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magne, fit goûter à Berlin un projet de commerce avec la Perse, que la mort du roi, en 1713, fit évanouir, et alla demeurer à KOnigsbcrg, où il finit ses jours. Il parait que cet homme, dont Ides ne fait pas mention une seule fois dans son livre, voulut être le premier à publier la relation de l'ambassade. Il la fit imprimer, en allemand, sous ce titre : Relation du voyage de M. Ecerard Ysbrantt , ambassadeur de S. M. ezarienne à la Chine, en 1692, 93 et 94, Hambourg, 1G98, in-12; traduite en français avec une Lettre sur l'état pèsent de la Moscotie, Amsterdam, 1699. in-12. Brand avait envoyé un errait de son manuscrit à Lcibnitï, qui le traduim en latin, et l'inséra dans son recueil intitulé Novissima siniea, 1097, in-12. La Gazette littéraire de Leipsick, de 1722, contient une lettre de cet homme illustre, qui manifeste sa joie d'avoir obtenu ce récit succinct : on la conçoit, puisqu'il ne connaissait pas celui d'Ides. L'ouvrage de Brand est très-maigre, et souvent fautif. Il suffît de comparer les deux productions pour voir que celte dernière n'apprend rien qui ne se trouve dans l'autre , et qu'elle omet plusieurs choses importantes. l'Ile a néanmoins été traduite en plusieurs langues, et réimprimée plusieurs fois en Allemagne, toujours avec de nouvelles additions, tirées soit du livre d'Ides, soit du récit de différents voyageurs. L'éditeur des Voyages au Nord a pris la peine de relever les fautes de l'édition française, et les a mises au bas des pages de la traduction de l'ouvrage d'Ides. La prétendue lettre écrite de Russie n'offre qu'un extrait de ce que l'on avait récemment publié sur ce pays jusqu'au retour de Pierre \'T dans ses États. La carte ne ressemble pas à celle d'Ides ; les positions n'y sont marquées que par des chiffres. Plusieurs bibliographes, trompés par la ressemblance des noms Ysbrantz et Brand, ont confondu les deux écrivains, et Voltaire, induit en erreur par une faute de copiste, a nommé l'ambassadeur russe llbrand lie. E— s.
IDIOT. Voytx Jordan.
IBM AN (Nicolas), savant suédois du 18* siècle, est auteur d'un ouvrage, en langue suédoise, ayant pour titre : Recherches sur le peuple finois fapris les rapports de la langue Jinoise arec la langue grecque. Cet ouvrage, savant et plein de rapprochements ingénieux, a été traduit en français par Cenel fils, Strasbourg, 1778, >n-8». c— au.
IDT(Jeax-Bamïstf.), né le 9 août 1771, à Lyon, où il est mort, le 4 avril 1833, était fils de Pierre Idt, négociant d'origine suisse, et de Michelle Chilliet. II fit ses études obez les oratoriens, qui avaient succédé aux jésuites dans le collège de cette ville. Condisciple de Joseph-Marie de Gérando, il dut a l'amitié de cet illustre philosophe son entrée dans la carrière de l'enseignement. Lors de la suppression des écoles centrales, c'est à lui qu'il s'adressa pour avoir un emploi dans le lycée impérial, et il l'obtint. Lors du mariage de
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Napoléon avec Marie-Louise, il prononça Je discours latin imposé par le grand maître de l'Université à tous les professeurs de rhétorique des lycées. Vers la même époque, il publia le prospectus d'une traduction des Panegyrici veteres: mais les souscripteurs n'arrivèrent pas et la traduction ne vit pas le jour. Après la chute de l'empire, il prononça, dans la chapelle du collège royal , l'éloge de Louis XVI Cétalt aussi un sujet de commande , donné par le gouvernement, non-seulement aux professeurs de l'Université, mais encore à tous les évéques du royaume, rt même aux pafteurs de l'Église réformée. En 1827, Il accepta les fonctions de censeur des journaux politiques publiés à Lyon, mais les pamphlets lancés contre lui par les écrivains de l'opposition, le portèrent à se démettre de ces fonctions peu compatibles avec celles du professorat. Une gratification de cinq cents francs qu'il reçut du préfet ne fut acceptée par lui que pour être immédiatement remise à son curé, qui la distribua aux pauvres honteux de la paroisse. Cette action le réhabilita dans l'opinion du parti libéral, et, l'année suivante, il fut vivement applaudi quand, à la distribution des prix, il prononça un discours dans lequel il traita de l'injlnence des sciences et des lettres sur la prospérité du commerce. L'étude de la langue grecque avait été reprise dans les collèges, et les oratoriens, qui ne l'avaient pas appris, ne l'enseignèrent pas à leurs élèves. Le ministre de l'instruction publique se vit dans li nécessité de donner un suppléant à Idt. In jeune helléniste, H. Babanis, qui, depuis, a été doyen de la faculté des lettres de Bordeaux, loi fut adjoint. Après la révolution de 1830, Idt demanda sa retraite. On a de lui : 1° Vies des hommes illustres de Rome, trad. du latin de Lhomond, Lyon, 1829, ln-18; 2" Vie de Marie- Adélaïde-Xavier de France , reine de Sardaigne, Lyon, 1823, in-8°; 3° Distiques de Muret, trad. en vers français, petit in-8°, s. d. et sans nom de ville. Le tome 9* de la nouvelle série de la Revue du Lyonnais contient une notice sur Idt , par M. Edouard Servan de Sugny ; l'auteur de cet article en a reproduit ce qu'elle offre de plu* intéressant. a. P.
1EFBEM0FF, voyageur russe, était, en 1774, sergent dans un régiment posté sur la ligne d'Orenbourg. Fait prisonnier par les Kirghiz, il fut conduit à Bokhara, vendu comme esclave, et enfin donné en présent à un grand personnage. Celuici , n'ayant pu l'engager par ses exhortations à embrasser l'islamisme, voulut l'y contraindre par les souffrances, lefremoff les supporta courageusement, et acquit l'estime des Boukhares. Admis dans les rangs de l'armée , il parvint à un commandement et prit part à diverses expéditions contre Khiva , Merr et autres cantons. Mais le désir de recouvrer sa liberté le dominait; il réussit , gagna Khokhand dans le nord-est , puis Marghylan, Cachgar et Hiarkend, dans le Tur-