IRI
dans le Montferrat, par son oncle le chanoine Irico, qui était grand vicaire de l'évéque, il y fit sous sa direction les études de théologie , et fut ordonné prêtre. Il étudia ensuite pendant trois ans, aux frais de son oncle, le droit civil et canonique à l'université de Turin ; et en 1725, après la nouvelle organisation de cette université parle roi Yictor-Amédèe II, Irico, ayant montré une grande supériorité dans les examens qu'il eut à subir, reçut le grade de docteur. Un canonicat étant devenu vacant dans l'église collégiale du bourg de Livorno, près de Crescentino, il y fut promu. C'est dans cette solitude que, s'adonnant à des études solides et s'appliquant à méditer les ouvrages des Pères de l'Église, le jeune chanoine composa, en 1728, un ouvrage où l'on trouve un grand nombre de documents et de maximes tirés des Lettres de St-Jt'rôme aux dames romaines Faule, Eustochie, Lxta, Celantia et Furia. Cet ouvrage, intitulé 4° Specchio delta dama cristiana formata ton documenti cavati da varie lettere del dottore massimo son Girolamo opéra postumia deW abate Gian Andréa Irico. patriùo Trinese, fut publié pour la première fois à Turin, 4819, in-42, par le rédacteur de cet article. Irico , après avoir consacré plusieurs années à étudier l'histoire de son pays et celle de l'ancienne Lombardie, établit sa résidence à Milan, où l'appelaient plusieurs savants avec lesquels il entretenait des relations. C'est dans cette ville que , sous le nom ti'Idrenio Anacaringio. anagramme de ses noms propres, H publia : 2° Dialoghi trt sopra la descrUione di Jfilano del Latuada, Milan, 4738, in -H" ; 5° Epistola ad Philippum Argellatum instilutum edendi historiam urbis Tridinensis expouens. Cette lettre fut insérée dans les Actes de Leipsiek, en juin 4740, avec la suivante : 4° Epistola ad comitem Antonium Simonetta patricium mediolanensem de veteri argenteo sigillo hiediolani reperto. Ces trois ouvrages firent une grande réputation à Irico; et, après qu'il eut été nommé membre de l'Académie palatine, fondée par le comte d'Archinto, celui-ci le créa, en 4748, directeur de sa bibliothèque et du magnifique établissement typographique qu'il avait dans son propre palais. Encouragé par ces avantages, Irico s'occupa de la publication de l'histoire de sa patrie, qui était l'objet de ses travaux depuis vingt ans, et fit paraître, sous les auspices de son protecteur : 5° Rerum patriœ Ubri très ab anno urbis œtema 454, annum Christi 4672, ubi Monti.ferrati (4) principum, episcoporum, aliorumque virorum gesta ex monumentis plurimis nunc primum editis recensentur: accedU dissertatio de sancto Oglerio, Locediensis marias ter ii abbate, cum figuris et indicibus, Milan, de l'imprimerie palatine, 4745, in-fol. L'auteur dédia ce grand ouvrage à son concitoyen le cardinal Mille Les journaux littéraires, entre autres celui de Venise, ont fait un pompeux
(1) Notent kl qoa la ville de Trino et l'urondiMeinent de Lirorno, quoique placé* dans la province de Verceil et la Lombardie, ont longtemps appartenu au doc de Montferrat.