Oudin, Comea. dt script. tccUs., K. 3, eol. M
(8) Mari, berbert, lUr Italuum, p. «M.
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le monde entier, s'il en faut croire le mime auteur, que le fameux sgmplegma de Céphisodorc (voy. CilPfiisoDORE.) L— S — E.
ÏIELIODOBE, m? à Éracae dans la Phénicie, florissait sous le règne de l'empereur Théodore et de ses fds. Il était déjà chrétien lorsqu'il écrivit les Ètiiopigutt ; car on y remarque beaucoup d'expressions empruntées des écrivains ecclésiastiques. Il fut, dans lu suite, évéque de Trica, ville de la Thessalie, et il introduisit dans celte province la coutume de déposer les ecclésiastiques qui continueraient à vivre avec leurs épouses depuis leur ordination. Nicéphore Calliste raconte qu'un synode voulut otdiger iléliodore à brûler lui-même son roman, ou bien à quitter son évèché, et qu'il prit ce dernier parti ; mais ce conte a déjà été réfute par Bayle. Il ne nous reste de lui que ce roman intitulé : Ètiiupiques , ou les Amours de Tira gène et de CiarieUe, que d'habiles critiques placent au premier rang parmi les ouvrages que les Grecs nous ont laissés dans ce genre. Il est plein de détails très- intéressants sur l'état de M. , à cette époque, et le style en est clair et naturel. Les meilleures éditions sont celle* de Commelin, gr. lat., 1596, in-8°; de Bourdelot, Paris, 1619, in-8°, avec des notes peu importantes; de M. Milscherlich , Strasbourg, 1806, 2 vol. in-8", qui forment le 2e et le 3' de la collection des romans grecs; mais la meilleure de toutes est celle que M. Cor , > a publiée, Paris, 180-4, 2 vol. in-8". Le tome premier contient le texte , avec un« préface en grec moderne, adressée à M. Alexandre Basili, qui a fait les frais de l'édition. Les notes , écrites en grec ancien, forment le second volume. La traduction du roman d'Héliodore est le premier ouvrage de notre célèbre Amyot. Elle parut d'abord à Paris, 1517, tn-fol. Amjot revit ensuite le texte grec sur des manuscrits, et l'exemplaire qu'il avait corrigé se MNUerve à la bibliothèque Ste-Genevieve. Il corrigea alors sa traduction , dont il donna une nouvelle édition à Paris, 1559, in-fol. bile a été réimprimée deux ou trois fois depuis, cl elle a ensuite été abandonnée pour des traductions plus modernes, qui ne la valent pas à beaucoup près (1 J. C-a.
HÉI.IODOBE DE LAHISSE, mathématicien grec sur lequel on a peu de renseignements. Comme il existait plusieurs villes du nom de Larisse, il est impossible de déterminer celle où il avait pris naissance. On conjecture qu'il vivait au commen-
(1) Loi Amaurt de Thiagène et de Ckarielèr ont encore été traduits en français en 1623, Parti, in *", par de Moutlvard, et en 1727, Amsterdam (Pari* , 2 vol. to-12. Cette dernière traduction, que l'abbé Lrnglet Dufrcsnoy a atlrib lee a Poullaindc ftaliite-l oix, a été lotirent réimprimée , notamment en 1743, Paria, a vol. petit In b°, et «u I79»j, Pan» , 2 rat in-4°. Enfin en 18* «3, M. Quciineville a fait paraître une nouvelle traduction , •oui te titre ' tel ftai'lipifM , on TKragtne et Chariclfe, Paris, 8 vol. in-12, avec de* nites. — La traduction d'Amyot a «té réimprimé* dan» ce siècle . 1» revue et corrigée par Trognon , avec dm notes de Xi. Coray et autres, Paris, 1022-1820, 2 vol. b>-b", faisant partie d'une Coilntio» été romans gréa et lattnt; 2- avec des note» de P.-L. Courier, Paria, 1822-1826,4 vol ln-16, faisant aussi partie d'uae Collection d<$ raaui grec*, traduits m français. £. i>— » 1
cernent du2r siècle. D'après quelques passages de son livre, on voit qu'il professait les principes du platonisme. Le seul tic ses ouvrages qui soit parvenu jusqu'à nous est un court traité d'Optique. Des fragments assez étendus de cet opuscule furent publiés, avec une version latine, Florence, 1573, in-4°. Egnazio Danti en donna la même année une traduction italienne, à la suite de l'Optique d'Eudide. En 1610 Frédér. I.indenbrog reproduisit l'opuscule d'Héliodore, d'après l'édition de Florence (Hambourg , in-4°). Pendant son séjour à Rome, Isaac Vossius, en ayant découvert dans la bibliothèque du cardinal Barberin un manuscrit plus complet que celui dont s'était servi l'éditeur de Florence , en lit une copie qu'il remit à Érasme Bartbolin, en l'invitant a donner une nouvelle édition. Barlholin revit lui-même cette copie sur le manuscrit original , y joignit une version latine avec des notes, et l'adressa pour la publier à Jacq. Mente), son ami (voy. Mehtkl) ; cette édition est intitulée : Damiani /»**lotopii Helivdori Larùiœi (\) de opticis liùri duo, Paris, 1657, in-in - - Enfin llalani, professeur de mathématiques, a donné du traité d'Hébodore une édition grecque et latine, Pise, 1758, préférable à toutes les précédentes. Mais cet ouvrage, suivant Monlucla, ne renfermant rien que de trèscommun en optique, c'était une peine bien superflue que de le réimprimer au milieu du 18e siècle (roy. i'Hist. des Mathëmatig.. t. 1, p. 319}. W-s.
HELIOGABALE ou Èlagabaie (Varils-Aktomn), empereur romain, l'un des princes qui ont laissé la mémoire la plus odieuse, et dont le nom rappelle l'assemblage des vices les plus monstrueux , naquit à Autiocue, vers l'an 201, d'un commerce criminel de Caracalla avec sa nièce Sémiamied ou Soteuiias. Son aïeule maternelle, Mœsa, le fit élever secrètement, et le plaça, à l'âge de cinq ans, dans le temple du Soleil à Emèse, afin qu'il y fût instruit dans les lettres et les préceptes de la religion, l.e mystère de sa naissance répandait un certain intérêt sur cet enfant, et la protection de Mœsa lui fit obtenir le rang de grand prêtre. Macrin, parvenu à l'empire par le meurtre de Caracalla , ne sut point ménager l'esprit des soldats auxquels il devait son élévation. Sa trop grande sévérité excitait des plaintes dont le peuple attendait en silence les effets. L'ambitieuse Mœsa profila habilement de cette disposition des troupes : elle sétluisil les chefs par des présents, et gagna les soldats en leur montrant, dans Héliogabale, le fils de Caracalla qu'ils regrettaient ; et il fut proclamé empereur par la légion campée autour
il. Il est assez difficile d'expliquer comment, dans le manu »crit du rardina', Itarbcrin, le nom de Damianv* se trouve précéder celui d'Héliodore. Pour hasarder quelques conjecture* à cet égard, il faudrait avoir vu le manuscrit.
[2i A la suite de cette édition , on doit trouver : //y/mc/»» atmpÂurttm», site de ascetutonibm , gr, et lot. [voy. Hypsiclc*) Elle est »»»tu rare. Il faut que T Gale ne l'ait pas connue, puisque c'est d'après celle de Florence qu'il a reproduit le iraitd Iléliodore dans ses Opuecula mylhohgica, phyuca et sfAua. Cambridge, 1070, iu-8\