plus de mille souscriptions. La faculté de droit , qui était en possession d'enseigner le droit romain dans un latin qui lui était propre, considéra cette entreprise comme attentatoire à ses prérogatives. Elle eut le crédit d'obtenir du ministère la révocation du privilège qui avait été accordé à Hulot. D'un autre coté , les zélateurs du texte des lois romaines prétendirent qu'on ne pouvait les interpréter sainement en français, et que d'ailleurs ce serait risquer de multiplier les procès que de 1rs mettre à la portée du plus grand nombre. Un anonyme (qu'on a su depuis être M. Albert, qui devint lieutenant général de police) publia contre le projet de traduction les Lettres d'un avocat au parlement, à MM. les éditeurs du Journal des sa' vants, Paris, 1763, in-8°. Hulot répondit à cette attaque par d'autres Lettres aux auteurs du Journal de Trévoux, Paris, 1703, in-8°. Les rédacteur» de cet ouvrage périodique se prononcèrent pour Hulot dans un article détaillé qu'ils consacrèrent à l'examen des deux écrits contradictoires (1). Ce ne fut qu'en 1805 que les libraires Behraer et Lamort , de Metz , ayant traité avec les héritiers Hulot, s'associèrent pour publier la traduction du corps de droit. Ils firent paraître, de 1805 à 1805, les Cinquante livres du Digeste ou des Pandectes de Cempereur Justinien, 7 vol. in-4° et 33 vol. in-12. Les quarante premiers livres étaient entièrement

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septembre l7Ki, p. 707.

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