‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 45 sur 106 · II VU · texte numérisé non relu

II VU

qu'Hyrcan s'estima heureux d'accepter la paix à des conditions onéreuses. L'historien Joscphc rapporte qu'Hyrcan tira du tombeau de David trois mille talents (environ dix-huit millions de notre monnaie) , qui furent employés à payer les frais de la guerre et à réparer les fortifications de Jérusalem ; mais on a remarqué qu'il n'est guère vraisemblable que cette somme fût restée si longtemps cachée sans qu'aucun prince eût songé à s'en servir dans les besoins pressants de l'État. Hyrcan fut obligé d'aider Antiochus dans son expédition contre les Parthes; mais, à la nouvelle de la mort de ce prince, il rentra dans la Syrie , qu'il ravagea, et soumit les Iduméens, auxquels il imposa un tribut annuel. II assiégea ensuite Samarie , l'éternelle rivale de Jérusalem, et, s'en étant emparé, il la détruisit entièrement. Ce fut sur l'emplacement de cette ville qu'llérode le Grand rebâtit Sébastc. La protection des Romains faisait respecter Hyrcan de ses voisins; mais la tranquillité de ses Etats était sans cesse troublée par les disputes de deux sectes ennemies, les pharisiens et les sadducéens : quoique élevé dans les principes des pharisiens, il cessa de les protéger, parce qu'il les crut redoutables. H gouverna la Judée pendant trente et un ans avec l'autorité d'un roi , sans en avoir le titre, et mourut vers l'an 103 avant J.-C. Àristobulc, l'alné de ses (ils, lui succéda dans la souveraine sacrificature {coy. Aiustobii.e), et eut pour successeur son frère Alexandre Jannée. W— s.

HYKCAN II succéda, l'an 70 avant J.-C, a son père Alexandre Jannée dans la dignité de grand prêtre des Juifs. C'était un prince d'un caractère \ faible, qui préférait le repos à l'éclat d'une couronne Aristobule , son frère , craignant que les j pharisiens, maîtres de son esprit, n'achevassent de lui enlever jusqu'à l'ombre de l'autorité, gagna les commandauls des forteresses , et , s'étant fait proclamer roi , marcha sur Jérusalem. Hyrcan se ! décida, non sans peine, à s'avancer à la rencontre de l'usurpateur : les deux armées se joignirent |

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