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traduits par Hulot. Les dix autre» l'avaient été par Berthelot et Debras. En 1806, les éditeurs firent encore paraître les Institutes de i'empereur Jtutinien, traduite s par Hulot, in-4°, suivies d'une table générale des titres du Digeste et des Institutes par ordre alphabétique. Celte volumineuse collection a été portée , par les additions qui y ont été faites des autres parties du corps de droit, jusqu'à dix-sept volumes in-quarto. L'édition originairement annoncée en 1701 n'aurait eu que trois volumes in-folio. L'excès du travail et les injustices qu'il avait essuyées altérèrent la santé de Hulot. Après avoir langui quelque temps, il mourut en 1775. L — m — x.
HJJLOT (Étik.n.ne, baron), général français, né le 15 février 1774 à Mazerny (Ardenncs;, se destina de bonne heure à la carrière militaire. Simple volontaire le 1" avril 1795, il fut officier le 5 messidor an 4 après une action d'éclat à la bataille d'Altenkirchen. En l'an 5 et en l'an 0 il prit part à toutes les opérations militaires de l'armée d'Allemagne sur le Rhin, notamment au blocus de Mayenne ; lieutenant en l'an 7, il fut placé près du général Soult en qualité d'officier d'ordonnance, et en remplit les fonctions à la bataille de Zurich et dans tous les combats livrés à Suvarow pendant la guerre de Suisse. Ayaot suivi ce général en Italie, il fut fait prisonnier à Monte-Crelo ; dans le combat il avait été assez heureux pour arracher des mains de l'ennemi le général Soult, qui avait été blessé. Echangé après la bataille de Marcngo et promu au grade de capitaine, il (it à l'armée d'Italie la campagne du Mincio, en l'an 9, et servit jusqu'au 20 brumaire an 12. Nommé après les affaires d'L'lm cbef de bataillou, le 29 octobre 1805, il fut chargé d'organiser les tirailleurs du Pô, formés en corps spécial, dont il reçut le commandement, et qu'il conduisit à travers les vallées de l'inn et du Danube à Vienne et de là en Moravie. Hulot se distingua à Austerlitz, où il fut grièvement blessé, à Lubeck, à Eylau, etc. Le 9 juin 1808 il passa à l'armée d'Espagne , avec le grade de colonel, comme aide de camp du maréchal Soult , et au commencement de 1809 il prit part au combat de la Corogne , entra en Portugal , où il assista à la prise d'Oporlo et à la retraite glorieuse de l'armée de Guiùsaraens à Orense. Le 10 mars 181 1 , à la bataille de la Gebora , il força plusieurs bataillons espagnols à mettre bas les armes. Promu le 9 avril 1812 au grade de général de brigade, Hulot fut envoyé à l'armée d'Allemagne , où sa brigade forma l'avant -garde du 4* corps aux ordres du général Bertrand. H se signala à la bataille de DenneviUc , où il prit des dispositions telles qu'il assura la retraite de toute l'artillerie du corps d'armée; au combat de Varlembourg, à Leipsick, à Freyburg, où avec un millier d'hommes, sans artillerie, il tint téte à un ennemi de beaucoup supérieur , et conserva le pont sur l'Unstruth par lequel l'armée effectuait sa retraite.
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Enfin le 51 octobre il se flt remarquer par un dernier trait de dévouement devant Hanau. Voici en quels termes ce fait est raconté par un de ses biographes. « Hanau était occupée par la division « italienne et couverte entre le Mayn et la Kiniig « par une ligne dont la brigade Hulot tenait la » droite, à un quart de lieue de la ville, en avant « et sur la rive droite de la Kinzig. Les troupes « harassées prenaient un moment de repos, lors- « que, vers midi , le général de Wrède pénètre « dans Hanau , culbute les Italiens, traverse la « ville et vient jeter ses avant-postes sur le pont « de la Kinzig. Ce mouvement rompait l'armée « française en deux et compromettait la retraite « des corps placés à l'est de Hanau. La brigade « Hulot prend les armes à la hâte , charge l'en- « nemi sous un feu a bout portant , qui lui met • moitié de son monde hors de combat , déblaye « le pont, rouvre la communication , refoule les « Bavarois dans la ville, nettoie la rive gauche « de la kinzig, et prend, pour ne les plus quitter, « les positions qui assurent la retraite de toute « l'armée. Dans cette journée , le générai Hulot « a son cheval blessé sous lui, et, vers le soir, « atteint lui-même, il a le coude droit fracassé. <> Cette action est la dernière de la campagne à « laquelle il peut prendre part ; sa blessure « l'oblige à un long et douloureux traitement, '< malgré lequel il perd presque l'usage d'un « bras. » La première restauration lui donna le commandement du département de la Meuse, 50 décembre 1814 ; il le conserva jusqu'au retour de l'empereur , qui le désigna le l,r avril pour être employé dans le 4" corps d'armée sous les ordres du maréchal Gérard, à la téte de la lre brigade de la 14* division. A la bataille de Ligny il se défendit avec succès contre des forces bien supérieures à celles dont il disposait, et après les affaires de Wavres il revint à Paris, où il prit part aux derniers combats livrés sous les murs de la capitale ; il conduisit ensuite sa division derrière la Loire et présida à son licenciement. Mis en disponibilité, il fut quatre ans après rappelé à l'activité en qualité d'inspecteur général d'infanterie pendant les années 1819, 1820 et 1821. U obtint sa retraite le 1" janvier 1825 et se retira à Nancy. Le gouvernement de 1850 réclama de nouveaux services du général Hulot, qui fut successivement chargé de l'inspection de treize régiments stationnés dans les places de l'Est, nommé (27 février 1851) général de division et commandant de la division de Lyon et de celle de Metz (1852), position qu'il conserva jusqu'au mois de juillet 1854 pour rentrer dans l'inspection générale d'infanterie. En 1842 il fut placé dans le cadre de réserve. En 1840, le général Hulot avait organisé le 1er bataillon des tirailleurs de Vincennes. H est mort à Nancy le 25 septembre 1850 dans sa 77* année. Il avait été nommé baron de l'empire après la bataille de Bautzen , par décret du 14 juin 1815; ce titre fut confirmé par